… dans au moins trois domaines, liste le pape François : la vie du croyant, la vie de l’Eglise et sur le chemin de l’unité des chrétiens.
Ainsi s’exprime-t-il parmi les leaders de toutes les Eglises-Sœurs réunis pour la veillée de prière œcuménique, le 30 septembre 2023, un jour avant l’ouverture de la première phase du Synode 2023-2024.
Pour le croyant
Les débuts et la fin de notre existence terrestres sont silencieux. « Le Verbe de Dieu s’est fait silence dans la mangeoire et sur la croix. » Devant la croix de San Damiano, François d’Assise jadis comme les responsables d’Eglises en septembre 2023, le croyant se tient en silence, un silence qui n’est pas du tout vide. « Dieu parle plutôt dans un zéphyr, un fin silence sonore », paraphrase-t-il l’expérience d’Elie dans le Livre des Rois.
Pour l’Eglise
Le silence « permet le dialogue et l’écoute » de l’autre et de l’Esprit Saint à l’œuvre dans nos vies. Il améliore le « discernement » au travers des bruits et du vacarme de notre temps, pour écouter la volonté de Dieu. Les différends se résolvent mieux si on commence par écouter ce qui est différent, « dans un silence actif ».
Pour l’unité des chrétiens
Le silence qui devient prière permet d’accueillir le don de l’unité « comme le Christ la veut », « avec les moyens qu’il veut », disait Paul Couturier, à l’origine de la Semaine de prière pour l’unité et que rappelle François. Se mettre ensemble en prière et dans le silence, c’est comme semer des graines d’espérances que Dieu fera germer, dit-il en substance aux consœurs et confrères chrétiens. Et de conclure : « Faisons silence pour que le monde croie ! »
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Au cœur de nos vides intérieurs, de nos déserts stériles Le vide apparent du tombeau, Devient lieu de rencontre avec le Ressuscité, Il nous rejoint, Lui le Vivant.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Sur nos chemins d’Emmaüs, malgré nos désillusions, Jésus Ressuscité se fait compagnon de voyage. Pour rallumer dans nos cœurs, la chaleur de la foi et de l’espérance. Le Christ Vivant fait tout comprendre : la Vie, la mort, mais surtout l’Amour.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Laissons la parole du Christ « La Paix soit avec vous » Déverrouiller la porte de la chambre haute de nos peurs, Accueillons son souffle qui nous donne une vie nouvelle. Devenons des croyants audacieux, des témoins joyeux dans nos lieux de vie.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, Comme à Pierre, le Ressuscité nous demande « M’aimes-tu ? » Dans nos échecs et nos reniements il chemine à nos côtés Lui, le Christ Vivant, qui a triomphé de la mort et du péché Il nous invite à nous laisser guérir et transformer par la force de l’amour miséricordieux.
En ce temps de renouveau, Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver, Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin, La joyeuse mission donnée par le Christ à l’Ascension, Osons proclamer et annoncer la Bonne Nouvelle ! Dans la joie de l’Ascension, Jésus monté aux cieux, nous plante solidement dans la terre, Dans la joie de l’Ascension, le Fils remonte vers le Père, Il nous ouvre la porte vers notre patrie, le cœur de Dieu
Bulbocode, première fleur de printemps qui éclot entre janvier et février alors que tout est sec et endormi dans l’hiver.Fleur de magnolia ou le rose dans la ville.
Texte et photos par François-Xavier Mayoraz, membre du comité des Colis du Cœur
En cette année 2024, l’association des Colis du Cœur va fêter ses 30 ans d’existence. Comme la plupart le savent déjà, cet organisme a pour but de fournir une aide alimentaire ponctuelle aux personnes de la région qui sont dans le besoin. Il faut voir cela comme un coup de pouce momentané, dans une période de vie compliquée vécue par les personnes.
C’est le 8 avril 1994 que les Colis du Cœur virent le jour, sous l’impulsion de quelques femmes et notamment de Mme Ginette Fessard, qui va incarner généreusement cette association pendant un quart de siècle. Si aujourd’hui Mme Fessard s’est retirée, la pauvreté, elle, continue d’exister, notamment en raison de l’inflation, qui met à mal de plus en plus de personnes.
Mais où trouver toute cette nourriture que nous redistribuons ensuite ? Pour ce faire, trois fois par année, nous nous postons devant les différents magasins alimentaires de la région et nous sollicitons la générosité des personnes qui viennent faire leur course, en leur proposant d’acheter quelques denrées en plus et de nous les déposer à la sortie.
Par ailleurs, de temps en temps, nous rencontrons des personnes qui ont particulièrement à cœur de donner quelque chose, car eux-mêmes par le passé ont dû faire appel à cette association.
Toutefois, si les Colis du Cœur perdurent encore aujourd’hui, c’est sans conteste grâce à l’aide infiniment précieuse des nombreux bénévoles. Que ce soit de la prise de contact au téléphone avec les demandeurs, en passant par la confection des colis et leur distribution, ainsi que de la présence dans les magasins lors des trois récoltes annuelles, tous ces bénévoles font un travail incroyable et ne ménagent aucunement leurs efforts. Un immense merci à eux !
Et joyeux anniversaire aux Colis du Cœur !
Le samedi matin 8 juin aura lieu l’anniversaire officiel des Colis du Cœur.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud, est l’auteur de cette carte blanche.
Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud Photos : cath.ch, DR
Le 1er février dernier, nous avons fait mémoire du dramatique appel de l’abbé Pierre adressé sur les ondes en 1954 à la suite du décès d’une femme sans logement en France. Cette réalité demeure actuelle aussi en Suisse romande.
Cet évènement m’a amené à reprendre un livre de l’abbé Pierre « La Fraternité »1. Il est paru en 1979 à l’occasion des 50 ans de la fondation d’Emmaüs. Quelle vision prophétique émerge des propos de l’abbé ! Elle est simple et profonde. Il dénonce des situations de misère et d’injustice. Il annonce un horizon nouveau en comptant sur l’engagement de tous. L’abbé Pierre nous invite à un choix radical. « Ces deux voies sont très claires : moi sans les autres ou moi avec les autres. Etre heureux sans les autres ou être heureux avec les autres. Etre suffisant ou être communiant. »
Un double écho a résonné en moi… du côté de la vie de Jésus et de l’appel du pape François à travers son encyclique « Tous frères ». Avons-nous pris conscience que Jésus nous invite à devenir des sœurs et des frères ? Simplement considérer toute personne comme une sœur ou un frère amène une transformation radicale en soi et dans la relation. C’est un long apprentissage vers la Vie. Les histoires des douze fils de Jacob et des douze apôtres nous indiquent les écueils à surmonter, le temps nécessaire, les changements à vivre sous la conduite de l’Esprit Saint.
Au centre de son texte, le pape François nous offre une relecture d’une parabole connue, mais « adoucie »… Il l’intitule « un étranger sur le chemin » et non le « bon samaritain » ! Si nous souffrons, qu’attendons-nous de celui qui s’approche ? Choisissons-nous d’ouvrir les yeux et notre cœur pour permettre à celui qui souffre de trouver sa place dans la fraternité universelle ? Cette fraternité n’est-elle pas la grande voie pour œuvrer à la paix, témoigner de l’espérance, œuvrer au devenir d’une Eglise synodale et vivre sa vocation baptismale ?
