La plume et le pinceau

Véronique Benz dans son atelier.

Par Nicolas Maury
Photo : Valentine Brodard

« Si la communication en Eglise est difficile ? » Véronique Benz réfléchit quelques instants avant de répondre. « Le message d’amour et de salut est magnifique. Dans les Evangiles, le Christ est un communicateur fantastique. Mais la foi est liée à la sphère privée. Dès qu’on touche à l’intimité d’une personne, c’est plus difficile à faire passer. » La collaboratrice au Service de communication de l’Eglise catholique de Fribourg relève pourtant le défi. « Dans les médias qui nous sont propres – Disciples aujourd’hui ou L’Essentiel –, le contexte est favorable. Il en va autrement dans la presse traditionnelle qui ne voit pas que l’Eglise est avant tout le peuple de Dieu. Elle juge l’institution, mettant en avant les scandales ou les éléments qui sortent de l’ordinaire. Or, la foi se vit au quotidien. »

Née en 1970, juste après Vatican II, Véronique Benz a toujours été une catholique engagée : baptême, première communion, confirmation à 12 ans, renouvellement de la promesse de baptême à 15 ans, camps vocs, coresponsable du Groupe des jeunes de Lourdes, JMJ, lectrice… « Pratiquer ma foi n’a pas toujours été une évidence. J’ai dû me réapproprier ce que j’avais reçu de mes parents. » Son métier ne doit rien au hasard. « Après mes études, j’hésitais entre l’environnement et le journalisme. J’ai rencontré Jacques Berset, – alors rédacteur en chef de l’Agence de presse internationale catholique (ndlr devenue Cath.ch) – qui m’a proposé un stage et incitée à participer au concours des jeunes journalistes catholiques… que j’ai remporté. Michèle Fringeli, rédactrice en chef d’Evangile et Mission m’a ensuite proposé d’intégrer son équipe. En tant que pratiquante, je me suis dit : si tu n’y vas pas, qui le fera ? »

Au-delà de la plume, il est un autre instrument dont la Fribourgeoise se sert avec talent : le pinceau. « Depuis toute petite, j’aime les travaux manuels. Pour ses 20 ans, j’avais offert à ma sœur une porcelaine peinte à la main. Je pensais faire un cadeau similaire à mon frère, qui m’a dit préférer une icône. Ce fut le coup de foudre. Ça a comblé mon côté artistique et mon côté spirituel. » Et de préciser. « Un tableau, je pourrai le peindre en écoutant du rock. Mais une icône est un art sacré. Il faut être en condition pour la réaliser. D’abord, je prie. Et, si j’écoute de la musique, elle sera religieuse. » Son art, elle l’a si bien intégré dans sa vie qu’elle s’est installé un atelier à domicile. « Pour moi, c’est en continuité avec mon métier. Car on ne peint pas une icône, on l’écrit. »

Véronique Benz 
• Maturité en 1991.
• Licence en géographie en 1997.
• Cours de journaliste de 2001 à 2003.
• Journaliste à l’Apic jusqu’en 2020.
• Journaliste au service de l’Eglise depuis 2001 : d’abord conjointement au Service d’information du Vicariat et à Evangile et Mission, en 2010 rédactrice en chef d’Evangile et Mission, puis en 2012 au Service communication de l’Eglise dans le canton de Fribourg. 
Responsable de L’Essentiel du décanat de Fribourg.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Martyre du poète

Ramuz dans le cimetière de Lens.
Photographie du véritable Joseph Samuel Farinet, vers 1875. 

Par Benjamin Mercerat
Photos : DR, Association des Amis d’Albert Muret

Situons d’emblée l’homme et ce qu’on en sait : Joseph-Samuel Farinet, originaire du val d’Aoste, est né en 1845 et mort en 1880. Il fabrique de la fausse monnaie, s’évade plusieurs fois de prison. Ramuz lui donne un autre prénom : Maurice – référence au saint soldat thébain qui avec sa légion a ensemencé le Vieux-Pays. C’est un réel martyre aux résonances christiques que nous dépeint le romancier dans sa version de la vie de Farinet.

Maurice Farinet, le héros de Ramuz, n’est pas vraiment un Robin des bois alpin ; la dimension de révolte sociale est peu présente dans les idées du personnage. Pourquoi agit-il ainsi ? Eh bien, par amour du geste qui consiste à extraire patiemment l’or des montagnes ; par souci de l’artisanat qui consiste à le former. Les pièces de Farinet sont autant de poèmes forgés, témoignant de son attrait pour la Beauté et pour la Liberté. 

Mais pourquoi l’or ? Ramuz réfléchit aux vertus de ce métal noble dans un article contemporain de la rédaction de Farinet. L’or vaut non seulement parce qu’il est universel, mais parce qu’il nécessite un travail patient pour être extrait. Chercher l’or, voilà une démarche radicale, car puisant aux racines ; voilà une recherche de l’Absolu. Pourquoi alors en faire des pièces ? Ce que l’artiste a découvert dans sa contemplation, il le partage en le communiquant sous forme d’œuvres. 

Ramuz n’a pas été jusqu’à la mort – bien qu’on puisse considérer qu’il s’est en quelque sorte épuisé à la tâche ; Farinet, lui, choisit ce destin. Alors qu’on lui a proposé un marché voulant qu’il épouse la belle Thérèse Romailler, fille d’un municipal du village où il se cache, belle femme qui lui assurerait une vie paisible ; alors qu’il pourrait ainsi rompre avec la clandestinité : il refuse le compromis. Endimanché, prêt à rencontrer Thérèse, il apprend que la grotte où il se cache et crée ses pièces « plus vraies que celles du gouvernement » est entourée par les forces de l’ordre à la suite d’une trahison. Il prononce alors un Non possumus le menant à la mort, au martyre définitif.

