En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Au cœur de nos vides intérieurs, de nos déserts stériles Le vide apparent du tombeau, Devient lieu de rencontre avec le Ressuscité, Il nous rejoint, Lui le Vivant.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Sur nos chemins d’Emmaüs, malgré nos désillusions, Jésus Ressuscité se fait compagnon de voyage. Pour rallumer dans nos cœurs, la chaleur de la foi et de l’espérance. Le Christ Vivant fait tout comprendre : la Vie, la mort, mais surtout l’Amour.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Laissons la parole du Christ « La Paix soit avec vous » Déverrouiller la porte de la chambre haute de nos peurs, Accueillons son souffle qui nous donne une vie nouvelle. Devenons des croyants audacieux, des témoins joyeux dans nos lieux de vie.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Comme à Pierre, le Ressuscité nous demande « M’aimes-tu ? » Dans nos échecs et nos reniements il chemine à nos côtés Lui, le Christ Vivant, qui a triomphé de la mort et du péché Il nous invite à nous laisser guérir et transformer par la force de l’amour miséricordieux.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, La joyeuse mission donnée par le Christ à l’Ascension, Osons proclamer et annoncer la Bonne Nouvelle ! Dans la joie de l’Ascension, Jésus monté aux cieux, nous plante solidement dans la terre, Dans la joie de l’Ascension, le Fils remonte vers le Père, Il nous ouvre la porte vers notre patrie, le cœur de Dieu
Bulbocode, première fleur de printemps qui éclot entre janvier et février alors que tout est sec et endormi dans l’hiver.Fleur de magnolia ou le rose dans la ville.
Texte et photos par François-Xavier Mayoraz, membre du comité des Colis du Cœur
En cette année 2024, l’association des Colis du Cœur va fêter ses 30 ans d’existence. Comme la plupart le savent déjà, cet organisme a pour but de fournir une aide alimentaire ponctuelle aux personnes de la région qui sont dans le besoin. Il faut voir cela comme un coup de pouce momentané, dans une période de vie compliquée vécue par les personnes.
C’est le 8 avril 1994 que les Colis du Cœur virent le jour, sous l’impulsion de quelques femmes et notamment de Mme Ginette Fessard, qui va incarner généreusement cette association pendant un quart de siècle. Si aujourd’hui Mme Fessard s’est retirée, la pauvreté, elle, continue d’exister, notamment en raison de l’inflation, qui met à mal de plus en plus de personnes.
Mais où trouver toute cette nourriture que nous redistribuons ensuite ? Pour ce faire, trois fois par année, nous nous postons devant les différents magasins alimentaires de la région et nous sollicitons la générosité des personnes qui viennent faire leur course, en leur proposant d’acheter quelques denrées en plus et de nous les déposer à la sortie.
Par ailleurs, de temps en temps, nous rencontrons des personnes qui ont particulièrement à cœur de donner quelque chose, car eux-mêmes par le passé ont dû faire appel à cette association.
Toutefois, si les Colis du Cœur perdurent encore aujourd’hui, c’est sans conteste grâce à l’aide infiniment précieuse des nombreux bénévoles. Que ce soit de la prise de contact au téléphone avec les demandeurs, en passant par la confection des colis et leur distribution, ainsi que de la présence dans les magasins lors des trois récoltes annuelles, tous ces bénévoles font un travail incroyable et ne ménagent aucunement leurs efforts. Un immense merci à eux !
Et joyeux anniversaire aux Colis du Cœur !
Le samedi matin 8 juin aura lieu l’anniversaire officiel des Colis du Cœur.
S’offrir une parenthèse loin du quotidien pour se centrer sur notre vie de couple n’est jamais facile. Grâce à notre curé Jérôme, des couples sont partis à Lyon pour un week-end. Accompagnés par leurs ambassadeurs, les Riat, et l’abbé David Roduit, ils reviennent sur ce séjour.
Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photo : DR
Une journée pour notre couple
« Premier signe de réussite : tous les couples sont rentrés ensemble ! » lance-t-on avec humour. Tout est minutieusement organisé à l’avance et le couple Riat s’est occupé des détails sur place. Ainsi, la tête et le cœur sont libres pour vivre l’instant présent et les tracas sont restés en Suisse. Le samedi, à la maison Familya1, nous sommes guidés vers des thématiques essentielles à notre vie de couple par des topos suivis d’échanges à deux. Nous avons rigolé, réfléchi et pris le temps de se regarder dans les yeux au sens propre et figuré. Le discours positif fait du bien : une crise est un chemin de croissance et la vie à deux peut être source d’épanouissement personnel. Entendre d’autres couples apporte une sorte de réconfort et démystifie certaines croyances sur le bonheur à deux. C’était une riche journée.
Comme des coqs en pâte
L’hôtel au cœur de Lyon, le souper à bord de L’Hermès (bateau restaurant) ajoutent de la magie et du romantisme. Sans oublier la bonne compagnie et l’amitié des autres couples ! La messe du dimanche dans la fameuse église Sainte-Blandine apporte la touche spirituelle pour finaliser le séjour. « En partant nous savions que nous nous aimions, en rentrant on s’aime encore plus » résume-t-on. Quant à l’abbé David, il rentre motivé à prévoir quelque chose pour les couples de sa paroisse (Saint-Léonard / Uvrier). Nous sommes reconnaissants envers les paroisses de nous avoir offert cette escapade lyonnaise et adressons un merci particulier à Patrick et Christiane Riat.
Dieu, ici un prisonnier si humanisé qu’il est encore en train de devenir A l’humanité, il donne un devoir de silence chaque jour
Fragile comme les signes sur le sable du temple réalisés en geste du pardon qui se déguisent en vêtement blanc chaque jour
Il est poussé sur le chemin infini nourri par la crudité du désert avant la passion épuisée chaque jour
Marchant sur les eaux empilées inondé dans le sang et la sueur crucifié dans les cœurs par la haine chaque jour
Humain comme un sourire de l’enfant comme amour de la mère relèvement de par terre chaque jour
Dans le mystère et la perplexité de nuit en confiance confiée contre tout chaque jour, de l’aube renforcée ma résurrection !
Ce poème, choisi par l’abbé Darius, en guise d’éditorial pascal, est extrait du livre « Doux désert – Journal de la Terre sainte » qu’il a publié en 2010 aux Editions du Parvis.
Le dimanche 10 mars prochain, la Lemania sera présente à Monthey
Propos recueillis par Valentin Roduit | Photos : Loris Follonier
Bonjour Loris. Peux-tu nous dire qui est cette « Lemania » qui sera présente à Monthey le 10 mars prochain ? Oui ! La Lemania est l’association qui regroupe les anciens gardes suisses pontificaux qui habitent dans les cantons de Genève, de Vaud et du Valais romand. Cette association a été fondée en 1979. D’autres associations sœurs existent dans les autres cantons suisses et il existe même une association fédérale, pour toute la Suisse. Le but de ces associations est toujours le même : permettre aux gardes qui ont terminé leur service à Rome et qui rentrent chez eux de garder et de soigner les liens qu’ils ont tissés. Ils permettent aussi de faire connaître la Garde, en défilant lors de la Fête-Dieu ou des grandes fêtes paroissiales. Enfin, ils soutiennent les gardes actifs lorsque ceux-ci viennent en Suisse, comme c’est le cas pour le salon des métiers de Martigny, par exemple, en préparant le matériel nécessaire sur le stand.