Par l’abbé Bernard Alassani Photo : André Bise | Dessin : Bernadette Lopez
Plusieurs fêtes se déroulent durant la période pascale. Nous avons entre autres la Pentecôte qui termine le temps pascal. D’origine grec, la Pentecôte signifie « cinquante ». Elle se fête cinquante jours après Pâques.
C’est une fête religieuse qui permet de commémorer la descente de l’Esprit Saint parmi les apôtres, la réalisation de la promesse de Jésus faite à ses disciples « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 12) ou « quand viendra, le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur » (Jn 15, 26-27).
La Pentecôte représente le couronnement du temps pascal, qui dure sept semaines et commence le Vendredi saint.
L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi saint), ressuscité le jour de Pâques, et monté au ciel vers le Père (à l’Ascension).
La Pentecôte a son origine dans le peuple juif. Bien avant Jésus-Christ, de nombreux croyants venaient en pèlerinage vers le temple de Jérusalem. Ils venaient remercier Dieu pour tous ses dons : la terre, la loi de l’alliance et les promesses des prophètes.
Lors de la fête de la Pentecôte, les apôtres découvrent que Dieu donne aussi Jésus comme sauveur et l’Esprit Saint comme source de vie nouvelle. Comme promesse fait par le Christ ressuscité : l’Esprit Saint. L’union des cœurs dans la charité et l’unité des esprits dans la vérité. Trois signes manifestent sa présence : les langues de feu, le vent, la colombe.
Souvenez-vous, en automne 2015, avec l’arrivée de requérants d’asile venant de Syrie, notre évêque, Mgr Jean-Marie Lovey, lance un appel à la solidarité des Eglises et des mouvements citoyens. Un groupe de bénévoles, issus des paroisses catholiques et protestante de Monthey, se met à l’œuvre et prend le nom de GOAR. Jacqueline Rigamonti coordonne les diverses facettes de l’engagement : cours de français, contacts avec l’office de l’asile, suivi des bénévoles, accompagnements des familles.
Par Sandrine Mayoraz | Photos : DR
Cette situation de 2015 donne une visibilité, légitime et démocratise en quelque sorte ces actes d’accueil qui sont déjà réalisés de manière spontanée et informelle. En effet, à Monthey, le groupe Réfugié-Rencontre existe depuis 1996, fondé sous l’intuition du Curé Othon Mabillard. Cela fait donc plus de 30 ans que « Madame Jacqueline » – comme l’appellent ses amis étrangers – œuvre pour l’accueil aux réfugiés.
Vocation à l’autre
Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Jacqueline Rigamonti est sensible aux gens d’ailleurs. « Je n’ai jamais eu peur de l’autre, j’avais une idée positive au départ, explique-t-elle, cela n’empêche pas d’être lucide. » Diverses expériences nourrissent son enclin naturel à l’autre : un Père spiritain qui venait montrer des diapos, son métier qui l’a conduite à enseigner à la Vila Beata, école pour jeunes filles étrangères, à exercer du bénévolat au magasin du monde ou à la mise en route de la bibliothèque interculturelle de Monthey.
Elle a reçu une éducation religieuse plutôt formatée – il n’existait rien d’autre à l’époque – mais a rencontré des chrétiens qui ont ancré le message biblique dans des valeurs telles que la justice, le sens des autres ou la générosité. Ainsi, l’accueil fait partie de son ADN chrétien. Impensable pour elle, de se dire chrétienne sans répondre à cette Parole : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli. » (Mt 25, 35)
Au cœur de la mission : la rencontre
Jacqueline insuffle cet esprit dans le groupe, en répondant aux besoins humains et relationnels des personnes immigrées. « Le plus important c’est le contact régulier, la présence gratuite et l’amitié offerte », insiste Jacqueline, comme un écho à la parole : « Traitez l’étranger comme s’il était l’un des vôtres. Tu l’aimeras comme toi-même : car vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. » Lv 19, 34 Petit à petit, le GOAR organise une aide aux devoirs, des lundis récréatifs durant l’été, des espaces de rencontres et par-dessus tout, le soutien aux familles. Mais rien n’est plus précieux que ce contact personnel et amical !
Merci !
Durant ces (presque) 30 ans d’engagement, Jacqueline bénéficie du soutien et de l’aide de son époux, Flaviano. « Il connait toutes les personnes que j’ai accompagnées », dit-elle en regardant les souvenirs défiler sur son téléphone. Aujourd’hui, elle passe le flambeau, avec le souhait que le GOAR grandisse avec d’autres. On ne remplace pas « Madame Jacqueline », mais plusieurs lui succèdent avec une répartition des responsabilités. Nous les remercions de poursuivre leur précieux engagement.
Les paroisses de Monthey-Choëx trouvent ici une occasion de remercier sincèrement Jacqueline Rigamonti. Merci Jacqueline pour ta fidélité dans l’engagement et ton audace. Merci d’avoir déployé au sein du groupe Réfugiés-Rencontres et du GOAR tes idées, ton temps sans compter et tes valeurs humaines et spirituelles. Merci d’être une témoin du Christ qui va à la rencontre de chacun.
Pourquoi la prière d’ouverture s’appelle « collecte » ? * La prière d’ouverture qui change à chaque messe prend place après le Kyrie ou le Gloria. Normalement, un temps de silence la précède pour permettre à chacun de prier personnellement dans son cœur, avant que le prêtre ne rassemble ces prières et prie au nom de tous. Voilà pourquoi, elle porte le nom de « collecte », parce qu’elle collecte et réunit les diverses demandes des fidèles en une seule prière que le prêtre présente à Dieu au nom de la communauté.
Par Pascal Ortelli
* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.
Humour
Deux religieux avaient obtenu la permission de leur Abbé de participer à une noce familiale. Ils revinrent au couvent en ayant légèrement abusé de la dive bouteille. Comme il était déjà tard et que nos deux compères, visiblement éméchés, voulaient éviter à tout prix de croiser leur Abbé dans les couloirs, l’un des deux dit à l’autre : – Va devant, fais quelques pas et je verrai si tu marches droit ! Après cela, le marcheur revient vers son confrère et lui demande le résultat du test. Celui-ci répondit : – Oui, tu marches droit, mais qui était donc celui qui marchait avec toi ?
De lui, on peut d’emblée dire qu’il a la foi chevillée au corps ! Elle le fait vibrer. Colin Mosengo, jeune père de famille de Vuissens, vient d’accepter un double engagement paroissial. Rencontre à Lausanne où il se rend quotidiennement pour son travail.
Texte et photo par Claude Jenny
Récemment, Colin Mosengo a suivi la formation pour devenir auxiliaire de l’eucharistie, qu’il ira porter le dimanche à l’hôpital d’Estavayer. « Je me réjouis de vivre cette mission au service des autres » dit-il. Il a aussi été désigné pour remplacer Jacques Monnard comme représentant de notre paroisse au sein du Conseil pastoral cantonal, un organe qui va reprendre son rôle de liant au niveau de toute la communauté catholique fribourgeoise.
