La médaille du scapulaire

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel qui remplace le port du scapulaire en tissu. En la portant, on se place sous la protection et la filiation de la Vierge Marie.

Par Pascal Ortelli | Photo : DR

Les vacances, un temps bénéfique

Par l’abbé Bernard Alassani  
Photos : Georges Losey, Valentine Brodard

Bientôt, ce sera la fin de l’école, la fin de la catéchèse, beaucoup de commerces dans les villes et villages vont tourner au ralenti parce que ce seront les vacances. Les villes vont être bondées de touristes et la vie aura une autre splendeur, la joie éclatera encore plus dans les cœurs. Les aéroports, les gares de train et de bus seront saturés et les prix vont augmenter parce que beaucoup partiront en vacances un peu partout dans le monde. Même les célébrations liturgiques seront moins nombreuses, non pas par manque de prêtres, mais parce que les prêtres aussi ont droit à des vacances. 

Même Dieu s’est reposé après la création : « Et Dieu se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’il a faite. » Genèse 2, 2-3 Déjà vacances égalent repos, égalent relâchement. Elles sont d’une importance capitale car elles peuvent se résumer en une phrase : des employés reposés sont des employés plus productifs. Prendre des vacances peut réduire le stress du travail et de la vie quotidienne, elles aident à prévenir l’épuisement professionnel et favorisent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée en permettant de passer plus de temps avec la famille, les proches et les amis.

Avec les vacances bien méritées, nous pouvons améliorer notre santé physique et mentale, ainsi que notre motivation et notre créativité, nos relations, nos performances professionnelles, et même notre vision des choses. Les vacances peuvent nous aider à nous sentir reposés, ressourcés, résilients et prêts à faire face à tout ce qui se présente à notre retour. Elles peuvent également accroître notre bonheur et notre capacité à apporter des changements positifs dans notre vie, qui se répercutent souvent sur notre famille, nos amis, voire nos collègues, nos paroissiens et paroissiennes. 

Il est nécessaire de prendre très souvent du temps pour soi-même, profiter du moment avec ses enfants, sa famille, du temps pour se refaire, se reposer. Et ce temps, ce sont les vacances. Alors, vive les vacances !

En librairie – juillet-août 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Au cœur de la messe
Pascal Desthieux

La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens. Aujourd’hui, beaucoup de catholiques voudraient mieux comprendre ce qu’ils célèbrent, régulièrement ou occasionnellement. Ce livre répond à leurs attentes. Avec autant de profondeur que de talent pédagogique, l’auteur explique la signification de tous les éléments de la messe. Un guide à mettre entre toutes les mains. Un outil précieux pour parents et catéchistes.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 29.00 CHF

Ce pain qui donne vie
Guillaume de Menthière

Interrogez le grand public : il vous dira, en résumé, qu’un chrétien, c’est quelqu’un qui va à la messe. L’opinion commune pressent donc que la substance du mystère de cette religion se trouve dans l’eucharistie. En sont témoins les multiples noms que l’Eglise donne à ce sacrement : eucharistie, repas du Seigneur, sacrifice, Saint-Sacrement, communion, messe. Chacun de ces vocables a quelque chose à nous apprendre. Dans l’esprit de la collection « La foi au cœur », le père de Menthière privilégie ici l’expérience pastorale et convoque de grands témoins dont le jeune et réjouissant bienheureux Carlo Acutis, qui fit de l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ». 

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe autrement dit
Louis-Marie Chauvet

S’il est un domaine qui fait couler beaucoup d’encre et suscite régulièrement des polémiques dans l’Eglise, c’est bien celui de la liturgie. Selon sa sensibilité, on se réclame de la « messe de toujours » ou bien de la réforme voulue par Vatican II. Le pape François ne souhaite pas faire de la liturgie un sujet de discorde, mais en montrer toute l’importance pour la foi et l’unité. C’est dans cet esprit que s’inscrit le propos de Louis-Marie Chauvet. Tout en prenant acte des mutations de la société contemporaine dans son rapport au sacré, au rite, à la célébration, il reprend, pas à pas, la structure de la liturgie eucharistique pour en expliquer la cohérence et le sens profonds.

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe
Maïte Roche

La messe expliquée avec des mots tout simples et des illustrations pleines de rondeur. On y retrouve les moments principaux de la liturgie, toujours à hauteur d’enfant. Tout le savoir-faire d’une auteur qui sait trouver les mots et les images pour permettre aux enfants de vraiment vivre la messe !

Editions Mame

Acheter pour 14.90 CHF

Pour commander

Cheyres: nouveaux communiants accueillis par la communauté de Cheyres

Que la lumière que vous venez de recevoir et de déposer sur cet autel brille dans vos cœurs toute votre vie ! Ces paroles de Gérard Dévaud, répondant de la communauté de Cheyres, ont été adressées aux premiers communiants présents à l’église de Cheyres, sous le regard de Marie, lors de la messe du 2 juin.

Ces enfants ont répondu à l’invitation des Conseils de communauté de Cheyres et Font-Châbles, souhaitant leur faire partager une célébration en leur église, en présence des paroissiens.

Une messe introduite en douceur par Alicia au piano sous le regard de l’abbé Darius, officiant pour cette célébration.

La lecture de ce jour a permis au célébrant de développer le cadeau de libération offert par Jésus suite au sabbat des anciens avec ses contraintes.

Le chœur mixte avec ses chants, la prière des fidèles parlant aux enfants, le silence en musique durant l’offertoire, le Notre Père en se donnant la main, cette célébration sentait bon l’esprit de famille de la communauté. L’abbé Darius n’a pas manqué de le humer et de remercier les  auteurs  et acteurs d’un si beau moment.

Denyse Chanez a joint ses remerciements et a pu inviter l’assemblée à l’apéritif, moment de convivialité chantant pour l’anniversaire de deux enfants et d’échanges avec parents et participants.