Et le 10 mars, alors, que se passera-t-il ? Comme toutes les associations, nous devons nous réunir une fois par année pour approuver les comptes, admettre les nouveaux membres et prendre des décisions pour nos activités à venir. Puisque nous sommes étalés sur trois cantons différents, nous tournons chaque année pour la tenue de cette assemblée générale. Mais la journée commencera bien avant l’assemblée : tout d’abord, nous organiserons une présentation pour les jeunes du secteur. Ensuite, les anciens gardes enfileront leurs uniformes pour se rendre en défilant à la messe paroissiale. A la fin de la messe, nous partagerons l’apéritif avec les paroissiens. Ce n’est que dans la deuxième partie de la journée que nous nous retrouverons « entre nous » pour le repas et, enfin, pour l’assemblée générale !
Donc il y a une partie consacrée à faire de la publicité pour la Garde Suisse Pontificale ? Oui, c’est ce que nous faisons avant la messe. Cette présentation est ouverte à tous les adolescents qui se posent la question de devenir garde suisse et qui ont besoin d’en savoir plus avant de prendre une décision. Les jeunes présents pourront nous laisser leurs coordonnées afin qu’on les accompagne dans toutes les étapes du recrutement, peu importe l’âge qu’ils ont. Et s’ils sont absents le jour en question, ils peuvent toujours nous contacter par mail à promotion.lemania@gmail.com !
Dimanche 10 mars : « Raclette de Solidarité »
Après la messe solennelle, aura lieu le repas de solidarité. Cette année, nous partagerons avec convivialité une bonne raclette, issue d’une fromagerie locale. La raclette est offerte, les boissons sont payantes. Un chapeau à la sortie permettra de récolter des bénéfices qui seront versés en faveur de l’action de Carême. Au cours du repas, Sofia Racioppi, coordinatrice de la campagne œcuménique de Carême, viendra nous présenter un projet au Sénégal pour défendre le droit à l’alimentation. Bienvenue à tous.
9h Rencontre avec les gardes et les jeunes à la Maison des Jeunes. Défilé des gardes
10h30 Messe solennelle animée par la chorale de Monthey. Apéritif sur le parvis animé par l’Harmonie
12h Raclette de la solidarité à la Maison des jeunes.
Les membres de l’association présents lors de l’AG 2023 à Rolle.
Dans notre Broye, partagée entre les cantons de Fribourg et Vaud, la question de l’œcuménisme est une réalité bien présente et vécue au quotidien.
Par Gérard Dévaud Photos : Georges Losey
Nombreuses sont les familles mixtes et il n’est pas rare de rencontrer des réformés dans nos célébrations, et vice-versa. L’Eveil à la foi, la catéchèse à l’école enfantine et de nombreuses activités sont vécues de manière œcuménique.
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier) permet de rendre visibles tous ces liens tissés au long de l’année et de se rassembler autour de la Parole pour une prière commune.
Cette année, différents rendez-vous étaient proposés durant cette semaine dans toute la Broye autour de l’évangile du bon Samaritain (Luc 10, 25-37). Tout aurait dû démarrer avec la conférence du pasteur Hoegger, reportée au 6 mars chez les Focolari. Après une prière à Avenches, il y eut une grande célébration à l’abbatiale de Payerne. A noter la remarquable prestation de Benoît Zimmermann, organiste, qui a composé et interprété une pièce spécialement pour l’occasion sur le thème de cette année.
Célébration à la collégiale
Et enfin, le dimanche 28 janvier, en prolongation de cette de semaine de l’unité et pour montrer que l’œcuménisme ne s’arrête pas à ces 7 jours, une célébration a rassemblé un grand nombre de fidèles à la collégiale d’Estavayer. Aux côtés de nos prêtres et de la pasteure, plusieurs délégués des communautés catholique et réformée nous ont permis de méditer et prier à partir du célèbre hymne à l’amour développé par saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (chapitre 13) et de l’évangile de Luc. Le climat invitait à la prière, grâce à la bonne cohésion de l’équipe d’animation, des chants soutenus par Philippe Marchello à l’orgue. A la fin de la célébration, les enfants – qui s’étaient retrouvés pour vivre une animation autour du thème de l’amour – ont rejoint l’assemblée avec une farandole de cœurs : tout un symbole !
Après l’envoi en mission : partager un message de paix et d’espérance à l’aide d’un marque-page, les nombreux participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église pour un temps de convivialité et de fraternité autour d’un apéritif.
L’abbé Darius accueille la pasteure Thünde Lamboley à la collégiale.
Du 28 au 31 mars 2024, en plus des célébrations paroissiales, deux Montées vers Pâques (MVP) sont organisées dans le secteur pour soutenir la foi des jeunes et enfants : un camp pour les ados au Monastère des Bernardines et des activités en journées à Monthey pour les enfants (3H-8H). Certains témoignent de leur expérience et invitent d’autres à se mettre en chemin pour vivre ensemble le Triduum Pascal.
Propos recueillis par Céline Sallin et Sandrine Mayoraz | Photo : DR
La MVP des jeunes c’est quoi ? « Un camp pour se rapprocher, parler de Dieu, s’amuser et il faut y aller pour faire des connaissances, sortir de sa zone de confort et vivre de drôles d’expériences. Comme la fois où les animateurs m’ont réveillé à 3h du mat pour aller prier puis retourner me coucher. En plus, le lieu où on vit le camp, le monastère des Bernardines est super calme, cool, un peu froid mais super et c’est une expérience super chouette de rentrer un peu dans le quotidien des sœurs. » Camron, 14 ans
Et la MVP Kids ? « C’est trois jours de la Résurrection de Jésus, un temps de prière et de partage. On répète les étapes que Jésus a faites avec ses Apôtres. » Giorgia, 11 ans « Pâques est la plus grande fête chrétienne de l’année et on a envie de se réunir pour cela. C’est un cheminement avec Jésus et ses amis du dernier repas jusqu’au déjeuner de Pâques. » Aloïs, 18 ans, animateur de la MvP Kids
Pourquoi y aller ? « Pour découvrir plein de nouvelles personnes et créer des amitiés. Parler avec d’autres qui croient et échanger sur ce que l’on sait. Aussi découvrir d’autres endroits et surtout passer la mort et la résurrection de Jésus ensemble, c’est entre autres pour cela qu’il faut venir. » Léana, 15 ans « Pour Vivre de l’intérieur l’étonnant mystère de Pâques. Rien n’est démodé, 2024 a son lot de soucis et Jésus les a connus aussi. Nous le suivons vers la joie de la Résurrection. » Mary-Lou, animatrice à la MvP Kids
Qu’est-ce que la MVP t’apporte ? « La MVP agrandit ma foi car d’autres jeunes croient aussi, c’est réconfortant de se rendre compte qu’on n’est pas seul et on peut vivre des célébrations ou moments particuliers de foi qu’on ne vivrait pas ailleurs. » Timéa, 14 ans « La joie de vivre une fête importante en mémoire de Jésus qui est mort sur la croix et ressuscité. » Nicole, 9 ans
Quelle est l’activité que tu attends avec impatience ? « Alors j’aimerais trop que les anim’s organisent une soirée jeux et loup garou car ça met toujours une trop bonne ambiance dans le camp. » Timéa, 14 ans « J’ai bien apprécié de faire la nappe d’autel pour le grand jour et la chasse aux œufs. » Giorgia, 11 ans
Depuis 2012, la famille Tattoli habite Cugy. La catéchèse en couple, ils l’ont débutée lorsque leur fille Méline est entrée en classe de 3H.