Ce Staviacois a toujours trempé dans le bain catholique, notamment par sa maman qui a été membre du Conseil de communauté du chef-lieu. Formé au travail social, bachelor en poche, il a œuvré d’abord dans l’accompagnement de personnes marginales. Puis il a bifurqué professionnellement. Si son activité est aujourd’hui de traquer ceux qui font du mal aux autres, il inscrit ce parcours professionnel dans une démarche qui n’est pas incompatible avec son engagement de chrétien. « Il faut faire face à une certaine perversion du mal dans la société et la personne qui est dans la faute doit d’abord le reconnaître, pour pouvoir éventuellement être pardonnée par la suite. Je peux agir de diverses manières envers les autres, mais aussi dans un but de faire de la prévention, d’œuvrer dans la bienveillance et la recherche du « bien vivre ensemble ».
Son métier, il le pratique une médaille de la Vierge autour de son cou et avec une icône qui illumine son bureau. Lorsqu’il n’est pas au cœur d’un monde dur professionnellement, il aime aller se ressourcer. Entrer dans une église, vivre un temps d’adoration. « J’aime les sacrements, et particulièrement celui du pardon car si Dieu nous pardonne nos fautes, c’est pour que nous sachions aussi le faire. »
Ne pas quitter le bateau !
Dans cette Eglise bien secouée, Colin Mosengo se dit content que l’abcès soit en train d’être crevé car, dit-il, « on peut pardonner mais on ne peut pas cacher ce que l’on a fait de mal. Il faut donc que la vérité éclate au grand jour. Il faut passer par ce « nettoyage interne » ». Mais, s’empresse-t-il de préciser, il ne faut pas quitter le bateau ! « Bien au contraire ! Il faut rester à bord parce qu’un renouveau est possible. L’Eglise doit garder ses traditions et notamment toutes ses richesses liées aux sacrements. Mais elle peut aussi évoluer sans rien enlever à la puissance d’amour du Christ. L’Eglise appartient au peuple de Dieu. Pas à la hiérarchie. Il faut donc oser demander. J’aimerais que notre Eglise retrouve davantage de joie et que ses cérémonies soient davantage des manifestations de joie partagée. »
Colin Mosengo est un témoin engagé. On le sent habité d’une ferme volonté de vouloir faire avancer le bateau. Un rôle de pilote qu’il accomplissait aussi lorsqu’il était aux commandes de la vedette de la Société de sauvetage d’Estavayer !
Les enfants de 4H de Collombey et de Muraz, inscrits au parcours de préparation au sacrement du Pardon, ont bénéficié pour la première fois de ce beau et grand sacrement le 2 février (à Collombey) et le 9 février (à Muraz). C’est l’occasion, sous forme d’une interview, de faire le point sur ce sacrement, avec les catéchistes engagées dans cette préparation.
Propos recueillis par Antonella Cimino et Béatrice Lucciarini | Photos : Jean-Michel Moix, Simone Lattion
Qu’est-ce que je trouve de beau ou de grand dans ce sacrement du Pardon ? Antonella : Ce que je trouve de beau et de grand c’est cette guérison ; le sacrement du Pardon guérit l’âme et le cœur ; cette tristesse et ce poids qui étaient présents, s’envolent pour laisser place à la paix. Béatrice : Pour moi, le sacrement du Pardon est le sacrement de l’Amour de Dieu. Il nous aide à vivre avec Lui et avec les autres. Il nous permet de mettre sa Parole dans notre vie.
En quoi, le sacrement du Pardon aide-t-il l’enfant à grandir dans la foi (chrétienne) ? Antonella : Il permet de se réconcilier avec Dieu, avec les autres ainsi qu’avec soi-même. Les enfants comprennent que ce sacrement est utile pour grandir dans la foi, ils peuvent le demander à chaque fois qu’ils veulent réparer le fil d’amitié qui a été cassé entre Dieu et les autres. Béatrice : Discuter de sa vie, sous l’angle de la foi, avec un prêtre aide l’enfant à grandir.
Lors de la préparation des enfants à ce sacrement, quel message entendez-vous faire passer ? Antonella : Le message est que l’Amour de Dieu est sans limite. Son pardon nous transforme véritablement. Qu’il est bon de vivre dans le respect, le partage, la générosité, la vérité, l’amour… lorsque nous sommes pardonnés et que nous-mêmes nous pardonnons, nous nous rapprochons encore plus de l’autre, de Dieu. Béatrice : Le plus important est l’amour de Dieu. « Dieu t’aime très fort, plus que tu ne peux l’imaginer. Il veut que tu sois heureux. Il aime pardonner. » Cependant, je trouve très important que les enfants découvrent l’importance du pardon dans leur vie de tous les jours avec les autres : en famille, avec les copains, avec les adultes qu’ils côtoient. Et ceci indépendamment de toute conception chrétienne. Sans pardon, la vie « communautaire » est très difficile, voire impossible.
Pour quelles raisons, selon vous, le sacrement du Pardon est-il aujourd’hui délaissé voire oublié ? Antonella : Le sacrement du Pardon nous met dans l’humilité devant Dieu qui nous aime malgré toutes nos faiblesses ; cette rencontre est essentielle. Peut-être que certains ne voient pas leurs péchés donc ils n’éprouvent pas le besoin de se confesser. Béatrice : Notre société individualiste ne voit pas l’« utilité » du sacrement du Pardon et du dialogue avec le prêtre. Nos contemporains ont de la difficulté à se reconnaître pécheurs.
Qu’est-ce que ce sacrement nous dit sur Dieu, sur nous-mêmes ? Antonella : Le psaume 147, 3 nous dit : « Dieu est celui qui guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » Il le fait à travers le sacrement de la réconciliation. C’est seulement si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur et avec nos frères que nous pouvons être vraiment en paix. Béatrice : Il nous révèle ce que nous dit l’Evangile de Jésus : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à moi ne marchera pas dans les ténèbres ; mais il aura la lumière qui conduit à la vie. » (Jean 8, 12)
Messe paroissiale de la « Fête du Pardon » à Collombey en remerciement pour le don sacramentel du Pardon de Dieu.
L’intelligence artificielle (IA) grignote chaque jour un peu plus d’espace dans nos vies. Porteuse de promesses dans certains domaines tels que la recherche médicale, elle ne cesse de générer craintes et mises en garde, et ce, jusqu’au Vatican. Eclairage avec Ezekiel Kwetchi Takam, dont les travaux explorent les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle.
Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer
Pour le chercheur, le futur nous appartient.
Cette année, les débats du Forum économique mondial (WEF) portaient sur l’intelligence artificielle et sa régulation. L’IA est considérée comme l’un des principaux risques de la prochaine décennie. Qu’en pensez-vous ? L’intelligence artificielle est bien l’un des plus grands dangers de la prochaine décennie, mais pas pour les raisons apocalyptiques et extinctionnistes auxquelles nous pensons. Ce discours-là est essentiellement articulé autour d’un questionnement existentiel de l’intelligence artificielle, alors que les enjeux concrets se déploient déjà. Elle est dangereuse, non pas parce qu’elle anéantirait la civilisation humaine suivant un schéma de science-fiction, mais en raison de ses impacts écologiques, économiques et humains. Prenons l’écologie. L’énergie nécessaire à la puissance de calcul pour entraîner les modèles d’intelligence artificielle populaire aujourd’hui représentera 14 % des émissions totales de CO2 en 2040.