C’est Joséphine qui l’a trahi, elle que les villageois fidèles à Farinet traitent de Judas ; elle qui finira pendue – sort qui fut celui du Traître. Maurice Farinet a refusé l’attrait du monde pour vivre jusqu’au bout sa vocation de créateur, envers et contre le gouvernement, c’est-à-dire la société et ses compromissions. Narrant à sa manière la vie de cette figure de hors-la-loi populaire, Ramuz exprime sa vision du statut de l’artiste et du rôle de l’art, tranposée des enseignements et de la vie du Christ.

Bibliographie : 
C. F. Ramuz, Farinet ou la fausse monnaie, Plaisir de Lire.

La lumière blanche

Le jésuite Fransesco Maria Grimaldi a réalisé la première expérience de décomposition de la lumière.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Dès l’antiquité, la lumière est un sujet d’études, de débats, de théories. En particulier, la question de la vitesse de la lumière fut longtemps un sujet de controverse : cette vitesse est-elle finie ou infinie ? 

Il faudra attendre les expériences de l’astronome danois Ole Romer (1644-1710) pour comprendre que la vitesse de la lumière est finie (299 792 458 m/s selon l’accord international de 1983).

L’expérience du père Francesco Maria Grimaldi

Mais de quoi est composée cette lumière ? C’est le père Francesco Maria Grimaldi, jésuite italien, qui réalise en 1665 une expérience toute simple dont le résultat va occuper pendant plusieurs générations des physiciens comme Newton et Einstein.

L’expérience consiste à faire entrer dans une chambre noire de la lumière par une fente et de projeter le rayon lumineux qui en émerge sur un écran blanc. A sa grande surprise, Grimaldi constate que le rayon lumineux qui s’étale sur l’écran est plus large que prévu. 

De plus, et c’est ce qu’il trouve le plus bizarre, la lumière blanche apparaît non pas blanche, mais colorée de deux ou trois raies de couleurs différentes.

Grimaldi vient de réaliser la première expérience de décomposition de la lumière. Il donne d’ailleurs au phénomène le nom de diffraction. Newton confirme ensuite l’expérience en utilisant un prisme permettant d’isoler parfaitement le « spectre » de la lumière composé de six couleurs principales qui sont, dans l’ordre : le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le bleu et le violet. 

Ces couleurs sont la conséquence de la nature ondulatoire de la lumière (expériences de Young et Fresnel au XIXe siècle) et sont toutes caractérisées par leurs longueurs d’onde qui représentent la périodicité spatiale des oscillations, c’est-à-dire la distance entre deux maximas de l’oscillation. 

La longueur d’onde est aussi la distance parcourue par l’onde pendant une période d’oscillation. 

Ainsi, elle est inversement proportionnelle à la fréquence et s’exprime en mètre.

La dualité onde-particule de Louis de Broglie

Mais la lumière est aussi composée de particules, les photons, découverts et formalisés au début du XXe siècle. Cette dualité onde-particule fut théorisée par Louis de Broglie qui démontra, en 1924, que toute matière (en particulier la lumière) a une nature ondulatoire. 

Laissons à ce dernier le soin de conclure : « Il existe une réalité physique extérieure à nous, qui est indépendante de notre pensée et de nos moyens imparfaits de la connaître sans laquelle l’unité des connaissances humaines, l’accord de tous les hommes sur la constatation des faits seraient incompréhensibles. »

Parcours Alpha, ça vous dit quelque chose?

Par Christophe Allet | Photo : DR

Dans le Haut-Lac nous lançons le 5e parcours le mardi 3 septembre de 19h à 21h30 à la cure de Vouvry (Avenue de l’Eglise 5) avec les 11 participant-e-s du parcours 4. 

Ouvert à tous, sans engagement, juste pour se faire une idée !

Une rencontre par mois : apéro, repas, vidéo, échange pour revisiter ensemble les grandes questions de la foi chrétienne dans un esprit de partage et de respect du cheminement de chacun-e : fr.alphalive.ch !

Gratuit et sans engagement. 14 rencontres, un début, une fin.

Les dates suivantes seront fixées en fonction des intéressé-e-s !

Contacts :
Stéphanie Besse, 079 610 90 24, stef@greffaz.ch 
Christophe Allet, 079 427 54 94, christophe.allet@bluewin.ch

A 64 ans, le parcours Alpha était plutôt une redécouverte de ma foi. 
En abordant les différents thèmes, tels que la foi, la souffrance, l’Esprit Saint, la prière, l’Eglise, j’ai renouvelé mon désir et mon goût de Dieu. Les rencontres en petit groupe d’environ 10 personnes m’ont permis de me sentir en confiance et l’ambiance de partage et de fraternité m’a réchauffé le cœur. 
Sylvie, Collombey

Quand j’ai reçu la proposition de rejoindre le groupe Alpha, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lors de la première rencontre j’ai continué à m’interroger sur le pourquoi j’étais là, je cherchais quoi ?
Au fur et à mesure qu’on allait de l’avant, j’ai commencé à comprendre. Je cherchais le partage, mais pas n’importe quel partage : un partage « catholique » ! Je savais être catholique mais pendant trop longtemps je l’avais oublié. Le parcours Alpha a été une confirmation pour moi. La confirmation de faire partie de cette communauté, de n’être pas seule, de pouvoir trouver des personnes prêtes à l’écoute, personnes avec des différentes origines, âge, expérience de vie.
Je me sens de conseiller ce parcours, ça peut faire un grand bien. Ça m’a fait du bien !
Rosa, Vionnaz

La médaille du scapulaire

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel qui remplace le port du scapulaire en tissu. En la portant, on se place sous la protection et la filiation de la Vierge Marie.