Texte et photo par Marianne Berset
Dès leur arrivée à Cugy, Antonio a eu un lien avec l’école en participant à diverses commissions. Aujourd’hui, à côté de sa profession de gendarme, il est président de la commission parentale au CO de Cugy. Isabelle, elle, est samaritaine indépendante et elle a beaucoup de plaisir à transmettre sa mission aux personnes qu’elle rencontre. Ils ont quatre enfants, maintenant âgés de 21, 19, 17 et 13 ans.
Comment vivre cet engagement en couple ? Lorsque nous avons débuté la catéchèse, c’est Antonio qui conduisait les rencontres de catéchèse car il connaît la Parole de Dieu et aime la raconter. Puis, après un temps d’arrêt pour des raisons privées et professionnelles, j’ai choisi de reprendre cette mission tellement importante. La catéchèse m’a permis d’ouvrir une porte, celle de la lecture quotidienne de la Bible.
Est-il facile d’évangéliser à la maison ? Nous avons accompagné nos enfants dans leur chemin de vie chrétienne. Notre souhait est de leur donner un Eveil à la foi. Trois d’entre eux ont servi la messe. Aujourd’hui, après une période d’arrêt, d’oubli de rencontre avec le Seigneur, ils reviennent avec des questions, ils reportent une croix et ressortent et lisent volontiers leur Bible.
Pourquoi avoir choisi cet engagement de catéchiste au sein de l’Eglise ? Antonio nous confie que de part ses origines italienne et yeniche sédentaire, la foi est importante. « Malheureusement lorsque j’étais adolescent, j’ai fait de mauvaises expériences. Le prêtre a refusé de me confirmer car je n’avais pas pu vivre toutes les rencontres concernant ce cheminement en dehors de l’école, ceci dû au décès de mon papa alors que j’étais âgé de 11 ans. Par la suite, j’ai rencontré plusieurs prêtres, pasteurs et agents pastoraux qui m’ont aidé à renouer dans ma relation à Dieu. Aujourd’hui, je ne veux pas que des enfants connaissent ces difficultés alors j’apporte une pierre à l’édifice. »
Merci à Isabelle et Antonio qui vivent de tout leur cœur leur rencontre quotidienne avec le Seigneur et qui n’hésitent pas à en témoigner auprès des enfants de la paroisse et dans leur milieu professionnel. Bravo et merci pour leur précieuse disponibilité.
«Un engagement qui,grâce aux Ecritures,apaise mon cœur.» Isabelle Tattoli
Le 19 janvier dernier, l’Association des repas communautaires de Collombey-Muraz s’est réunie à La Charmaie pour son Assemblée générale. Par la même occasion, avec des allocutions de M. Pascal Berrut (président de l’Association), de M. Olivier Turin (président de la Commune) et avec un repas offert aux bénévoles en remerciement de leur engagement, l’Association entendait commémorer ses 10 ans d’existence (et ses 8 ans d’activité, puisqu’elle a connu une interruption liée au Covid-19 en 2020 et 2021).
L’ancien et regretté cuisinier, Pierre-Yves Plaschy (décédé en 2020).
Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Hallet
Ces repas ont été lancés sur l’initiative de Pierre-Yves Plaschy, chef-cuisinier, sur le modèle des repas communautaires qui se faisaient déjà sur Monthey (au centre paroissial protestant « En Biolle »). Sous l’impulsion des présidents des conseils de gestion des paroisses de Collombey et de Muraz (avec Pascal Berrut et Pierre-André Lattion) et du Conseil de communauté, une Association fut fondée le 7 décembre 2013 par la Commune, les paroisses ainsi que par des personnes à titre individuel, afin de structurer et de pérenniser le projet.
Les premiers repas furent servis à Collombey (à la salle communale) le 6 février 2014 et à Muraz (à la Maison du Village) le 27 février 2014. Au cours de ces 10 années écoulées, 141 dîners ont été organisés (avec un cuisinier et une équipe de bénévoles pour la cuisine, le service et l’aménagement de la salle) et 9’396 repas ont été servis.
Avec son Comité, présidé par Pascal Berrut, l’Association entend vivement remercier les autorités communales et paroissiales pour leurs soutiens (notamment pour la mise à disposition de la salle multi-activités de La Charmaie et de la salle de la Maison de commune), le chef-cuisinier actuel, Raphaël Fracheboud, toute l’équipe des bénévoles, les fournisseurs des denrées alimentaires (les légumes offerts gracieusement par la famille Lattion à Pré Géroux, les invendus fournis par Manor à Monthey et le vin sponsorisé par la cave Beltrami à Vionnaz). Un merci également à la direction de La Charmaie et à son personnel pour la bonne collaboration.
Le président de l’Association a relevé par ailleurs que les finances sont saines. Avec un bénéfice brut excédentaire de plus de Fr. 2’000.– en 2023, celles-ci ont permis à l’Association de verser aux Tables du Rhône et aux Colis du Cœur un don de Fr. 1’000.–chacun, par solidarité, à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Ces repas, faut-il le rappeler, sont ouverts à toutes et à tous. Qu’il est beau ainsi de retrouver à des tables trois générations réunies (grands-parents, parents, enfants), qu’il est bon aussi d’associer à ces repas, la génération « active » avec la génération « retraitée » ou résidente à l’EMS de la Charmaie. Puissent ces repas contribuer à « nourrir » ainsi ces liens intergénérationnels, à vivifier ces contacts simplement humains, conviviaux et cordiaux, tant il est vrai que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais pour vivre en « société », en relation avec ses semblables comme aussi avec Dieu !
Le 11 septembre 2023, la cité-pilote et Centre de Rencontre et de Formation des Focolari a annoncé sa fermeture pour juin 2024 après 43 ans de présence dans ce village de Montet / Broye sur les 80 années que compte le mouvement.
Par Marianne Berset | Photo : LDD
Le Mouvement des Focolari est présent dans plus de 183 pays du monde. La fermeture de la cité-pilote de Montet a été prise après un long processus de discernement entre les habitants et les dirigeants de la cité de Montet ainsi que de ceux du Centre international à Rome et les responsables et membres de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne. La restructuration et la réorientation ont été envisagées afin que la mission des Focolarines et Focolarinis soit en lien avec les besoins actuels.
De nombreux jeunes du monde entier ont fait une escale d’une année à Montet pour leur deuxième année de formation car il n’y avait pas assez de place à Loppiano (Italie). De plus, depuis 1991, une école de vie s’y est ajoutée pour les jeunes du monde entier. Aujourd’hui, les vocations étant en baisse, la formation a été repensée sur trois ans à distance dans leur pays d’origine et une année en Italie, afin qu’ils puissent vivre une expérience communautaire internationale et interculturelle.
Cette décision a été motivée par le fait que le contexte change, les membres du mouvement aspirent à une vie plus sobre. De plus, ce bien permet de libérer des ressources pour des besoins plus imminents.
