Comme tout chrétien (et peut-être plus qu’un autre), le médecin se trouve confronté à des questions difficiles d’éthique. Comment sa foi chrétienne l’aide-t-elle dans son combat pour la vie ?
Ce sont les questions proposées par la rédaction de L’Essentiel pour la préparation de ce présent numéro. Avec le groupe local du décanat de Sion, nous avons tenté d’approcher des chrétiens issus du milieu de la santé.
Avec l’aide du mouvement des Focolari, nous avons pu recueillir quelques échos d’un sujet pour lequel, après enquête, il ne semble pas si évident de parler.
Une médecin de famille avouait se sentir mal à l’aise avec ce sujet, ne se sentant pas légitimée à imposer sa propre éthique à ses patients.
Un ancien responsable d’EMS, maintenant retraité, ne pensait pas maîtriser ce sujet, mais cependant connaissait un prêtre vers qui se tourner pour obtenir un éclairage plus autorisé.
Voici comment de son côté s’exprimait une infirmière : « Personnellement, pour moi être un thérapeute chrétien, c’est plus par la vie que par la parole si on peut dire. C’est rare les personnes avec qui je parle de religion, mais je cherche plutôt à découvrir quelles sont leurs valeurs profondes, ce qui fait sens pour eux ou leur transcendance, leur ressource intérieure pour surmonter une épreuve. Nous avons aussi un service d’aumônerie avec des personnes laïques qui offrent un espace d’écoute ou de partage aux personnes qui le désirent. Pour moi l’accompagnement spirituel aujourd’hui est plus vaste que seulement chrétien. C’est l’ouverture comme on le vit dans le mouvement : « se faire un avec l’autre ». »
Dans un monde marqué par le pluralisme des convictions comme nous le dévoile ces quelques propos, quel défi exigeant pour un médecin de concilier professionnalisme, fraternité universelle et fidélité à l’Evangile de la vie !
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Nous veillerons sur votre dignité Elisabeth de Courrèges
A travers son métier d’ergothérapeute auprès de personnes âgées et malades, Elisabeth de Courrèges s’engage au quotidien auprès de patients en fin de vie. Elle est le témoin de ces derniers instants qui changent les cœurs et les ouvrent à la Lumière. Et elle se bat sans relâche pour qu’ils se déroulent dans la paix et la dignité. « J’espère qu’un jour, nous n’entendrons plus parler d’euthanasie. Pas seulement parce que cela me semble indigne de l’être humain, mais aussi parce que nous n’en aurons plus besoin. Parce qu’il y aura suffisamment de moyens, financiers et humains, pour veiller et prendre soin de toute vie qui, naturellement, s’éteint. »
Un art de vivre et d’aimer par temps de catastrophe Jean-Yves Leloup
Dans un monde où l’activité humaine maltraite l’environnement et malmène l’individu, où les crises économiques et sociales se succèdent, comment rester lucide sans être désespéré ? Inspiré par les grands penseurs de l’Antiquité (Epicure, Aristote, Socrate, Epictète, Philon d’Alexandrie ou le Bouddha), Jean-Yves Leloup propose un ensemble de conseils accessibles à tous pour construire une vie libérée de l’inquiétude. Son enseignement, soutenu par une quinzaine de méditations concrètes, nous appelle à surmonter les obstacles, vivre avec nos maux, écouter notre corps, respecter nos émotions et nos désirs.
Les médecines alternatives. Des clés pour discerner Pascal Ide
Comment choisir une thérapie ? L’interrogation face aux médecines dites alternatives et complémentaires, douces ou traditionnelles est complexe tant il est difficile de s’y retrouver entre les avis tranchés qui émanent du corps médical, la prudence légitime des autorités religieuses et l’enthousiasme des heureux bénéficiaires, sans compter les informations glanées sur internet… Plutôt que de dresser une liste des bonnes et mauvaises thérapies, le père Pascal Ide offre des critères de discernement en se demandant : ces médecines sont-elles compatibles avec la méthode scientifique ? Avec la foi ? Avec l’enseignement du Magistère ? Favorisent-elles une influence démoniaque ?
Un nouvelle BD autour de médecins engagés au service des personnes fragilisées par la maladie. Albert Schweitzer, Françoise Dolto et Frère Luc de Tibhirine : trois figures de soignants, trois bons samaritains qui ont marqué leurs contemporains au XXe siècle et peuvent nous inspirer dans le soin à apporter à son prochain. Chacune de ces trois figures incarne à sa manière l’engagement du médecin au XXe siècle : au Gabon, auprès des enfants et en Algérie (enfants à partir de 7 ans).
En juin, nous avons souhaité bonne suite à l’abbé Marek Glab qui est parti pour continuer son ministère sur le continent africain. Maintenant, nous accueillons l’abbé Frank Stoll qui arrive à Monthey.
Texte et photo par Valentin Roduit
Né en 1958, l’abbé Frank Stoll a grandi à Saint-Maurice. C’est au collège de l’Abbaye, vers 16-17 ans, que le Seigneur l’a appelé à travers l’exemple de certains chanoines.
Mais ce n’est pas là que le Seigneur l’attendait, il n’était pas décidé à entrer à l’Abbaye de Saint-Maurice. C’est sur le chemin du séminaire diocésain que les choses se sont mises en place. Il a étudié la théologie à l’université de Fribourg en vivant au séminaire diocésain (au Salésianum à l’époque).
Le déménagement de ses parents de Saint-Maurice à Monthey durant ce temps du séminaire l’a conduit à être ordonné prêtre dans sa paroisse de résidence. C’était le 14 juin 1987 dans l’église de Monthey qu’il retrouve aujourd’hui.
Durant ses 36 années de ministère, ce qui l’a fait vivre, c’est d’offrir des célébrations liturgiques nourrissantes et découvrir le chemin de Dieu vers chaque personne rencontrée. Bien sûr, au milieu des joies il y a eu aussi des difficultés, mais il s’est toujours battu pour garder la flamme.
Après avoir servi dans les paroisses de Nendaz, Saxon, les hauts de Conthey, Val d’Illiez et Champéry, Frank a été, ces huit dernières années, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Sion, après y avoir été vicaire pendant une année.
Arrivé à ses 65 ans, il a demandé à être déchargé de la responsabilité de curé, mais il reste au service, comme auxiliaire. C’est ainsi qu’il rejoint l’équipe du secteur de Monthey. Il pourra aussi prendre plus facilement soin de son papa de 97 ans.
Bienvenue Frank dans le secteur, où sont déjà présents deux autres anciens curés de la paroisse du Sacré-Cœur de Sion : l’abbé Marcel Martenet et l’abbé Jean-René Fracheboud.
Cher Frank, continue à entretenir la flamme de ton ministère, qu’elle illumine la foi des paroissiens de Monthey et des environs !
Ensemble, soigner les cœurs. « Mon Fils, mets en Dieu ta confiance, et il te viendra en aide. Suis droit ton chemin et espère en lui. » (Si 2, 6) Les enfants et les jeunes viennent de reprendre le chemin de l’école. Ils ont eu la joie de passer des vacances ou des pèlerinages en différents lieux. Les parents et leurs enfants ont certainement eu l’occasion de visiter des musées, des paysages romantiques ou de belles églises où tant d’artistes ont manifesté leur piété religieuse.
Nous sommes reconnaissants du rôle prépondérant que les parents ont continué à manifester vis-à-vis de leurs enfants, en matière religieuse. Ce rôle des parents ou membres familiaux est à revaloriser au-dedans et au-dehors. Un proverbe africain dit :
« Il faut tout un village pour éduquer un enfant. »
En effet, plusieurs acteurs et institutions interviennent pour l’éducation d’un enfant. Nelson Mandela disait : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Si la communauté entière s’implique pour élever un enfant, les parents sont moins isolés, moins stressés et ainsi plus disponibles pour cheminer avec leur enfant.