Par Pascal Ortelli | Photo : DR

Les vacances, un temps bénéfique

Par l’abbé Bernard Alassani  
Photos : Georges Losey, Valentine Brodard

Bientôt, ce sera la fin de l’école, la fin de la catéchèse, beaucoup de commerces dans les villes et villages vont tourner au ralenti parce que ce seront les vacances. Les villes vont être bondées de touristes et la vie aura une autre splendeur, la joie éclatera encore plus dans les cœurs. Les aéroports, les gares de train et de bus seront saturés et les prix vont augmenter parce que beaucoup partiront en vacances un peu partout dans le monde. Même les célébrations liturgiques seront moins nombreuses, non pas par manque de prêtres, mais parce que les prêtres aussi ont droit à des vacances. 

Même Dieu s’est reposé après la création : « Et Dieu se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’il a faite. » Genèse 2, 2-3 Déjà vacances égalent repos, égalent relâchement. Elles sont d’une importance capitale car elles peuvent se résumer en une phrase : des employés reposés sont des employés plus productifs. Prendre des vacances peut réduire le stress du travail et de la vie quotidienne, elles aident à prévenir l’épuisement professionnel et favorisent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée en permettant de passer plus de temps avec la famille, les proches et les amis.

Avec les vacances bien méritées, nous pouvons améliorer notre santé physique et mentale, ainsi que notre motivation et notre créativité, nos relations, nos performances professionnelles, et même notre vision des choses. Les vacances peuvent nous aider à nous sentir reposés, ressourcés, résilients et prêts à faire face à tout ce qui se présente à notre retour. Elles peuvent également accroître notre bonheur et notre capacité à apporter des changements positifs dans notre vie, qui se répercutent souvent sur notre famille, nos amis, voire nos collègues, nos paroissiens et paroissiennes. 

Il est nécessaire de prendre très souvent du temps pour soi-même, profiter du moment avec ses enfants, sa famille, du temps pour se refaire, se reposer. Et ce temps, ce sont les vacances. Alors, vive les vacances !

En librairie – juillet-août 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Au cœur de la messe
Pascal Desthieux

La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens. Aujourd’hui, beaucoup de catholiques voudraient mieux comprendre ce qu’ils célèbrent, régulièrement ou occasionnellement. Ce livre répond à leurs attentes. Avec autant de profondeur que de talent pédagogique, l’auteur explique la signification de tous les éléments de la messe. Un guide à mettre entre toutes les mains. Un outil précieux pour parents et catéchistes.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 29.00 CHF

Ce pain qui donne vie
Guillaume de Menthière

Interrogez le grand public : il vous dira, en résumé, qu’un chrétien, c’est quelqu’un qui va à la messe. L’opinion commune pressent donc que la substance du mystère de cette religion se trouve dans l’eucharistie. En sont témoins les multiples noms que l’Eglise donne à ce sacrement : eucharistie, repas du Seigneur, sacrifice, Saint-Sacrement, communion, messe. Chacun de ces vocables a quelque chose à nous apprendre. Dans l’esprit de la collection « La foi au cœur », le père de Menthière privilégie ici l’expérience pastorale et convoque de grands témoins dont le jeune et réjouissant bienheureux Carlo Acutis, qui fit de l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ». 

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe autrement dit
Louis-Marie Chauvet

S’il est un domaine qui fait couler beaucoup d’encre et suscite régulièrement des polémiques dans l’Eglise, c’est bien celui de la liturgie. Selon sa sensibilité, on se réclame de la « messe de toujours » ou bien de la réforme voulue par Vatican II. Le pape François ne souhaite pas faire de la liturgie un sujet de discorde, mais en montrer toute l’importance pour la foi et l’unité. C’est dans cet esprit que s’inscrit le propos de Louis-Marie Chauvet. Tout en prenant acte des mutations de la société contemporaine dans son rapport au sacré, au rite, à la célébration, il reprend, pas à pas, la structure de la liturgie eucharistique pour en expliquer la cohérence et le sens profonds.

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe
Maïte Roche

La messe expliquée avec des mots tout simples et des illustrations pleines de rondeur. On y retrouve les moments principaux de la liturgie, toujours à hauteur d’enfant. Tout le savoir-faire d’une auteur qui sait trouver les mots et les images pour permettre aux enfants de vraiment vivre la messe !

Editions Mame

Acheter pour 14.90 CHF

Pour commander

Cheyres: nouveaux communiants accueillis par la communauté de Cheyres

Que la lumière que vous venez de recevoir et de déposer sur cet autel brille dans vos cœurs toute votre vie ! Ces paroles de Gérard Dévaud, répondant de la communauté de Cheyres, ont été adressées aux premiers communiants présents à l’église de Cheyres, sous le regard de Marie, lors de la messe du 2 juin.

Ces enfants ont répondu à l’invitation des Conseils de communauté de Cheyres et Font-Châbles, souhaitant leur faire partager une célébration en leur église, en présence des paroissiens.

Une messe introduite en douceur par Alicia au piano sous le regard de l’abbé Darius, officiant pour cette célébration.

La lecture de ce jour a permis au célébrant de développer le cadeau de libération offert par Jésus suite au sabbat des anciens avec ses contraintes.

Le chœur mixte avec ses chants, la prière des fidèles parlant aux enfants, le silence en musique durant l’offertoire, le Notre Père en se donnant la main, cette célébration sentait bon l’esprit de famille de la communauté. L’abbé Darius n’a pas manqué de le humer et de remercier les  auteurs  et acteurs d’un si beau moment.

Denyse Chanez a joint ses remerciements et a pu inviter l’assemblée à l’apéritif, moment de convivialité chantant pour l’anniversaire de deux enfants et d’échanges avec parents et participants.

Prière du Soldat de montagne

Procession eucharistique en la basilique Saint-Pie X, à Lourdes.

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo : Jean-Michel Moix 

Récemment, du 24 au 26 mai, le sanctuaire de Lourdes accueillait un pèlerinage militaire international. Voici une prière, extraite du carnet de soldat-pèlerin, et que nous pouvons faire nôtre, nous qui sommes (spirituellement) des soldats du Christ ! 

Seigneur Jésus, toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ; toi qui es né au hasard d’un voyage et as couru toutes les routes, celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication : tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un montagnard.