Prière du Soldat de montagne

Procession eucharistique en la basilique Saint-Pie X, à Lourdes.

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo : Jean-Michel Moix 

Récemment, du 24 au 26 mai, le sanctuaire de Lourdes accueillait un pèlerinage militaire international. Voici une prière, extraite du carnet de soldat-pèlerin, et que nous pouvons faire nôtre, nous qui sommes (spirituellement) des soldats du Christ ! 

Seigneur Jésus, toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ; toi qui es né au hasard d’un voyage et as couru toutes les routes, celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication : tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un montagnard.

Seigneur Jésus, toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne, pour trouver le silence, retrouver le Père ; pour enseigner tes Apôtres, proclamer les béatitudes, pour offrir ton sacrifice, envoyer tes Apôtres, et faire retour au Père, attire-moi vers en haut, fais de moi un soldat de la montagne.

A l’exemple de saint Bernard (de Mont-Joux), j’ai à écouter ta parole, j’ai à me laisser entraîner par ton amour ; si je suis tenté de vivre tranquille, tu me demandes de risquer ma vie, pour la défense de mes frères ; si je suis tenté de m’installer, tu me demandes de marcher en espérance vers toi, le plus haut sommet, dans la gloire du Père ; fais de moi un vrai soldat de montagne, créé par amour pour aimer ; fais Seigneur que je marche, que je monte par les sommets, vers toi, avec toute ma vie, avec tous mes frères, avec toute la création, dans l’audace et l’adoration. 

Pour la 1re fois hospitalier: témoignage de Maxime Pochon

En mai a eu lieu le 100e Pèlerinage interdiocésain de Suisse romande à Lourdes. J’ai eu la chance de vivre ce 100e pèlerinage qui, pour moi, était le premier.

Odile Ansermet, accompagnée de son fils et de sa belle-fille.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : Jean-Claude Gadmer, Bernadette von Niederhäusern

Dès le début du voyage, nous sentons un esprit de fraternité entre les pèlerins. Dans le car, nous sommes accompagnés par des prêtres et des laïcs qui nous invitent à prier et à chanter la Vierge Marie. Nous étions près de 2000 à prendre part à ce pèlerinage cette année. Ici et là, j’ai croisé des pèlerins de notre paroisse. La solidarité commence en famille, comme par exemple, pour Odile Ansermet, qui était accompagnée de son de fils Pascal et de sa belle-fille Christine.

La réussite de ce pèlerinage vient surtout de l’aide de tous les hospitaliers. Ces personnes qui se mettent à disposition pour la modique somme de cent francs et qui paient leur voyage. Ce sont vraiment des héros qui aident les personnes dans le besoin.

De nombreux hospitaliers dans la Broye

Dans notre paroisse, nous avons beaucoup d’hospitaliers. Cette année plusieurs nouveaux hospitaliers se sont engagés. Leur motivation principale est une envie de se mettre au service. 

Deux hospitalières qui sont déjà venues en tant que jeunes : Marie-Thérèse Monney et Bernadette Zimmermann. Deux autres sont venus pour la première fois et directement en tant qu’hospitaliers, ce sont Nicolas Kilchoer et Maxime Pochon. Le plus jeune de tous était Maxime Pochon, âgé de 21 ans, travaillant dans l’agriculture. J’ai été à sa rencontre. 

Témoignage personnel

Quelles ont été les motivations de participer au pèlerinage en tant qu’hospitalier ? Le témoignage de Maxime Pochon :

« J’avais envie d’aider les personnes en situation de handicap et en même temps c’était l’occasion pour moi de vivre ce pèlerinage. Mes grands-parents m’ont raconté qu’il y avait beaucoup d’émotions et cela m’a donné envie de faire cette expérience. Denis Rossier, responsable des brancardiers de la Broye, m’a encouragé à vivre cet engagement et m’a bien expliqué. J’ai fait le voyage en train. Dès le début, il y avait une bonne ambiance, comme une famille. Même si on ne se connaît pas, chacun discute avec les autres.

La remise des brassards a été un moment intense. Je me suis senti porteur d’une mission : être attentif à ceux qui ont besoin d’un coup de main. A la messe internationale, j’ai eu l’honneur de porter la croix à la procession d’entrée. C’était impressionnant et touchant. On percevait l’unité et la communion entre tous. Mon cœur fut rempli de chaleur et d’émotion. Tous les soirs, la procession aux flambeaux était d’une beauté indescriptible. Dans tout le sanctuaire, nous étions baignés dans la prière soit par le chapelet ou par les chants à Marie en diverses langues.

La première année comme hospitalier, nous sommes coachés et bien entourés. Nous pouvons visiter les différents services et choisir où nous voulons nous engager les prochaines années. Dès le premier jour, je me suis dit que je reviendrai aussi longtemps que je pourrai. C’est une expérience magnifique ! Quand on a le virus de Lourdes, c’est difficile de s’en débarrasser. »

Un grand Bravo et merci à tous ces hospitaliers. Et pourquoi pas vous l’année prochaine ?

Lors de la messe internationale, Maxime Pochon porte la croix lors la procession d’entrée.

Mettre Dieu dans ses bagages!

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

La fin de l’école est là, et pour les enfants et les parents, c’est un autre temps qui commence. Nous gardons nos activités biologiques essentielles : nous continuons à dormir, à manger, à nous laver (moins souvent quand même) et à collaborer avec nos proches ; mais nos rythmes sont différents : les enfants se lèvent plus tard (ou plus tôt), les repas sont plus longs (ou plus courts), les activités se passent davantage en plein air qu’à l’intérieur. Que ce soit à la montagne ou près du lac, nous renouons avec les rochers, la terre et l’eau qui nous environnent, et nous retrouvons notre place au sein du vivant.