Au cours de notre pastorale : prêtres, parents, agents pastoraux, professeurs, nous sommes interpellés pour avancer ensemble en cette noble mission éducative, intellectuelle et surtout religieuse. Pensons aussi à l’adage : une âme saine dans un corps sain.
Puisse le Seigneur nous donner les grâces nécessaires d’avancer ensemble en prenant soin des jeunes que le Seigneur nous confie en cette année 2023-2024.
En pleine pandémie, le 22 novembre 2020, le pape François invitait les jeunes du monde entier à « ne pas renoncer aux grands rêves » que le Seigneur veut pour nous. Comme jeune curé de Martigny permettez-moi de vous partager deux grands rêves que je porte pour notre belle communauté chrétienne de Martigny, à partir des paroles du pape François aux JMJ de Lisbonne.
Le 3 août dernier, en accueillant les jeunes de tous les pays, le Pape s’est adressé à nous : « Chers amis, je voudrais être clair avec vous […] : il y a de la place pour tout le monde dans l’Eglise ! Personne n’est inutile, personne n’est superflu, il y a de la place pour tout le monde, tels que nous sommes. »
Oui, je rêve à Martigny d’une Eglise où tous puissent se sentir chez soi, où chacun trouve le moyen de mettre les talents reçus de Dieu au service de la communauté. Je rêve que plus personne ne dise : « l’Eglise, c’est le Pape et les curés », mais : « l’Eglise, c’est moi aussi. » Je rêve que chaque baptisé puisse porter autour de lui la joie de croire en Dieu et témoigner par sa vie que Dieu est vivant et qu’il s’occupe de nous.
A la messe finale au bord du rio Tejo, le pape François a invité les 1,5 million de jeunes présents à se mettre à l’écoute du Christ. Voici ses paroles : « Ecouter Jésus. Tout le secret est là. Ecoute ce que Jésus te dit. […] Prends l’Evangile et lis ce que Jésus dit, ce qu’il dit à ton cœur. »
Je rêve à Martigny d’une Eglise qui se mette encore plus à l’écoute de la Parole de Dieu ; d’une Eglise où la voix de Jésus peut résonner dans le cœur de chacun. Que germent des groupes de prière communautaire, de lecture de la Bible, afin que Jésus soit vraiment présent et recherché dans notre paroisse, et qu’il devienne le centre de toutes nos activités.
Merci, chers paroissiens, de m’accueillir comme jeune curé, afin que nous puissions ensemble – tous ensemble – nous tourner vers le Christ qui parle au cœur de chacun et guide son Eglise.
Mgr Jean-Marie Lovey et son Vicaire général, Pierre-Yves Maillard, seront en visite pastorale chez nous la première semaine d’octobre, pour la troisième (et dernière fois). La semaine débute avec les messes de confirmation. Mais qu’est-ce que la visite pastorale ?
Par Sandrine Mayoraz et Jérôme Hauswirth | Photo : DR
Après sa nomination, notre évêque Jean-Marie a eu à cœur de renouveler les visites pastorales. Profitant de son « petit diocèse », il planifie de visiter tous les secteurs pastoraux sur trois ans.
Comme un berger qui connait ses brebis (Jn 10, 14), l’Evêque accompagné du Vicaire général va à la rencontre des fidèles qui lui sont confiés. La visite pastorale a pour but de « prendre la température » d’un lieu, de rencontrer les paroissiens et les agents pastoraux (prêtres et laïcs), d’entendre leurs préoccupations et leurs joies, d’encourager la foi, de découvrir les réalités spécifiques et les projets pastoraux d’un lieu. Après une semaine, Mgr Jean-Marie a un panorama de la « santé » et de la sainteté d’un secteur de paroisses. Puis, tous les cinq ans, il présente au Pape un rapport sur l’état du diocèse qui lui est confié.
Simplicité au programme
C’est une visite officielle. Dans un récent courrier, l’évêché rappelle que Mgr Jean-Marie Lovey s’attache « à cultiver un esprit de simplicité et de cordialité. Le principal est de passer quelques jours dans le quotidien d’un secteur pastoral et de ses activités ordinaires. Il n’est donc pas prioritaire d’organiser des événements particuliers, mais plutôt de compter simplement avec la présence de l’évêque dans la vie ordinaire du secteur ».
Chez nous, la semaine commence par les confirmations agendées depuis longtemps. Il n’y aura pas d’autres messes dominicales en présence de notre évêque, par contre, il célébrera chaque matin une messe dont certaines seront suivies d’un temps d’échanges informels. Il prendra le temps de rencontrer certains conseils et groupes paroissiaux, ainsi que d’effectuer les entretiens annuels avec nos prêtres et agents pastoraux laïcs.
Jamais deux sans trois
Cette troisième visite pastorale sera certainement la dernière visite de notre évêque. En effet, « l’évêque diocésain qui a atteint septante-cinq ans accomplis, est prié de présenter la renonciation à son office au Pontife Suprême qui y pourvoira après examen de toutes les circonstances ». Canon 401. Ainsi, en 2025, Mgr Jean-Marie Lovey aura atteint l’âge d’une retraite bien méritée.
Programme de la visite
Samedi 30.09.2023 • 10h : messe de confirmation aux Perraires à Collombey
Dimanche 01.10.2023 • 10h30 : messe de confirmation à l’église de Monthey
Lundi 02.10.2023 • 8h30 : messe au monastère
Mardi 03.10.2023 • 8h30 : messe au monastère • 19h : réunion avec les deux Conseils de Communauté
Mercredi 04.10.2023 • 8h : messe église de Monthey et café, croissant sur le parvis • 12h : repas avec les groupes d’enfants et de jeunes du secteur • 18h30 : rencontre des catéchistes du secteur
Jeudi 05.10.2023 • 8h30 : messe au monastère • 18h30 : réunion avec les deux Conseils de Gestion
Vendredi 06.10.2023 • 8h : messe église de Monthey
« Prendre soin des autres… deux jeunes blouses racontent »
Depuis trois ans, Mélanie Rais de Chamoson, et Sébastien Gauye de Sion, étudient les soins infirmiers à la HES-SO. Ils témoignent aujourd’hui pour nous.
Texte et photo par Mélanie Rais et Sébastien Gauye
De nature dynamique et joviale, Mélanie Rais, 22 ans, est engagée dans de nombreux milieux qu’ils soient sportifs, villageois, associatifs, etc. Passionnée par l’humain elle explique : « J’ai choisi les soins car pour moi, il est important que l’on puisse prendre soins les uns des autres. Parfois, lorsque je vais travailler, je me demande qui soigne qui. » Sébastien Gauye, 23 ans, est un jeune chrétien engagé au service des plus fragilisés de notre société. Naturellement empathique et passionné de l’humain, il aime s’occuper des autres et prendre soin d’eux.
Pour apprendre le métier d’infirmier, Mélanie et Sébastien ont opté pour le modèle de la Nursing Team Academy. Cette approche pédagogique innovante propose une nouvelle manière d’apprendre et d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir un-e professionnel-le de la santé. Ce mode d’apprentissage valorise et construit toute la capacité d’autonomie et de responsabilité de l’apprenant-e à pouvoir assumer pleinement son processus d’apprentissage. Le corps enseignant s’y inscrit comme ressource à part entière. Les étudiant-es y évoluent majoritairement en groupe, à l’image d’une équipe de soin. Au sortir de cette formation, Sébastien et Mélanie sont plutôt ravis de leur expérience : « Cette voie de formation nous a fait grandir, nous a comblés au-delà de nos aspirations. Elle est devenue une véritable école de vie pour nous .»
