Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Padre Pio. Sa vie est marquée par des douleurs surhumaines qu’il supportait avec l’aide de la grâce de Dieu, raison pour laquelle il apporte réconfort dans nos épreuves physiques, mentales ou spirituelles.
Une bonne douzaine de soupes de Carême ont eu lieu durant le mois de mars. Les dernières seront servies le Vendredi saint (à Cheyres, Cugy, Montet, Nuvilly, Rueyres-les-Prés et Seiry). Voici quelques reflets illustrés des deux soupes de Carême qui ont eu lieu au début du Carême à Vuissens et Font. (cjy)
Photos : André Bise (Font) et Gérard Dévaud (Vuissens)
Avec cet article s’ouvre une nouvelle rubrique littéraire, dont la rédaction a été confiée à M. Benjamin Mercerat. Enseignant de français et écrivain, il aborde ici l’œuvre d’un écrivain et poète suisse romand bien connu : Charles Ferdinand Ramuz.
Par Benjamin Mercerat | Photo : Centre des littératures en Suisse romande (UNIL)
C. F. Ramuz : ce nom déclenche généralement des réminiscences de lecture scolaire, voire réveille le préjugé voulant qu’il s’agit là d’un auteur rustique ne sachant pas sa syntaxe – par ignorance – ou faisant comme s’il ne la savait pas – par préciosité. Ramuz et le Valais : La Grande peur dans la montagne, bien sûr ; Farinet, évidemment ; si ces romans ne déméritent pas, on a tendance à oublier que plus du tiers de ses 22 romans sont situés en Valais, ainsi que de nombreuses nouvelles.
Faisons nos premiers pas sur les traces de Ramuz en Valais avec une de ces nouvelles. Publiée dans le recueil Nouvelles et morceaux en 1910, on gagne à y lire, par-delà sa simplicité apparente, une parabole décrivant la pensée de l’auteur, cet agnostique étonnamment religieux.
« Le Pauvre vannier », c’est Anselme, artisan vieillissant supplanté par un jeune concurrent, délaissé par les villageois. Il prend alors, tel un pèlerin, sa cape et son bâton d’épine, et marche « droit devant lui dans la montagne », décidé à s’y abandonner. Or, épuisé, la montagne s’ouvre à lui, lui donnant accès au Paradis. Tout humble, il n’arrive à croire qu’il est accepté parmi les « élus ». Dans cet Au-delà, chacun retrouve sa maison, mais toute neuve ; et chacun reçoit sa nourriture quotidienne. L’activité principale du village, c’est la Louange. La première chose qu’aperçoit Anselme est une grande procession autour de l’église, emmenée par l’Evêque.
Cependant, Anselme commence à s’ennuyer de son travail de vannier ! Au point de demander à l’Evêque de faire un aller-retour sur terre pour s’y procurer de l’osier afin de se remettre à l’ouvrage. Ce dernier, ainsi que les villageois et les anges, tentent de l’en dissuader, mais rien n’y fait. Le pauvre vannier est retrouvé mort par des bergers, quelques jours après sa fuite du village.
Dans cette nouvelle, Ramuz témoigne de sa métaphysique agnostique : pour ce grand artisan du roman, c’est le Travail qui sauve, à défaut d’un Dieu pouvant être reconnu. Or, situé dans un cadre catholique, qui est celui que Ramuz a connu lors de ses séjours valaisans, où il assistait à la Messe avec intérêt, le tragique de cette conception se fait probant : en exprimant la fin d’Anselme, l’auteur exprime peut-être ce qu’il pressent au fond de lui : ce n’est pas notre propre Volonté qui nous sauve, notre propre mérite, autonome ; mais c’est notre mérite en tant qu’il participe à la grâce divine, comme l’établit le Catéchisme de l’Eglise catholique.
Bibliographie :
C. F. Ramuz, Nouvelles et morceaux (1910) in Œuvres complètes, éditions Rencontre, 1967. Robert Marclay, Ramuz et le Valais, Payot, 1950.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
La prière du coeur Frère Jean
Comme l’amour, la prière du cœur ne s’apprend pas, elle se vit joyeusement dans un cœur à cœur. Elle est le signe d’une rencontre, celle de l’homme avec Dieu. La prière est un art, le plus beau des arts, un art de vivre ! Elle est un engagement, un acte de dévotion, comme une goutte de lumière qui nous pénètre et nous transfigure, un état d’émerveillement face à l’infini. Le Frère Jean, moine orthodoxe français, nous propose, en dix chapitres, un chemin à parcourir pour incarner la réalité de la prière où Dieu est présent même si nous ne sommes pas toujours présents à Dieu.
Raphaël Engel travaille à Genève comme journaliste aux magazines de la RTS. En 2021 est diffusé A deux pas de l’infini, reportage qu’il réalise pour l’émission « Passe-moi les Jumelles » et qui propose une immersion auprès des moines-paysans de l’abbaye cistercienne de Hauterive, près de Fribourg. Le livre qu’il publie s’inscrit dans la continuité de ce reportage, sous la forme d’un récit de voyage relaté en 18 journées marquantes passées auprès des moines de Hauterive. Le journaliste y poursuit sa réflexion personnelle entamée lors de la rencontre avec ces 15 « chercheurs de Dieu ».
Habiter le silence dans la liturgie Pascal Desthieux
Dans ce livre, l’auteur focalise son attention sur un aspect méconnu de la réforme liturgique : l’observation du silence comme forme de participation active des fidèles. Pourquoi du silence dans la liturgie, quel type de silence, comment la Bible ou l’enseignement de l’Eglise parlent-ils de ce silence, autant de points qui font l’objet de sa présentation. Le silence a toute sa place dans la messe de Vatican II. Il favorise la participation active de tous et implique toute la personne. Il contribue au bon déroulement de la liturgie, permettant de passer sans précipitation d’un rite à l’autre. Plus encore, il favorise un climat d’intériorité qui s’enrichit de la prière de chaque participant. Le silence liturgique aide à rencontrer Dieu, à se tenir éveillé en sa présence, à créer un espace pour accueillir sa parole et lui répondre, grâce à l’Esprit Saint. Discrète, la place qu’occupe le silence dans toute liturgie est essentielle.