Dans tout cela, Dieu reste présent à nos vies et à notre cœur ; et souvent, la beauté d’une forêt, la majesté de la montagne ou la brièveté d’une lumière nous touchent et nous révèlent la Beauté de tout ce que Dieu nous donne. Dieu ne cesse de nous donner la vie et l’énergie dont nous avons besoin pour vivre en relation. C’est aussi à nous de lui donner sa place et son temps (est-ce que j’ai pris un Nouveau Testament ou un livre de méditation dans mon sac à dos ? Est-ce que je préfère lui parler le matin ou le soir, en forêt ou au sous-sol de la maison ?) Ce qui est sûr, c’est que du côté de Dieu tout est donné afin de nous aider à grandir. De notre côté, lui ouvrons-nous notre cœur ?

Dans les dix vertus que le pape François a méditées durant ses audiences générales, il nous propose de viser l’essentiel : s’ouvrir à un amour audacieux. Cet amour est l’œuvre de l’Esprit-Saint et fait naître le désir de partager l’amitié avec Dieu et avec tous. Cet amour va à contre-courant de nos habitudes (la critique, le racisme, la moquerie) et nous pousse là où nous n’irions pas spontanément : entrer en relation avec un étranger, faire le premier pas après une dispute, donner à quelqu’un qui ne peut nous rendre, pardonner à celui ou celle qui ne nous aime pas. Grâce à l’Esprit de Dieu nous prenons des risques calculés afin d’aller où humainement nous n’irions pas. C’est cet amour audacieux que je vous souhaite pour aujourd’hui et pour demain, faites bouger les choses par amour, soyez audacieux !

Bel été !

Les processions de la Fête-Dieu pas trop perturbées par la météo

Bien que capricieuse, la météo n’a pas trop perturbé le bon déroulement des quatre processions de la Fête-Dieu, prévues dans la paroisse et qui ont pu se dérouler presque normalement à Estavayer, Seiry, Cugy et Forel. Nous publions dans ces deux pages quelques reflets en images de ces célébrations.

Photos : Georges Losey (Estavayer), André Bise (Seiry), Francis Roulin (Forel) et Andrien Berset (Cugy)

A Cugy…

… à Forel…

… à Seiry…

… et à Estavayer

Eveil à la foi: Elisabete

Célébration de Noël à l’église de Monthey pour les tout-petits.

En avril, a eu lieu la dernière rencontre d’année d’Eveil à la foi. Les tout-petits ont fêté Pâques et ont rejoint la communauté paroissiale à la messe. Ils lui ont présenté le fruit de leur année. Ce fut aussi l’occasion pour la paroisse de remercier Elisabete Francisco pour son engagement.

Par Sandrine Mayoraz et Marta Zaremba | Photos : Sandrine Mayoraz

Eveil à la foi, pour les petits

Pendant cette année pastorale, une trentaine d’enfants et leurs parents se sont rencontrés pour les temps forts de l’année : la Fête paroissiale, l’Avent, Noël, les Rameaux et Pâques. En collaboration avec l’équipe diocésaine, l’équipe d’animation initie les tout-petits aux gestes et aux lieux de la prière et de la foi, un moment partagé avec toute la famille. Nous espérons que les enfants vont profiter de cette amitié avec Jésus avec l’aide de leurs parents et de leur entourage.

Et pour leurs parents aussi

Pour les parents, l’Eveil de la foi est aussi un temps précieux.
Avec nos enfants, nous redécouvrons chaque fois des choses qui sembleraient basiques et simples, mais qui sont en effet de grande importance et grande profondeur pour les personnes de tout âge. Nous profitons avec nos enfants du témoignage et de l’expérience d’Elisabete, animatrice, ainsi que de sa simplicité dans les échanges et de son accueil.

Merci Elisabete

La paroisse trouve ici l’occasion de remercier Elisabete Francisco pour l’engagement qu’elle a exercé avec fiabilité, enthousiasme et cœur. Dès son arrivée à Monthey, en 2016, Elisabete a frappé à notre porte avec le désir de mettre ses compétences à disposition de la paroisse. Elle a toujours donné du temps pour partager sa foi, elle a enseigné la catéchèse dans sa paroisse au Portugal. Avec sa petite qui était encore un bébé, elle a rejoint l’Eveil à la foi de Monthey. Puis, elle a pris la responsabilité de l’équipe. Elisabete a toujours été chaleureuse et charismatique. Elle a réussi, grâce à ses nombreux talents, à transmettre à nos plus petits la joie de la foi, à leur apprendre comment créer les liens et découvrir Jésus-Christ dans notre vie. Après ces années d’engagement, Elisabete se retire. Nous lui souhaitons une belle suite dans ses projets en Eglise et en famille.

Merci Elisabete pour ton engagement à l’Eveil à la foi.

Session diocésaine: stop à «on a toujours fait comme ça»

Texte et photo par Gérard Dévaud

« Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »
Is 43, 18-19

Mardi 7 mai dernier, plus de 400 agents pastoraux prêtres et laïcs de tout notre diocèse se sont retrouvés à Genève autour de notre évêque, Mgr Charles Morerod.

Partant du constat que, tout comme notre monde qui ne cesse d’évoluer, l’Eglise doit également opérer un changement dans sa forme et sa manière afin de rejoindre au mieux les attentes du peuple de Dieu.

Après un état des lieux de notre diocèse par notre évêque ainsi que par ses représentant(e)s des régions diocésaines, Mme Marie-Christine Carayol, spécialiste de la coopération au service de la mission de l’Eglise, a présenté les enjeux du changement. C’est ainsi qu’elle a parlé de déni, de fuites (petits ajustements qui ne résolvent rien), de crise… mais aussi d’évolution (prise de conscience nous permettant une ouverture à une nouvelle manière de penser et à un développement de nouvelles pratiques débouchant sur un changement durable) ainsi que d’équilibre et de stabilité.