La foi et les soins infirmiers ? Nombre de personnes recherchent dans leur processus de guérison un sens à leur maladie. Il n’est pas toujours simple pour elles de le faire… D’autant plus que la question du sens reste personnelle et sacrée à chacun. La question du sens est multiple. En tant qu’infirmier-ère, nous pouvons essayer d’accompagner au mieux ce vécu bouleversé ou fragilisé. C’est ici que le prendre soin s’inscrit : il exprime autant une façon de faire que d’être avec la personne soignée. Pour atteindre pleinement autrui, il est essentiel de le reconnaître et de l’accueillir dans toutes ses dimensions. Prendre soin c’est donc accueillir, aimer, rejoindre, soigner l’autre tel qu’il-elle est… dans ses questionnements, ses doutes, ses douleurs, ses affinités, ses choix, ses joies, ses peines, sa manière d’être et de faire aussi. C’est une rencontre entre deux humanités. Pour y parvenir, il y a cette part de confiance envers autrui qui est nécessaire, ce qui n’est pas sans rappeler la démarche de la foi qui développe ce même esprit d’engagement et de confiance mutuelle. Dans le soin, la foi c’est cette petite flamme qui est en chacun de nous pour transcender nos infirmités et nous aider ainsi à accomplir pleinement nos humanités respectives.
« Au cœur de l’Église, je serai l’Amour », disait sainte Thérèse de Lisieux. Et si nous pouvions transposer ce même appel au domaine des soins ?
Mosaïque visible à l’église de Martigny-Croix avec les insignes de l’Hospice du Simplon, le cœur, l’ancre et la croix.
Par Klaus Sarbach Photo : DR
Une valise n’est pas un « outil de départ » mais de déménagement. Elle prend les valeurs les plus importantes pour les utiliser dans un autre endroit. Après 48 ans de service sacerdotal, je dois refaire ma valise. Je me rends compte que je suis un homme très riche. Non de mérites accumulés, mais de cadeaux et d’expériences accueillis.
Ma mère disait : « Mange ce qui est dans ton assiette. » Aujourd’hui, mon « assiette » est très variée : dans 2 pays, 4 langues, 12 paroisses, 3 hospices, sous 5 prévôts et 5 évêques, etc.
Combien de « grains d’or » ai-je pu accueillir et semer dans des cœurs ! L’or, ce sont les dons du Dieu d’amour et des cœurs humains, frères et sœurs, qui partagent ma vie. Partout j’ai reçu des rayons de soleil. Et les « gouttes de pluie » des souffrances et des déceptions ont été essuyées par la main miséricordieuse de Dieu.
Donc, mon cœur déborde d’action de grâce. Le cœur haut-valaisan dit : « Que Dieu vous les rende mille fois ! » C’est en nous laissant guider par son Esprit, nourrir du Corps de Jésus et en cultivant avec nos frères et sœurs le bout du jardin d’espérance qui nous est confié, que même le « vicaire-grand-père » espère pouvoir continuer à servir le troupeau de Jésus comme le sodzi (serviteur d’alpage).
Pour vous exprimer mon MERCI, je dis avec saint Pierre devant le paralysé : « Ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus, marche ! » Malgré le « virus de l’indifférence » qui nous fait mal, marchons avec Jésus. Si chacun partage le légume de son jardin à sa saison, nous sommes bien nourris et nous avancerons dans la confiance dans la cordée de Jésus qu’est l’Eglise de nos jours. Portons-nous dans la prière. Sachez que l’Hospice du Simplon est à 90 minutes de voiture, que sa porte est ouverte 365 jours par an – et celle du cœur même la nuit !
Dès la rentrée de cet automne, nous avons la joie d’accueillir un prêtre, originaire du Haut-Valais, l’abbé Martin Filipponi. Il vient effectuer un stage d’une année sur les paroisses du secteur de Monthey. Nous avons donc voulu faire plus ample connaissance avec lui.
Questions posées par Jean-Michel Moix | Photo : Martin Filipponi
Cher Martin, peux-tu te présenter en quelques mots ? Je m’appelle Martin Filipponi, je suis prêtre catholique et j’ai 44 ans. J’ai grandi à Gampel. Après l’école de commerce, j’ai suivi une formation d’infirmier à l’HEVs à Viège. J’ai ensuite travaillé au Réseau Hospitalier Valaisan, dans un service médical spécialisé dans les soins palliatifs et l’oncologie. Pendant ce travail, on entre en contact avec les grands thèmes existentiels de la vie. D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Pourquoi l’être humain souffre-t-il ? Qui est à tes côtés ? Comment Dieu se manifeste-t-il ? C’est à cette époque que ma vocation de prêtre a grandi. Mais il a fallu encore un peu de temps. Dieu a eu beaucoup de patience avec moi.
Quand as-tu été ordonné prêtre ? Après des études de théologie et de philosophie à Coire et à Heiligenkreuz près de Vienne, j’ai été ordonné prêtre avec deux autres confrères dans la cathédrale de Coire le 13 mai 2017. C’était beau et un événement spirituel qui est resté profondément gravé dans mon cœur. Le fait que la famille, de nombreux amis et des fidèles du Valais soient venus en bus a été une vraie joie.
Et qu’est-ce qui t’a motivé à devenir prêtre ? Comment s’est dessinée ta vocation à la prêtrise ? En principe, c’est Dieu qui appelle. L’appel à la prêtrise vient de Lui. La question est de savoir si nous pouvons entendre cet appel et le discerner. Pour cela, il faut aussi des prêtres qui nous accompagnent. Personnellement, il y a eu chez moi plusieurs événements qui se sont conjugués.
Notre mère nous a initiés à la vie de foi, nous avons prié en famille et dans les groupes de prière.
Un aspect est certainement une expérience personnelle pendant l’adoration eucharistique. A cela s’ajoutent les festivals de jeunesse. Il ne faut pas oublier l’impact de prêtres exemplaires qui ont accompli leur ministère avec joie et dévouement et qui avaient du temps pour nous, les jeunes.
Les prêtres ont souvent des préférences personnelles ou des domaines dans lesquels ils se sentent particulièrement à l’aise. Qu’en est-il de ton côté ? Je pense que la prière personnelle et la célébration de l’eucharistie sont importantes et belles. Le prêtre doit se tenir devant Dieu, être avec Lui et prier. Et ce qu’il reçoit de Dieu, il faut le mettre en pratique au service des hommes.
D’autre part, je trouve que l’accompagnement spirituel est une belle mission. Pendant mes études de licence, l’abbé Maximilian Heim OCist, m’a demandé de travailler au séminaire en tant que directeur spirituel. Le service consistait entre autres à accompagner spirituellement les candidats au sacerdoce. Aujourd’hui encore, je suis très reconnaissant de cette expérience.
Finalement, la théologie du corps de Jean-Paul II me fascine et représente une théologie qui souligne la dignité du corps et présente la beauté de l’amour d’une manière holistique. Il y a encore beaucoup d’autres facettes du ministère sacerdotal qui sont belles. La pastorale des malades et la pastorale familiale en font partie. C’est avec plaisir que je donne des catéchèses. Mais pour l’instant, il s’agit d’abord d’approfondir la langue française. 😉
Croix ancienne de l’église d’Aumont-Aubrac (GR65).
Le thème du journal de ce mois portera sur la trame « médecin et chrétien ».
Il est très étonnant de voir combien les grandes figures du christianisme : la petite Thérèse, Bernadette Soubirous, Bienheureux Frédéric Ozanam, Marthe Robin, saint Damien, saint François d’Assise et même notre sainte Glânoise, Marguerite Bays, ont souvent dû lutter contre des maladies de toutes sortes et ceci malgré leur proximité avérée et leurs liens très étroits avec le Seigneur. Sainte Bernadette de Lourdes a même reçu un message étonnant de Marie : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » Maladies, handicaps et souffrances ne sont pas absents de la vie chrétienne.
