Luc, médecin et évangéliste

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Parmi les médecins chrétiens les plus fameux, la palme revient sans nul doute à Luc : compagnon de Paul, ses salutations sont transmises avec celles de Démas, au terme de la lettre aux Colossiens (4, 14). Luc ne fait pas partie du groupe des douze apôtres, mais il est l’auteur d’une œuvre en deux parties complémentaires : le 3e évangile et les Actes des apôtres. Il est souvent représenté dans l’Antiquité et l’iconographie par le symbole du taureau, à cause de la crèche de l’Enfant Jésus dans son Evangile (Luc 2, 7), qu’entouraient l’âne et le bœuf. Certes, le texte lucanien n’en parle pas explicitement, mais les deux animaux proviennent de passages de l’Ancien Testament (Isaïe 1, 3) où on les voit entourant leur maître auquel ils restent fidèles.

Le « cher médecin » dont parle Paul n’est jamais présenté en activité professionnelle, mais nous pouvons affirmer que les deux volets de ses écrits contribuent puissamment au bien-être des cœurs. Le 3e évangéliste, en effet, est celui des quatre qui ménage la place la plus abondante à l’action de l’Esprit Saint que Dieu octroie à ceux qui l’en prient. Si même les pères terrestres, tout mauvais qu’ils soient, sont aptes à donner « de bonnes choses » à leurs enfants, à combien plus forte raison le Père céleste transmettra-t-il l’Esprit à celles et ceux qui le lui demandent (Luc 11, 9-13). La troisième personne de la Trinité est du reste l’agent principal des Actes.

En outre, le médecin Luc déploie le plus abondamment de tous le cadeau de la miséricorde dont le Seigneur comble les êtres. C’est lui qui en visibilise le mieux les bienfaits à travers les belles paraboles du chapitre 15, celle de la brebis perdue que le berger prend tous les risques d’aller ramener sur ses épaules (Luc 15, 4-7) ; celle de la drachme égarée que la maîtresse de maison met tout son zèle à retrouver, à l’exemple de Dieu qui part en quête des pécheurs (15, 8-10) ; et celle du Père prodigue en amour pour ses deux fils, le cadet dépensier et l’aîné jaloux (15, 11-30).

C’est ainsi que le Seigneur guérit les âmes à la manière de son Fils qui fait bon accueil aux publicains et mange avec tous les égarés. Confions-nous sans hésitation aux soins de Luc.

Un journal pour rapprocher!

Par Claude Jenny 

Quelque 8800 exemplaires de ce journal ont été distribués en cette fin août ! 

– Mais pourquoi est-ce que je reçois ce journal ? Je ne suis pas abonné !

Certains vont effectivement se poser cette question. Rassurez-vous : les non-abonnés n’ont pas été abonnés d’office… Cette distribution massive résulte de ce que l’on appelle une opération « tous ménages ». C’est-à-dire qu’une publication est distribuée dans toutes les boîtes aux lettres d’un périmètre défini. En l’occurrence, toutes les localités de la Broye fribourgeoise qui sont rattachées à la paroisse Saint-Laurent-Estavayer. Une décision du Conseil de paroisse qui a voulu, une fois, toucher tout le monde ! Et non les seuls abonnés à cette publication paroissiale.

Le contenu rédactionnel de ce journal est particulier. Nous avons demandé à une petite vingtaine de personnes engagées dans la paroisse d’apporter leur témoignage, de vous dire ce que leur apporte leur service à la communauté.

Ce journal « tous ménages » vise certes à enrichir le fichier de celles et ceux qui décideront, pour quelques francs, de souscrire un abonnement annuel (huit numéros). Mais surtout, il veut chercher à rapprocher celles et ceux qui sont déjà engagés dans la paroisse avec ceux qui… ne le sont pas encore !

Au milieu de ce journal, vous trouverez huit pages différentes que nous appelons le « cahier romand ». Le même qui est encarté dans toutes les éditions romandes de L’Essentiel et qui est rédigé par une rédaction romande sous la responsabilité de Saint-Augustin SA, coéditeur de ce journal. En dernière page, vous trouverez aussi le moyen de vous abonner à ce journal – version papier ou édition électronique, au contenu identique – ainsi que de souscrire gratuitement à d’autres canaux d’informations sur la vie paroissiale (un site internet « rénové », une lettre hebdomadaire (incluant les horaires des messes) à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement dès maintenant en quelques clics. Cette Newsletter vous parviendra chaque jeudi par e-mail.

Pour « faire connaissance » avec votre paroisse, une possibilité – parmi d’autres – vous est offerte le dimanche 17 septembre prochain en venant participer à la fête de la rentrée paroissiale, dès 9h45, à la grande salle de Cheyres (voir annonce en page 15).

Bonne rentrée à toutes et tous !