C’est dans cette optique que tous les participants ont réfléchi ensemble, à la lumière de la Parole et en petits groupes, à des pistes concrètes pour continuer d’être ferments de Vie dans notre société, pour que, comme dit Mgr Morerod, on puisse dire que « l’Eglise, c’est l’Evangile qui continue ».

Puis, pour terminer la journée, chaque participant a eu l’occasion de s’exprimer et poser des questions aux intervenants et à notre évêque. Journée riche qui nous prépare à la suite du processus qui se déroulera l’an prochain.

Reportage sur la journée des servants de messe

La file des servants avant la messe.

Une grande journée diocésaine a été organisée le lundi de Pentecôte (20 mai) pour tous les servants francophones de messe de notre diocèse. Elle a rassemblé une centaine de servants à Martigny. Rodéric Pungier, servant de messe à Choëx, nous partage ses impressions.

Par Rodéric Pungier, 12 ans
Photos : DR

Nous commençons cette journée avec les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz en prenant le train à la gare CFF de Monthey. Arrivés à la gare de Martigny, nous avons marché jusqu’à l’église de Martigny Bourg. 

Les organisateurs nous ont expliqué le déroulement de la journée. Répartis en sept groupes pour 150 servants de messe, nous avons « customisé » nos t-shirts blancs en les bombant. C’était la première étape du grand jeu. Ce dernier était une course d’orientation religieuse, qui était vraiment bien encadrée, intéressante et amusante. 

Nous avons pique-niqué dehors, puis des ateliers étaient organisés : 

– visite du clocher de l’église ; 

– recherche/découverte des chapelets dans un parc ;

– saut à la corde…

Nous avons bien rigolé, c’était très sympa. 

Enfin, nous nous sommes préparés pour servir la messe et avons fait une procession incroyable de 150 servants de messe ! Une dinguerie ! Nous avons dû quitter la messe un peu avant la fin pour vite prendre notre train en direction de Monthey et clore cette joyeuse journée ! 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et cette belle organisation. Merci à tous les accompagnants et à tous les bénévoles qui ont donné du temps pour cette journée merveilleuse ! 

Les servants de messe se retrouvent au Théocamp ! (du 12 au 15 août, au monastère de Collombey, cette année. Voir encart ci-dessous). 

Voyage des jeunes en Normandie: un rêve concrétisé

Tous les 3 ans, notre paroisse remercie les nombreux grands servants de messe et jeunes sacristains en leur permettant de vivre un pèlerinage particulier. Cette année, ce pèlerinage a conduit nos jeunes voyageurs durant le week-end de la Pentecôte au Mont-Saint-Michel et à Notre-Dame de Lisieux.Nous avons la joie de partager avec vous quelques témoignages de ces jeunes. 

Propos recueillis par les accompagnants : Nathalie Angelini, Matthieu Angelini, Adey Sancho, Marianne Berset, l’abbé Bernard et Gérard Dévaud
Photos : Matthieu Angelini

« Ce week-end était merveilleux, vraiment ! Merci énormément à la paroisse et à toutes les personnes grâce à qui ce voyage a été possible. Nous avons marché sur les pas de pèlerins et ceux des soldats qui ont sauvé la France. La marche en direction du Mont-Saint-Michel s’est passée sans problème avec une guide de très bonne humeur qui nous rendait attentifs à tout l’environnement. Avec ces paysages à perte de vue, les bâtiments en pierre, ces vestiges de l’époque, comme les véhicules à Gold Beach. Encore une chose : la basilique de Lisieux, c’était un endroit que je ne connaissais pas, mais j’y retournerai, c’était tellement impressionnant. En bref, ce voyage était incroyable, alors juste merci ! »

« Quelques mots pour remercier la communauté et notre Conseil de paroisse pour les magnifiques moments de partages, de joie et d’amitié que nous avons vécus lors de ce pèlerinage. »

« J’ai beaucoup rigolé avec les potes… »

« Plein de nouvelles expériences et de rencontres tout en se rapprochant de Dieu. Ce voyage restera gravé, un grand merci. »

« Très sympathique pèlerinage, bonne équipe et bonne ambiance. »

« L’histoire de sainte Thérèse est très belle et ses textes sont touchants. »

« J’ai adoré découvrir différents endroits magnifiques pour prier… »

« En plus, le temps était avec nous, merci pour tout. »

« Merci pour ce super voyage qui m’a fait rencontrer de superbes personnes. »

« Un grand merci à la paroisse pour ce pèlerinage rempli de plein d’émotions tant au niveau spirituel qu’historique. Ce fut une bénédiction d’accompagner ces jeunes. Un week-end plein d’amour et de communion qui nous a bouleversés, nous les accompagnants. »

« C’était une aventure incroyable pour notre première expérience de pèlerinage que vous nous avez donné la possibilité de faire. Nous vous remercions du fond du cœur. »

« C’était un rêve d’y aller… »

« Une redécouverte de notre foi, de notre histoire, sur les pas des vaillants soldats qui ont combattu pour la liberté : un moment merveilleux et émotionnel, alors un seul mot : merci ! »

« Merci, vous êtes la famille ! »

« De très bons souvenirs et des activités intéressantes et enrichissantes. »

Vivre sans l’eucharistie?

L’eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ».

Par l’abbé Paul Martone
Photo: flickr

« Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie. » C’est ce qu’ont répondu vers 304 les 50 chrétiens d’Abitina (en Tunisie) lorsqu’ils ont été arrêtés alors qu’ils célébraient l’eucharistie pendant la persécution des chrétiens africains. 

Les temps ont changé ! Les chrétiens d’aujourd’hui vivent très bien sans l’eucharistie, alors que celle-ci est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ». C’est par sa célébration que l’Eglise devient Eglise. Nous sommes l’Eglise parce que nous recevons et devenons le corps du Christ. Un chrétien qui pense pouvoir vivre sans l’eucharistie est comme quelqu’un qui s’assied à côté d’une source et meurt de soif.