Et pourtant nous avons reçu deux magnifiques sacrements de guérison : le sacrement de la réconciliation et le sacrement des malades. A travers eux et par d’autres manières encore, Jésus nous soigne et nous guérit même parfois. Certes, Jésus est notre médecin, il a guéri de nombreux malades, nous pouvons lire de nombreux témoignages dans les Evangiles et il guérit encore aujourd’hui pour le bien de l’Annonce de sa Bonne Nouvelle ; mais surtout, il guérit notre être profond, notre âme ; il guérit notre force intérieure de vie persécutée par le mal auquel nous avons succombé ou que nous subissons. Par le pardon il nous libère des conséquences désastreuses du mal dans nos vies et par le sacrement des malades il nous offre sa force, son Esprit d’Amour qui nous permettra d’affronter toutes les épreuves auxquelles nous sommes appelés à faire face dans nos vies. Grâce à lui et avec lui, nous savons que dans n’importe quelles situations de souffrance, comme pour lui sur la croix, il nous donne son Esprit d’Amour qui nous permettra de transcender la souffrance, de passer au-delà de nos blessures, pour laisser à ce qui est vie en nous prendre la première place, pour mettre au centre la force d’Amour qui nous permettra de tenir debout malgré nos paralysies, nos béquilles, nos tumeurs et nos désespoirs.
L’espérance revivifiée qui n’est autre que le renouvellement de la confiance au Christ, reste le chemin de guérison le plus accessible et le plus efficace pour tous. Il nous guérit intérieurement, nous ouvre aux autres et nous permet d’accueillir l’aide de nos frères dont nous avons besoin, quels que soient leurs charismes et leur spécialisations médicales ou autres.
Bon chemin de guérison à tous, bonne route avec le Christ.
Par Bernadette von Niederhäusern | Photos: Raphaël Roulin
Nous vous proposons de partir de Mont-brelloz. Veuillez parquer à l’église actuelle. Si nous entrons, nous verrons dans le chœur une grande croix noire, faite avec deux troncs. Elle a été noircie par le feu et installée lors de la construction de l’église en 1965.
Nous allons tranquillement vers l’ancienne église qu’on utilise surtout pour son clocher. A son sommet, une jolie croix avec son coq changé en 1994 (voir photo.) A l’intérieur, on aperçoit de jolis vitraux refaits lors de la rénovation.
Ensuite, nous retournons sur la route principale en allant à droite sur le trottoir. Puis descendre le village en passant près d’une fontaine et tourner à gauche pour quitter le village. Continuer et prendre le deuxième chemin de remaniement à droite direction Sévaz jusqu’à une petite forêt. Là, tournez à gauche. En allant tout droit on arrive au village de Sévaz.
Au village, prenez à gauche, après 150 mè- tres, vous apercevrez la jolie chapelle (photo). Si on passe avec la voiture, on peut ne pas la voir car elle est un peu en retrait de la route. Pour y accéder, il y a un petit escalier surmonté d’un joli portail. N’hésitez pas à y entrer. Elle a beaucoup de charme avec son autel en pierre décoré d’une jolie mosaïque. Il fait bon y rester un instantpour méditer. Il y est agréable de vivreune célébration eucharistique. En sortant de la chapelle, continuez à gauche jusqu’à une croix des missions (photo). Là, vous pouvez prendre le chemin de remaniement route de Bussy et ensuite prendre à gauche pour rejoindre le chemin de l’aller ou reprendre simplement le chemin de l’aller. Ce parcours fait environ 6 kilomètres.
L’ancienne église de Montbrelloz.
La belle croix et son coq de l’église de Montbrelloz.
La croix des missions à Sévaz.
La jolie chapelle de Sévaz.
2. D’Aumont à Nuvilly, à la découverte des croix de pierre
Par Marianne Berset | Photos: Pierre Bondallaz
En ce temps d’été, je vous propose une marche en fonction de votre disponibilité, soit de l’église d’Aumont à celle de Nuvilly pour une durée de 35 minutes ou une boucle en allant jusqu’à la chapelle Saint-Nicolas de Franex pour une durée d’une 1h40, à vous de choisir…
Eglise d’Aumont : une première chapelle est évoquée dans l’an 1442. L’église actuelle de style néo-classique date de 1826, elle est dédiée à saint Théodule.
Eglise de Nuvilly : une première chapelle est mentionnée en 1317. En 1687 débute la construction de la nouvelle église dédiée à saint Jacques le Majeur. Sur le maître-autel au centre nous avons le saint Patron, à sa gauche saint Garin, évêque de Sion au XIIe siècle et à sa droite saint Bernard de Mont-Joux qui fonde l’hospice du Grand-Saint-Bernard au XIe siècle.
Chapelle de Franex : dédiée à saint Nicolas renferme un trésor. Il s’agit d’un retable décoré de 12 apôtres daté de la fin du XVe siècle et une statue de saint Pierre en bois. Cette chapelle se situe sur le secteur ouest de la paroisse Saint-Laurent et elle date de 1625.
Combien de croix ? Sur votre chemin, amusez-vous à compter le nombre de croix que vous trouverez… Ces croix de pierre ont souvent été érigées pour manifester la foi des habitants, demander la protection de Dieu et parfois aussi pour les Missions. Les Rogations, du latin rogare qui signifie demander. Les jours de Rogations ont été institués au IVe siècle par saint Mamert et unifiés à l’Eglise universelle au VIIIe siècle. Ils étaient vécus les trois jours qui précédaient l’Ascension. Les paroissiens demandaient la bénédiction de Dieu pour les récoltes de la terre, faisant ainsi un appel à faire confiance à Dieu qui conduit toute chose à une bonne fin.
A toutes et tous un bon pèlerinage… que le Seigneur comble vos demandes de ses grâces.
Croix sur les hauts d’Aumont.
Au cœur du village de Nuvilly.
3. Murist – Tour de la Molière – Franex: un retour vers le passé!
Par Gérard Dévaud | Photos: Gérard Dévaud, André Bise
Pour débuter notre voyage dans le temps, nous vous conseillons de parquer votre véhicule sur la place de parc située à côté de l’église de Murist.
Notre foi s’enracinant dans le baptême, nous vous proposons de vous rendre dans l’église, au fond, pour découvrir le magnifique baptistère couvert de fresques de Paul Landry relatant le baptême de l’œnuque par Philippe (Ac 8), ainsi que les fonts baptismaux majestueux de l’artiste Marcel Feuillat.
En sortant de l’église, longez le bâtiment côté parking et découvrez derrière les arbres une ancienne croix de mission avec, devant et rempli de fleurs, l’antique baptistère en pierre de la Molière issu de l’ancienne église du village.
Puis, prenez la route longeant le mur de l’église en direction de l’administration communale. Arrivés à l’école, longez le bâtiment scolaire sur sa gauche et montez en direction de la forêt. Là suivez le panneau jaune indiquant la tour de la Molière sur la gauche. Après le chemin caillouteux, vous allez vous retrouver devant la majestueuse tour de la Molière, dernier vestige d’un château et de la cité médiévale de la Molière.
Ensuite, longez la carrière et retournez-vous : vous pourrez ainsi admirer la tour qui se dresse fièrement au milieu des arbres ! Continuez le sentier et ensuite prenez à gauche le chemin en direction de Franex. Deux possibilités : pour les plus sportifs, prenez l’antique chemin creux bucolique qui vous amènera derrière la chapelle de Franex. Sinon, nous vous recommandons d’emprunter la route jusqu’au milieu du village de Franex.