JMJ Lisboa 2023: le drapeau de la Coreb a flotté à Lisbonne

Douze jeunes Broyards ont accueilli le pape François aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, dont quatre de notre UP. Retour sur une incroyable aventure.

Par la rédaction 
Photos : Lazare Preldakaj, JMJ Lisbonne

C’était un première : le pape François a été accueilli le 3 août à Lisbonne avec un drapeau de la Communauté régionale de la Broye (Coreb). Plus d’un million et demi de jeunes chrétiens participaient aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) dans la capitale du Portugal, en provenance de 150 nations du monde. Le logo broyard, blanc, noir, vert et bleu avec son soleil jaune, a été présent dans la foule tout au long des JMJ et jusqu’à la messe finale du dimanche 6 août 2023. Avant de partir aux JMJ, nous avons cherché avec les jeunes un symbole qui nous unit et nous représente en tant que Broyards… le drapeau de la Coreb était la meilleure solution. Nous sommes heureux de l’avoir emporté et nous remercions la Coreb pour son prêt. Notre Broye est désormais un peu plus connue en Suisse (lors de la fête nationale du 1er août où plus d’un millier de Suisses étaient présents) et dans le monde (lors des grands rassemblements). « C’était la première fois qu’un groupe de jeunes de la Broye intercantonale participait à ce rassemblement mondial et nous voulions marquer ce moment »,  nous confie Lazare Preldakaj, coordinateur régional pour la pastorale jeunesse. 

Les douze jeunes Broyards, qui faisaient partie des quelque 500 Romands présents à cet événement surnommé « les Jeux olympiques de la foi » par son gigantisme, ont d’abord passé une semaine de préparation dans les paroisse et les familles de l’archidiocèse de Braga avant de rejoindre la capital du Portugal.

« Nous étions logés à Colares à la périphérie de Lisbonne (deux heures en transports publics). Les journées étaient denses mais les yeux et les corps ne sentaient pas la fatigue, parce que la joie d’être ensemble, le désir de vivre et de partager la foi avec d’autres jeunes étaient grands. Après le petit déjeuner organisé par les paroisses et les familles d’accueil lisboètes, les jeunes Romands ainsi que quelques centaines de Français se donnaient rendez-vous sur un terrain de foot pour une catéchèse avec un évêque invité. Le pape François avait intitulé les catéchèses « Rise-up », qui veut dire « Lève-toi ». Une nouvelle manière de faire la catéchèse : louange, lecture de la parole de Dieu, témoignage d’un jeune pour lancer le thème et approfondissement catéchétique et théologique par un évêque francophone invité. 

« C’était génial de voir des milliers de jeunes de tous les pays chanter pour louer le Seigneur partout, dans le bus, dans les trains, dans la rue. Les jeunes ont pu vivre leur foi connectés avec le monde entier », explique Lazare Preldakaj. Il avait déjà participé aux JMJ de Rome en l’an 2000 : « Le pays, la culture des jeunes, la société et la technologie ont beaucoup changé depuis l’an 2000. Mais le  plus important n’a pas changé. Ce qui fait la beauté des JMJ est identique, à savoir : le désir de créer des liens et de chanter ensemble les louanges au Seigneur avec des jeunes du monde qui vivent la foi comme nous, et nous sentir vraiment une seule Eglise catholique», dit Lazare.

Le Pape a prié jeudi pour « ceux qui n’ont pas pu venir en raison des conflits et des guerres ». « J’éprouve une grande douleur pour la chère Ukraine, qui continue de beaucoup souffrir », a-t-il dit. Dimanche, le souverain pontife a lancé au terme de la messe : « Merci à toi, Lisbonne, qui restera dans la mémoire de ces jeunes comme une «  maison de fraternité  » et une ville des rêves. » Les jeunes avaient veillé sur place et beaucoup y avaient passé la nuit. Le drapeau de la Coreb a pu rentrer dans la Broye au terme d’une folle expérience.

Témoignage des jeunes Broyards et des familles d’accueil

Une partie des jeunes Broyards et Romands avec les familles d’accueil de la paroisse de Cunha, archidiocèse de Braga.

Témoignage de Rafael Martins (porte une casquette avec la croix blanche) et de sa maman Elisabeth (elle est au milieu du groupe et elle porte un sac à dos vert devant) de la paroisse de Cunha, la paroisse d’accueil dans le diocèse de Braga. 

Nous avons été heureux de passer une semaine chez vous. Rafael, peux-tu nous dire quelque chose de cette semaine passée ensemble ?
Nous sommes dans la deuxième semaine des JMJ, mais pour moi les meilleurs moments de ces JMJ c’était quand vous étiez chez nous, dans notre paroisse (le jeune est ému). Je remercie le Seigneur que vous  soyez venus chez nous, dans notre paroisse. Je ne savais pas à quoi m’attendre quand vous êtes arrivés. Mais j’ai découvert de belles personnes, non pas d’une beauté extérieure, même si vous êtes belles et beaux, mais intérieure.