Le trésor de la petite église Sophie de Mullenheim – Tania Rex
« Un rayon de soleil traverse les vitraux et illumine la petite église. – Un trésor ! s’émerveille Lou. Où est-il ? – C’est à vous de le trouver. Mais je peux vous guider un peu. Lou et Tom se regardent en silence. Un trésor, c’est fabuleux, non ? »
Une belle histoire à lire en famille pour rencontrer et aimer Celui qui fait battre le cœur des églises.
Prévue initialement dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, la conférence donnée le 6 mars dernier, au centre des Focolari à Montet par le pasteur Martin Hoegger, a débuté par une réflexion sur la parabole du bon samaritain – thème 2024.
Par Nicole Monnard Photo : Pierre Bondallaz
Dans ce récit (Lc 10, 23-38), un spécialiste de la loi interroge Jésus sur la manière d’obtenir la vie éternelle. Jésus le renvoie aux Ecritures. Le légiste cite immédiatement le double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même » mais il interroge encore Jésus : « Qui est mon prochain ? » Nous connaissons la suite, Jésus raconte l’histoire de cet homme attaqué, dépouillé, roué de coups et laissé à moitié mort au bord du chemin. Marchant sur cette route, un prêtre puis un lévite font sciemment un détour afin d’éviter le blessé.
C’est finalement un étranger qui, pris de pitié, s’approche du malheureux.
On peut associer le Christ à celui qui prend soin, qui témoigne compassion et miséricorde pour cet être blessé. Il donne (temps, argent…) et promet (le surplus) à son retour. Oui, Dieu donne toujours en plénitude ! L’auberge est la représentation de l’Eglise : qui accueille, veille et attend le retour de son Sauveur.
Un enrichissement mutuel
L’unité chrétienne est fondée sur cette double loi de l’amour, s’il n’y a pas d’abord l’accueil et le respect de l’autre, il ne peut y avoir réellement unité ecclésiale. En hébreu, Natan signifie « donner ». Ce mot lisible de gauche à droite ou inversement (palindrome), nous parle d’un échange des dons : un enrichissement mutuel.
Les chrétiens de toutes confessions peuvent-ils mettre en évidence leur foi commune et accueillir comme un cadeau la manière différente dont les autres vivent et expriment leur propre foi ? Pouvons-nous apprendre les uns des autres ? Osons-nous vivre un « œcuménisme des mains blessées » en étant prêts à montrer les uns aux autres nos blessures respectives sachant que nous ne pouvons pas nous guérir ou nous sauver nous-mêmes ? (P. Murray)
Martin Hoegger nous a partagé avec enthousiasme divers engagements vécus : Forum Chrétien mondial et romand, JC2033 : jubilé œcuménique, le chemin d’Emmaüs : pèlerinage œcuménique, Ensemble en chemin (60 mouvements et communautés chrétiennes réunies) dont nous lisons ensemble la charte, comme une prière et une envie de faire grandir en nous et autour de nous l’Unité relationnelle et ecclésiale.
Travailler ensemble
« Jésus, nous disons « oui » à ton commandement et aujourd’hui, nous voulons renouveler notre pacte d’amour réciproque. Aimons-nous les uns les autres comme tu nous as aimés. Nous te demandons que l’Esprit Saint renforce notre amour et que tu sois au milieu de nous, comme tu l’as promis. Œuvre en nous et à travers nous quand nous travaillons ensemble pour ton royaume. Amen ! »
Martin Hoegger est un pasteur retraité de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Il a exercé son ministère en diverses paroisses. Il a aussi exercé, pendant plus de 15 ans, un ministère d’accompagnement spirituel dans la Communauté de Saint Loup. Cofondateur de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud (CECCV) en 2003, il en a été son président puis son secrétaire exécutif pendant dix ans, en tant que responsable de l’œcuménisme de l’EERV. Pour en savoir plus sur ses activités et ses publications : https://martin.hoegger.org/index.php/qui-suis-je
Des rencontres en petits groupes, des retraites, des goûters, des jeux et bien sûr un peu de caté : le cheminement pour arriver à la fête de la confirmation est beau et riche en émotions !
En ce jour du 25 février 2024, le ciel est bleu et la météo est douce mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration. Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.
Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs et à la fanfare pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin, merci à nos prêtres et au vicaire général, Pierre-Yves Maillard, qui a confirmé les 21 jeunes et une super maman, Rosalba Camacho ! Voici son témoignage :
Pourquoi avoir fait ma confirmation aujourd’hui, à l’âge de 40 ans et pas avant ?Je crois que le timing choisi par Dieu est parfait !Ces quelques dernières années j’étais perdue psychiquement et émotionnellement.Parfois j’ai cru que ma vie était finie.Soudain j’ai motivé mon fils à suivre le parcours vers la confirmation. C’était génial ! Mais moi-même je continuais à me sentir vide, triste, seule et désespérée…C’est à ce moment-là que j’ai ressenti le besoin de prier et de suivre moi aussi le chemin de la confirmation et petit à petit ce vide que j’avais en moi s’est rempli de paix et d’amour.J’ai senti en moi que je n’étais plus seule.Le 25 février j’ai ressenti comme avoir « mangé une grosse assiette de paix intérieure ». Avoir suivi ce parcours en même temps que mon fils est une expérience magique. J’invite tous ceux et celles qui se sentent seul.e.s, à tout déposer devant le Seigneur, quels que soient leur tristesse ou leur problème car le miracle existe ! Aujourd’hui je me demande où j’étais et je peux vous dire qu’il est venu me chercher. Et je suis revitalisée et remplie d’une immense foi !
Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février, en l’église de Vouvry :
En ce début du mois d’avril 2024, voilà une année que notre regretté curé Jean-Pascal Genoud s’en est allé en silence rejoindre la maison du Père à la veille de l’entrée dans le Triduum pascal, lui qui aimait tant prêcher, vivre de la Bonne Nouvelle et s’émerveiller de l’action de Dieu dans les vies. Il aura laissé une belle marque dans le cœur de nombreux fidèles de notre paroisse et d’ailleurs.
Durant la vie de quelqu’un, nous avons cette tradition de fêter les anniversaires de naissance pour prendre conscience du temps qui passe et rendre grâce pour la vie reçue de Dieu et donnée aux autres. Les messes d’anniversaire de décès de nos chers défunts nous donnent l’occasion de nous retrouver en famille, de penser à eux et de rendre grâce pour tout ce qu’ils nous ont apporté durant leur vie terrestre. Alors que le silence de la mort semble avoir gagné depuis un certain temps sur le son de la voix de la personne proche qui ne résonne plus à nos oreilles, nos voix s’élèvent vers Dieu durant les messes pour les défunts.
Dans ces moments-là, nous ressemblons aux apôtres enfermés au Cénacle après la mort de Jésus et nous comptons les jours dans l’attente de la Résurrection, qui nous réunira avec tous ceux que nous aimons et qui aiment Dieu au ciel. Cette attente fait grandir en nous le désir de revoir nos défunts, et alors s’ouvre en nous la perspective de l’éternité.
Rythmés par ces messes anniversaires, nous ressemblons aussi aux disciples d’Emmaüs : nous entendons la voix de Jésus qui nous accompagne sur le chemin sans le reconnaître, alors que nous essayons de rester attachés à ses paroles entendues durant sa vie terrestre. Avec saint Paul, nous croyons que tous nous ressusciterons. N’hésitons donc pas à croire par la communion des saints que nos proches défunts veillent sur nous et peuvent passer leur ciel à faire du bien sur la terre.
Cette année, Pâques est déjà passé ; alors que nous fêtons l’anniversaire de décès de Jean-Pascal, Jésus est ressuscité, la vie est redonnée : nous pouvons donc prier pour lui et lui demander de veiller sur notre paroisse du haut du ciel, afin qu’il demande au Bon Dieu d’envoyer des pluies de bénédictions pascales sur nous tous.
A l’occasion de la journée des malades, de nombreuses personnes ont reçu dans toutes les communautés paroissiales le sacrement de l’onction lors des messes dominicales du mois de mars. Sur cette photo, ce sont l’abbé Bernard et le diacre Jean-Pierre Cantin qui officiaient lors d’une messe à la collégiale le 3 mars dernier.
L’homme qui lutte contre la souffrance et la maladie vit une proximité spéciale avec le Christ qui a souffert lui-même et qui vient en aide à ceux qui sont éprouvés. Pour nous, les chrétiens, l’attitude de notre Maître devient un appel. A son image, nous devons « porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6, 2). L’Eglise apporte un soulagement aux malades par le sacrement de l’onction.
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur Photo : Georges Losey
Nous sommes appelés à une attention bienveillante envers nos malades : à les visiter, les soutenir, comprendre, encourager, éveiller leur espérance, soutenir et faire grandir leur foi en priant pour eux et avec eux, en leur portant le Corps du Christ…
Nous lisons dans la lettre de saint Jacques : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (5, 14-15) L’onction d’huile est ainsi devenue un geste sacramentel.
De l’extrême-onction…
Au Moyen Age, on mettait un grand accent sur le péché et la crainte… ce qui a provoqué une pratique d’administrer ce sacrement quand la vie était en péril et que le malade ressentait l’angoisse de l’agonie. On retardait de plus en plus la donation de ce sacrement, jusqu’à ce qu’il prenne le nom d’extrême-onction.
… à un sacrement de vie
Le concile Vatican II l’a redéfini comme un sacrement de vie pour accompagner ceux qui souffrent. Il ne se limite plus aux mourants, mais s’adresse à toute personne confrontée à la maladie ou à la vieillesse. Il représente le réconfort et la paix, le pardon des péchés, la présence et la tendresse de Dieu.
Dans notre paroisse, en lien avec la journée des malades, nous donnons ce sacrement lors des eucharisties dominicales aux malades présents. Cependant, nous encourageons aussi les fidèles à nous inviter, en tout temps, pour exercer ce service sacerdotal auprès des personnes qui vivent dans des établissements médicaux ou qui ne peuvent se déplacer.
Une conférence C’est le titre de la conférence que donnera Mme Alix Noble Burnand, thanatologue et formatrice d’adultes et conteuse bien connue en Romandie, le jeudi 25 avril 2024 à 19h30 au CO de Vouvry, grande salle du 1er étage(Avenue de la gare 31, en face de la gare CFF, places de parc devant le CO). Entrée libre, panier à la sortie, prix conseillé : Fr. 25.–
Dans la dynamique de Pâques Nous sortons de la semaine de Pâques où nous avons célébré le Christ ressuscité. Pour la conférencière, Pâques est un récit de passage à exhumer, un trésor à redécouvrir, sur lequel on est assis ! Pâques nous donne des outils de communication, de transmission, de révélation, un savoir-faire oublié.