Seigneur Jésus, toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne, pour trouver le silence, retrouver le Père ; pour enseigner tes Apôtres, proclamer les béatitudes, pour offrir ton sacrifice, envoyer tes Apôtres, et faire retour au Père, attire-moi vers en haut, fais de moi un soldat de la montagne.

A l’exemple de saint Bernard (de Mont-Joux), j’ai à écouter ta parole, j’ai à me laisser entraîner par ton amour ; si je suis tenté de vivre tranquille, tu me demandes de risquer ma vie, pour la défense de mes frères ; si je suis tenté de m’installer, tu me demandes de marcher en espérance vers toi, le plus haut sommet, dans la gloire du Père ; fais de moi un vrai soldat de montagne, créé par amour pour aimer ; fais Seigneur que je marche, que je monte par les sommets, vers toi, avec toute ma vie, avec tous mes frères, avec toute la création, dans l’audace et l’adoration. 

Pour la 1re fois hospitalier: témoignage de Maxime Pochon

En mai a eu lieu le 100e Pèlerinage interdiocésain de Suisse romande à Lourdes. J’ai eu la chance de vivre ce 100e pèlerinage qui, pour moi, était le premier.

Odile Ansermet, accompagnée de son fils et de sa belle-fille.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : Jean-Claude Gadmer, Bernadette von Niederhäusern

Dès le début du voyage, nous sentons un esprit de fraternité entre les pèlerins. Dans le car, nous sommes accompagnés par des prêtres et des laïcs qui nous invitent à prier et à chanter la Vierge Marie. Nous étions près de 2000 à prendre part à ce pèlerinage cette année. Ici et là, j’ai croisé des pèlerins de notre paroisse. La solidarité commence en famille, comme par exemple, pour Odile Ansermet, qui était accompagnée de son de fils Pascal et de sa belle-fille Christine.

La réussite de ce pèlerinage vient surtout de l’aide de tous les hospitaliers. Ces personnes qui se mettent à disposition pour la modique somme de cent francs et qui paient leur voyage. Ce sont vraiment des héros qui aident les personnes dans le besoin.

De nombreux hospitaliers dans la Broye

Dans notre paroisse, nous avons beaucoup d’hospitaliers. Cette année plusieurs nouveaux hospitaliers se sont engagés. Leur motivation principale est une envie de se mettre au service. 

Deux hospitalières qui sont déjà venues en tant que jeunes : Marie-Thérèse Monney et Bernadette Zimmermann. Deux autres sont venus pour la première fois et directement en tant qu’hospitaliers, ce sont Nicolas Kilchoer et Maxime Pochon. Le plus jeune de tous était Maxime Pochon, âgé de 21 ans, travaillant dans l’agriculture. J’ai été à sa rencontre. 

Témoignage personnel

Quelles ont été les motivations de participer au pèlerinage en tant qu’hospitalier ? Le témoignage de Maxime Pochon :

« J’avais envie d’aider les personnes en situation de handicap et en même temps c’était l’occasion pour moi de vivre ce pèlerinage. Mes grands-parents m’ont raconté qu’il y avait beaucoup d’émotions et cela m’a donné envie de faire cette expérience. Denis Rossier, responsable des brancardiers de la Broye, m’a encouragé à vivre cet engagement et m’a bien expliqué. J’ai fait le voyage en train. Dès le début, il y avait une bonne ambiance, comme une famille. Même si on ne se connaît pas, chacun discute avec les autres.

La remise des brassards a été un moment intense. Je me suis senti porteur d’une mission : être attentif à ceux qui ont besoin d’un coup de main. A la messe internationale, j’ai eu l’honneur de porter la croix à la procession d’entrée. C’était impressionnant et touchant. On percevait l’unité et la communion entre tous. Mon cœur fut rempli de chaleur et d’émotion. Tous les soirs, la procession aux flambeaux était d’une beauté indescriptible. Dans tout le sanctuaire, nous étions baignés dans la prière soit par le chapelet ou par les chants à Marie en diverses langues.

La première année comme hospitalier, nous sommes coachés et bien entourés. Nous pouvons visiter les différents services et choisir où nous voulons nous engager les prochaines années. Dès le premier jour, je me suis dit que je reviendrai aussi longtemps que je pourrai. C’est une expérience magnifique ! Quand on a le virus de Lourdes, c’est difficile de s’en débarrasser. »

Un grand Bravo et merci à tous ces hospitaliers. Et pourquoi pas vous l’année prochaine ?

Lors de la messe internationale, Maxime Pochon porte la croix lors la procession d’entrée.

Mettre Dieu dans ses bagages!

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

La fin de l’école est là, et pour les enfants et les parents, c’est un autre temps qui commence. Nous gardons nos activités biologiques essentielles : nous continuons à dormir, à manger, à nous laver (moins souvent quand même) et à collaborer avec nos proches ; mais nos rythmes sont différents : les enfants se lèvent plus tard (ou plus tôt), les repas sont plus longs (ou plus courts), les activités se passent davantage en plein air qu’à l’intérieur. Que ce soit à la montagne ou près du lac, nous renouons avec les rochers, la terre et l’eau qui nous environnent, et nous retrouvons notre place au sein du vivant.

Dans tout cela, Dieu reste présent à nos vies et à notre cœur ; et souvent, la beauté d’une forêt, la majesté de la montagne ou la brièveté d’une lumière nous touchent et nous révèlent la Beauté de tout ce que Dieu nous donne. Dieu ne cesse de nous donner la vie et l’énergie dont nous avons besoin pour vivre en relation. C’est aussi à nous de lui donner sa place et son temps (est-ce que j’ai pris un Nouveau Testament ou un livre de méditation dans mon sac à dos ? Est-ce que je préfère lui parler le matin ou le soir, en forêt ou au sous-sol de la maison ?) Ce qui est sûr, c’est que du côté de Dieu tout est donné afin de nous aider à grandir. De notre côté, lui ouvrons-nous notre cœur ?