Ce mois de mars est englobé dans le temps du Carême qui culmine avec la Semaine sainte, et enfin avec la fête de Pâques, le 31 mars. Ce grand mystère de la mort et de la Résurrection est au cœur de notre foi. Depuis de nombreux siècles, la piété chrétienne s’est plue à méditer en particulier la Passion de Jésus, avec notamment la dévotion du chemin de croix.
Par Jean-Michel Moix Photos et dessins : Jean-Michel Moix, J.-F. Kieffer
Les origines et le développement de la dévotion du chemin de croix
Cette dévotion remonte aux temps des apôtres. Une pieuse tradition raconte que la Vierge Marie en personne aimait, en la ville sainte de Jérusalem, se rendre sur les lieux où son divin Fils, Jésus, avait subi sa cruelle passion, refaisant à pied la « Via Crucis », du palais de Pilate où Jésus fut condamné à mort, jusqu’au sommet de la colline du Calvaire (ou Golgotha) où Jésus fut crucifié et où il mourut.
Au fil des siècles les pèlerins chrétiens en Terre sainte visitaient ces différents lieux où Jésus fut cruellement martyrisé, supplicié, où il arrosa la terre de son sang ! Voici à ce propos, un extrait de récit d’un pèlerin russe visitant Jérusalem vers 1730 : « On nous mena… sur le mont Golgotha et nous vénérâmes le lieu où la Croix, portant Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié fut plantée. Au même endroit nous vîmes un amas de pierres fendues datant de la Passion du Christ, et dont l’Evangile fait mention : la terre trembla et les pierres se fendirent (Mt 25, 51). Nous baisâmes le lieu où l’on étendit le Christ notre Sauveur sur la Croix, le clouant avec des clous de fer. Puis on nous mena en bas et on nous montra une grotte sous la montagne, où Adam fut enterré et où le sang du Christ sanctifia ses ossements. » (p. 216, Vassili Grigorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1747), Ed. des Syrtes)
L’on se rappelle en outre du côté de l’Eglise latine, que la garde des lieux saints en Palestine fut confiée aux fils spirituels de saint François d’Assise. Et ceux-ci, avec d’autres ordres religieux popularisèrent cette dévotion en Europe pour les chrétiens qui ne pouvaient se rendre en Terre sainte. En 1731, le pape fixe le nombre de stations à 14 et l’enrichit d’une indulgence plénière. Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1571), franciscain, apôtre de l’Italie, et au charisme extraordinaire de « convertisseur » des foules, ne manquait pas, par exemple, d’instaurer des chemins de croix au cours de ses missions paroissiales.
Le chemin de croix : est-ce une dévotion dépassée ou bien est-elle encore d’actualité ?
Une dévotion qui a été bénéfique pour des générations de chrétiens, pourquoi ne le serait-elle pas encore aujourd’hui ? en méditant les différentes stations du chemin de croix, nous contemplons le Christ, souffrant par amour pour nous, injustement condamné à mort et embrassant la croix, son instrument de supplice, employant ses ultimes forces « à faire le bien », à prodiguer des conseils pleins de sagesse (aux femmes disciples de Jérusalem), à se relever de ses chutes, pour s’immoler enfin sur l’autel de la croix. Nous le voyons en outre rencontrant sa sainte Mère, aidé par un passant (Simon de Cyrène), consolé par une femme disciple (Véronique), dépouillé de ses vêtements, étendu sur le bois de la croix, crucifié, agonisant trois heures durant, puis rendant son dernier souffle à Dieu son Père.
Ces méditations et ces prières sont propres à susciter ainsi des grâces de conversion pour les pécheurs, des grâces de fidélité et de générosité pour les justes, des grâces d’union au Christ pour les personnes souffrantes ou malades, des grâces de bonne mort pour les personnes en fin de vie.
C’est en plus une dévotion qui convient à tous les âges : les enfants y découvrent l’amour « fou » qui anime le cœur de Jésus, les pécheurs y puiseront des grâces qui les inciteront à faire appel à la Miséricorde divine, les personnes confrontées au mystère du mal et de la souffrance apprendront à unir leur croix à la croix du Christ et les personnes âgées méditeront avec profit les fins dernières en contemplant la manière dont Jésus s’avance vers la mort !
Mais passons à l’exercice pratique. Voici une méditation d’un chemin de croix, composé spécialement pour les enfants mais qui peut aussi convenir pour les plus grands !
Chemin de croix de Lourdes, Jésus est détaché de la croix et remis à sa sainte Mère.
1. Jésus est condamné à mort Jésus est innocent. Il est pourtant injustement condamné à mort. Ô Jésus, je te confie toutes les personnes qui souffrent, en raison de guerres, de maladies, de persécutions contre leur foi,…
2. Jésus est chargé de sa croix En portant la croix, Jésus « porte » nos injustices, nos péchés pour en demander pardon à Dieu son Père. Apprends-moi, Ô Jésus, à porter ma croix (de souffrances, d’efforts) comme toi-même tu l’as portée.
3. Jésus tombe pour la première fois Jésus, épuisé physiquement, tombe sous le poids de la croix, mais par amour pour nous, il se relève. Apprends-moi, ô Jésus, à me relever de mes péchés ! (à les détester pour t’en demander pardon !)
4. Jésus rencontre sa très sainte Mère Jésus va vivre sa Passion dans une union spirituelle toute spéciale avec Marie, sa sainte Mère. Quand je rencontre des difficultés, quand j’ai des soucis, je veux également me tourner vers toi, Ô Marie, ma Maman du Ciel !
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix Les soldats réquisitionnent un passant, Simon, qui revenait des champs, afin d’aider Jésus à porter sa croix. Ô Jésus, as-tu aussi besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse ou aux besoins de ceux qui m’entourent.
6. Véronique essuie la sainte face de Jésus Une femme disciple, émue de compassion, applique un linge sur la face meurtrie de Jésus qui en est soulagé. Ô Jésus, je te prie pour les personnes malades, âgées, seules,… et que je voudrais consoler.
7. Jésus tombe pour la seconde fois Les forces viennent à manquer. Jésus tombe une nouvelle fois. Et il se relève. Ô Jésus, apprends-moi à me corriger de mes défauts (de ma paresse, de ma colère, de ma gourmandise, de ma jalousie, de mon égocentrisme,…).
8. Jésus rencontre les femmes disciples de Jérusalem Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous, sur vos péchés ! » Apprends-moi, ô Jésus, à reconnaître mes péchés, à sortir de mon égoïsme, à demander à Dieu, « pardon » !
9. Jésus tombe pour la troisième fois Ses forces l’abandonnent et Jésus tombe encore. Mais dans un effort de volonté, Jésus se relève ! Ô Jésus, je ne compte plus les fois où je suis tombé, où je t’ai « tourné le dos ». Mais, ô Jésus, tu ne te lasses pas de me pardonner, à chaque fois que je reviens vers Toi ! Merci ô Jésus !
10. Jésus est dépouillé de ses vêtements Jésus se retrouve presque nu. Il n’a plus rien à lui ! Mais il a encore auprès de lui, des amis, des disciples (Marie, Jean, Marie-Madeleine). Merci, ô Jésus, de me donner en les saints du ciel, des amis, des frères, des sœurs, des bienfaiteurs, des intercesseurs. Merci aussi de me donner aussi ici-bas de vrais amis sur qui je peux compter.