Vous ne manquerez pas d’entrer dans la charmante petite chapelle Saint-Nicolas pour saluer les apôtres de l’admirable retable, ainsi que saint Pierre arborant sa clé. Cette statue, initialement installée dans l’ancienne église de Murist, a trouvé à la chapelle de Franex un écrin qui la met en valeur.
En sortant de la chapelle, prenez la route tout droit et traversez le village. Après avoir admiré le village de Nuvilly sur votre gauche, marchez jusqu’à la forêt droit devant vous puis prenez la route qui monte à droite dans le bois et suivez-la jusqu’à Murist.
Juste avant d’entrer dans le village, vous découvrirez sur votre gauche une croix en pierre à côté d’un portail. Celui-ci vous permet d’accéder à la charmante grotte mariale du village.
Puis retour à l’église construite par l’architecte Dumas.
Dûnya, 16 ans, se rendra à partir du 22 juillet aux JMJ de Lisbonne. Après un voyage en car jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage se poursuivra à vélo jusqu’à Lisbonne au Portugal. A l’approche du départ il nous raconte sa motivation, sa préparation et ses attentes.
Texte et photo par Yasmina Pot
Dûnya, le pèlerinage aux JMJ débute dans quelques jours ; quelle a été ta motivation ? Dûnya : Un jour ma mère m’a demandé si cela m’intéresserait et j’ai trouvé ça sympa. Surtout que ça a lieu tous les trois-quatre ans et que cette année cela se passe en Europe, alors autant en profiter. Et l’idée d’y aller à vélo m’a particulièrement plu.
Le vélo est ton sport. Parle-nous en. Je fais du BMX Race 1 et de la descente, pas du vélo de route. Pour aller à Lisbonne, je vais pouvoir prendre mon propre vélo car il convient aussi pour le pédalage. D’ailleurs, lors de la préparation, on nous a dit de ne pas rouler en vélos de route, qui seraient susceptibles de crever si on passe sur des endroits rocailleux.
Qu’est-ce que l’expérience des JMJ va t’apporter ? Plusieurs choses. On va être entouré d’autres jeunes chrétiens du monde entier, c’est chouette et je pense que je vais avancer dans ma foi. Il faut dire qu’après ma confirmation, je ne pratiquais plus tellement ; puis, l’année passée, j’ai participé au grand rassemblement chrétien à Paray-le-Monial, en France, qui m’a remotivé dans ma foi. C’est cette expérience-là qui m’a aussi poussé à tenter les JMJ. Je me réjouis aussi de voir du pays, de découvrir la culture locale car je ne connais pas le Portugal. Pendant le voyage on dormira dans des gymnases, des communautés chrétiennes et aussi chez l’habitant, ce sera l’aventure ! Je préfère nettement dormir comme ça, sans savoir où on va et à quoi s’attendre. Et puis cette expérience permettra de voir comment on se débrouille sans les parents !
Vous allez parcourir environ 500 km à vélo, pour rallier Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne. Quelle a été votre préparation physique ? Avec la team pélé-vélo et le chanoine du Grand-Saint-Bernard Simon Roduit, trois journées à vélo ont été organisées dans la région, où on a parcouru à chaque fois environ 70 kilomètres, ce qui est à peu près équivalent à ce qu’on fera chaque jour au Portugal. Pour moi cet entraînement s’est bien passé ; je dirais juste que le plus difficile, c’est la selle ! Mais au Portugal j’ai prévu de porter un short rembourré…
Et avez-vous reçu une préparation spirituelle ? A chacune de ces journées de préparation à vélo, on nous donnait un enseignement spirituel à la pause de midi. Le message principal que je retiens est de laisser derrière soi ce que l’on connaît, pour faire confiance au Seigneur et aller là où Il nous demande d’aller.
Merci Dûnya pour ton témoignage et bonne route !
1 Les vélos BMX Race sont conçus pour atteindre des vitesses élevées et des accélérations rapides. Ils sont construits spécifiquement pour la course, plutôt que pour les cascades et les figures.
JMJ de Lisbonne du 2 au 6 août 2023
Par l’Abbé Valentin Roduit
Cet été, les jeunes du monde entier ont rendez-vous pour un pèlerinage à Lisbonne. Dans le « monde entier », il y a aussi nos paroisses des secteurs de Monthey et du Haut-Lac. Quelque 40 chablaisiens seront parmi les 2 millions de participants. Parmi eux :
Clémentine et Guillaume de Choëx, Gwénaëlle et Mélissa de Monthey, Joy, Estelle, Audrey, Jean et l’abbé Valentin de Collombey, Camille de Muraz, Kyriane et Jérémie de Vionnaz, Marie, Mauro, Dûnya et les séminaristes Parfait et Arnaud de Vouvry.
Priez pour eux ! Que ce pèlerinage jusqu’au Portugal soit aussi un pèlerinage intérieur.
Qui de mieux placé pour parler de la Bible que des personnes qui la lisent? Chaque lecteur peut y trouver un sens différent. C’est ainsi que nous donnons la parole à un groupe de lecture de l’Evangile à la Maison qui nous partage ce qu’est la Bible pour eux.
Propos recueillis par Gérard Dévaud Photo : DR / Dreamstime
Tout d’abord, pour David, la Bible est comme « un recueil de textes inspirés par Dieu lui-même. A travers elle, nous sommes en relation avec Dieu. Sa lecture nous renforce dans notre foi, nous éclaire et nous guide dans notre vie ».
Pour Matthieu, c’est un recueil de textes, de pensées, de sagesse qui est à la fois un mystère et une découverte qui nous aident à affronter toutes les épreuves de la vie.
Rafaëlle : « Chaque lecture aura une résonance différente en moi, suivant ce que je cherche dans la Parole de Dieu, ce que je ressens, les joies et les peines qui m’accompagnent au moment de cette lecture. »
Philippe continue : « Pour moi, c’est un texte qui nous réunit tous autour d’un récit commun et qui nous sert de base pour échanger ensemble avec les autres. C’est comme une boussole spirituelle des enseignements du Christ pour nous guider dans notre vie. »
Un autre point de vue de Nadia : « J’aime échanger sur la Bible avec les autres. C’est un vrai enrichissement ! » « Le fait de pouvoir échanger sur la Parole me parait important et enrichissant. Je ne le ferais pas forcément tout seul » nous partage Gérald.
Rafaëlle d’enchérir : « C’est ce que je trouve magnifique dans la Bible : elle est diverse, unique et intemporelle. »
« Lorsque nous lisons la Bible, comme lorsque nous prions, nous nous connectons au Royaume du Christ et le Seigneur influe sur notre vie au-delà de notre compréhension humaine. La Parole de Dieu est la grande puissance disponible dans notre vie. Elle peut nous apporter de la Sagesse, une direction lorsque nous sommes perdus, des encouragements, de l’amour et même une percée miraculeuse ! » conclut Nathalie.
Et pour vous ? qu’est-ce que la Bible et que vous apporte t-elle ?
A la fin du mois d’avril dernier, des Yéniches se sont installés sur la Place des Fêtes à Vouvry. Une visite surprise qui a éveillé notre curiosité et suscité une envie de les rencontrer. Nous avons contacté Patrick Birchler, membre de la communauté, qui a accepté de nous voir à Evionnaz, où ils avaient déjà déménagé quelques jours plus tard.
Patrick Birchler. Sa communauté a été reconnue par la Confédération comme minorité nationale, avec des droits. Dans les faits, il leur est encore souvent difficile de trouver des terrains où s’installer.
Par Nicolette Micheli et Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot, DR
Nous partons à Evionnaz sans tarder car les Yéniches s’apprêtent à nouveau à quitter la place. La situation de leur emplacement actuel, entre l’autoroute et le Rhône, ne leur permet pas de demeurer sur place ; ils quitteront donc les lieux à 17h, ce lundi 8 mai, pour se rendre sur La Côte, à Aubonne.