Dans un projet œcuménique plus large Invitée par le groupe œcuménique du Haut-Lac, cette conférence fait partie d’un cycle plus large pour aborder la question du deuil et de la mort ! Mme Alix Noble Burnand reviendra dans le secteur le jeudi 7 novembre 2024 à la chapelle protestante du Bouveret pour une « célébration du souvenir » ouverte à tous. En outre, nous avons programmé le dernier spectacle de Fabien Moulin avec sa troupe Silex de théâtre forum : « La fin des haricoTs », sur le thème de la mort, qui sera présenté le dimanche 16 juin en fin de journée à la maison de paroisse de Vionnaz.
Contact dans le secteur pour tous renseignements : Isabelle Pilet au 079 324 79 51 Site web de la conférencière : www.alixraconte.ch
« Le bon berger », tant de tableaux, de gravures, d’images rassurantes d’un homme portant sur ses épaules un mouton. Dieu est là, on ne se perdra pas…
Par Françoise Besson Photos : DR, Pexels
Souvent ignorée ou « invisible », cette petite céramique est accrochée à une paroi du prieuré de Martigny…
Un berger qui prend soin d’un troupeau : une réalité quotidienne pour des hommes, des familles, qui marchent à longueur de jour, prennent soin, cherchent les points d’eau, la meilleure nourriture et reviennent le soir au village ou bien montent un campement dans lequel leur sommeil sera léger, car pour eux, chaque bête compte…
« Compter » : ce mot est bien équivoque ! Il veut en même temps dire « énumérer » : un, deux, trois, quatre… cent brebis ET avoir une valeur qui ne se traduit pas en chiffre : ces brebis comptent pour moi, je les connais, je leur consacre ma vie, mes heures, mes efforts, mon souci, elles ne manqueront de rien, aucune ne se perdra…
Etre une « brebis » on peut rêver mieux comme idéal de foi, mais compter pour quelqu’un, ça nous parle au cœur ! Et dans le cœur de Jésus, tout le monde comptait et ce troupeau innombrable lui nouait la gorge, comme au jour de la multiplication des pains… Pour tout le monde, sans discrimination, il a donné librement sa vie, son temps, son attention, sa compassion.
La vie donnée de Jésus, on a pris l’habitude de la voir sur la croix, seulement voilà : la vie donnée de Jésus, elle est aussi dans tout le reste de l’évangile, sur l’ensemble du parcours, dans les partages, les dialogues, les rencontres des « laissés-pour-compte ». A hauteur de société, c’est sûr, un type comme ça qui ne respecte ni les notables, ni la Loi, ni les rites, il faut l’enfermer, le faire retourner dans sa famille qui arrivera peut-être à en faire façon. Mais à hauteur du Fils de l’homme, la tâche est infinie, personne n’échappe à sa préoccupation, puisque tout le monde compte ! Les malades, les fous, les femmes, les lépreux, les enfants, les « pris en flagrant délit » dont la vie ne tient à plus rien, mais aussi les « normaux » de la société, ceux qui s’intéressent à lui, qui l’invitent en prenant le risque de se faire moucher devant tous les invités, ceux qui sont un peu corrompus, comme Zachée, mais dévorés de curiosité, ceux qui viennent le voir en cachette et bien sûr, tous ceux, innombrables, dont l’évangile n’a pu garder de trace…
Et voilà que Jésus, revenant du monde obscur, fait cette folle demande à ceux qui le reconnaissent, à ceux qui, aujourd’hui encore, reçoivent la Bonne Nouvelle : sois toi aussi un berger, un bon berger et non un mercenaire : prends soin de mes brebis, de mes agneaux, mets-toi à mon école…
On est loin de l’image rassurante de la parabole ! L’invitation fait plutôt trembler, tergiverser : on peut se dire que cette demande n’est faite qu’à Pierre et éventuellement à ses successeurs, comme garants des « vérités théologiques »… On peut se dire…
Mais ici, comme au temps de Jésus, il y a des exclus, les « pas comme nous » qu’on évite, qu’on ne comprend pas, qui nous font peur et nous dérangent… Il y a aussi des gens qui se posent des questions, qui aimeraient bien voir, savoir comment il est possible de croire, de trouver du sens à cette vie… Comme au temps de Jésus, il y a une réalité bien tangible, toujours la même : pour tenir debout, nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de regards aimants ou du moins aimables, sans hostilité ni indifférence, nous avons besoin d’un mot gentil, d’une attention vraie, d’une parole qui apaise…
Ailleurs, Jésus parle d’ouvriers, de main d’œuvre et de moisson abondante, le travail ne manque pas et on ne comptera pas nos heures…
Décourageant d’avance ? Le final du texte de Jean nous sort de l’ornière déjà tracée : cette vie donnée, comme celle du berger, on la reçoit de nouveau, c’est une circulation de vie, comme l’eau dans le bassin d’une fontaine, comme le pain et le poisson quand Jésus a nourri la foule : on donne (le peu qu’on a) et on reçoit… Rien ne nous sera pris, car nous l’aurons donné, dans la grande liberté des enfants de Dieu…
Samedi 24 février, s’est déroulé à la salle de gymnastique de la Stavia le deuxième tournoi de tennis de table organisé à l’intention prioritairement des servants de messe, par l’abbé Darius, maître en la matière comme il l’a montré raquette à la main. Une vingtaine de joueuses et joueurs se sont affrontés une matinée durant et se sont livrés à de nombreux matchs sous la houlette de notre curé avec le concours de nombreux bénévoles, dont plusieurs membres de l’équipe pastorale et d’actifs du club staviacois de tennis de table. Si la participation a été un peu moins relevée que l’année dernière, ces joutes sportivo-pastorales – l’abbé Darius parle d’« évangélisation par le sport » – ont permis, au-delà des résultats, de faire triompher une belle entente fraternelle. (cjy)
Les gagnants Chez les filles : 1. Alya Etienne. 2. Aurélie Pillonel. 3. Lana Vernier. Chez les garçons : 1. Noah Inguscio. 2. Gaëtan Dévaud. 3. Antoine Carrard.