11. Jésus est cloué à la croix Trois clous ont transpercé les mains et les pieds de Jésus et l’attachent désormais à la croix. Ô Jésus, je te prête mes mains pour servir mes frères. Je te prête mes pieds pour témoigner de Toi et de l’Evangile.
12. Jésus meurt sur la croix Jésus rend son dernier souffle. Alors il se produit un puissant tremblement de terre. Les gens sont effrayés. Que se passe-t-il ? C’est la terre qui « pleure » ! Ô Jésus, c’est pour moi que tu as souffert, c’est pour moi que tu t’es immolé sur l’autel de la croix à Dieu ton Père, c’est pour me faire Miséricorde, c’est pour m’ouvrir les portes du Ciel. Merci, ô Jésus, mon Sauveur et mon Dieu !
13. Jésus est détaché de la croix et remis à sa Mère Le corps de Jésus est décloué de la croix et il est déposé sur les genoux de sa Mère, Marie. Ô Marie, en recevant le corps de Jésus sur tes genoux, c’est chacun de nous que tu reçois désormais, car pour chacun de nous, tu es notre Maman du Ciel, et nous, nous sommes tes enfants !
14. Jésus est mis au tombeau Le corps de Jésus est déposé dans une grotte qui sert de tombeau. Il va y séjourner jusqu’au matin du 3e jour où il va ressusciter ! Avec Marie, je veille dans l’attente de la résurrection ; j’attends qu’un jour, le mal ou le péché soient définitivement vaincus. Et j’espère en la vie du Ciel.
La vie au sein du Centre continue normalement jusqu’à la fin du mois de juin même si le groupe les Focolarinis et les Focolarines ont quitté le centre au 29 décembre. Il reste les jeunes de l’école de vie qui ont pu prendre une place dans l’organisation du Centre et ainsi vivre une nouvelle expérience.
Par Marianne Berset | Photos : LDD
Durant cette période, un chemin sera effectué avec chaque membre de la communauté qui sera écouté avec un grand respect en fonction de son âge, de sa santé, de ses souhaits et de son charisme. Durant l’été, chacun d’eux sera envoyé en mission dans un endroit du monde.
Pour les bâtiments, une commission va être constituée de représentants de la région, de membres du mouvement, de personnes qui ont des compétences et connaissances légales et décisionnelles, avec un désir que ce centre reste un lieu qui soit un espace de vie pour le bien commun.
Vide-greniers
De plus, le centre a mis en place un vide-greniers accessible à toutes les personnes qui le souhaitent pour acheter du mobilier et/ou des objets chaque mercredi en fin d’après-midi et le week-end des 16 et 17 mars.
Ainsi adressons nos meilleurs vœux pour l’avenir à tous les permanents du centre qui nous ont accueillis si généreusement au fil des années. Que l’Esprit Saint soit à l’œuvre dans toutes les décisions qui vont être prises.
Le centre de Montet vu d’avion.
Témoignages
Comment accueillir une telle annonce lorsqu’on vit depuis 30 ans dans cette cité-pilote ? Denise Roth me rappelle que sa vie est inscrite dans la vie de Dieu, qu’elle est un instrument et plus encore une donation à Dieu et qu’il y a des expériences spirituelles joyeuses et parfois douloureuses. Là, on reprend conscience qu’on a donné notre vie à Dieu. De ce fait, l’essentiel de notre mission n’a pas changé, on continue à suivre Dieu et non un lieu et une structure.
Une mission tournée sur le monde ! Marius Muller nous dit que le Mouvement des Focolari est inscrit dans le monde. De ce fait, Montet / Broye est un village connu dans le monde. Aujourd’hui, nous vivons un moment important. Nous devons faire des pas et regarder le monde et ainsi ajouter des forces où elles sont nécessaires.
Les Focolari au sein de l’Eglise Dans le contexte actuel de l’Eglise, Denise Roth évoque le fait qu’il faut revoir notre évangélisation, redimensionner les structures. Il ne faut pas attendre que les gens viennent dans les structures, car les êtres humains demandent une proximité au milieu du monde. Aujourd’hui, avec la baisse des vocations et les forces qui diminuent, les structures doivent également diminuer pour une bonne continuation.
Pendant la Semaine sainte, nous célébrons le Jeudi saint, l’institution de l’eucharistie et du Sacerdoce. Le vendredi, nous nous immergeons dans la passion du Christ. Le Samedi saint est placé sous le signe du repos au tombeau et le dimanche de Pâques, nous célébrons la résurrection du Seigneur qui a vaincu la mort. Nous pouvons dire que Jésus a tué la mort par sa mort et sa résurrection. Nous célébrons la mort et la résurrection du Seigneur dans chaque sainte célébration eucharistique.
Par le Père Martin Filipponi Photo : DR
La présence réelle de Jésus dans l’eucharistie
L’adoration eucharistique est étroitement liée à la célébration eucharistique. Jésus nous a assuré : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20) Selon la compréhension catholique, dans l’hostie consacrée qui se trouve exposée dans l’ostensoir, Jésus est tout entier là. Entièrement signifie qu’Il est là en tant que vrai Dieu et vrai homme. Le Ressuscité entre au milieu de nous. L’adoration est un acte de foi. Dieu n’est pas une hypothèse ou une théorie sur l’origine de l’univers. Il est là. Et quand Il est là, je plie le genou et je L’adore.
L’adoration eucharistique : un besoin pour notre temps
L’Eglise organise depuis longtemps des congrès eucharistiques à intervalles réguliers. Nous voyons que l’adoration eucharistique se répand en divers endroits, dans des monastères et des paroisses. Que ce soit à Denver (USA), à Saint-Maurice, dans la vallée d’Illiez, à Sion, à Brigue. Même à Zurich, il existe un lieu d’adoration perpétuelle. L’adoration eucharistique est de plus en plus appréciée par les fidèles et surtout par les jeunes. Dans un monde où tout s’accélère et où rien ne semble plus sûr, les paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et portez de lourds fardeaux, et je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28) prennent un nouvel éclat. A une époque où les psychologues parlent d’une génération épuisée, le pape François indique que nous pouvons apprendre à aller toujours plus vers Jésus. Le Saint-Père indique que le vrai repos se trouve auprès du Seigneur.
Des témoignages
L’adoration eucharistique a un effet positif sur les villes, les villages, les relations et les familles. Lili et Stephan Nikolic sont parents de quatre enfants adultes. Ils habitent à Zurich et prient depuis des années pour leurs enfants et leur famille. Tout a commencé lorsque la mère a compris que les enfants suivaient leur propre chemin et qu’elle souhaitait être à leurs côtés dans la prière. Elle prie régulièrement pour que les enfants choisissent de bons chemins. Lili dit qu’elle a commencé l’adoration eucharistique seule. Avec le temps, elle a demandé à son mari s’il pouvait également la soutenir. Depuis près de 25 ans, ils prient devant le Seigneur eucharistique. Ils sont convaincus que la prière leur apporte force, sécurité et joie et qu’elle a un effet positif sur leur famille.