Dès notre arrivée Patrick Birchler nous accueille aimablement ; il est en compagnie d’un autre membre de la communauté, de son petit nom Kouki, occupé à repeindre des volets en vert sapin. Tous deux répondent à nos questions.
Messieurs, pour vous rencontrer, il nous a aussi fallu voyager ! Patrick Birchler : Oui c’est ça ! Il faut dire qu’on aurait bien aimé rester à Vouvry. On y était bien, mais il y a eu des contraintes là-bas. Ma foi, c’est comme ça !
Pouvez-vous nous parler de votre historique, de vos origines ? P. B. : Nous sommes originaires d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz. C’est de là que mon arrière-arrière-arrière-grand-papa (je suis la sixième génération) partit vers 1830-1840 pour s’installer à Villeneuve, dans le canton de Vaud. Il eut une toute grande famille – neuf garçons et quatre filles, qui ont eux-mêmes eu entre 8 et 12 enfants chacun. Mes ancêtres ont toujours voyagé, sur toute la Suisse, mais aussi en France, en Allemagne, pour le commerce.
Et aujourd’hui, où voyagez-vous ? P. B. : Je voyage plutôt en Romandie, un peu en Suisse alémanique. Je suis récupérateur de vieux fers et métaux ; je fais ce travail depuis 30 ans. Je me déplace toutes les deux-trois semaines pour suivre ma clientèle. Je récupère les vieux métaux, je les trie et ensuite ils partent à la refonte. Quand il n’y a plus de travail, on fait du porte-à-porte chez les artisans, dans les usines. Parmi les gens de chez nous, certains se sont sédentarisés depuis quelques générations, ils ont acheté des terrains et s’occupent de la ferraille sur place. Nous, nous sommes semi-sédentaires, c’est-à-dire qu’on est sur les routes depuis le mois de mars jusqu’à la fin octobre-début novembre.
Vous êtes originaires d’Einsiedeln, y allez-vous en pèlerinage ? Kouki : Oui on y va toutes les années. Avec mon beau-père et mon beau-frère, nous sommes les fondateurs du Mouvement catholique des gens du voyage. En 1999, grâce au Père dominicain fribourgeois Jean-Bernard Dousse, – décédé en 2015 –, ont pu avoir lieu les premiers pèlerinages officiels des gens du voyage, d’abord en mars à Notre-Dame des Marches à Broc puis en juillet à Einsiedeln où nous avons désormais une place réservée. Personnellement, la religion me tient à cœur. Chez moi, on ne pourrait pas se passer d’elle. Notre communauté essaie de vivre en harmonie avec les gens, avec la nature. Lors de nos voyages, on fait parfois une pause-prière dans une petite grotte, dans une église ou une chapelle. On a nos paroisses de cœur. Si on est sur Sion, on va de temps en temps à l’évêché. A Payerne on va à l’église catholique; là on a un « rachaï » formidable (« rachaï » veut dire « curé » dans notre langue yéniche), Luc de Raemy. Maintenant c’est Christoph Albrecht SJ de Zurich, qui nous suit pour les baptêmes, premières communions, mariages, en tant que notre aumônier national. On bénéficie aussi du soutien d’Aude Morisod, engagée dans l’Aumônerie catholique suisse des gens du voyage, avec qui on fait de temps en temps un partage biblique.
Merci Messieurs pour ce témoignage et, qui sait, à bientôt peut-être ? P. B. : L’année prochaine on fera une demande officielle à Vouvry pour nous installer à nouveau sur la Place des fêtes, et j’espère qu’ils nous accepteront. Peut-être pas 20 caravanes mais au moins 10. Le lieu est très bien et, nous, on laisse toujours les lieux impeccables. Il est important qu’on le sache.
Rencontre avec Jonathan
Sur la place, il reste quelques personnes. On croise un beau jeune homme, sympathique. C’est Jonathan. Il nous parle volontiers.
« J’ai 16 ans et j’aime cette vie car on forme une grande famille et on se déplace toujours ensemble. Pour l’école, j’étais en classe durant l’hiver. En mars, on partait. Mes camarades étaient presque jaloux : ils croyaient que j’étais déjà en vacances. En réalité, c’est ma mère qui continuait à faire l’école et j’aidais déjà mon père dans son travail. J’ai plusieurs fois invité des camarades chez moi : ils trouvaient notre genre de vie très bien et m’enviaient. Maintenant, je travaille avec mon père : on est ferrailleur. C’est lui qui m’apprend le métier. Je suis heureux comme ça. »
Jonathan et sa sœur Marylin, accompagnés de Giuliana, la fille aînée de Brenda.
Rencontre avec Brenda
Avec son petit Gianni dans les bras, Brenda nous accueille, rayonnante, à la porte de sa caravane. On admire son bébé, vif et curieux. « Mon petit est né ici, dans la caravane, il y a huit mois. Tout s’est bien passé ! C’est mon troisième enfant. Pour nous, les enfants sont très importants, on veut qu’ils se sentent bien. Ici, entre l’autoroute et le Rhône, ils ne sont pas en sécurité : ça me fait souci !
Avez-vous toujours connu cette vie ? Non ! Jusqu’à l’âge de six ans j’ai habité en appartement ; mon père était mécanicien. Dès son mariage, ma mère, qui est yéniche, s’est sédentarisée. Mais très souvent on retrouvait ma grand-mère dans sa caravane et moi, à chaque occasion, j’étais chez elle… que du bonheur pour tous ! Finalement, mon père a quitté son garage pour rejoindre la communauté. Il a adopté notre mode de vie et il est très heureux !
Comment se passe l’école avec votre aînée ? Normalement. Mais à partir de la rentrée, j’ai décidé de faire durant toute l’année l’école à la maison. Une enseignante va venir régulièrement nous suivre. Je suis contente.
Brenda et son dernier-né, Gianni.
Jean-Marie Lovey, évêque de Sion
La topographie du Valais est typique, elle conditionne un style de vie propre. Notre canton a donc de bonnes raisons de se préoccuper de l’aménagement du territoire. Mais combien de communes prévoient d’intégrer dans leur réflexion la nécessité d’aménager des places pour les Yéniches ? S’il n’y a pas de solution toute faite, il existe cependant des projets : une deuxième place à Martigny ? une autre dans le Valais central ? L’urgence a été reconnue par le Grand Conseil. Là où il y a une volonté il y a un résultat : souhaitable et juste.
Aude Morisod, Aumônerie catholique suisse des gens du voyage
Que peut ajouter encore une sédentaire aux témoignages des gens du voyage exprimés ci-contre ? Pas grand-chose, si ce n’est ceci : il fait bon vivre avec eux ! Ces personnes m’apportent leur fraîcheur, leur goût d’aller de l’avant. Oui le nomadisme est une valeur inestimable, il engendre une attitude face à la vie qui apporte un surcroît de sens à l’humanité tout entière. Alors, ils ne demandent pas l’impossible ! Accordons-leur les places qu’ils demandent, car pour voyager, il faut pouvoir s’arrêter.
A Gland, la décision a été prise de construire à neuf et non de rénover, pour créer un lieu rassembleur et moderne.
Par Gilles Vallat * Photo : paroisse de Nyon
Pourquoi ériger un nouveau lieu de culte en 2022 ? Répond-il encore aux vœux des fidèles, alors qu’en Occident, les églises ont tendance à se vider ? En projetant de construire une nouvelle église à Gland, en remplacement d’une chapelle vétuste, les responsables paroissiaux se sont posé beaucoup de questions quant à la nécessité d’un tel projet. Une idée audacieuse, un peu folle, qui est devenue réalité. La nouvelle église a été consacrée par l’évêque diocésain Charles Morerod, le 13 février 2022.