Avant Vatican II, le prêtre, seul, célèbre la messe à voix basse et les fidèles y assistent en spectateurs muets. Après le Concile, de nombreux changements favorisent la participation des fidèles. Aujourd’hui, l’Eglise présente le silence comme un des moyens pour que tous vivent activement la liturgie. Petit tour de la question, en s’inspirant d’un livre rédigé par l’abbé Pascal Desthieux, « Habiter le silence dans la liturgie ».
Par Nicolette Micheli Photos : Mon missel pour aimer Jésus, Artège, p. 40. / La messe des petits, Téqui, p. 50 (Photo scannée du livre de Pascal Desthieux)
Valeur du silence
« Je vous demande de prier le Seigneur pour moi… en silence… » Chacun se souvient de l’intensité de ce silence qui a suivi l’élection du pape François. Dans notre monde bruyant, de nombreuses personnes s’arrêtent dans les églises afin d’y trouver le silence. C’est après Vatican II que le silence est évoqué dans un document officiel de la liturgie. Dans la présentation du nouveau Missel, il est devenu un élément important. « Un silence sacré fait partie de la célébration. Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration » et Pascal Desthieux précise : « Il offre un espace de recueillement, de méditation, de prière. Plus qu’un silence sacré, c’est un silence ouvert au sacré. » Il n’est pas un but, mais un moyen qui met en valeur les paroles et les gestes et permet de mieux les intérioriser. Il témoigne que l’Eglise est Peuple de Dieu où chacun participe activement à la liturgie. La nature du silence varie selon qu’il se trouve avant, pendant ou après l’action liturgique.
Le silence de recueillement
Ce silence aide à sortir de l’agitation pour se mettre en présence de Dieu. Il nous rend attentifs et ouverts à ce qui se passe en nous et autour de nous. Au début de la messe, le prêtre nous invite à un bref silence avant le « Je confesse à Dieu », dans le but de se présenter à Dieu avec nos limites et d’accueillir son pardon. Puis après l’invitation « Prions… », il offre un instant de silence pour établir une relation personnelle avec Dieu et lui confier nos intentions. Ce silence est particulièrement mis en valeur lors des messes de funérailles et surtout durant les offices de la Semaine sainte : silence des cloches dès le jeudi, silence avant la grande prière universelle du vendredi et durant la vénération de la Croix et grand silence du samedi dans l’attente de la Résurrection.
Le silence de méditation
Il nous permet d’être plus disponibles pour écouter la Parole de Dieu et mieux la « ruminer ». Après l’homélie, un silence offre un peu de temps pour méditer le message transmis et marque une pause bienvenue, surtout si l’homélie a été longue…
Le silence de prière
Ce silence est au service de la prière personnelle. On le vit lors de la prière universelle, quand le prêtre propose : « En silence, confions au Seigneur nos intentions personnelles… » et quand le prêtre demande au Seigneur : « Souviens-toi de tes serviteurs qui nous ont précédés… » Prière silencieuse aussi à l’élévation du Corps et du Sang du Christ ainsi qu’après la communion pour permettre à chacun de rendre grâce. Un chant de louange de l’assemblée peut aussi jaillir de ce silence.
Nous laissons la conclusion à Pascal Desthieux : « L’observation de ces silences confirme la place que le célébrant donne à l’assemblée pour que tous soient acteurs de la liturgie. Celui qui préside la messe a une grande responsabilité. La manière d’inviter au silence, de le vivre soi-même et de le conclure fait partie de l’art de célébrer et prend toute son importance. »
Le chant et la musique occupent une place majeure dans les liturgies chrétiennes. Et Dieu sait si c’est un levier pour soulever les cœurs jusque vers Lui… Pierre-Alain, Ariane, Edmond, Bernadette, Laurent et Doris, Sophie et d’autres encore enchantent nos assemblées dominicales par le chant ou la musique. Mais qu’est-ce qui les tient, qu’est-ce qui les pousse ? Regards croisés.
En animation avec Stéphane Crozzoli.
Propos recueillis par Pascal Tornay Photos : DR
Après Bernadette Alimovic et Laurent Bourgeois le mois dernier, nous donnons la parole ce mois-ci à Ariane Bender, musicienne, chantre animatrice et directrice du chœur La Voix des Champs de Charrat et à Pierre-Alain Roh, chantre animateur et membre du groupe de gospel Les 5’cops de Martigny. Ces deux « voix » connues dans la région sont fidèles à l’ambon ; ils ont chacun leur style et ils nous touchent chacun à leur manière. Dans le prochain numéro, nous poursuivrons à la découverte d’autres amis du chant et de la musique liturgique…
Comment le chant habite-t-il votre vie ? Ariane : Toute jeune, j’ai découvert le chant dans le Petit Chœur paroissial. Certains de ces chants m’habitent toujours. La Parole de Dieu m’a pétrie et la musique m’a touchée : c’est ainsi que ma foi s’est construite. Pierre-Alain : La musique, et surtout le chant, font partie de ma vie depuis l’âge de 7 ans. Et après un bref passage par la musique rock entre 17 et 23 ans, il n’est plus question d’autres choses que le chant liturgique. C’est avec cette musique que je me sens le mieux et j’aime apporter aux fidèles le soutien qui les fait chanter de tout leur cœur.
Qu’est-ce qui vous tient à cœur dans votre engagement au service de la liturgie ? Ariane : J’aime particulièrement quand la liturgie est soignée, que chaque chant fait partie d’un mouvement, que tous les éléments s’accordent les uns aux autres, car alors l’acte liturgique nous dépasse et nous transcende. Pierre-Alain : Etre au service de la liturgie, c’est être une sorte de guide, car une église remplie de fidèles qui chantent c’est presque le paradis sur terre ! C’est pourquoi, apporter des mélodies connues est plus important que d’apporter des chants que seul le chantre connaît.