Ramona Ruch-Kupschina et Alexander Ruch sont un jeune couple de Steg im Fischenthal et parents d’un enfant. Interrogée sur l’adoration eucharistique, la mère dit que l’adoration eucharistique leur permet, en tant que couple, de se ressourcer et de prendre des forces à chaque fois. Ramona dit qu’elle emporte dans la prière les soucis et les fardeaux du quotidien. Ce faisant, la jeune mère fait l’expérience qu’après l’adoration eucharistique, elle repart dans la vie quotidienne, joyeuse et édifiée intérieurement. Elle souligne qu’elle confie régulièrement son mariage au Seigneur. Elle relève, par ailleurs, qu’outre la prière de demande, la prière de remerciement est également importante pour elle. Pour finir, elle ajoute que la prière lui donne la force de pardonner à ses proches qui l’ont blessée. Avec un clin d’œil, elle ajoute que c’est souvent pendant la prière qu’on lui indique où elle devrait aussi s’excuser auprès de ses semblables.
Le témoignage des deux couples peut être décrit par les mots de Jean-Paul II : « Cet amour donné dans l’eucharistie est le fondement vivant de la communauté et de la mission de la famille chrétienne. » Prions le Seigneur de nous donner de nombreux lieux où il peut être adoré et expérimenté.
Par Sœur Anne-Sophie Porret (op) Monastère des dominicaines à Estavayer-le-lac | Photo : DR
« Ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » Ne 8, 10
Le Carême a souvent un écho peu agréable dans nos esprits : se convertir, faire pénitence, partager, jeûner, faire des efforts, aller au désert… Oh non ! Pas envie ! Tout cela est bien peineux voire pénible. On s’en passerait bien…
Heureusement le prophète Néhémie est là, chaque dimanche de Carême, à la prière des Laudes pour ajuster ma vision faussée du Carême : « Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » déclare-t-il. Avez-vous déjà pensé à cela : avoir la joie comme rempart, comme protection ? Et ce en plein Carême ?
Le contexte de ce verset de Néhémie peut nous éclairer. On est après la déportation du peuple juif à Babylone. Le retour au pays s’accompagne de la reconstruction de Jérusalem, de son rempart, de son temple et du rétablissement du culte. Tout est à faire. Cela peut sembler bien peineux et pénible comme le Carême, sauf que… Oui, sauf que c’est l’avenir qui s’ouvre et cet avenir est possible car il s’appuie sur la fidélité de Dieu qui n’a pas abandonné son peuple ni renoncé à ses promesses. C’est ce que dit le Livre de la Loi dont le prêtre Esdras vient de faire la lecture et qui a provoqué et le repentir et l’espérance dans le cœur des fidèles.
« Quel boulot ! C’est le chantier du Carême »
Nous sommes chacun à notre manière en exil, loin de la terre promise que le Seigneur nous a donnée pour que nous y vivions avec Lui. Nous sommes souvent infidèles à sa Parole, indifférents à son amour. Nous avons le désir de rentrer à la maison, de vivre avec Lui, de reconstruire ce lieu de notre cœur où il nous convie et de le protéger de toute invasion importune. Mais quel boulot ! C’est le chantier du Carême. Demander à Dieu sa joie comme « matériau » de toutes nos constructions, c’est renoncer à tous les matériaux non consistants avec lesquels nous bâtissons nos existences et essayons de les protéger. Car la joie du Seigneur, c’est la légèreté alliée à la solidité, c’est du béton… qui rit, qui chante, qui danse… !
Christophe Allet présente ce nouveau parcours, mis en place à Vouvry pour un groupe de catéchumènes.
Le parcours Alpha-jeunes actuel se déroule à raison d’environ une rencontre par mois à la cure de Vouvry. Il est né d’une situation inédite : en quelques mois, huit ados du secteur se sont présentés avec une demande de baptême ou de poursuite d’un parcours des sacrements arrêté il y a quelques années ! Deux jeunes filles de Collombey ont aussi rejoint ce groupe. En complément d’un accompagnement personnel par le père Patrice Gasser, il nous semblait intéressant de proposer aussi une démarche communautaire. Ce parcours inclut un repas convivial, une vidéo sur un thème de foi adapté aux 14-20 ans et un échange très ouvert. Il correspond tout à fait à un tel cheminement.
Dès qu’une plage commune mensuelle a été trouvée (ce qui n’est pas la moindre des difficultés), cette aventure a pu commencer. Nous avons la joie d’accompagner ces jeunes en tandem avec Vanessa. Nous en sommes à la 9e rencontre sur 12 dont 2 ou 3 se dérouleront sur une journée. Ce parcours enrichissant va se terminer dans quelques mois.
Un prochain parcours pourrait démarrer dès qu’un groupe de 4-5 jeunes motivés trouvera un moment commun pour se réunir autour du partage, de la Bible, de l’amitié, sous le regard de Dieu.
Lou-Anne, 14 ans, participe aux soirées Alpha-jeunes. Son témoignage est émouvant.
J’ai fait mes parcours KT (pardon, communion et confirmation) et j’ai appris à découvrir et à connaître un peu plus Dieu. J’ai décidé de Lui parler en priant et plus je priais, plus j’avais besoin de prier, plus je me sentais connectée à Lui, plus je Le sentais proche de moi jusqu’à ce qu’Il fasse partie de moi. Aujourd’hui, je ne peux plus m’endormir sans Lui parler.
Il y a plus de deux mois, j’ai dû me faire opérer et j’avais très peur devant cette grosse opération. Alors je priais Dieu pour lui dire de me protéger, de me rassurer. Quelques jours avant mon opération, je pleurais beaucoup et je priais… et j’ai ressenti comme une chaleur qui m’a entourée… je me suis sentie rassurée, j’ai séché mes larmes. Je crois bien que Dieu est venu me dire : « Ne t’inquiète pas, je suis là avec Toi. » Je crois qu’ll est avec moi tout le temps : quand je suis heureuse, quand j’ai peur, quand je suis triste. Il est là pour tout le monde, Il nous tend les bras et Il attend qu’on décide d’aller vers Lui pour qu’Il puisse faire partie de notre vie tout entière.
Grâce à cette opération, j’ai découvert qu’on est tous frères et sœurs. Quand je parlais de mes peurs à certaines personnes chrétiennes, elles m’ont toutes dit : « Ne t’inquiète pas, je vais prier pour Toi. » ça me faisait du bien d’entendre ça et je me suis dit que j’avais beaucoup de chance de faire partie de la famille des chrétiens, parce qu’on est là les uns pour les autres. C’est ça la communauté chrétienne ! Il faut diffuser l’Amour de Jésus autour de nous.
Nombreuses et nombreux sont les bénévoles de notre paroisse qui vivent ce beau ministère d’auxiliaire de l’Eucharistie soit à la messe ou en apportant le Corps du Christ chez les malades à la maison, à l’hôpital ou au home. Une journée de formation a eu lieu en février à Estavayer.
Par Georges Dévaud | Photos: Georges Losey et Gérard Dévaud
Le samedi 10 février, une trentaine de personnes venant de plusieurs UP (dont 13 de notre paroisse) ont vécu une journée de formation en vue de devenir auxiliaire de l’Eucharistie. Cette formation, animée par le père Jean Bosco Devaux du CRPL (Centre romand de pastorale liturgique)et des membres de l’équipe pastorale, leur a permis de (re)découvrir la beauté et la grandeur de ce sacrement, mais également l’importance de l’attitude à adopter.