Je pense que toutes les tentatives de rendre la célébration des messes plus attrayante, avec de nouvelles musiques et de nouveaux textes, tombent à l’eau si nous oublions ce qu’est la messe : la rencontre personnelle avec Jésus ressuscité. « Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie », nous ne pouvons pas non plus vivre aujourd’hui sans la rencontre avec le Christ qui nous fortifie dans notre quotidien et nous aide à mettre concrètement en pratique notre amour pour nos prochains.

Jeune Bénévole : donne tes mains pour servir

Félicitations aux Lauréats : Timéo, Rafaela, Justine, Stella, Leana et Mathilde. Avec Rosanna, en médaillon.

Lors de la messe de la Pentecôte, Aline Jacquier du service diocésain de la jeunesse, est venue pour remettre le diplôme de Jeunes Bénévoles (niveau 1) à sept adolescents de nos paroisses. Durant l’année, ils ont mis les qualités que Dieu leur a données au service des enfants et de nos communautés.

Cette citation de Mère Teresa est au cœur de l’identité des JB.

Par Sandrine Mayoraz
Photos : François-Xavier Mayoraz, DR

En novembre, de retour de leur week-end de formation, ils en parlaient dans les lignes de votre magazine paroissial : « J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité. » A la suite du week-end, ils ont choisi de donner leurs mains, leur temps et leur énergie dans un engagement au sein de nos paroisses. Rosanna, Rafaela et Mathilde accompagnent les enfants à la catéchèse le samedi et pour les célébrations des sacrements. Leana anime une fois par mois une équipe MADEP. Timéo, Justine et Stella se sont engagés dans des projets communs, avec l’intention particulière de tisser des liens dans la communauté, notamment par la soupe de Carême.

Ceci est réalisé grâce à des adultes qui leur laissent une place et qui les soutiennent dans leurs premières expériences ecclésiales. Merci à chacun pour son engagement et pour bâtir une communauté vivante. Que l’Esprit-Saint continue d’aviver votre foi et vous donne la Joie.

Leana nous partage son expérience de JB1 :

« Je m’appelle Leana et j’ai bientôt 16 ans. Je suis en première année de CFC de fleuriste à Monthey. Je fais partie de groupes Relais Monthey-Choëx depuis bientôt sept ans. J’ai fait le week-end JB 1 en 2022 et depuis septembre 2023, je m’occupe aussi avec Sandrine d’un groupe MADEP. J’aime trop être avec des plus petits et les accompagner comme on l’a fait pour moi. Car au cours de mes sept ans j’ai participé trois fois au camp de la Montée vers Pâques et cela m’a beaucoup fait évoluer dans ma foi et dans ma vie en général. Je trouve important de créer la relève. Cela me fait plaisir de voir des plus jeunes avec la foi et de la motivation. 

Mon but est de créer un groupe uni avec qui ils pourront toujours s’amuser et partager de bons moments, dans lequel ils évolueront. Je me suis déjà occupée de l’organisation d’une de nos rencontres après Pâques. Le but était de faire une mosaïque géante dehors de ce qu’ils voulaient. Ils ont directement pensé à la croix de Jésus. C’était beau de voir comment ils s’organisaient ensemble pour le faire et ils ont très bien réussi. »

Saint Théodule patron de l’église d’Aumont

Il est fêté le 16 août.

Par Marianne Berset
Photo : LDD

Saint Théodule fut probablement un missionnaire venu d’Orient et le premier évêque du Valais à la fin du IVe siècle. Sous la direction de saint Ambroise, il va christianiser les régions alpines alors intégrées à l’empire romain. De ce fait, il devient évêque d’Octodure (aujourd’hui Martigny). Sa participation au concile d’Aquilée en 381 ainsi qu’une lettre du synode de Milan attestent de sa mission. Il défend la foi catholique et œuvre pour développer le culte des martyrs (saint Maurice et ses compagnons). A la suite de miracles qui lui sont attribués, il est nommé saint patron des vignerons.

A Aumont

Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, l’Eglise de Sion possède un vaste patrimoine dans le diocèse de Lausanne, elle le vend entre 1244 et 1295 tant à la Savoie qu’à l’Eglise de Lausanne et à la famille des seigneurs d’Oron. La chapelle Saint-Théodule d’Aumont, mentionnée en 1442, fut rebâtie de 1824 à 1826.

Le chœur de l’église a été restauré en 1954, sous la direction de MM. Rosset et Matthey. L’autel a été refait avec une table en grès que surmonte un grand retable de M. Paul Monnier. Au centre, l’artiste a représenté saint Théodule à Sion dans la cité épiscopale de ses successeurs, dominée par l’église de Valère. Saint Théodule, la crosse à la main gauche, montre une maison en flammes, tandis qu’une femme éplorée et des soldats romains sont terrassés au milieu des vestiges du paganisme vaincu. De l’autre côté, Monnier a groupé des chrétiens qui implorent leur Evêque et qui ainsi s’oppose à la stupeur des païens de l’autre volet.

Quoi ma messe? Qu’est-ce qu’elle a ma messe?

« Sommet de la foi chrétienne » selon le Catéchisme de l’Eglise catholique, la messe, depuis le Concile Vatican II, doit permettre, en y participant plus activement, d’en vivre le fruit dans son quotidien – la « messe après la messe ». Et pourtant, au gré des réorganisations paroissiales dans plusieurs de nos diocèses helvétiques, la messe devient parfois cheval de bataille de résistants mécontents du chamboulement. Partage.

Par Thierry Schelling | Photos: flickr, pxhere, dr

« Non, je n’irai pas à l’église d’à côté, ce n’est pas mon église ! » Constat d’une fidèle désabusée qui écrit au curé qu’elle trouve « scandaleux » et « incompréhensible » que les prêtres ne veuillent plus célébrer l’indispensable eucharistie pour les gens ! Elle aurait dû rajouter « à côté de chez moi »…

On nage en plein paradoxe : les contingences liées à la messe (lieu, horaire) changent ; du coup des fidèles contrariés rouspètent contre ces « réductions de prestations » ; ces modifications entraînent effectivement une certaine désaffection alors que d’aucuns rejoignent d’autres églises quand même ! Mais pour certains, c’est niet. Ce comportement par trop « clientéliste » n’interroge-t-il pas sur les raisons qui poussent à aller à la messe ?