Est-ce que cela a changé quelque chose en toi ?
Vous m’avez aidé à grandir dans la foi. J’était croyant avant, mais maintenant ma foi est plus résistante et plus grande. Merci !

Elisabeth Martins, la maman de Rafael.
Quelle image avais-tu des Suisses avant de nous rencontrer et a-t-elle changé ?
L’image que nous avions des Suisses, c’est que ce sont des personnes très sérieuses, strictes, carrées. On imaginait recevoir des personnes froides et réservées. Maintenant je suis complètement chamboulée : l’image que j’avais des Suisses à complètement changé. Vous nous avez donné une chaleur humaine et un témoignage de foi vivante qui nous a fait du bien. La preuve, c’est que maintenant que nous sommes à Lisbonne, nous sentons le besoin de vous rencontrer. Un lien d’amitié très fort est né entre nous. J’espère pouvoir continuer à nourrir cette amitié. J’ai beaucoup appris avec les jeunes que nous avons reçus, je me sens plus riche qu’avant. Je rends grâce au Seigneur qui vous a adressés à nous. 

Quentin Hostettler de Neyruz, 26 ans (UP Notre-Dame de Tours).
Combien de JMJ as-tu faites ? Pourrais-tu nous dire quelques mots concernant ton expérience ? 
A Cracovie j’ai reçu une claque du Seigneur pour m’avoir dit : réveille-toi, tu n’es pas seul à croire.
A Panama j’ai expérimenté la force et la miséricorde de Dieu. 
Et maintenant à Lisbonne, je cherche son appel.
L’accueil chaleureux en diocèse m’a marqué Nous avons créé une belle fraternité, une fraternité que j’espère continuer à nourrir après ces JMJ. 

Pourrais-tu faire une synthèse de tes trois JMJ ?
Si je devais faire une synthèse des trois : partout où on va, Dieu reste le même. Dieu reste amour.

Andréa Bersier d’Estavayer, 24 ans.
Combien de JMJ as-tu vécues, Andréa ? Peux-tu nous dire quelques mots concernant ton expérience ? 
J’ai fait trois JMJ, tout comme Quentin : Cracovie, Panama et maintenant Lisbonne.
A Cracovie j’ai reçu un coup de cœur. J’ai vécu des moments très forts, une vraie communion commune si je peux le résumer ainsi. Maintenant j’ai envie à faire toutes les JMJ, tant que mon âge me le permettra.
Les JMJ m’ont permis de me connecter et de vivre la foi avec d’autres jeunes. Dans nos régions nous avons des jeunes qui croient mais qui ne pratiquent pas la foi. C’est beau de voir que je ne suis pas seule à vivre la foi. Une autre chose qui m’a marquée, c’est la vie en communauté. Lisbonne est un challenge pour moi, j’avais besoin de me ressourcer et me reconnecter avec moi-même et avec le Seigneur.

Alix Degiorgis de Villarepos (UP Notre-Dame de Tours), 15 ans.
Comment est-ce que tu vis tes premières JMJ ?
Je ne m’attendais pas du tout à tout ça. Je craignais de ne pas réussir à m’adapter, mais cela est arrivé très naturellement. Je pars d’ici avec la conscience que je ne suis pas seule à croire. J’ai rencontré des amis de mon âge qui croient comme moi. Je retourne en Suisse ressourcée. J’ai pu renforcer ma foi et je désire continuer à la vivre et à m’engager pour la paroisse. Ce qui m’a marquée, c’est que partout les gens s’entraident comme si on était une famille, alors qu’on ne se connait pas. On parle à des gens comme si on les connaissait depuis 10 ans alors qu’on vient de se croiser. Alix précise qu’à Braga, « c’était superbe. Surtout de voir la manière chaleureuse avec laquelle nous avons été accueillis. »

Adonay Habtemariam de Payerne, 17 ans.
Ce sont tes premières JMJ… Qu’attendais-tu de cette expérience ? 
Quand j’ai entendu parler des JMJ, j’imaginais y voir beaucoup de jeunes croyants mais je ne m’attendais pas de tout à ça. Je pars avec la joie d’avoir vu beaucoup de jeunes du monde qui se sont déplacés pour vivre et partager la foi. 