Le père Jean Bosco, entre temps d’échanges et apport théologique, a rappelé le sens de la liturgie eucharistique comme louange et action de grâces. Ce fut aussi l’occasion d’accueillir, l’après-midi, les auxiliaires déjà en fonction pour une partie plus pratique avec la découverte des objets liturgiques, et d’autres éléments d’ordre très pratique.
Les personnes formées recevront prochainement un mandat officiel de notre évêque et elles seront présentées lors d’une messe dominicale dans leur communauté.
Merci à toutes ces personnes qui s’engagent au nom de leur foi au service des autres et beaucoup de plaisir dans ce ministère qui leur est confié !
«Partager à ses frères et sœurs le Corps du Christ constitue pour tout chrétien appelé et formé à ce ministère, qu’il soit religieux ou laïc, homme ou femme, une raison supplémentaire de vivre selon la foi et d’exprimer celle-ci dans l’acte même de son ministère.»
Livret Pain de Vie, éditions Bayard
Un geste fraternel apprécié
De nombreux ministres de la communion, envoyés depuis 40-30 ans ou moins, ont pu se pencher sur leur fidèle engagement le 10 février.
Une occasion de se souvenir d’un appel, le plus souvent de leur prêtre, pour une mission forte et belle au service de leur paroisse et de leurs frères malades, à domicile ou à l’hôpital. Un engagement et un geste fraternel envers ces membres de la communauté. Un souci aussi pour distinguer les besoins de leur entourage et leur offrir le Corps du Christ.
Chacune et chacun pourrait relater les moments exceptionnels partagés avec les personnes âgées. Des rencontres pleines de confiance, demandant écoute et ne tenant pas compte du temps… Des hospitalisés faisant part de leurs soucis, mais démontrant une immense foi et leur reconnaissance pour ce cadeau de l’Eucharistie.
A chaque fois, les engagés reçoivent bien plus qu’ils n’apportent : l’amitié, les témoignages de courage, les exemples de croyants, la joie de servir. Comme l’a dit une participante, ce rappel en lien avec les gestes sacralisés et partagés avec les nouveaux bénévoles fait du bien.
Père Jean Bosco Devaux, formateur du CRPL.
La formation du matin pour les nouveaux auxiliaires de l’Eucharistie.
Jésus-Christ continue à parler aux êtres humains, comme Il l’a fait il y a 2000 ans ; parfois il s’impose aux sens de la personne qu’Il appelle, sa présence se fait sensible et change tout ; d’autres fois, il murmure doucement mais de façon tenace à leur cœur. Ces personnes vont alors chercher auprès de l’Eglise des moyens pour rencontrer ce juif de Nazareth qui a donné sa vie pour sauver tous les hommes.
Dans les différents secteurs, des équipes se sont mises en marche et se sont structurées pour accompagner ces personnes et leur donner les moyens de cheminer et de grandir dans la foi : la Bible, les partages autour des modules Alphalive, les rencontres personnelles, le Youcat (abrégé du catéchisme de l’Eglise catholique), la prière (seule ou commune), les pèlerinages, les activités liturgiques (chants, lecture de la parole de Dieu, service de l’autel), tout cela va nourrir la foi des personnes qui s’engagent. L’important est qu’elles se sentent épaulées dans la démarche qui vous est présentée ici.
« A l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Benoit XVI, Dieu est amour
Rencontre avec cinq jeunes catéchumènes. Ils nous parlent, avec générosité de leur chemin vers Dieu. Des moments de partage très ouverts et sympathiques avec chacune des adolescentes de 14-15 ans et un jeune adulte de 23 ans. Pour la plupart, leurs parents catholiques se sont éloignés de la pratique religieuse. On ne parle que très peu, ou pas du tout, de religion en famille.
Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photos : Stéphanie Reumont, cathéchumènes par Christophe Allet
Dans un environnement plutôt laïque, comment a surgi chez ces jeunes cet élan pour connaître Dieu et entrer dans l’Eglise Catholique ?
A travers l’amitié… Dieu appelle.
Tessa, très à l’aise explique : « J’ai toujours été intéressée par les cours de religion et j’avais de bonnes notes ! Mon amie Lou-Anne, très croyante, m’explique ce qu’elle vit avec Dieu et répond à mes questions. On va souvent à la messe ensemble. J’aime l’ambiance calme, les prières, les chants : je m’y sens bien. J’échange aussi avec des copines chrétiennes et on se soutient dans les difficultés. J’ai fait de belles rencontres durant le Théo-Camp l’été dernier. J’ai aimé prier durant la nuit de l’adoration, c’était apaisant. Je parle aussi avec mon grand-père qui est pasteur. Il craint que je me laisse trop influencer par mes copines. Je le rassure car mon choix est réfléchi et personnel. J’apprends encore beaucoup grâce au parcours Alpha. »
Selma est en classe préprofessionnelle. Elle aimerait devenir infirmière dans les ambulances. « Je dois encore beaucoup étudier mais j’espère réussir. Quand mon grand-père est décédé, j’ai commencé à me poser des questions sur la vie, la mort. Depuis ce jour, je porte toujours une croix et je prie avant de dormir. Je cherche parfois des prières sur Internet. Je préfère prier toute seule. Ça me fait du bien de croire en un Dieu qui m’écoute et en qui j’ai confiance. J’ai une amie chrétienne avec qui j’échange sur sa religion et qui répond à mes questions. Un jour, elle m’a proposé d’aller ensemble à la messe au Bouveret dans une chapelle près du lac. J’ai aimé prier devant ce beau paysage. Mon amie est heureuse que je sois baptisée et de devenir ma marraine. »
Ces adolescentes ont toutes découvert Dieu grâce à leurs amies. Daniel, un adulte de 23 ans, a un cheminement différent :
« Quand j’étais enfant, j’accompagnais ma mère à la messe, je priais avec elle. Peu à peu, j’ai cessé ma pratique religieuse. Il y a plus d’un an, j’ai arrêté mes études, contre l’avis de ma mère et j’ai vécu une situation difficile… Toutes mes recherches de travail ont été vouées à l’échec. J’étais découragé. Alors, j’ai commencé à prier Jésus, à lui confier mes soucis et à lui demander de l’aide. Voilà que je suis engagé sans problème dans une entreprise de carrelage. J’apprends vite, on me fait confiance, je deviens plus autonome et ça me plaît. J’y vois l’aide de Dieu. Je retourne à l’église avec mon amie catholique qui encourage ma démarche. Je passe un week-end à l’hospice du Simplon. Le Père Patrice nous apprend à prier, à lire la Bible, à chanter ensemble : c’est super. Je rejoins le Chœur des Jeunes du Bouveret. Chanter durant la messe de Minuit m’a réjoui. Pour l’instant, je me sens comme un invité le dimanche à la messe, mais je désire faire partie plus concrètement de cette communauté chaleureuse. Ma mère est heureuse que j’aie choisi son frère comme parrain.
Nora aime la culture religieuse et prie régulièrement depuis longtemps. « Parfois je m’aide avec des livres de prières ou je lis la Bible. J’ai accompagné plusieurs fois mes grands-mères à la messe et j’allumais des bougies. L’an passé, ma copine m’a invitée à sa première communion. En la voyant je me suis demandé : pourquoi pas moi ? Au fond j’en avais envie. Je progresse grâce au groupa Alpha. Mes grands-mères sont heureuses et ma tante aussi, car je l’ai choisie comme marraine », dit-elle avec un beau sourire.