Moins pour mieux

A l’heure de la réorganisation des paroisses et après les quasi vingt ans d’expérience pastorale en Unités dans le diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, il est vrai, le nombre diminuant de prêtres entraîne la diminution des célébrations « localo-locales » en faveur de regroupements nécessitant parfois quelques déplacements ; à l’invitation explicite de Charles Morerod : « J’encourage vivement le discernement régional de possibles regroupements de paroisses et de célébrations », explique-t-il dans sa Lettre pastorale de 2024. Il
en appelle à la mobilité douce qui touche tous les habitants des villes et villages du fait de la régulière relocalisation des mille et un lieux de vie (magasins, cinémas, centres sportifs, etc.) : « Nous devons tenir compte de l’évolution à la fois de l’Eglise et de toute notre société […] pour que plus de monde ait l’occasion de participer à des célébrations joyeuses » et sous-entendu, plus touffues !

Lors d’une magnifique messe des familles dans une église à 250 places en banlieue genevoise semi-urbaine, un feedback d’un paroissien chevronné sonna haut et clair : « Il y avait presque trop de monde ce soir ! » On a regroupé familles et communauté locale – certes, petite et vieillissante mais très dévouée… à sa paroisse ! – et voilà le retour. De quoi déconcerter : était-ce parce qu’il voyait sa place prise par d’autres ?

La messe, « pousse-fesses » ?

En croisant deux paroissiennes dans le parking de la chapelle, après la messe de semaine (dix personnes), le prêtre entend ce rapide échange : « Oh, contente de te voir, ce matin ! » – « Oui, je suis venue, je n’avais rien d’autre à faire ! » La messe, occupation des aînés désœuvrés, isolés des leurs – affairés, scolarisés – et qui se motivent pour se lever le matin ? La messe, un « pousse-fesses » pour matinées grisâtres ou par ennui dû à la sénescence ?

Des religieuses qui venaient à une messe de semaine que le curé a annoncé vouloir supprimer – son horaire était très impropre à la vie pastorale (réunions, visites…) – se sont fendues d’un courrier pour lui dire combien elles regrettaient cette « injuste décision », tout en avouant qu’elles y venaient « exprès à l’horaire peu pratique pour nous, mais pour qu’il y ait quelqu’un » ! C’est le serpent qui se mord la queue…

Des confrères racontent que, célébrant un dimanche soir à 18h après un week-end chargé (messes, baptême, visites), ils n’ont même pas la consolation d’être salués poliment à la fin de la messe, car les fidèles courent vers leur véhicule pour rentrer au plus vite : « Il se fait tard… » Motivant pour un prêtre ? Non.

Donc, pas étonnant que les équipes pastorales s’interrogent : à quoi bon maintenir une « messounette » dans ces conditions, alors qu’en diminuant et en regroupant, certes, on célèbre moins, mais en plus grand nombre. Ce qui exprime mieux l’ekklesia, l’Eglise locale, plus qualitativement et plus visiblement ?

L’église de Gland : une architecture post-Vatican II…

Habitude, quand tu nous tiens !

« Changer, c’est humain et changer souvent, c’est devenir parfait » (Cardinal Henry Newman) ! Les « bonnes vieilles habitudes » dans certains domaines de la vie quotidienne sont tenaces. Or, l’annonce du Message du Christ et le service d’autrui qui en découle, qui sont les deux fondements de l’Eglise 1, ont toujours subi des changements : messe du latin au vernaculaire ; ministères ouverts aux laïcs/laïques, jusqu’à la représentation de l’évêque par la nomination de femmes (pour Genève et les deux Fribourg !) ; messes « ciblant » familles, jeunes, EMS, etc. Sans parler, dans certaines parties en Europe, de la reconversion de temples et d’églises en d’autres lieux de rencontres humaines (cinémas, restaurants, théâtres…), quand on ne construit pas tout neuf comme à Gland (VD) 2 mais selon une architecture dévoilant la vision d’Eglise d’aujourd’hui !

Néanmoins, on peut comprendre que pour certains paroissiens coutumiers, ces changements soient synonymes de chambardement de leur vision du monde et de l’Eglise ; parfois même, la catégorie du « pratiquant non croyant » trahit son vide intérieur par sa propension à râler, semer la zizanie, entretenir la rumeur : loin d’être juste de la malveillance, ce sont aussi des signes d’un trépas d’une idée d’Eglise, évanescente, qui fait place à une Eglise autrement.

Communier ou consommer ?

Une communauté chrétienne – au contraire d’un agglomérat de consommateurs – ne devrait-elle pas se caractériser par la solidarité et le dialogue – quitte à être d’accord de ne pas être d’accord – portant ensemble le souci commun, y compris vis-à-vis du prêtre, au travers de l’inéluctable changement ?

Des comportements (exprimés ou reçus par courrier) qui expliquent que « parce que le prêtre est noir, je change d’église », ou « parce que l’horaire est modifié, je change d’église », révèlent que « trop de messes tuent la messe » ! L’esprit n’y est plus ; le consumérisme règne… Or, l’eucharistie, Parole et pain partagés, distille en nous la vie de Dieu, dont la souplesse et l’entraide ne sont-elles pas des fruits, des attitudes clefs, spécialement en ces temps-ci ? « Nous sommes à un changement d’époque, pas dans une époque de changement », rappelle le pape François.
A bon entendeur.

1 On parle de la Mission et de la Diaconie.
2 Et dans une architecture définitivement post-Vatican II !

Le prêtre, « machine à messe » !