Ces responsables paroissiaux ont fait un pari sur l’avenir : oui, malgré les vicissitudes de notre époque, ils demeurent persuadés que dans 30 ans, 50 ans, voire un siècle, il y aura toujours des chrétiens qui se réuniront pour célébrer le Christ.
L’édifice résolument moderne avec sa forme circulaire a permis de créer un lieu de recueillement rassembleur, chaleureux et facilitant une forme de communion. Le cercle est englobant, inclusif et sécurisant. C’est un acte fort et le signe qu’au centre d’une ville en plein développement, Dieu est présent.
Mme Marie-Thérèse Marchon, décédée en mai 2023, s’est investie pour la paroisse Saint-Laurent et tout particulièrement pour la communauté de Nuvilly.
Née dans une famille d’agriculteurs à Nuvilly, Mme Marchon, dès le début de sa scolarité, s’est intéressée à une formation d’enseignante. Institutrice dans l’école de Vuissens où elle fait la connaissance de son mari Francis, puis à Ménières et à Estavayer-le-Lac. Elle a poursuivi comme professeure au CO de la Broye à Estavayer.
Parallèlement à sa profession, elle s’est dévouée pour les communautés paroissiales, la commune, diverses commissions notamment celle de la chapelle de l’hôpital et comme juge de paix. Conseillère de paroisse de 2003 à 2014, Marie-Thérèse Marchon a œuvré durant son mandat pour la restauration de l’église de Nuvilly en prenant son bâton de pèlerin, pour réunir les 1,23 million de francs nécessaires à la réparation de cette église baroque de la fin du 17e siècle.
Fervente de l’art choral, elle a aussi dirigé un chœur d’hommes et fondé le chœur mixte d’Henniez et Ménières puis dirigé ceux de Lully et Seiry.
Avec ce reflet bien succinct, nous rendons grâce à Dieu pour la magnifique mission de Marie-Thérèse Marchon pour notre paroisse, qu’elle a assumée avec beaucoup de profondeur.
Le mot « patrimoine » véhicule l’idée d’une transmission de la part des ancêtres et donc de passé. Celui de l’Eglise est riche de siècles d’existence, de styles et d’agencements qui ont marqué l’histoire de l’humanité, depuis les cathédrales jusqu’aux petites chapelles, en passant par les peintures, statues, fresques et mosaïques – et même les croix sur nos montagnes –, qui aujourd’hui encore nous émerveillent et proclament l’expression de notre foi, dans la recherche de la beauté qui est un reflet de Dieu.
Lorsque l’état aide à la sauvegarde de ce patrimoine et y participe financièrement, c’est parce qu’il le considère comme un bien sociétal, même s’il se trouve en des mains privées, un passé qu’il faut préserver pour le transmettre aux générations futures.
Lorsque nos communautés ecclésiales restaurent leurs édifices, elles le font non pas en fonction du passé mais du présent et du futur de leur usage.
Voilà pourquoi, au-delà de la simple recherche de beauté ou de préservation du patrimoine, restaurer nos églises a encore tout son sens aujourd’hui : nos églises de pierre sont des lieux de vie, les lieux de rassemblement des « pierres vivantes » que nous sommes (1 P 2, 5), nous qui ensemble formons l’Eglise, l’assemblée des croyants célébrant le Dieu trois fois saint. C’est dans nos églises que le Christ se rend présent par les sacrements qui nous donnent la Vie et soutiennent notre mission de disciples, que se réalise la transmission de la foi et que se prépare ainsi la communauté de demain. Restaurer une église est donc un signe de foi et d’espérance.
La beauté d’une église ne vient pas d’abord de l’harmonie de ses éléments selon les lois de l’architecture mais de ce qu’elle signifie et de ce que l’on y vit. L’église est le lieu de la présence de Dieu au milieu de son peuple, le lieu où nous prenons conscience que nous sommes nous-mêmes les temples vivants de la présence de Dieu (1 Co 6, 15) par l’Esprit Saint qui nous a été donné et qui habite en nous.
Si les notions de préservation du patrimoine et de restauration sont désormais incontournables, elles sont toutefois récentes. En effet, avant le XIXe siècle, c’est le besoin et les goûts du moment qui orientaient les décisions. Aujourd’hui, des questions profondes accompagnent les grands chantiers: quel est le sens d’un lieu? Parle-t-il du passé? Est-il au service des hommes de ce temps? Est-il fonctionnel ?
Par Amandine Beffa | Photos : J.-Claude Gadmer, Flickr, DR
La question de la restauration des édifices a pris un sens tout particulier le 15 avril 2019. En effet, ce soir-là, Notre-Dame de Paris brûlait sous les yeux du monde entier, entraînant avec l’effondrement de sa flèche de multiples questions. Entre désir de reconstruire à l’identique et volonté de donner de la place à des artistes contemporains, les débats sont vifs. Pourtant, si ces questions sont incontournables aujourd’hui, elles sont récentes. Les concepts ont pour la plupart été définis après la Révolution française.
En soi, nous n’avons pas attendu le XIXe pour réparer et reconstruire. Les incendies ont longtemps été très fréquents et les édifices ne sont pas laissés en ruines. Cependant, les bâtiments évoluaient selon les goûts et les besoins. Par exemple, le style gothique remplace le roman. De nombreuses églises sont ainsi détruites et reconstruites. La cathédrale de Beauvais en France est un cas unique, un manque de fonds n’ayant pas permis de finir la construction de la cathédrale gothique.
Tournant révolutionnaire
La période révolutionnaire marque un tournant. Certains considèrent qu’il convient de détruire toutes les traces de l’Ancien Régime. D’autres, comme l’Abbé Grégoire, soutiennent au contraire que les monuments détiennent la « mémoire collective » et qu’il convient de les conserver.
La notion de « monument historique » apparaît en 1830. Des postes d’Inspecteur général des monuments historiques sont créés pour classer les édifices et évaluer les travaux nécessaires. Les premiers principes sont toutefois définis par des architectes et non par des historiens, ce qui oriente le débat.
S’il est possible d’adresser un certain nombre de reproches à Eugène Viollet-le-Duc, il est indispensable de reconnaître ses apports. Son nom est en effet indissociable du développement de la notion de restauration. Très cultivé, l’architecte français défend un patrimoine qui n’intéresse pas à son époque. Beaucoup d’édifices tombent en ruines sans que cela n’émeuve personne. Dans une volonté de « cohérence historique », Viollet-le-Duc essaie de rester fidèle à ce qu’il comprend des édifices. Il tente d’utiliser des techniques et des matériaux correspondant à ceux de l’époque d’origine. Ses recherches sont documentées. Il refuse par exemple d’utiliser du fer pour les charpentes. Il ne cherche pas à retrouver le bâtiment tel qu’il a été, mais à proposer un idéal. Il recherche la « cohérence historique ». Il écrit dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française : « Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut ne jamais avoir existé à un moment donné. »
Fin XIXe, John Ruskin s’oppose à Viollet-le-Duc et à la « théorie de l’unité de style » qu’il considère comme une destruction. Critique d’art et théoricien, il préfère la conservation et enjoint à « accepter qu’un bâtiment puisse mourir ». L’idée est de garder en vie et non d’intervenir pour rétablir à un état historique donné.
Fondements scientifiques
Il faut attendre 1931 et la Charte d’Athènes pour que les premiers fondements scientifiques soient posés. Elle insiste sur la valeur des phases successives des édifices, reconnaissant que chaque époque est un apport et mettant l’accent sur « la continuité de vie ».