Qu’est-ce qui vous agace ? Ariane : En général les très vieux chants. Je trouve qu’aujourd’hui nous avons une palette de compositions qui permet d’être dans le vent… de l’Esprit Saint ! Pierre-Alain : Rien à signaler.
Quelle est la pièce que vous préférez interpréter ? Pourquoi ? Ariane : J’aime beaucoup le temps de l’offertoire pendant lequel une petite pièce permet d’accompagner les gestes du prêtre et s’arrêter pile au bon moment. Je sens aussi que l’assemblée est très à l’écoute. Pierre-Alain : J’aime le chant « Comme Lui » du Québécois Robert Lebel qui sait toucher au cœur en paroles et en musique ainsi qu’un « Ave Maria » en espagnol que je chante en fin de communion avec un accompagnement exceptionnel d’Edmond Voeffray…
Qu’est-ce qui vous émeut dans le rapport entre le chant / la musique et la foi ? Ariane : Je crois que la musique, si elle est juste, peut toucher l’être de manière très profonde. En chantant, on médite, on intègre et la Parole fait son œuvre pour nourrir notre foi. Pierre-Alain : Il y a souvent une osmose parfaite entre la musique du chant et les paroles. Pas toujours, mais souvent. Et alors là, il faut s’accrocher car l’émotion du chant et de la foi en Dieu peut vous prendre à la gorge. L’endroit et la situation sont réunis pour faire du chant une vraie prière.
Nous poursuivons notre tour de la solidarité au travers des actions soutenues par notre paroisse. Après le Togo, nous restons en Afrique avec l’Action Rwanda de l’abbé Albert pour laquelle se mobilise notamment Mme Annelyse Brugger.
C’est en 2007 que j’ai créé l’Action Rwanda, avec le soutien toujours actuel de la paroisse d’Estavayer, afin de venir en aide à l’abbé Albert Mpambara, alors directeur de l’Institut paroissial de Mukarange.
Par Annelyse Brugger | Photos : LDD
L’abbé Albert a travaillé dans notre paroisse en 2005 durant 3 mois, puis il venait régulièrement remplacer jusqu’en 2019 les prêtres lors des vacances d’été. C’est aussi grâce à la générosité de nombreuses personnes d’ici ou d’ailleurs qu’on a pu apporter une aide précieuse à cette école qui ne reçoit aucun subside ni de l’Etat ni de l’Eglise, les écolages encaissés constituant l’unique source financière. On a ainsi pu, entre autres, construire un grand dortoir, des sanitaires, des douches, une petite infirmerie, un four à pain, rénover la cuisine, sans compter de nombreux travaux d’entretien.
Aujourd’hui, l’Institut compte 780 élèves de 12 à 21 ans répartis en 13 classes, donc quelque 60 élèves par classe.
La pandémie du coronavirus et la guerre en Ukraine ont mis à rude épreuve la gestion de l’école. L’entretien des infrastructures et la construction de nouveaux bâtiments sont freinés. Par exemple, la construction d’une salle polyvalente s’avérerait indispensable pour réunir les jeunes dans de bonnes conditions.
Le prix de la nourriture a augmenté de 43% avec pour conséquence une diminution de la qualité des repas.
L’action « Pain pour tous » continue
Offrir deux fois par semaine du pain aux 780 jeunes que compte l’Institut paroissial. La personne de référence est toujours l’abbé Albert Mpambara actuellement en ministère dans le canton de Neuchâtel. Pour apporter votre soutien par un don : IBAN CH31 0026 0260 3740 83M1 U. Mme Annelyse Brügger « ACTION RWANDA » Chemin de la Vy-Neuve 4, 1470 Estavayer-le-Lac
De grand matin, le premier jour de la semaine… ou plutôt devrais-je dire au point du jour, à cette heure où il ne fait plus totalement nuit, et pas encore jour ; cette heure magique où l’on perçoit sans les voir encore, au-delà de l’horizon, ces rayons qui, tantôt, viendront caresser de leur douceur matinale la rosée d’un hiver finissant… Une chose pourtant n’est pas descriptible à l’imaginaire visuel de ce dimanche matin où j’écrivis ces lignes… un élément qui, en ville, eût généré soupçon, voire inquiétude, mais qui, aux alentours de la maison paternelle où je me trouvais, en pleine campagne jurassienne, me réconforterait plutôt : le silence !
Ce silence qui, au fur et à mesure que la terre tourne suffisamment pour permettre aux organismes, ralentis par une nuit de sommeil, de reprendre vigueur et force ; ce silence, dis-je, se rompait peu à peu pour faire place aux sons des activités de la vie qui, tôt le matin, ne sont pas encore du bruit.
Toujours est-il que, ce jour-là, j’étais le premier debout et, de ce fait, j’entrepris de rallumer le feu dans la chaudière. Alors que j’ouvrais la porte du foyer dans lequel flamberaient bientôt quelques belles bûches, je me souvins de l’Abbaye de Tamié où, tant de fois avec mes confirmands, nous avons attendu, dans un silence parfois difficile, que débute l’Office de vigile. Office d’une rare beauté, d’une rare intensité, et d’une symbolique pascale évidente.
Que s’est-il donc passé, cette fameuse Nuit qui baptisa le monde, quelque part dans un jardin proche des murs de Jérusalem ? Car il n’y avait ni micro ni caméra, ni encore de drône qui auraient pu renseigner sur la façon dont la pierre fut roulée afin que, du Sépulcre, jaillît la Vie. La seule chose dont on peut raisonnablement être sûr, c’est que tout se passa dans le silence.
Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! Crie-le sur les toits ! mais sans oublier jamais que ce fut dans le silence, dans ce secret où tu es au cœur de ta relation à Dieu. Et puis, au fond, dans le silence… t’es toi !