L’ONU souhaite la création d’un pacte mondial pour le numérique, or il existe aujourd’hui au moins sept cents politiques d’encadrement de l’intelligence artificielle avec des priorités et des systèmes de valeurs différentes. On s’en sort comment ? L’existence d’une pluralité de chartes éthiques n’est pas véritablement un problème, à condition qu’il existe une réelle redistribution de ses chartes dans les différentes régions du monde. En d’autres termes, il faudra que toutes les régions du monde puissent produire des chartes qui s’inscrivent dans leur réalité socioculturelle. L’initiative de l’ONU serait alors fructueuse, d’une part, si elle se libère de cette naïveté de croire qu’elle pourra produire un pacte mondial et d’autre part en capabilisant toutes les régions du globe afin qu’elles puissent penser des réflexions éthiques sur l’intelligence artificielle et les partager sur une plateforme gérée par l’ONU où ces différentes visions pourraient entrer en dialogue.
OpenAI [développeur de ChatGPT] vient de révéler le démarrage d’une collaboration avec le département américain de la défense. Les sept péchés capitaux rapportent apparemment plus que le développement d’une IA « éthique » ? Absolument et c’est très révélateur de cette idéologie accélérationniste et technocapitaliste qui sous-tend le développement des intelligences artificielles. Au sein de OpenAI, deux visions du futur de l’intelligence artificielle se confrontent. Ceux qui souhaitent la ralentir, car elle pourrait poser de grands défis à l’avenir et ceux qui la considèrent comme une possible solution à tous les maux de l’humanité. Le CEO, Sam Altman, semble faire partie de cette catégorie. Certes, dans ce discours, on peut ressentir une certaine tonalité altruiste, mais au fond c’est une idéologie qui s’inscrit simplement dans un capitalisme néolibéral.
A l’occasion de la journée mondiale de la paix, le Pape a exhorté à un développement éthique de l’intelligence artificielle. Est-ce un vœu pieux de sa part ? Je trouve cette réflexion du Pape très pointue d’un point de vue conceptuel et très riche au niveau propositionnel. Ce n’est pas la première initiative du Pape en ce sens. Le Vatican a toujours été très précurseur dans les réflexions autour de l’éthique de l’intelligence artificielle. Déjà en 2020, l’Académie pontificale pour la vie avait publié L’appel de Rome pour une éthique de l’IA, entérinée par plusieurs entreprises dans le domaine dont IBM et Microsoft. Ce n’est donc pour moi pas un vœu pieux, car dans notre société, le futur nous appartient, il est le résultat de notre volonté. Le plus important est d’avoir des volontés réalistes, innovantes et disruptives et cet appel s’inscrit dans ce dynamisme-là. L’essentiel serait maintenant de savoir si nous avons la volonté de porter ce dessein à son stade de réalisation et là, c’est un choix qui nous appartient.
Bio express
Ezekiel Kwetchi Takam est né en 1998 à Bertoua (au Cameroun). Il est doctorant en éthique théologique à l’Université de Genève. Ses travaux explorent, sous une perspective théologique, les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle. Outre ses recherches, il propose conférences et accompagnement des entreprises souhaitant répondre éthiquement aux problématiques posées par ces nouvelles formes d’intelligence.
Le jeudi 25 avril prochain, à 19h30, au centre des Focolari, à Montet, aura lieu l’habituelle assemblée paroissiale de printemps destinée à présenter les comptes de fonctionnement de l’année dernière ainsi que les comptes d’investissement également de 2023.
Un « point pastoral » figure également à l’ordre du jour et l’assemblée – selon une habitude désormais – pourra entendre une présentation d’une confrérie active sur le territoire paroissial. Ce sera au tour de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel de se faire connaître par l’intermédiaire de son président André Butty.
Cette assemblée est publique et donc ouverte à tous les membres de la paroisse (cjy)
• Fête paroissiale le 22 septembre à Bussy
Une date à réserver dans l’agenda : le dimanche 22 septembre ! Comme l’année dernière, une fête paroissiale – avec une messe unique pour toute la paroisse pour le démarrage de la nouvelle année pastorale – aura lieu cette année à l’église de Bussy. L’occasion, comme l’année dernière à Cheyres, de vivre une célébration commune à toutes les communautés et de passer un moment convivial. (cjy)
• Appel décisif pour 15 enfants de notre paroisse
Samedi 24 février, plus de 130 enfants de tout le canton, dont 15 de notre paroisse, ont vécu l’appel décisif en vue de leur prochain baptême en avril. Cette étape importante a été célébrée à l’église Saint-Pierre de Fribourg en présence de plusieurs prêtres, des parents et futurs parrains et marraines de ces enfants. (gd / photo LDD)
• Rendez-vous lacustre le 11 août pour la Saint-Laurent
Fêter la Saint-Laurent est une tradition bien vivante à Estavayer que la Confrérie des pêcheurs s’emploie à conserver avec ferveur en intronisant les nouveaux membres à l’occasion d’une messe en plein air sur la place Nova Friburgo, suivie de la bénédiction des embarcations et d’une partie conviviale avec friture, etc. Saint Laurent étant le saint patron de notre paroisse, l’équipe pastorale vous donne rendez-vous le dimanche 11 août pour cette unique messe au bord du lac en cas de beau temps et à la collégiale si le temps est maussade. (gd / photo Georges Losey)
« Le truc le plus fou que je fais dans ma vie ! » C’est la manière dont en parle Olivier, un adorateur des 40 heures de Savièse, qui se lève la nuit une fois par mois pour aller passer une heure seul dans l’église avec le Saint-Sacrement.
Texte et photos par Valentin Roduit
Pourquoi 40 heures ? 40 ans, c’est la traversée du désert par les hébreux ; 40 jours, c’est le déluge au temps de Noé et le temps que Jésus passe au désert. C’est aussi notre Carême, temps pour se préparer à la grande fête de Pâques ; 40 heures, c’est un temps de prière que peut donner une communauté au Christ pour en recevoir de belles grâces. La tradition a commencé il y a 450 ans à Milan, introduite et popularisée par saint Philippe Neri à Rome. L’idée était : 40 heures de prière avant le début du Carême, en réparation du mal commis à carnaval.
40 heures de prière à la suite, c’est beaucoup ! La tradition veut que les croyants se relaient en présence du Saint-Sacrement exposé. La petite tradition rejoint la grande, puisque les sœurs du Monastère des Bernardines ont proposé longtemps une nuit d’adoration tous les premiers vendredis du mois. A Collombey, nous adorons tous les vendredis de 20h à 21h. Une adoration prolongée permettra que chacun passe un temps privilégié avec le Seigneur, relié aux autres adorateurs.
A quelle date, ces 40 heures ? Cette année, les 40 heures démarrent à Collombey, du jeudi 2 au samedi 4 mai 2024, pile à mi-chemin entre Pâques et la Fête-Dieu. Ce temps privilégié de prière nous permettra de reconnaître la présence du ressuscité dans l’Eucharistie. Ce sera aussi le week-end des premières communions, nous pourrons porter spécialement les enfants qui recevront pour la première fois le Seigneur le dimanche 5 mai à Collombey ou le jeudi 9 mai à Muraz.