Le Droit canon régule la vie ordinaire de l’Eglise catholique romaine. A propos de la messe, il est « recommandé » au prêtre de la célébrer chaque jour (can. 904) – mais donc pas obligé ; il est exigé du prêtre qu’il ne dise qu’une messe par jour (can. 905) sauf là où l’évêque aurait autorisé jusqu’à trois messes : « s’il y a pénurie de prêtres » – ce qui est le cas dans nos diocèses suisses – « pour une juste cause » – dimanches et grandes fêtes par exemple – ou « lorsque la nécessité pastorale l’exige », comme quand il y a foule aux confirmations.

Le canon 920, par contre, déclare que le fidèle qui a fait sa première des communions, « est tenu de recevoir la Sainte Communion […] au moins une fois par an [idéalement] au temps pascal ». Un article ignoré, me semble-t-il, de qui assène sa volonté de communier même le lundi, jour de congé habituel du clergé… Est-ce que le modèle monastique hérité du Concile de Trente – célibat obligatoire pour les prêtres séculiers, prière obligatoire du bréviaire pour les clercs, messe dominicale obligatoire pour tous – doit encore inspirer la vie paroissiale du XXIe siècle ? La pratique prouve que l’on s’en éloigne irrémédiablement…

Le diacre protestant Mario Giacomino prend sa retraite

Depuis 24 ans, Mario Giacomino est le diacre de la paroisse protestante. Initiateur de plusieurs projets communs aux paroisses catholiques et protestante de Monthey, il est bien connu dans nos paroisses. Avant son départ à la retraite, il répond à quelques-unes de nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR

D’origine italienne, Mario est venu en Suisse pour suivre son épouse. Après des études de théologie, il continue sa formation diaconale en Suisse. Consacré au ministère diaconal en 1988 par l’Eglise évangélique vaudoise, en janvier 1990, il répond à un appel de la Paroisse protestante de Monthey qui cherchait un diacre pour porter l’animation auprès de la jeunesse. Chez les protestants, le diacre exerce un métier différent de celui du pasteur. En principe, il n’a pas la responsabilité globale de la paroisse, on lui confie un secteur d’activité et / ou des mandats qui le placent, volontairement, dans les « marges » pour qu’il tisse des liens avec ceux et celles qui vivent l’Eglise de façon plus éloignée. 

Mario, tu as ouvert de nombreux chantiers pour répondre aux besoins sociaux. Peux-tu nous en partager quelques-uns ?
En 1997, avec l’Association d’entraide et Chômage et la Paroisse catholique, j’ai été à l’origine des Repas Communautaires de Monthey, la première œuvre diaconale commune à nos deux paroisses. Dans cette même perspective d’ouverture œcuménique, avec des personnes partageant les mêmes valeurs, j’ai pu apporter ma contribution à la création des Tables du Rhône, accompagner la destinée du Groupe œcuménique d’accueil des Réfugiés (GOAR) et la reprise du magnifique travail des Colis du Cœur par une nouvelle association. 

Plusieurs projets ont été menés avec la paroisse catholique, quels regards poses-tu sur ces collaborations ? Quels mission, message commun, portons-nous ?
Dans mon ministère de diacre, j’ai l’occasion de travailler avec des dizaines de personnes de confessions différentes. Lorsqu’on me demande leur confession, je dois sourire, esquiver la question et avouer que je n’en sais rien. Mon ministère a été marqué par le désir profond d’un accueil inconditionnel. Dans chaque nouveau visage, j’ai envie de retrouver le visage du Christ. Dès mon arrivée à Monthey, j’ai pu rapidement constater que les différences confessionnelles étaient des richesses et non des obstacles. Des amitiés se sont tissées, j’ai pu vivre des moments de complicité, partager des rêves et des réalisations communes. Pendant le ministère de l’Abbé Roduit, on m’a confié qu’on me décrivait, en rigolant, comme le diacre protestant de la paroisse catholique ! Cela sonnait à mes oreilles comme un compliment. 

Un dernier mot avant la retraite ?
Au moment de prendre ma retraite, je suis heureux de constater que, tant sur le plan local que cantonal, nos deux Eglises travaillent ensemble dans de nombreux projets et réalisations diaconales. Nos autorités respectives s’apprécient et encouragent les initiatives œcuméniques par exemple dans les aumôneries communes. Dans une société dans laquelle l’église n’est plus au milieu du village, il devient indispensable d’être, ensemble, les messagers du Dieu d’amour, en paroles et en actes. Cela est à mes yeux la condition pour ne pas devenir invisibles et inaudibles. 

Merci Mario pour ton engagement auprès de la population montheysanne et pour les liens précieux que tu as su tisser entre nos paroisses. Que Dieu continue de faire fructifier ce que Tu as semé et qu’Il te bénisse ! 

Montet: l’au revoir aux Focolari

Le samedi 8 juin, une foule immense s’est retrouvée au Centre de formation des Focolari pour entourer de leur présence les permanents et les étudiants qui s’apprêtent à quitter Montet pour une mission au cœur du monde.

Par Marianne Berset
Photos : Georges Losey

Pour vivre cet après-midi de convivialité et de remerciements, de nombreuses personnalités de la commune, des églises locales, œcuméniques et interreligieuses sont venues apporter un message de soutien et de reconnaissance entrecoupé de danse, chant et musique.

Une brève vidéo a présenté la naissance du mouvement en 1943 jusqu’à la création du centre Focolari en 1981. Chiara Lubich a voulu que ce lieu soit un espace de formation, de prière, de travail et de temps libre où les personnes sont des hommes et des femmes de dialogue. Aujourd’hui, après ces 43 ans, le centre est bien accueilli et apprécié par les habitants. En septembre 2023, le centre a annoncé sa fermeture face à la diminution des vocations de la vie consacrée, à la nouvelle réalité sociale et surtout au souhait de rester au milieu des hommes. 