Kloé est en première année du collège. « J’ai plus de travail qu’au C.O., dit-elle toute souriante, mais ça va bien ! Avec ma meilleure amie, on échange sur tout. Il y a trois ans, elle m’a parlé de sa foi. Pour moi, c’était une découverte et cela m’a vraiment intéressée. Depuis ce jour, je cherche à en apprendre davantage sur la religion catholique. Je lis la Bible et je prends du temps pour parler avec Dieu. Le groupe Alpha me donne l’opportunité d’approfondir ma foi et aussi de m’enrichir des expériences et des réflexions des autres. Mes questions, je les pose aussi à l’ami de ma mère qui a étudié la théologie. »
Des catéchumènes soutenus par leurs proches Tous apprécient le soutien que leur apportent leurs familles et leurs amis. Nora nous confie : « Mes parents m’écoutent et respectent mon choix. J’ai de la chance, car certains camarades voudraient être baptisés, mais leurs parents ne le veulent pas, tandis que d’autres n’en ont pas envie et leurs parents les y obligent !… » Tous ces catéchumènes désirent approfondir leur foi et la vivre au quotidien. Ils ont pris conscience que le Baptême n’est pas l’affaire d’un moment, mais le cheminement de toute une vie. Merci à tous ces jeunes pour leur témoignage. Les paroissiens se réjouissent de les accueillir avec leur fraîcheur et leur enthousiasme !
Quelques catéchumènes autour du Père Patrice Gasser.
Chaque année, les ministres de la paroisse réformée et l’équipe pastorale de la paroisse catholique Saint-Laurent, accompagnés de quelques membres de leur Conseil de paroisse, se retrouvent pour partager une soirée.
Par Marianne Berset | Photo : Georges Losey
Cette rencontre a débuté par une présentation de la collégiale par Francis de Vevey qui nous a aidés à découvrir ses merveilleuses richesses. Dans son exposé, il a veillé à prendre soin de nos sœurs et frères réformés en faisant émerger tout ce qui les rejoint. En partant des prophètes aux disciples, en poursuivant par la biographie de Claude d’Estavayer du XVe siècle, évêque de Belley, pour arriver au groupe des Dombes qui est un groupe de dialogue œcuménique fondé en 1937 dont fait partie le chanoine Claude Ducarroz, bien connu dans la Broye.
Nous avons poursuivi en partageant un temps de prière et un repas. Ce chaleureux moment de convivialité nous a permis d’apprendre à nous connaître, étant donné que quatre nouveaux pasteurs ont rejoint l’équipe des ministres à la paroisse réformée. De plus, chacun de nous a évoqué sa mission et mentionné le lien qui le relie à l’œcuménisme.
Un échange porteur qui ne peut que nous aider à vivre et collaborer plus harmonieusement dans cette Broye où on côtoie beaucoup de couples mixtes.
Chaque messe est l’occasion d’éprouver combien le baiser de paix est important et un moment fort de la célébration !
Ceci tout particulièrement depuis les comportements hérités de la période du Covid, au cours de laquelle les relations physiques entre les individus ont changé, minimisant les contacts physiques et favorisant ceux du regard.
Auparavant il s’agissait de serrer la main de ses voisins immédiats avec parfois des réticences liées à des soucis d’hygiène, en cherchant la meilleure façon de faire ce geste selon qu’il s’adressait à une frêle personne âgée ou à un athlète, à des timides ou des extravertis…
Depuis la pandémie l’espace du baiser de paix, désormais essentiellement transmis par le regard, s’est considérablement élargi à tout un banc et à plusieurs rangées, beaucoup recherchant le contact loin de leur place et pendant un long moment !
Et, libérés des préoccupations techniques du contact physique, les fidèles peuvent désormais se concentrer sur ce regard échangé, qui est essentiel dans le rapport créé.
Et quelle richesse dans cet échange ! Un moment incomparable de rencontre fraternelle dans L’Essentiel, au cours duquel est ressentie la totale égalité avec l’autre, quels que soient son origine ethnique, sa condition ou son genre ! Un avant-goût du Royaume annoncé !
Il suffit de contempler les visages radieux de la plupart de ceux qui ont échangé ce signe de communion dans le Christ, rendu vivant parmi nous, pour se persuader de l’importance de ce baiser de paix et de se réjouir de son récent renouveau !
Le tour de la solidarité Nous vous proposons une nouvelle rubrique présentant les œuvres soutenues par notre paroisse, que ce soit par des quêtes ou par des dons. Pour commencer la série, partons du côté du Togo, la terre natale de nos abbés Bernard et André, où nous soutenons actuellement trois projets. Les responsables de ces projets remercient chaleureusement toutes les personnes qui les soutiennent.
Texte et photos par Gérard Dévaud
1. Le Centre God-is-love Saint-Laurent Estavayer
Ce centre, créé par l’abbé Antoine Kankoe, accueille à Anfoin, à 60 km de la capitale Lomé, 18 jeunes filles-mères et leurs enfants. Ces filles profitent d’un encadrement et surtout de solides formations sur 3 ans dans la coiffure ou la couture.
La première équipe va terminer sa formation cet été et les filles vont ainsi recevoir un diplôme leur permettant de voler de leurs propres ailes. Une nouvelle volée prendra le relais dès cet automne dans le centre.
Actuellement, grâce au soutien de nos paroissiens, une future boulangerie est en cours de construction. L’abbé Antoine projette d’y installer un four et d’engager un boulanger professionnel pour former les filles à ce métier.
Une partie des filles du centre avec leur enfant, les éducateurs, l’équipe de Direction, l’abbé Antoine (au centre du dernier rang, et la délégation suisse lors de la visite du 17 février 2023.Les fondations du bâtiment de la future boulangerie.
2. Le Moyen Séminaire Comboni à Vogan
Ce Moyen Séminaire accueille des jeunes du diocèse d’Aneho qui s’intéressent à la prêtrise. Notre paroisse soutient ce centre depuis quelques années et a déjà permis l’aménagement d’un dortoir et offert du matériel didactique ainsi que des livres pour la bibliothèque. Grâce aux quêtes réalisées chez nous, le centre a pu construire la première étape d’un grand dortoir pour l’accueil de ces jeunes.
Actuellement, avec l’argent encore à disposition, ils aménagent de nouveaux sanitaires bien nécessaires.
Le nouveau dortoir. Un deuxième étage de dortoirs est prévu.
3. Le Village « Espérance et Paix » de Sœur Odile
Sœur Odile (à droite en rouge) a fondé il y a 18 ans un centre d’accueil pour enfants et jeunes handicapés moteurs cérébraux. Actuellement, 28 jeunes y sont accueillis et reçoivent une formation scolaire ou professionnelle.
Au retour de leur pèlerinage au Togo en 2022, les jeunes servants de messe, très touchés par l’œuvre de Sœur Odile, ont vendu de l’artisanat. Grâce à cet argent et aux quêtes faites dans nos communautés, le centre a pu acheter des tables et des chaises pour l’école, ainsi que des panneaux solaires pour l’alimentation en électricité du centre.
Sœur Odile et des enfants du centre devant les panneaux solaires.
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