Dans les dix vertus que le pape François a méditées durant ses audiences générales, il nous propose de viser l’essentiel : s’ouvrir à un amour audacieux. Cet amour est l’œuvre de l’Esprit-Saint et fait naître le désir de partager l’amitié avec Dieu et avec tous. Cet amour va à contre-courant de nos habitudes (la critique, le racisme, la moquerie) et nous pousse là où nous n’irions pas spontanément : entrer en relation avec un étranger, faire le premier pas après une dispute, donner à quelqu’un qui ne peut nous rendre, pardonner à celui ou celle qui ne nous aime pas. Grâce à l’Esprit de Dieu nous prenons des risques calculés afin d’aller où humainement nous n’irions pas. C’est cet amour audacieux que je vous souhaite pour aujourd’hui et pour demain, faites bouger les choses par amour, soyez audacieux !

Bel été !

Les processions de la Fête-Dieu pas trop perturbées par la météo

Bien que capricieuse, la météo n’a pas trop perturbé le bon déroulement des quatre processions de la Fête-Dieu, prévues dans la paroisse et qui ont pu se dérouler presque normalement à Estavayer, Seiry, Cugy et Forel. Nous publions dans ces deux pages quelques reflets en images de ces célébrations.

Photos : Georges Losey (Estavayer), André Bise (Seiry), Francis Roulin (Forel) et Andrien Berset (Cugy)

A Cugy…

… à Forel…

… à Seiry…

… et à Estavayer

Eveil à la foi: Elisabete

Célébration de Noël à l’église de Monthey pour les tout-petits.

En avril, a eu lieu la dernière rencontre d’année d’Eveil à la foi. Les tout-petits ont fêté Pâques et ont rejoint la communauté paroissiale à la messe. Ils lui ont présenté le fruit de leur année. Ce fut aussi l’occasion pour la paroisse de remercier Elisabete Francisco pour son engagement.

Par Sandrine Mayoraz et Marta Zaremba | Photos : Sandrine Mayoraz

Eveil à la foi, pour les petits

Pendant cette année pastorale, une trentaine d’enfants et leurs parents se sont rencontrés pour les temps forts de l’année : la Fête paroissiale, l’Avent, Noël, les Rameaux et Pâques. En collaboration avec l’équipe diocésaine, l’équipe d’animation initie les tout-petits aux gestes et aux lieux de la prière et de la foi, un moment partagé avec toute la famille. Nous espérons que les enfants vont profiter de cette amitié avec Jésus avec l’aide de leurs parents et de leur entourage.

Et pour leurs parents aussi

Pour les parents, l’Eveil de la foi est aussi un temps précieux.
Avec nos enfants, nous redécouvrons chaque fois des choses qui sembleraient basiques et simples, mais qui sont en effet de grande importance et grande profondeur pour les personnes de tout âge. Nous profitons avec nos enfants du témoignage et de l’expérience d’Elisabete, animatrice, ainsi que de sa simplicité dans les échanges et de son accueil.

Merci Elisabete

La paroisse trouve ici l’occasion de remercier Elisabete Francisco pour l’engagement qu’elle a exercé avec fiabilité, enthousiasme et cœur. Dès son arrivée à Monthey, en 2016, Elisabete a frappé à notre porte avec le désir de mettre ses compétences à disposition de la paroisse. Elle a toujours donné du temps pour partager sa foi, elle a enseigné la catéchèse dans sa paroisse au Portugal. Avec sa petite qui était encore un bébé, elle a rejoint l’Eveil à la foi de Monthey. Puis, elle a pris la responsabilité de l’équipe. Elisabete a toujours été chaleureuse et charismatique. Elle a réussi, grâce à ses nombreux talents, à transmettre à nos plus petits la joie de la foi, à leur apprendre comment créer les liens et découvrir Jésus-Christ dans notre vie. Après ces années d’engagement, Elisabete se retire. Nous lui souhaitons une belle suite dans ses projets en Eglise et en famille.

Merci Elisabete pour ton engagement à l’Eveil à la foi.

Session diocésaine: stop à «on a toujours fait comme ça»

Texte et photo par Gérard Dévaud

« Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »
Is 43, 18-19

Mardi 7 mai dernier, plus de 400 agents pastoraux prêtres et laïcs de tout notre diocèse se sont retrouvés à Genève autour de notre évêque, Mgr Charles Morerod.

Partant du constat que, tout comme notre monde qui ne cesse d’évoluer, l’Eglise doit également opérer un changement dans sa forme et sa manière afin de rejoindre au mieux les attentes du peuple de Dieu.

Après un état des lieux de notre diocèse par notre évêque ainsi que par ses représentant(e)s des régions diocésaines, Mme Marie-Christine Carayol, spécialiste de la coopération au service de la mission de l’Eglise, a présenté les enjeux du changement. C’est ainsi qu’elle a parlé de déni, de fuites (petits ajustements qui ne résolvent rien), de crise… mais aussi d’évolution (prise de conscience nous permettant une ouverture à une nouvelle manière de penser et à un développement de nouvelles pratiques débouchant sur un changement durable) ainsi que d’équilibre et de stabilité.

C’est dans cette optique que tous les participants ont réfléchi ensemble, à la lumière de la Parole et en petits groupes, à des pistes concrètes pour continuer d’être ferments de Vie dans notre société, pour que, comme dit Mgr Morerod, on puisse dire que « l’Eglise, c’est l’Evangile qui continue ».

Puis, pour terminer la journée, chaque participant a eu l’occasion de s’exprimer et poser des questions aux intervenants et à notre évêque. Journée riche qui nous prépare à la suite du processus qui se déroulera l’an prochain.

Reportage sur la journée des servants de messe

La file des servants avant la messe.

Une grande journée diocésaine a été organisée le lundi de Pentecôte (20 mai) pour tous les servants francophones de messe de notre diocèse. Elle a rassemblé une centaine de servants à Martigny. Rodéric Pungier, servant de messe à Choëx, nous partage ses impressions.