40 heures, ça demande 40 personnes ? Un temps de prière seul avec le bon Dieu, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Les 40 heures existent déjà dans d’autres paroisses. Chacun s’engage pour une heure et les adorateurs forment une chaîne humaine. Un « Je vous salue Marie » prié ensemble permet de passer le relais entre les adorateurs. Un livret d’intentions permettra de confier ce qu’on a sur le cœur aux autres adorateurs.
Comment faire pour participer aux 40 heures ? Seul, à deux ou en famille, inscrivez-vous pour venir prier une heure dans la belle chapelle du Monastère de Collombey. Dans un premier temps, vous pouvez sélectionner une tranche de journée, puis nous attribuerons les horaires. N’importe quelle heure du jour ou de la nuit entre le jeudi soir 19h et le samedi 11h. A vous de jouer : Est-ce que vous pensez que ce sera plus difficile de trouver des adorateurs pour le jour ou la nuit ?
Depuis 2012, la famille Tattoli habite Cugy. La catéchèse en couple, ils l’ont débutée lorsque leur fille Méline est entrée en classe de 3H.
Texte et photo par Marianne Berset
Dès leur arrivée à Cugy, Antonio a eu un lien avec l’école en participant à diverses commissions. Aujourd’hui, à côté de sa profession de gendarme, il est président de la commission parentale au CO de Cugy. Isabelle, elle, est samaritaine indépendante et elle a beaucoup de plaisir à transmettre sa mission aux personnes qu’elle rencontre. Ils ont quatre enfants, maintenant âgés de 21, 19, 17 et 13 ans.
Comment vivre cet engagement en couple ? Lorsque nous avons débuté la catéchèse, c’est Antonio qui conduisait les rencontres de catéchèse car il connaît la Parole de Dieu et aime la raconter. Puis, après un temps d’arrêt pour des raisons privées et professionnelles, j’ai choisi de reprendre cette mission tellement importante. La catéchèse m’a permis d’ouvrir une porte, celle de la lecture quotidienne de la Bible.
Est-il facile d’évangéliser à la maison ? Nous avons accompagné nos enfants dans leur chemin de vie chrétienne. Notre souhait est de leur donner un Eveil à la foi. Trois d’entre eux ont servi la messe. Aujourd’hui, après une période d’arrêt, d’oubli de rencontre avec le Seigneur, ils reviennent avec des questions, ils reportent une croix et ressortent et lisent volontiers leur Bible.
Pourquoi avoir choisi cet engagement de catéchiste au sein de l’Eglise ? Antonio nous confie que de part ses origines italienne et yeniche sédentaire, la foi est importante. « Malheureusement lorsque j’étais adolescent, j’ai fait de mauvaises expériences. Le prêtre a refusé de me confirmer car je n’avais pas pu vivre toutes les rencontres concernant ce cheminement en dehors de l’école, ceci dû au décès de mon papa alors que j’étais âgé de 11 ans. Par la suite, j’ai rencontré plusieurs prêtres, pasteurs et agents pastoraux qui m’ont aidé à renouer dans ma relation à Dieu. Aujourd’hui, je ne veux pas que des enfants connaissent ces difficultés alors j’apporte une pierre à l’édifice. »
Merci à Isabelle et Antonio qui vivent de tout leur cœur leur rencontre quotidienne avec le Seigneur et qui n’hésitent pas à en témoigner auprès des enfants de la paroisse et dans leur milieu professionnel. Bravo et merci pour leur précieuse disponibilité.
«Un engagement qui,grâce aux Ecritures,apaise mon cœur.» Isabelle Tattoli
Le 19 janvier dernier, l’Association des repas communautaires de Collombey-Muraz s’est réunie à La Charmaie pour son Assemblée générale. Par la même occasion, avec des allocutions de M. Pascal Berrut (président de l’Association), de M. Olivier Turin (président de la Commune) et avec un repas offert aux bénévoles en remerciement de leur engagement, l’Association entendait commémorer ses 10 ans d’existence (et ses 8 ans d’activité, puisqu’elle a connu une interruption liée au Covid-19 en 2020 et 2021).
L’ancien et regretté cuisinier, Pierre-Yves Plaschy (décédé en 2020).
Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Hallet
Ces repas ont été lancés sur l’initiative de Pierre-Yves Plaschy, chef-cuisinier, sur le modèle des repas communautaires qui se faisaient déjà sur Monthey (au centre paroissial protestant « En Biolle »). Sous l’impulsion des présidents des conseils de gestion des paroisses de Collombey et de Muraz (avec Pascal Berrut et Pierre-André Lattion) et du Conseil de communauté, une Association fut fondée le 7 décembre 2013 par la Commune, les paroisses ainsi que par des personnes à titre individuel, afin de structurer et de pérenniser le projet.
Les premiers repas furent servis à Collombey (à la salle communale) le 6 février 2014 et à Muraz (à la Maison du Village) le 27 février 2014. Au cours de ces 10 années écoulées, 141 dîners ont été organisés (avec un cuisinier et une équipe de bénévoles pour la cuisine, le service et l’aménagement de la salle) et 9’396 repas ont été servis.
Avec son Comité, présidé par Pascal Berrut, l’Association entend vivement remercier les autorités communales et paroissiales pour leurs soutiens (notamment pour la mise à disposition de la salle multi-activités de La Charmaie et de la salle de la Maison de commune), le chef-cuisinier actuel, Raphaël Fracheboud, toute l’équipe des bénévoles, les fournisseurs des denrées alimentaires (les légumes offerts gracieusement par la famille Lattion à Pré Géroux, les invendus fournis par Manor à Monthey et le vin sponsorisé par la cave Beltrami à Vionnaz). Un merci également à la direction de La Charmaie et à son personnel pour la bonne collaboration.
Le président de l’Association a relevé par ailleurs que les finances sont saines. Avec un bénéfice brut excédentaire de plus de Fr. 2’000.– en 2023, celles-ci ont permis à l’Association de verser aux Tables du Rhône et aux Colis du Cœur un don de Fr. 1’000.–chacun, par solidarité, à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Ces repas, faut-il le rappeler, sont ouverts à toutes et à tous. Qu’il est beau ainsi de retrouver à des tables trois générations réunies (grands-parents, parents, enfants), qu’il est bon aussi d’associer à ces repas, la génération « active » avec la génération « retraitée » ou résidente à l’EMS de la Charmaie. Puissent ces repas contribuer à « nourrir » ainsi ces liens intergénérationnels, à vivifier ces contacts simplement humains, conviviaux et cordiaux, tant il est vrai que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais pour vivre en « société », en relation avec ses semblables comme aussi avec Dieu !
Le 11 septembre 2023, la cité-pilote et Centre de Rencontre et de Formation des Focolari a annoncé sa fermeture pour juin 2024 après 43 ans de présence dans ce village de Montet / Broye sur les 80 années que compte le mouvement.
Par Marianne Berset | Photo : LDD
Le Mouvement des Focolari est présent dans plus de 183 pays du monde. La fermeture de la cité-pilote de Montet a été prise après un long processus de discernement entre les habitants et les dirigeants de la cité de Montet ainsi que de ceux du Centre international à Rome et les responsables et membres de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne. La restructuration et la réorientation ont été envisagées afin que la mission des Focolarines et Focolarinis soit en lien avec les besoins actuels.
