Nous avions un « vicaire dominical » en la personne de l’abbé André. Voici que nous avons désormais un « ministre dominical » avec l’abbé Bernard Schubiger, un prêtre « bien de chez nous » puisqu’il a beaucoup bourlingué dans le diocèse.
Texte et photo par Claude Jenny
Nous avions déjà un Bernard (Alassani) au sein du clergé paroissial. Voici que nous avons un deuxième Bernard (Schubiger) qui vient prêter main-forte aux deux prêtres en place, à hauteur de 40% de son temps d’activité, principalement pour assurer des célébrations durant le week-end, parfois aussi en semaine.
Ce nouveau « ministre dominical » est prêtre depuis 38 ans et l’a toujours été dans le diocèse LGF : à Neuchâtel, à Châtel-Saint-Denis, à Fribourg, à Nyon, à Echallens et enfin à Morat durant 8 ans. L’année dernière, il fonctionnait comme aumônier du COEPS pour la pastorale des personnes handicapées, ainsi que pour la formation des adultes et pour les célébrations au sanctuaire de Bourguillon, un ministère qu’il conserve à hauteur de 10%. Et le voilà dans la Broye. C’est dire que la faculté d’adaptation, il connaît…
Depuis son arrivée, il a déjà pu découvrir un peu notre paroisse et se dit avoir été bien accueilli. Les paroissiens apprécient sa jovialité, sa bonne humeur, son sens du contact et ses homélies – courtes mais bien ficelées. « Et puis, on le comprend bien ! Il est de chez nous ! » nous disait l’autre jour un paroissien qui venait d’assister à une célébration.
Faire rire dix personnes par jour
L’abbé Bernard Schubiger a le sens de l’humour et le cultive. « Parce que humour rime avec amour ! Et je me suis mis dans la tête que je dois faire rire au moins 10 personnes par jour » dit-il. Mission qu’il doit aisément accomplir… Car il appelle de ses vœux une Eglise qui soit vraiment celle de la rencontre et « en accueillant les personnes telles qu’elles sont » précise-t-il. Il rêve aussi d’une Eglise plus ouverte, plus accueillante, plus présente aux périphéries.
Un autre synode, localement
« L’Esprit Saint est constamment à l’œuvre si on le laisse faire » aime-t-il à dire : « Il faut apprendre à écouter l’Esprit Saint. » Ce qui, dit autrement, signifie, pour lui : « Accomplir un véritable synode entre nous. » C’est-à-dire au sein de chaque UP, de chaque équipe pastorale. « Le souffle donné par le pape François n’a de sens que si, nous-mêmes, nous nous laissons guider » prône celui qui a écrit plusieurs livres, dont le dernier est clairement évocateur : « Les cinq doigts de la pastorale » 1. Qui représentent, selon lui, les cinq essentiels d’une bonne pastorale : une vie de prière, de fraternité, de charité, de formation et d’évangélisation. Il insiste notamment sur l’importance de développer la vie fraternelle qui doit exister d’abord au sein des équipes pastorales. Mais aussi de mieux tirer profit des ressources de chacun / e de ses membres, d’oser innover et concrétiser des projets nouveaux qui peuvent susciter l’intérêt des paroissiens. Sans oublier de se préoccuper d’offrir des possibilités de formation spirituelle à tout paroissien qui le souhaite.
Une conception qui n’est pas forcément du goût de tout le monde ! L’abbé Schubiger espère juste apporter sa petite pierre à l’édifice. Jour après jour. Et aujourd’hui dans nos communautés de la paroisse Saint-Laurent, même si, comme prêtre auxiliaire à « seulement » 40%, il n’est pas membre de l’équipe pastorale.
A 67 ans et en pleine forme, l’abbé Bernard va remplir durant un an son ministère parmi nous. Avec générosité et chaleur humaine. Mais avec l’espoir, à la prochaine année pastorale, de se voir confier un ministère plus conséquent. Ici ou ailleurs.
1 Bernard Schubiger : « Les 5 doigts de la pastorale… et de la bonne gestion d’une équipe pastorale »