Par Rodéric Pungier, 12 ans
Photos : DR

Nous commençons cette journée avec les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz en prenant le train à la gare CFF de Monthey. Arrivés à la gare de Martigny, nous avons marché jusqu’à l’église de Martigny Bourg. 

Les organisateurs nous ont expliqué le déroulement de la journée. Répartis en sept groupes pour 150 servants de messe, nous avons « customisé » nos t-shirts blancs en les bombant. C’était la première étape du grand jeu. Ce dernier était une course d’orientation religieuse, qui était vraiment bien encadrée, intéressante et amusante. 

Nous avons pique-niqué dehors, puis des ateliers étaient organisés : 

– visite du clocher de l’église ; 

– recherche/découverte des chapelets dans un parc ;

– saut à la corde…

Nous avons bien rigolé, c’était très sympa. 

Enfin, nous nous sommes préparés pour servir la messe et avons fait une procession incroyable de 150 servants de messe ! Une dinguerie ! Nous avons dû quitter la messe un peu avant la fin pour vite prendre notre train en direction de Monthey et clore cette joyeuse journée ! 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et cette belle organisation. Merci à tous les accompagnants et à tous les bénévoles qui ont donné du temps pour cette journée merveilleuse ! 

Les servants de messe se retrouvent au Théocamp ! (du 12 au 15 août, au monastère de Collombey, cette année. Voir encart ci-dessous). 

Voyage des jeunes en Normandie: un rêve concrétisé

Tous les 3 ans, notre paroisse remercie les nombreux grands servants de messe et jeunes sacristains en leur permettant de vivre un pèlerinage particulier. Cette année, ce pèlerinage a conduit nos jeunes voyageurs durant le week-end de la Pentecôte au Mont-Saint-Michel et à Notre-Dame de Lisieux.Nous avons la joie de partager avec vous quelques témoignages de ces jeunes. 

Propos recueillis par les accompagnants : Nathalie Angelini, Matthieu Angelini, Adey Sancho, Marianne Berset, l’abbé Bernard et Gérard Dévaud
Photos : Matthieu Angelini

« Ce week-end était merveilleux, vraiment ! Merci énormément à la paroisse et à toutes les personnes grâce à qui ce voyage a été possible. Nous avons marché sur les pas de pèlerins et ceux des soldats qui ont sauvé la France. La marche en direction du Mont-Saint-Michel s’est passée sans problème avec une guide de très bonne humeur qui nous rendait attentifs à tout l’environnement. Avec ces paysages à perte de vue, les bâtiments en pierre, ces vestiges de l’époque, comme les véhicules à Gold Beach. Encore une chose : la basilique de Lisieux, c’était un endroit que je ne connaissais pas, mais j’y retournerai, c’était tellement impressionnant. En bref, ce voyage était incroyable, alors juste merci ! »

« Quelques mots pour remercier la communauté et notre Conseil de paroisse pour les magnifiques moments de partages, de joie et d’amitié que nous avons vécus lors de ce pèlerinage. »

« J’ai beaucoup rigolé avec les potes… »

« Plein de nouvelles expériences et de rencontres tout en se rapprochant de Dieu. Ce voyage restera gravé, un grand merci. »

« Très sympathique pèlerinage, bonne équipe et bonne ambiance. »

« L’histoire de sainte Thérèse est très belle et ses textes sont touchants. »

« J’ai adoré découvrir différents endroits magnifiques pour prier… »

« En plus, le temps était avec nous, merci pour tout. »

« Merci pour ce super voyage qui m’a fait rencontrer de superbes personnes. »

« Un grand merci à la paroisse pour ce pèlerinage rempli de plein d’émotions tant au niveau spirituel qu’historique. Ce fut une bénédiction d’accompagner ces jeunes. Un week-end plein d’amour et de communion qui nous a bouleversés, nous les accompagnants. »

« C’était une aventure incroyable pour notre première expérience de pèlerinage que vous nous avez donné la possibilité de faire. Nous vous remercions du fond du cœur. »

« C’était un rêve d’y aller… »

« Une redécouverte de notre foi, de notre histoire, sur les pas des vaillants soldats qui ont combattu pour la liberté : un moment merveilleux et émotionnel, alors un seul mot : merci ! »

« Merci, vous êtes la famille ! »

« De très bons souvenirs et des activités intéressantes et enrichissantes. »

Vivre sans l’eucharistie?

L’eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ».

Par l’abbé Paul Martone
Photo: flickr

« Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie. » C’est ce qu’ont répondu vers 304 les 50 chrétiens d’Abitina (en Tunisie) lorsqu’ils ont été arrêtés alors qu’ils célébraient l’eucharistie pendant la persécution des chrétiens africains. 

Les temps ont changé ! Les chrétiens d’aujourd’hui vivent très bien sans l’eucharistie, alors que celle-ci est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ». C’est par sa célébration que l’Eglise devient Eglise. Nous sommes l’Eglise parce que nous recevons et devenons le corps du Christ. Un chrétien qui pense pouvoir vivre sans l’eucharistie est comme quelqu’un qui s’assied à côté d’une source et meurt de soif.

Je pense que toutes les tentatives de rendre la célébration des messes plus attrayante, avec de nouvelles musiques et de nouveaux textes, tombent à l’eau si nous oublions ce qu’est la messe : la rencontre personnelle avec Jésus ressuscité. « Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie », nous ne pouvons pas non plus vivre aujourd’hui sans la rencontre avec le Christ qui nous fortifie dans notre quotidien et nous aide à mettre concrètement en pratique notre amour pour nos prochains.

Jeune Bénévole : donne tes mains pour servir

Félicitations aux Lauréats : Timéo, Rafaela, Justine, Stella, Leana et Mathilde. Avec Rosanna, en médaillon.