De nombreux jeunes du monde entier ont fait une escale d’une année à Montet pour leur deuxième année de formation car il n’y avait pas assez de place à Loppiano (Italie). De plus, depuis 1991, une école de vie s’y est ajoutée pour les jeunes du monde entier. Aujourd’hui, les vocations étant en baisse, la formation a été repensée sur trois ans à distance dans leur pays d’origine et une année en Italie, afin qu’ils puissent vivre une expérience communautaire internationale et interculturelle.
Cette décision a été motivée par le fait que le contexte change, les membres du mouvement aspirent à une vie plus sobre. De plus, ce bien permet de libérer des ressources pour des besoins plus imminents.
Ce mois de mars est englobé dans le temps du Carême qui culmine avec la Semaine sainte, et enfin avec la fête de Pâques, le 31 mars. Ce grand mystère de la mort et de la Résurrection est au cœur de notre foi. Depuis de nombreux siècles, la piété chrétienne s’est plue à méditer en particulier la Passion de Jésus, avec notamment la dévotion du chemin de croix.
Par Jean-Michel Moix Photos et dessins : Jean-Michel Moix, J.-F. Kieffer
Les origines et le développement de la dévotion du chemin de croix
Cette dévotion remonte aux temps des apôtres. Une pieuse tradition raconte que la Vierge Marie en personne aimait, en la ville sainte de Jérusalem, se rendre sur les lieux où son divin Fils, Jésus, avait subi sa cruelle passion, refaisant à pied la « Via Crucis », du palais de Pilate où Jésus fut condamné à mort, jusqu’au sommet de la colline du Calvaire (ou Golgotha) où Jésus fut crucifié et où il mourut.
Au fil des siècles les pèlerins chrétiens en Terre sainte visitaient ces différents lieux où Jésus fut cruellement martyrisé, supplicié, où il arrosa la terre de son sang ! Voici à ce propos, un extrait de récit d’un pèlerin russe visitant Jérusalem vers 1730 : « On nous mena… sur le mont Golgotha et nous vénérâmes le lieu où la Croix, portant Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié fut plantée. Au même endroit nous vîmes un amas de pierres fendues datant de la Passion du Christ, et dont l’Evangile fait mention : la terre trembla et les pierres se fendirent (Mt 25, 51). Nous baisâmes le lieu où l’on étendit le Christ notre Sauveur sur la Croix, le clouant avec des clous de fer. Puis on nous mena en bas et on nous montra une grotte sous la montagne, où Adam fut enterré et où le sang du Christ sanctifia ses ossements. » (p. 216, Vassili Grigorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1747), Ed. des Syrtes)
L’on se rappelle en outre du côté de l’Eglise latine, que la garde des lieux saints en Palestine fut confiée aux fils spirituels de saint François d’Assise. Et ceux-ci, avec d’autres ordres religieux popularisèrent cette dévotion en Europe pour les chrétiens qui ne pouvaient se rendre en Terre sainte. En 1731, le pape fixe le nombre de stations à 14 et l’enrichit d’une indulgence plénière. Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1571), franciscain, apôtre de l’Italie, et au charisme extraordinaire de « convertisseur » des foules, ne manquait pas, par exemple, d’instaurer des chemins de croix au cours de ses missions paroissiales.
Le chemin de croix : est-ce une dévotion dépassée ou bien est-elle encore d’actualité ?
Une dévotion qui a été bénéfique pour des générations de chrétiens, pourquoi ne le serait-elle pas encore aujourd’hui ? en méditant les différentes stations du chemin de croix, nous contemplons le Christ, souffrant par amour pour nous, injustement condamné à mort et embrassant la croix, son instrument de supplice, employant ses ultimes forces « à faire le bien », à prodiguer des conseils pleins de sagesse (aux femmes disciples de Jérusalem), à se relever de ses chutes, pour s’immoler enfin sur l’autel de la croix. Nous le voyons en outre rencontrant sa sainte Mère, aidé par un passant (Simon de Cyrène), consolé par une femme disciple (Véronique), dépouillé de ses vêtements, étendu sur le bois de la croix, crucifié, agonisant trois heures durant, puis rendant son dernier souffle à Dieu son Père.
Ces méditations et ces prières sont propres à susciter ainsi des grâces de conversion pour les pécheurs, des grâces de fidélité et de générosité pour les justes, des grâces d’union au Christ pour les personnes souffrantes ou malades, des grâces de bonne mort pour les personnes en fin de vie.
C’est en plus une dévotion qui convient à tous les âges : les enfants y découvrent l’amour « fou » qui anime le cœur de Jésus, les pécheurs y puiseront des grâces qui les inciteront à faire appel à la Miséricorde divine, les personnes confrontées au mystère du mal et de la souffrance apprendront à unir leur croix à la croix du Christ et les personnes âgées méditeront avec profit les fins dernières en contemplant la manière dont Jésus s’avance vers la mort !
Mais passons à l’exercice pratique. Voici une méditation d’un chemin de croix, composé spécialement pour les enfants mais qui peut aussi convenir pour les plus grands !
Chemin de croix de Lourdes, Jésus est détaché de la croix et remis à sa sainte Mère.
1. Jésus est condamné à mort Jésus est innocent. Il est pourtant injustement condamné à mort. Ô Jésus, je te confie toutes les personnes qui souffrent, en raison de guerres, de maladies, de persécutions contre leur foi,…
2. Jésus est chargé de sa croix En portant la croix, Jésus « porte » nos injustices, nos péchés pour en demander pardon à Dieu son Père. Apprends-moi, Ô Jésus, à porter ma croix (de souffrances, d’efforts) comme toi-même tu l’as portée.
3. Jésus tombe pour la première fois Jésus, épuisé physiquement, tombe sous le poids de la croix, mais par amour pour nous, il se relève. Apprends-moi, ô Jésus, à me relever de mes péchés ! (à les détester pour t’en demander pardon !)
4. Jésus rencontre sa très sainte Mère Jésus va vivre sa Passion dans une union spirituelle toute spéciale avec Marie, sa sainte Mère. Quand je rencontre des difficultés, quand j’ai des soucis, je veux également me tourner vers toi, Ô Marie, ma Maman du Ciel !
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix Les soldats réquisitionnent un passant, Simon, qui revenait des champs, afin d’aider Jésus à porter sa croix. Ô Jésus, as-tu aussi besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse ou aux besoins de ceux qui m’entourent.
6. Véronique essuie la sainte face de Jésus Une femme disciple, émue de compassion, applique un linge sur la face meurtrie de Jésus qui en est soulagé. Ô Jésus, je te prie pour les personnes malades, âgées, seules,… et que je voudrais consoler.
7. Jésus tombe pour la seconde fois Les forces viennent à manquer. Jésus tombe une nouvelle fois. Et il se relève. Ô Jésus, apprends-moi à me corriger de mes défauts (de ma paresse, de ma colère, de ma gourmandise, de ma jalousie, de mon égocentrisme,…).
8. Jésus rencontre les femmes disciples de Jérusalem Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous, sur vos péchés ! » Apprends-moi, ô Jésus, à reconnaître mes péchés, à sortir de mon égoïsme, à demander à Dieu, « pardon » !