Marion Perraudin est une paroissienne très active au sein de notre Eglise. Vous lisez ses méditations au dos de L’Essentiel depuis quelques mois et vous l’aurez sûrement aperçue en train de prendre des photos lors des fêtes paroissiales. Pendant son temps libre, c’est aux animaux sauvages que Marion tire le portrait…
Par Christelle Gaist Photos : Marion Perraudin
Passionnée de nature, Marion Perraudin part très régulièrement au contact des bêtes. Elle se décrit comme une chercheuse de Vie, en quête constante du Beau. La paroissienne me fait part de ses nombreuses rencontres avec les animaux. Son approche de la nature ne varie guère. Elle se sent toujours comme une invitée dans leurs espaces, montre un profond respect pour les occupants de ces lieux. Elle se fond dans l’environnement et tient à se faire oublier. C’est tout un monde fantastique qui s’ouvre alors à elle.
L’émerveillement – Ce qui pousse Marion à retourner chaque semaine auprès des animaux, c’est l’émerveillement que ces rencontres lui procurent. Dans ces rendez-vous de l’inattendu, elle cherche et trouve Dieu. Les méditations qu’elle partage dans l’Essentiel sont le résultat heureux de ces moments privilégiés. Grâce à son appareil photo, elle essaie également d’en garder des souvenirs. A force d’observations, la naturaliste sait reconnaître quel gypaète fend l’air sous ses yeux. C’est une espèce qu’elle affectionne tout particulièrement. Le retour de ce rapace dans nos contrées tient lieu du miracle, puisque celui-ci avait été exterminé puis réintroduit. Depuis quelques années, cet oiseau déploie à nouveau ses ailes en Valais pour le plus grand bonheur des âmes sensibles à la beauté.
Tiré de l’enseignement de l’Eglise
Dans l’Encyclique Laudato si’ (2015), le pape François mentionne saint François d’Assise et son rapport à la nature, un véritable exemple pour tous ceux qui ont été appelés à la chérir et à la sauvegarder. Pour le pape, saint François d’Assise est le saint patron de tous ceux qui étudient et travaillent autour de l’écologie. Celui-ci aurait manifesté « une attention particulière envers la création de Dieu ainsi qu’envers les pauvres et les abandonnées. » […] « Tout comme cela arrive quand nous tombons amoureux d’une personne, chaque fois que saint François regardait le soleil, la lune, ou les animaux même les plus petits, sa réaction était de chanter, en incorporant dans sa louange les autres créatures. Il entrait en communication avec toute la création, et il prêchait même aux fleurs en les invitant à louer le Seigneur, comme si elles étaient dotées de raison. » (n° 11)
Un gypaète volant près de l’église de Sembrancher.Un lièvre du 1er avril.
De l’Ascension à l’Assomption, si le temps le permet, les messes de semaine prévues les mercredis à 17h à l’église de Lully, seront célébrées en plein air, à l’oratoire de Notre-Dame des Mâs, à Bollion.
Par Marie-Christine Mota Photos : Georges Losey
Cet oratoire se situe dans la forêt en-dessus de Bollion. Le lieu-dit a donné le nom à ce lieu de prière et de célébration très apprécié des paroissiennes et paroissiens de la Communauté de Lully et des environs.
L’endroit a été inauguré le 15 août 1949, sur l’initiative du Conseil de paroisse de l’époque et par l’opportunité d’un don de terrain. Autrefois, la niche de cet oratoire contenait un tableau représentant Marie portant dans ses bras Jésus au-dessus de sa tête. En 1960, un avant-toit a été érigé et le tableau de « Marie aux bras nus » a été remplacé par une statue en bois plus classique.
Dans le cadre du 100e anniversaire du Pèlerinage de Lourdes, voici les mots du président romand des Hospitaliers.
Par Grégoire Luyet
Grégoire Luyet, président de l’Hospitalité de Suisse Romande (HSR) de Suisse romande nous explique :
« L’Hospitalité de Suisse Romande est un organisme d’Eglise agrégé à l’Hospitalité Notre Dame de Lourdes et qui se veut au service des malades dans leur démarche du pèlerinage de Lourdes. Elle a la spécificité de regrouper trois diocèses (Sion, LGF et Bâle / Jura Pastoral).
Les hospitalières et hospitaliers sont des femmes et des hommes qui s’engagent volontairement et bénévolement à rencontrer dans l’amitié chaque malade et à découvrir toujours mieux « le monde de ceux qui souffrent ». Ils participent à leurs frais (voyage, hôtel, pension) au pèlerinage interdiocésain et, par divers services, rendent le pèlerinage possible aux malades et handicapés, en rassemblant bien-portants et malades, jeunes et adultes… Ils s’engagent aussi à l’effort fait dans les Diocèses par tous ceux qui, à titres divers, sont membres de la « pastorale de la santé ».
Les membres de l’Hospitalité sont dans la vie courante des membres actifs de leur communauté chrétienne habituelle. Ils participent à la vie liturgique de l’Eglise. Toute personne de bonne volonté peut devenir membre de notre Hospitalité et se mettre au service de ceux qui ont besoin de nos mains, de nos jambes et surtout de notre cœur.
Toute personne de bonne volonté peut devenir membre de notre Hospitalité. Veuillez prendre contact avec le président de l’association diocésaine correspondant à votre diocèse.
« Le silence est la clé de voûte de la vie chrétienne » déclare Maurice Zundel.
Pourtant, la Nature est remplie de bruits. Ils font partie intégrante de la Création : la terre regorge de bruits générés par les animaux, les végétaux (on parle actuellement de langage des plantes et des arbres). L’Univers, considéré comme vide, est parcouru de bruits dits cosmiques. Le bruit de fond émis par de gigantesques trous noirs, que les astronomes traquaient depuis 25 ans, a été identifié depuis 2015 grâce à une technique de détection des ondes gravitationnelles.