Lors de la messe de la Pentecôte, Aline Jacquier du service diocésain de la jeunesse, est venue pour remettre le diplôme de Jeunes Bénévoles (niveau 1) à sept adolescents de nos paroisses. Durant l’année, ils ont mis les qualités que Dieu leur a données au service des enfants et de nos communautés.

Cette citation de Mère Teresa est au cœur de l’identité des JB.

Par Sandrine Mayoraz
Photos : François-Xavier Mayoraz, DR

En novembre, de retour de leur week-end de formation, ils en parlaient dans les lignes de votre magazine paroissial : « J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité. » A la suite du week-end, ils ont choisi de donner leurs mains, leur temps et leur énergie dans un engagement au sein de nos paroisses. Rosanna, Rafaela et Mathilde accompagnent les enfants à la catéchèse le samedi et pour les célébrations des sacrements. Leana anime une fois par mois une équipe MADEP. Timéo, Justine et Stella se sont engagés dans des projets communs, avec l’intention particulière de tisser des liens dans la communauté, notamment par la soupe de Carême.

Ceci est réalisé grâce à des adultes qui leur laissent une place et qui les soutiennent dans leurs premières expériences ecclésiales. Merci à chacun pour son engagement et pour bâtir une communauté vivante. Que l’Esprit-Saint continue d’aviver votre foi et vous donne la Joie.

Leana nous partage son expérience de JB1 :

« Je m’appelle Leana et j’ai bientôt 16 ans. Je suis en première année de CFC de fleuriste à Monthey. Je fais partie de groupes Relais Monthey-Choëx depuis bientôt sept ans. J’ai fait le week-end JB 1 en 2022 et depuis septembre 2023, je m’occupe aussi avec Sandrine d’un groupe MADEP. J’aime trop être avec des plus petits et les accompagner comme on l’a fait pour moi. Car au cours de mes sept ans j’ai participé trois fois au camp de la Montée vers Pâques et cela m’a beaucoup fait évoluer dans ma foi et dans ma vie en général. Je trouve important de créer la relève. Cela me fait plaisir de voir des plus jeunes avec la foi et de la motivation. 

Mon but est de créer un groupe uni avec qui ils pourront toujours s’amuser et partager de bons moments, dans lequel ils évolueront. Je me suis déjà occupée de l’organisation d’une de nos rencontres après Pâques. Le but était de faire une mosaïque géante dehors de ce qu’ils voulaient. Ils ont directement pensé à la croix de Jésus. C’était beau de voir comment ils s’organisaient ensemble pour le faire et ils ont très bien réussi. »

Saint Théodule patron de l’église d’Aumont

Il est fêté le 16 août.

Par Marianne Berset
Photo : LDD

Saint Théodule fut probablement un missionnaire venu d’Orient et le premier évêque du Valais à la fin du IVe siècle. Sous la direction de saint Ambroise, il va christianiser les régions alpines alors intégrées à l’empire romain. De ce fait, il devient évêque d’Octodure (aujourd’hui Martigny). Sa participation au concile d’Aquilée en 381 ainsi qu’une lettre du synode de Milan attestent de sa mission. Il défend la foi catholique et œuvre pour développer le culte des martyrs (saint Maurice et ses compagnons). A la suite de miracles qui lui sont attribués, il est nommé saint patron des vignerons.

A Aumont

Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, l’Eglise de Sion possède un vaste patrimoine dans le diocèse de Lausanne, elle le vend entre 1244 et 1295 tant à la Savoie qu’à l’Eglise de Lausanne et à la famille des seigneurs d’Oron. La chapelle Saint-Théodule d’Aumont, mentionnée en 1442, fut rebâtie de 1824 à 1826.

Le chœur de l’église a été restauré en 1954, sous la direction de MM. Rosset et Matthey. L’autel a été refait avec une table en grès que surmonte un grand retable de M. Paul Monnier. Au centre, l’artiste a représenté saint Théodule à Sion dans la cité épiscopale de ses successeurs, dominée par l’église de Valère. Saint Théodule, la crosse à la main gauche, montre une maison en flammes, tandis qu’une femme éplorée et des soldats romains sont terrassés au milieu des vestiges du paganisme vaincu. De l’autre côté, Monnier a groupé des chrétiens qui implorent leur Evêque et qui ainsi s’oppose à la stupeur des païens de l’autre volet.

Astrophysique et religion

Jean 8, 23 : « Et il leur dit : vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut : vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. » Quel est ce monde dont nous parle le Christ ? Lorsque les scientifiques veulent comprendre l’Univers, se rapprochent-ils de ces mondes d’en bas et d’en haut ?

Par Pierre Guillemin | Photos : DR

Astrophysique et astronomie, quelle différence ?

L’astrophysique est une branche de l’astronomie. L’objectif est de comprendre les objets de l’Univers (étoiles, planètes, galaxies, composition de l’espace intersidéral) grâce à des moyens issus de la physique. Ainsi, des études portant sur le spectre lumineux ou électromagnétique, densité, composition chimique de ces mêmes objets célestes formeront les axes d’investigation des scientifiques. 

L’astronomie est la science de l’observation des corps célestes : leurs mouvements, leurs origines, leurs états (naissance, vie, mort des étoiles par exemple) et aussi leurs propriétés physiques et chimiques incluant les résultats de l’astrophysique.

Représentation d’Eratosthène à Alexandrie, qui a calculé la circonférence de la Terre avec une précision étonnante.

La plus ancienne des sciences

L’archéologie a montré que, déjà à l’âge de bronze, les premières civilisations observaient le ciel, repéraient certaines constellations, admettaient le cycle des saisons, identifiaient les équinoxes et les solstices.

Dès le IIIe siècle av. J.-C., Aristarque de Samos (310 av. J.-C. – 230 av. J.-C.) élabore la théorie héliocentrique de l’Univers (les planètes tournent autour du soleil) mais cette idée fut déclarée hérétique en contredisant la vision géocentrique (pensée d’Aristote) de l’Univers liée à la distinction entre une Terre centre du monde jugée imparfaite et un monde extérieur synonyme de perfection qui s’articule autour de notre planète. 