9. Jésus tombe pour la troisième fois Ses forces l’abandonnent et Jésus tombe encore. Mais dans un effort de volonté, Jésus se relève ! Ô Jésus, je ne compte plus les fois où je suis tombé, où je t’ai « tourné le dos ». Mais, ô Jésus, tu ne te lasses pas de me pardonner, à chaque fois que je reviens vers Toi ! Merci ô Jésus !
10. Jésus est dépouillé de ses vêtements Jésus se retrouve presque nu. Il n’a plus rien à lui ! Mais il a encore auprès de lui, des amis, des disciples (Marie, Jean, Marie-Madeleine). Merci, ô Jésus, de me donner en les saints du ciel, des amis, des frères, des sœurs, des bienfaiteurs, des intercesseurs. Merci aussi de me donner aussi ici-bas de vrais amis sur qui je peux compter.
11. Jésus est cloué à la croix Trois clous ont transpercé les mains et les pieds de Jésus et l’attachent désormais à la croix. Ô Jésus, je te prête mes mains pour servir mes frères. Je te prête mes pieds pour témoigner de Toi et de l’Evangile.
12. Jésus meurt sur la croix Jésus rend son dernier souffle. Alors il se produit un puissant tremblement de terre. Les gens sont effrayés. Que se passe-t-il ? C’est la terre qui « pleure » ! Ô Jésus, c’est pour moi que tu as souffert, c’est pour moi que tu t’es immolé sur l’autel de la croix à Dieu ton Père, c’est pour me faire Miséricorde, c’est pour m’ouvrir les portes du Ciel. Merci, ô Jésus, mon Sauveur et mon Dieu !
13. Jésus est détaché de la croix et remis à sa Mère Le corps de Jésus est décloué de la croix et il est déposé sur les genoux de sa Mère, Marie. Ô Marie, en recevant le corps de Jésus sur tes genoux, c’est chacun de nous que tu reçois désormais, car pour chacun de nous, tu es notre Maman du Ciel, et nous, nous sommes tes enfants !
14. Jésus est mis au tombeau Le corps de Jésus est déposé dans une grotte qui sert de tombeau. Il va y séjourner jusqu’au matin du 3e jour où il va ressusciter ! Avec Marie, je veille dans l’attente de la résurrection ; j’attends qu’un jour, le mal ou le péché soient définitivement vaincus. Et j’espère en la vie du Ciel.
La vie au sein du Centre continue normalement jusqu’à la fin du mois de juin même si le groupe les Focolarinis et les Focolarines ont quitté le centre au 29 décembre. Il reste les jeunes de l’école de vie qui ont pu prendre une place dans l’organisation du Centre et ainsi vivre une nouvelle expérience.
Par Marianne Berset | Photos : LDD
Durant cette période, un chemin sera effectué avec chaque membre de la communauté qui sera écouté avec un grand respect en fonction de son âge, de sa santé, de ses souhaits et de son charisme. Durant l’été, chacun d’eux sera envoyé en mission dans un endroit du monde.
Pour les bâtiments, une commission va être constituée de représentants de la région, de membres du mouvement, de personnes qui ont des compétences et connaissances légales et décisionnelles, avec un désir que ce centre reste un lieu qui soit un espace de vie pour le bien commun.
Vide-greniers
De plus, le centre a mis en place un vide-greniers accessible à toutes les personnes qui le souhaitent pour acheter du mobilier et/ou des objets chaque mercredi en fin d’après-midi et le week-end des 16 et 17 mars.
Ainsi adressons nos meilleurs vœux pour l’avenir à tous les permanents du centre qui nous ont accueillis si généreusement au fil des années. Que l’Esprit Saint soit à l’œuvre dans toutes les décisions qui vont être prises.
Le centre de Montet vu d’avion.
Témoignages
Comment accueillir une telle annonce lorsqu’on vit depuis 30 ans dans cette cité-pilote ? Denise Roth me rappelle que sa vie est inscrite dans la vie de Dieu, qu’elle est un instrument et plus encore une donation à Dieu et qu’il y a des expériences spirituelles joyeuses et parfois douloureuses. Là, on reprend conscience qu’on a donné notre vie à Dieu. De ce fait, l’essentiel de notre mission n’a pas changé, on continue à suivre Dieu et non un lieu et une structure.
Une mission tournée sur le monde ! Marius Muller nous dit que le Mouvement des Focolari est inscrit dans le monde. De ce fait, Montet / Broye est un village connu dans le monde. Aujourd’hui, nous vivons un moment important. Nous devons faire des pas et regarder le monde et ainsi ajouter des forces où elles sont nécessaires.
Les Focolari au sein de l’Eglise Dans le contexte actuel de l’Eglise, Denise Roth évoque le fait qu’il faut revoir notre évangélisation, redimensionner les structures. Il ne faut pas attendre que les gens viennent dans les structures, car les êtres humains demandent une proximité au milieu du monde. Aujourd’hui, avec la baisse des vocations et les forces qui diminuent, les structures doivent également diminuer pour une bonne continuation.
Pendant la Semaine sainte, nous célébrons le Jeudi saint, l’institution de l’eucharistie et du Sacerdoce. Le vendredi, nous nous immergeons dans la passion du Christ. Le Samedi saint est placé sous le signe du repos au tombeau et le dimanche de Pâques, nous célébrons la résurrection du Seigneur qui a vaincu la mort. Nous pouvons dire que Jésus a tué la mort par sa mort et sa résurrection. Nous célébrons la mort et la résurrection du Seigneur dans chaque sainte célébration eucharistique.
Par le Père Martin Filipponi Photo : DR
La présence réelle de Jésus dans l’eucharistie
L’adoration eucharistique est étroitement liée à la célébration eucharistique. Jésus nous a assuré : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20) Selon la compréhension catholique, dans l’hostie consacrée qui se trouve exposée dans l’ostensoir, Jésus est tout entier là. Entièrement signifie qu’Il est là en tant que vrai Dieu et vrai homme. Le Ressuscité entre au milieu de nous. L’adoration est un acte de foi. Dieu n’est pas une hypothèse ou une théorie sur l’origine de l’univers. Il est là. Et quand Il est là, je plie le genou et je L’adore.
L’adoration eucharistique : un besoin pour notre temps
L’Eglise organise depuis longtemps des congrès eucharistiques à intervalles réguliers. Nous voyons que l’adoration eucharistique se répand en divers endroits, dans des monastères et des paroisses. Que ce soit à Denver (USA), à Saint-Maurice, dans la vallée d’Illiez, à Sion, à Brigue. Même à Zurich, il existe un lieu d’adoration perpétuelle. L’adoration eucharistique est de plus en plus appréciée par les fidèles et surtout par les jeunes. Dans un monde où tout s’accélère et où rien ne semble plus sûr, les paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et portez de lourds fardeaux, et je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28) prennent un nouvel éclat. A une époque où les psychologues parlent d’une génération épuisée, le pape François indique que nous pouvons apprendre à aller toujours plus vers Jésus. Le Saint-Père indique que le vrai repos se trouve auprès du Seigneur.