«Bon vent à vous car l’Esprit souffle toujours dans la bonne direction.» 
Céline Ruffieux

Les Focolari ont voulu que cette journée ne soit pas vécue dans la tristesse mais plutôt en mettant du sens à une vie nouvelle en adressant des remerciements à la commune de Montet, au canton et à tous ceux qui ont vécu une expérience. 

Le Syndic sortant de Montet, Cédric Péclard, dira que Montet rayonne à travers toute la planète et que son souhait est de garder le contact avec eux. Pour marquer ces 43 ans de présence, le « dé de la paix » a été déplacé sur la place devant la maison communale. Pour Céline Ruffieux, représentante de l’évêque, ce sont de nombreux visages qui ont vécu la spiritualité de l’unité où l’être compte. « La joie de l’Evangile est vécue de jour en jour ». Elle remplit le cœur de ceux qui rencontrent Jésus. 

De plus, le mouvement se veut rassurant en rappelant que les Focolari continuent d’exister en Suisse alémanique, italienne et francophone.

«Plus de 3500 personnes ont fait l’expérience de Dieu.»
Carlo

Une expérience qui a porté ses fruits

Mme Margareth Karram, présidente du mouvement des Focolari, a relevé : « Nous vivons une étape importante. Nous devons nous réorganiser en étant à l’écoute de l’Esprit Saint en donnant plus, là où c’est nécessaire. L’Esprit Saint se fait sentir en étant concret pour l’humanité vers un monde en paix. Le mouvement, c’est une famille humaine de 480 foyers dans 40 pays avec 12 langues et différentes religions. Une communauté de personnes qui s’engagent sérieusement pour la paix. Le pape François va au-delà du dialogue dans l’harmonie et la diversité. Le plan de Dieu, c’est d’élaguer l’arbre ou encore la Parole de Jean qui dit que « si le grain ne meurt pas il ne porte pas de fruits ». Je suis certaine de témoigner d’un patrimoine qui ne mourra jamais. L’authentique réalité d’une famille où il est possible de vivre ensemble l’amour réciproque. La véritable essence, c’est la Présence de Dieu qui réunit en son nom ».

« Aimer, tout est là », c’est le chemin. Ce chemin ne s’est jamais arrêté. Une expérience qui a porté ses fruits. Regardons vers l’avenir, vers d’autres lieux, d’autres pays et d’autres communautés où vous emporterez la précieuse expérience que vous avez vécue ici.

Plus de quatre décennies de présence à Montet.
Une famille est venue témoigner en cette journée de l’« au revoir ».

«En mémoire de moi» (Luc 22, 19-20)

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Lorsque le Christ institue l’eucharistie, il est au seuil de sa Passion. Comme le repas pascal juif, commémorant la sortie d’Egypte unique du peuple d’Israël hors de la captivité, Jésus établit la cène pour faire mémoire de tout ce qu’il va traverser dans sa Pâque : son chemin de croix et sa mort sur la croix, récapitulant son existence à l’écoute du dessein du Père et en sacrifice d’amour pour l’humanité ; puis sa sortie du tombeau désormais vide dans la lumière de sa Résurrection. Cet événement accompli une fois pour toutes, il invite les apôtres à le réactualiser en « faisant mémoire » de lui. Mais il ne précise évidemment pas la fréquence des célébrations rituelles à venir.

Le mémorial du mystère pascal au jour du Seigneur, le lendemain du sabbat, le 8e jour ou premier de la semaine nouvelle, s’est imposé dès le début de l’histoire de l’Eglise, en prolongeant le rythme des sept jours de la création et de la libération juive que signifie le repos sabbatique. Et rapidement, l’eucharistie fut vécue chaque jour, selon la demande du Notre Père : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. » Car le Maître de l’histoire veut se rendre réellement présent à nous, jour après jour.

Que faire dès lors au moment où le nombre de célébrants prêtres se montre insuffisant et que celui des fidèles décroît ? Mieux vaut indéniablement, dans la logique de notre foi, diminuer la quantité de liturgies pour n’en garder que quelques-unes, regroupées géographiquement et mieux fréquentées, plutôt que vouloir à tout prix dire une multitude infinie de messes éclatées, avec chaque fois une petite poignée de participants. Quitte à proposer d’autres types de rassemblements dominicaux, comme des célébrations de la Parole, avec ou sans distribution de la communion. Car l’essentiel demeure la qualité et la profondeur de la réalité du mystère de Pâques toujours offerte aux communautés et aux assemblées, afin qu’elles en vivent dans l’ordinaire du temps.

Première semaine de juillet: des Bretons en terre valaisanne!

Par l’abbé Simon de Nortbécourt, dit « le Breton » | Photos : DR

Voilà bientôt deux ans, en août 2022, les paroisses de Collombey et de Muraz découvraient le patrimoine culturel et religieux du diocèse de Vannes en Bretagne : Sainte-Anne-d’Auray, Josselin, Vannes. Une semaine ensoleillée par les rencontres vécues en pays breton, à l’ombre de Madame sainte Anne, mère de Marie, qui y est apparue il y a quatre cents ans. C’est dans cette dynamique d’amitié entre nos paroisses, seulement séparées par un petit territoire qu’on appelle la France, que les Bretons de Sainte-Anne-d’Auray se préparent à venir en Valais ! Du lundi 1er juillet au soir au samedi 6 juillet au matin, nous serons cinquante Gaulois d’Armorique à passer de la mer à la montagne, heureux d’être accueillis par vous, paroissiens de Collombey et Muraz ! Pour pouvoir vivre ces quatre journées ensemble dans la joie, n’hésitez pas à nous rejoindre pour les visites (30 places disponibles dans notre car !) et à vous inscrire pour les soupers auprès du secrétariat paroissial ! Nous prions bien pour vous dès à présent, en attendant de vous retrouver très bientôt.

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