Le silence qu’évoque Maurice Zundel est une invitation à faire silence pour mieux recevoir et accueillir la Parole de Dieu : « Il s’agit de devenir une parole vivante de Dieu. »
« Ce silence n’est pas une consigne, mais un rayonnement », il s’oppose aux bruits que nous générons dans nos actes, nos paroles et nos attitudes. Il n’est pas l’absence totale de bruit, mais une invitation à ne pas perturber notre environnement humain, animal, végétal par des bruits sans fondements. Exactement comme en physique où les bruits parasites se superposent au signal que l’on cherche à identifier et constituent une gêne pour la compréhension de l’information que le signal transporte.
Le silence ou plutôt l’absence de bruit parasite, c’est l’attitude de Dieu : « Dieu regarda les fils d’Israël et Dieu sut. » (Exode 2, 25)
Le nouveau film biographique consacré au célèbre abbé se classe 19e du box-office français 2023 1. Un joli succès auprès d’un public varié qui évite l’écueil de l’apologie, montrant l’homme derrière l’icône, ses colères, ses doutes. Pourquoi Henri Grouès fait-il encore recette 17 ans après sa mort ?
L’affiche du nouveau film de Frédéric Tellier.
Par Anne-Laure Martinetti | Photos : DR
1. Une personnalité qui nous fait grandir Benjamin Lavernhe, de la Comédie-Française endosse le rôle de façon remarquable. « J’avais l’impression que ce rôle allait me faire grandir, me rendre meilleur acteur et même meilleur humain. Cela a été une expérience unique. » a expliqué le comédien à la RTS 2. Derrière cette performance se cache l’énorme travail d’un acteur qui s’est dit « habité » par ce personnage unique.
2. Des combats pour les démunis qui trouvent un écho aujourd’hui, 70 ans après l’appel Le réalisateur, Frédéric Tellier, explique que le parcours de l’abbé nous interpelle sur l’état de notre monde actuel. Durant le terrible hiver 54, c’est la découverte d’une femme morte de froid dans la rue, son avis d’expulsion dans la main, qui révolte l’abbé et constitue le point de départ de « l’insurrection de la bonté ». Or, on meurt toujours dans la rue et Les Restos du Cœur annoncent une hausse de 400’000 bénéficiaires en cinq ans 3. Un logement décent pour tous, c’était l’une des grandes batailles de l’abbé et là encore, la crise du logement version 21e siècle fait écho à la problématique des années 50.
3. L’abbé Pierre, ce n’est pas uniquement Emmaüs En 1940, Henri Grouès, de santé fragile, est démobilisé. Dès 1942, il rejoint les résistants et adopte le pseudonyme « abbé Pierre ». Il cache les réfractaires au Service de Travail Obligatoire, fabrique de faux papiers pour les juifs, rejoint de Gaulle. Après la guerre, il s’engage en politique et s’insurge contre les lois qu’il juge contraires à l’Evangile. Il défend les sans-papiers exploités pour reconstruire la France et milite pour la réinsertion des prisonniers. A l’heure de la montée des extrémismes, l’engagement de ce prêtre atypique nous questionne. C’est une femme, Lucie Coutaz, rencontrée « en résistance », qui sera à ses côté pendant 40 ans et c’est un ancien bagnard suicidaire, Georges Legay, qui sera son premier compagnon d’Emmaüs, retrouvant un sens à sa vie dans l’aide aux nécessiteux.
4. Une Fondation qui exige du réalisme, pas une glorification L’équipe du film s’est appuyée sur la biographie de 1994 d’Olivier Gorce 4 ainsi que sur l’abondante documentation et les témoignages fournis par la Fondation Abbé Pierre. A Cannes, le réalisateur a confié que les membres de la Fondation lui répétaient : Il faut être irrévérencieux ! Parce que l’abbé n’aurait pas aimé que ce soit un peu trop propre. Tu n’hésites pas ! Tu y vas, tu montres tout ! Comme l’explique Frédéric Tellier, c’est injuste de résumer 74 ans de la vie d’un homme en 2h15. Olivier Gorce ajoute que le risque, était celui de « l’accumulation des actions héroïques » qui aurait semblé peu crédible. C’est le duo fondamental avec Lucie Coutaz qui a structuré la dramaturgie et s’est imposé à nous. Ainsi, il y a forcément du subjectif, des choix artistiques, mais l’équipe, qui a travaillé cinq ans sur le sujet, a réalisé un incroyable travail d’historien, ce qui remet le réalisme au centre de l’œuvre.
5. Un homme hors du commun fait aussi de paradoxes Bourgeois, résistant, prêtre, député, révolutionnaire, humaniste, star des médias, simple compagnon… Ce petit bonhomme était tout cela. Si le film place la combativité de l’abbé au centre, il expose aussi ses paradoxes : à la fois colérique et tendre, orgueilleux et humble, homme d’action mais, en même temps, en doute perpétuel et totalement inadapté à un monde qu’il juge trop cruel mais qu’il veut pourtant changer. L’œuvre de Tellier explore les facettes d’un personnage complexe, fascinant, attachant et absolument indémodable.
1 Télé-Loisirs, 14 décembre 2023. 2 Un film biographique ambitieux sur l’Abbé Pierre montre l’homme derrière l’icône, www.rts.ch, 29 novembre 2023. 3 Six infographies pour comprendre la crise que traversent Les Restos du Cœur, www.radiofrance.fr, 4 septembre 2023. 4 Gorce Olivier : L’Abbé Pierre, le Missionnaire de l’impossible, Les Dessous de l’Histoire, Paris, 1994.
Avec Lucie Coutaz, son bras droit, dans les années 50.
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