Des témoignages
L’adoration eucharistique a un effet positif sur les villes, les villages, les relations et les familles. Lili et Stephan Nikolic sont parents de quatre enfants adultes. Ils habitent à Zurich et prient depuis des années pour leurs enfants et leur famille. Tout a commencé lorsque la mère a compris que les enfants suivaient leur propre chemin et qu’elle souhaitait être à leurs côtés dans la prière. Elle prie régulièrement pour que les enfants choisissent de bons chemins. Lili dit qu’elle a commencé l’adoration eucharistique seule. Avec le temps, elle a demandé à son mari s’il pouvait également la soutenir. Depuis près de 25 ans, ils prient devant le Seigneur eucharistique. Ils sont convaincus que la prière leur apporte force, sécurité et joie et qu’elle a un effet positif sur leur famille.
Ramona Ruch-Kupschina et Alexander Ruch sont un jeune couple de Steg im Fischenthal et parents d’un enfant. Interrogée sur l’adoration eucharistique, la mère dit que l’adoration eucharistique leur permet, en tant que couple, de se ressourcer et de prendre des forces à chaque fois. Ramona dit qu’elle emporte dans la prière les soucis et les fardeaux du quotidien. Ce faisant, la jeune mère fait l’expérience qu’après l’adoration eucharistique, elle repart dans la vie quotidienne, joyeuse et édifiée intérieurement. Elle souligne qu’elle confie régulièrement son mariage au Seigneur. Elle relève, par ailleurs, qu’outre la prière de demande, la prière de remerciement est également importante pour elle. Pour finir, elle ajoute que la prière lui donne la force de pardonner à ses proches qui l’ont blessée. Avec un clin d’œil, elle ajoute que c’est souvent pendant la prière qu’on lui indique où elle devrait aussi s’excuser auprès de ses semblables.
Le témoignage des deux couples peut être décrit par les mots de Jean-Paul II : « Cet amour donné dans l’eucharistie est le fondement vivant de la communauté et de la mission de la famille chrétienne. » Prions le Seigneur de nous donner de nombreux lieux où il peut être adoré et expérimenté.
Par Sœur Anne-Sophie Porret (op) Monastère des dominicaines à Estavayer-le-lac | Photo : DR
« Ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » Ne 8, 10
Le Carême a souvent un écho peu agréable dans nos esprits : se convertir, faire pénitence, partager, jeûner, faire des efforts, aller au désert… Oh non ! Pas envie ! Tout cela est bien peineux voire pénible. On s’en passerait bien…
Heureusement le prophète Néhémie est là, chaque dimanche de Carême, à la prière des Laudes pour ajuster ma vision faussée du Carême : « Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » déclare-t-il. Avez-vous déjà pensé à cela : avoir la joie comme rempart, comme protection ? Et ce en plein Carême ?
Le contexte de ce verset de Néhémie peut nous éclairer. On est après la déportation du peuple juif à Babylone. Le retour au pays s’accompagne de la reconstruction de Jérusalem, de son rempart, de son temple et du rétablissement du culte. Tout est à faire. Cela peut sembler bien peineux et pénible comme le Carême, sauf que… Oui, sauf que c’est l’avenir qui s’ouvre et cet avenir est possible car il s’appuie sur la fidélité de Dieu qui n’a pas abandonné son peuple ni renoncé à ses promesses. C’est ce que dit le Livre de la Loi dont le prêtre Esdras vient de faire la lecture et qui a provoqué et le repentir et l’espérance dans le cœur des fidèles.
« Quel boulot ! C’est le chantier du Carême »
Nous sommes chacun à notre manière en exil, loin de la terre promise que le Seigneur nous a donnée pour que nous y vivions avec Lui. Nous sommes souvent infidèles à sa Parole, indifférents à son amour. Nous avons le désir de rentrer à la maison, de vivre avec Lui, de reconstruire ce lieu de notre cœur où il nous convie et de le protéger de toute invasion importune. Mais quel boulot ! C’est le chantier du Carême. Demander à Dieu sa joie comme « matériau » de toutes nos constructions, c’est renoncer à tous les matériaux non consistants avec lesquels nous bâtissons nos existences et essayons de les protéger. Car la joie du Seigneur, c’est la légèreté alliée à la solidité, c’est du béton… qui rit, qui chante, qui danse… !
Christophe Allet présente ce nouveau parcours, mis en place à Vouvry pour un groupe de catéchumènes.
Le parcours Alpha-jeunes actuel se déroule à raison d’environ une rencontre par mois à la cure de Vouvry. Il est né d’une situation inédite : en quelques mois, huit ados du secteur se sont présentés avec une demande de baptême ou de poursuite d’un parcours des sacrements arrêté il y a quelques années ! Deux jeunes filles de Collombey ont aussi rejoint ce groupe. En complément d’un accompagnement personnel par le père Patrice Gasser, il nous semblait intéressant de proposer aussi une démarche communautaire. Ce parcours inclut un repas convivial, une vidéo sur un thème de foi adapté aux 14-20 ans et un échange très ouvert. Il correspond tout à fait à un tel cheminement.
Dès qu’une plage commune mensuelle a été trouvée (ce qui n’est pas la moindre des difficultés), cette aventure a pu commencer. Nous avons la joie d’accompagner ces jeunes en tandem avec Vanessa. Nous en sommes à la 9e rencontre sur 12 dont 2 ou 3 se dérouleront sur une journée. Ce parcours enrichissant va se terminer dans quelques mois.
Un prochain parcours pourrait démarrer dès qu’un groupe de 4-5 jeunes motivés trouvera un moment commun pour se réunir autour du partage, de la Bible, de l’amitié, sous le regard de Dieu.
Lou-Anne, 14 ans, participe aux soirées Alpha-jeunes. Son témoignage est émouvant.
J’ai fait mes parcours KT (pardon, communion et confirmation) et j’ai appris à découvrir et à connaître un peu plus Dieu. J’ai décidé de Lui parler en priant et plus je priais, plus j’avais besoin de prier, plus je me sentais connectée à Lui, plus je Le sentais proche de moi jusqu’à ce qu’Il fasse partie de moi. Aujourd’hui, je ne peux plus m’endormir sans Lui parler.
Il y a plus de deux mois, j’ai dû me faire opérer et j’avais très peur devant cette grosse opération. Alors je priais Dieu pour lui dire de me protéger, de me rassurer. Quelques jours avant mon opération, je pleurais beaucoup et je priais… et j’ai ressenti comme une chaleur qui m’a entourée… je me suis sentie rassurée, j’ai séché mes larmes. Je crois bien que Dieu est venu me dire : « Ne t’inquiète pas, je suis là avec Toi. » Je crois qu’ll est avec moi tout le temps : quand je suis heureuse, quand j’ai peur, quand je suis triste. Il est là pour tout le monde, Il nous tend les bras et Il attend qu’on décide d’aller vers Lui pour qu’Il puisse faire partie de notre vie tout entière.
Grâce à cette opération, j’ai découvert qu’on est tous frères et sœurs. Quand je parlais de mes peurs à certaines personnes chrétiennes, elles m’ont toutes dit : « Ne t’inquiète pas, je vais prier pour Toi. » ça me faisait du bien d’entendre ça et je me suis dit que j’avais beaucoup de chance de faire partie de la famille des chrétiens, parce qu’on est là les uns pour les autres. C’est ça la communauté chrétienne ! Il faut diffuser l’Amour de Jésus autour de nous.
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