La question de la forme de la Terre et donc des planètes par extrapolation est résolue dès l’Antiquité, même si le refus de l’évidence dura jusqu’à la fin du Moyen-Age. Rappelons que les voyages de Christophe Colomb, de Magellan à la fin du XVe et au début du XVIe siècle ont pour but de (re)démontrer que la Terre est une sphère (qui n’est d’ailleurs pas parfaite !). Il semblerait que Thalès de Milet (de -625 à -547) ait été le premier à s’être réellement posé la question de la forme de la Terre. Mauvaise pioche toutefois puisqu’il supposait une Terre en forme de disque plat sur une vaste étendue d’eau. C’est ensuite Pythagore (de -580 à -495) et Platon (de -428 à -348) qui lui (re)donnent une forme sphérique jugée plus rationnelle. Et enfin Aristote (de -384 à -322) qui en apporte quelques premières preuves observationnelles comme la forme arrondie de l’ombre de la Terre sur la Lune lors des éclipses. Un fait qui ne paraît alors pas réellement choquer son monde.

Il ne faudra d’ailleurs ensuite pas attendre bien longtemps avant qu’Eratosthène (de -276 à -194) n’en calcule la circonférence. Il avait remarqué qu’à midi, le jour du solstice d’été, il n’y avait aucune ombre du côté d’Assouan. En mesurant l’ombre d’un bâton planté à Alexandrie au même moment et en connaissant la distance qui sépare les deux cités, il déduit la circonférence de la Terre avec une précision assez étonnante : 39’375 kilomètres contre quelque 40’000 kilomètres pour les estimations actuelles.

Observer, étudier, comprendre

En cherchant à mieux décrire l’Univers, les astronomes et les astrophysiciens se sont souvent trouvés dans une situation difficile, vitale parfois, face à une vision religieuse de cet Univers. Cependant, l’Eglise n’a jamais fermé la porte à l’exploration scientifique bien au contraire : citons les travaux de Boèce (début du VIe siècle), de saint Bède le Vénérable (VIIIe) qui établit les règles scientifiques pour le calcul des dates des fêtes et le calcul du temps (calculs liés à l’observation de la course des planètes, la Lune en particulier) ou de Gerbert d’Aurillac (pape Sylvestre II). D’un point de vue philosophique, l’opposition de l’Eglise est davantage liée à son rôle au sein de l’humanité plutôt qu’à la négation systématique du fait scientifique. Certes, Copernic et Galilée sont les exemples les plus célèbres de cette contradiction entre l’observation objective de l’Univers et la croyance issue d’une lecture littérale des textes religieux. Mais, parallèlement, le pape Grégoire XIII crée en 1578 l’Observatoire du Vatican et en confie la gestion aux Jésuites astronomes et mathématiciens du Collège Romain avec pour premier objectif la réforme du calendrier qui aboutira en 1582 au calendrier grégorien à la suite des travaux de Christopher Clavius.

Mais l’observation ne suffit pas à élaborer une vision scientifique : il faut développer la ou les théories pour que l’observation ne soit plus considérée comme le résultat d’un hasard, mais comme le résultat de lois, de développements mathématiques et finalement obtenir une relation de cause à effet. C’est Isaac Newton qui, en formulant la loi de l’attraction des corps (la loi de la gravitation) associée à ses lois du mouvement, permet finalement de donner une explication théorique au mouvement des planètes. 

Et maintenant ?

En étudiant l’Univers, plus les scientifiques avancent dans leurs recherches, leurs observations, leurs théories, plus de questions se posent. En particulier, comment pouvons-nous comprendre la naissance de l’Univers (si tant est qu’il y ait eu naissance) et son évolution ? 

Parmi ces questions, celle de la matière noire occupe une place très importante dans les recherches modernes. En effet, dans le cadre de la théorie de la gravitation d’Einstein, un des paramètres fondamentaux est la matière, incluant la matière noire, qui jouerait un rôle essentiel dans la création des grandes structures (le squelette de l’Univers). Cette matière noire expliquerait pourquoi notre Univers se compose de galaxies, d’amas de galaxies, mais aussi de vides immenses. Mais, si on ne la détectait pas, il faudrait alors revoir la théorie de la gravitation d’Einstein. Pour comprendre le concept de matière noire, il faut la définir par rapport à la matière ordinaire et à l’antimatière :

La matière ordinaire compose tout ce qui nous entoure, comme les atomes de notre corps, les étoiles ou les planètes. Selon ses propriétés, de charge électrique, de masse, et bien d’autres se rapportant à sa nature quantique, elle peut interagir avec les quatre interactions fondamentales (voir encadré).

La matière noire est une matière hypothétique qui ressentirait la gravitation et n’interagirait que par interaction faible avec la matière ordinaire.

L’antimatière : à chaque particule correspond une antiparticule. Leurs propriétés sont quasiment identiques. Une particule et son antiparticule ont la même masse, mais des charges électriques opposées.

La question qui se pose est de savoir quelle est la place de la Terre dans ce vaste champ d’investigation. Elle est unique puisque nous y vivons, mais est-elle unique parmi les autres planètes de l’Univers ? Comment s’exprime alors la volonté de Dieu, Créateur de l’Univers ? 

Jean 8, 23 : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. »

Le pape Sylvestre II fut un astronome reconnu. Dans sa correspondance, il explique notamment comment construire une sphère armillaire.

Les quatre interactions fondamentales

• La gravitation : gravité, pesanteur, système solaire, galaxie…

• L’interaction faible : processus radioactifs qui transforment un proton en neutron et réciproquement.

• L’interaction forte : force qui, entre autres, lie les protons et neutrons qui composent les noyaux des atomes.

• L’interaction électromagnétique: électricité, magnétisme, cohésion des atomes et des molécules.

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