La Charte de Venise date de 1964 et distingue notamment les notions de préservation et de restauration. Elle propose « que l’on restaure les monuments historiques dans leur dernier état connu ». La restauration au sens strict est appelée à revêtir un caractère exceptionnel et la « réinvention » est rejetée. L’idée-force est que la conservation « s’arrête là où commence l’hypothèse ». Il importe que les interventions soient lisibles et réversibles. Elles doivent : « S’intégrer harmonieusement à l’ensemble, tout en se distinguant des parties originales. »1
Ces points s’illustrent de manière particulière à travers la restauration de la fresque de Gino Severini à la basilique Notre-Dame de Lausanne. En effet, la restauration de 1976 a très légèrement modifié l’œuvre originale. Aujourd’hui, se pose la question d’une restauration au dernier état connu ou à l’état d’origine 2.
En Suisse, la protection des monuments historiques est une compétence cantonale. La première loi date de 1898 et est promulguée dans le canton de Vaud. Il faut attendre 1966 pour voir apparaître une loi fédérale sur le sujet. En 1880, la Société pour la conservation des monuments historiques est fondée. Théodore de Saussure en est le premier président.
Questions profondes
Aujourd’hui, des questions profondes accompagnent les grands chantiers : quel est le sens d’un lieu, parle-t-il du passé ? est-il au service des hommes de ce temps ? est-il fonctionnel ?
Dans le canton de Genève, l’église de l’Epiphanie a brûlé en 2014 et celle du Sacré-Cœur en 2018. La première a été reconstruite a l’identique alors que la seconde renaîtra différemment. L’abbé Pascal Desthieux, ancien Vicaire Episcopal pour le canton de Genève, souligne que les deux visions répondent avant tout aux besoins et aux désirs des paroisses. Le chantier du Sacré-Cœur est guidé par des perspectives liturgiques et esthétiques. L’autel sera positionné au centre afin de rappeler que l’église est le lieu de la communauté rassemblée autour du Christ. Il s’agit aussi de créer un lieu qui soit beau et qui donne envie d’être visité : « Il faut que lorsqu’on arrive on se dise : « waouh, c’est super » », commente l’abbé Desthieux.
Le défi de la conciliation du lieu de rassemblement pour les célébrations et du lieu de prière quotidienne en dehors des offices s’est aussi posé. Il a été nécessaire de travailler sur les jeux de lumière. Pascal Desthieux rappelle l’adage Lex orandi,lex credendi, soulignant l’importance du lieu où l’Eglise célèbre ce qu’elle croit.
1 Charte de Venise, articles 9-13. 2 Voir par exemple l’article du journal Le Temps sur le sujet : Rossel, N., Art liturgique à Lausanne – Faut-il supprimer les retouches de la fresque du Valentin ? 14.03.2021.
La reconstruction de l’église du Sacré-Cœur est en cours au centre de Genève.
L’église de l’Epiphanie à Genève a été reconstruite à l’identique après l’incendie de 2014.
La restauration de 1976 a très légèrement modifié la fresque de Gino Severini à la basilique Notre-Dame de Lausanne.
Soixante-huit enfants ont célébré leur première communion dans quatre églises de la paroisse en avril et mai derniers. Reflets illustrés avec la liste des enfants concernés.
Photos: Guillaume Grandgirard (Estavayer, Bussy et Cugy)et Marc Ducrest (Murist)
Première communion à Estavayer
Ont reçu la première communion à Estavayer le 30 avril dernier : Bieri Félix, Bloechle Thibault, Bloechle Timéo, Cardoso Duarte Leniker, Despont Adrien, Do Rosario Mendes Mathilde, Dos Santos Ramos Lais, Florim Miranda Tomas, Ganière Philippe, Mauron Valentin, Mota de Aguiar Marujo Santiago, Pellet Mathis, Pereira Dias Anaïs, Perritaz Warren, Pillonel Colin, Pythoud Lehyan, Riello Lina, Semedo Varela Eddylson, Semedo Varela Edilsa, Stegmann Liam, Stegmann Mila, Teixeira Coelho Enzo, Volery Kilyam.
Première communion à Cugy
Ont reçu la première communion le 7 mai à Cugy : Lya Berger, Emy Buchs, Patrick De Sousa Gomes, Ioana-Bianca Mihaila-Faur, Jessy Pochon,Hugo Santos Mateus, Jonas Sukyart, Laura Afonso, Ella Bueno, Emilie Cherbuin, Zoé Cosandey, Liam Sa Silva, Alicia Dubey, Colin Fasel, Maeva Inguscio, Devon Tarabori, Pierre Vanheck.
Première communion à Murist
Ont reçu la première communion à Murist le 21 mai : Evelyne Duarte, Alana Herrera Gusman, Leandro Santos Mota, Elioth Marci, Julia Studer, Simon Bertschy, Nelson Brügger, Quentin Emery, Noah Ménétrey, Elise Noël, Leo Rajic, Caroline Simoes Marques, Ryan Baechler, Ilidio Bernardo Pereira, Laura Duc, Marine Martin, Nolan Pillonel, Eliott Watson.
Première communion à Bussy
Ont reçu la première communion à Bussy le 21 mai : Baudois Camille, Bayart Caithlyne, Carrard Maël, Ruffieux Luca, Boguszewski Lena, Marques Luca, Oliveira Monteiro Nayara, Vésy Noé, Marmy Noha, Nunes Semedo Kyara.
Par François-Xavier Amherdt | Photo: cath.ch/B. Hallet
Bien sûr, il vaut la peine d’investir des millions pour entretenir le patrimoine de nos cathédrales, pour réparer la flèche de Notre-Dame de Paris ou restaurer la Basilique de Valère à Sion. Cela permet, d’une part, à d’innombrables visiteurs, dont beaucoup sont très éloignés de l’Evangile, de recevoir une forme de catéchèse à travers les portails, les narthex, les tympans des colonnes, les vitraux, les sculptures et les peintures qu’ils trouvent dans ces édifices. Surtout si des visites guidées sont organisées et si les cicérones désignés possèdent des compétences théologiques et ecclésiales adéquates.
Sacerdoce royal et spirituel
Mais ensuite, et surtout, cela donne l’occasion aux pierres vivantes de la construction sainte en Jésus-Christ que nous sommes d’exercer leur sacerdoce royal et spirituel (1 Pierre 2, 5). Il est très symbolique que ce soit une épître de l’apôtre Pierre qui le clame si fortement, en reprenant probablement une homélie baptismale et en l’insérant dans la trame de la lettre. Ce passage de 1 P 2, 4-10 est l’un des textes les plus cités par le Concile Vatican II. Car il exprime au mieux la dignité si élevée de celles et ceux qui reçoivent le baptême et l’onction du saint chrême : désormais, nous sommes toutes et tous proches de la pierre précieuse et choisie par le Père, Jésus-Christ lui-même, lui que les hommes ont rejeté, qui constitue un rocher d’achoppement pour ceux qui ne le reconnaissent pas et qui est devenu la clé de voûte.
Le Fils de Dieu, notre fondation
En offrant notre existence en sacrifice spirituel, agréable à la Trinité sainte, nous participons à l’édification de l’Eglise comme la maison maternelle et accueillante pour l’humanité entière. Si nous nous appuyons sur le Fils de Dieu comme notre fondation, nous savons que rien ne pourra nous ébranler ni nous confondre. Croire dans le Verbe fait chair, c’est ainsi faire partie du peuple élu, bénéficiaire de la miséricorde divine, et proclamer à la face du monde les merveilles du Seigneur qui nous a appelés à son admirable lumière. Comme prêtres, nous nous donnons nous-mêmes, prophètes chargés de cette annonce salvatrice et rois-serviteurs de l’unité. Soyons pierres vivantes au cœur des cathédrales, pour qu’elles resplendissent dans l’univers.
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