Emanuel Preldakaj de Payerne, 19 ans.
Se protège du soleil avec le drapeau de la Broye.
Mon père m’a parlé des JMJ… il avait participé à Rome en l’an 2000, il avait vécu une belle expérience. Il m’a proposé de vivre cette expérience unique. Je suis heureux d’être là. Il m’avait parlé de son expérience mais je suis venu pour le découvrir. Je ne m’attendais pas du tout à ça mais je suis très heureux d’avoir vécu cette expérience. Ce qui m’a marqué c’est de voir des milliers de jeunes qui louent le Seigneur et chantent dans les rues, dans les trains, dans les bus, dans les restaurants et dans les métros. Une belle expérience qui m’a fait du bien et que je conseille à tous les jeunes.

Comment devenir des athlètes performants au service de Dieu ? 

L’abbé Pierre-Yves Pralong.

Les conseils de l’entraîneur Pierre-Yves Pralong

En rentrant de Lisbonne, les jeunes Broyards ont fait halte à Buglose, dans la commune de Saint-Vincent-de-Paul, dans les Landes. L’abbé valaisan Pierre-Yves Pralong a prononcé une homélie sportive, comparant la vie du chrétien à la composition tactique d’une équipe de football. Chers jeunes, nous avons vécu des belles choses pendant ces JMJ, mais il est important de continuer l’entraînement pour rester connectés.

Sur la ligne de défense, on commence par l’action de grâce : « Dire merci pour tout ce que nous avons reçu. » Il s’agit d’être ensemble, pour être dans « la joie de croire et de vivre ensemble la foi. » L’union est nécessaire, car « un chrétien seul est un chrétien en danger ». La tactique de la défense requiert aussi d’appréhender le présent et « d’éviter de vivre avec la nostalgie d’une expérience passée ».

L’action du milieu de terrain commence par la prière. Il s’agit de commencer sa journée avec le Seigneur. L’entraînement consistera à la parole de Dieu (un bout chaque jour) et à vivre les sacrements. L’entraîneur-prêtre nous recommande de « construire notre week-end à partir de la messe. Autrement, nous n’aurons jamais le temps ». L’action passe aussi par l’engagement: que puis-je faire pour ma paroisse ? 

A l’avant, le jeu d’attaque gagnant, c’est de « ne pas avoir peur du futur » et à « grandir en sainteté chaque jour ». Il est important enfin de « laisser Dieu remplir notre vie ».

« Le malade passe avant la maladie »

Par Thierry Schelling
Photo : DR

A la Saint Luc, en octobre 2021, le pape François reçoit des membres de la Fondation du campus bio-médical de Rome. Il leur dit trois petites choses :

« Le malade passe avant la maladie » ; « pas juste des professionnels, mais des personnes qui s’accueillent et s’entraident », la thérapie de la dignité humaine ; « les soins sans la science sont vains et la science sans les soins est stérile. » De belles petites « capsules » de méditation pour le corps médical dans son entier.

Il continue par décrier la mise du profit comme première intention au lieu des besoins des malades, spécialement ceux qui ne peuvent pas payer les coûts exorbitants de leur traitement. Une constante bienveillance pour la profession qui ne date pas d’hier.

« Détabouiser » le sujet !

Pie XII, en 1949, reçoit les médecins catholiques pour les exhorter à être des « agisseurs sur le corps et l’esprit » du patient. Il parle de « vocation » de médecin. Mais ce seront les photos de son visage agonisant qui seront divulguées par son propre médecin (!) aux médias, qui feront un réel scoop : désormais, la santé du pape, son agonie même, sont « détabouisées » !

Entre secret et polémique…

C’est dès Léon XIII que l’on a des écrits liant pape et médecins1 – le sien, personnel, appelé archiatra pontificio – titre hérité de la Byzance chrétienne – dont la liste commence au XVIIIe siècle déjà ! Mais cela ne signifie pas que l’on peut divaguer sur la santé du pontife. Qui se souvient que Paul VI a été opéré « d’une souffrance de routine chez les hommes d’un certain âge » (la prostate !) ou que Papa Wojtyla souffrant de la Parkinson a été montré au monde jusqu’à la toute dernière apparition du Palais Apostolique et dont les proches affirmaient : « Ce sont les meilleures années de son pontificat ! » (sic !) 

Jadis indicible, la santé du Pape aujourd’hui alimente potins et journaux : pour une inflammation d’un genou, on évoque un prochain conclave ! Pour un aveu de « névrose » – François avait confié à N. Castro d’écrire l’ouvrage précité « dans lequel je vais vous parler de mes névroses » ! –, on crie à l’inaptitude à gérer les affaires… 

Sans oublier les morts de deux papes pour des problèmes cardiaques, Pie XI et Jean-Paul Ier, mais qui, le jour d’après, auraient dû prononcer des discours forts…De là à diagnostiquer un complot, il n’y a qu’un coup de bistouri !

1 Cf. N. Castro, La santé des papes : médecine, complots et foi. De Léon XIII à François, Piemme, 2021.

En rénovation

Photo : Gérard Puippe

La rénovation de l’église de Bovernier suit son cours avec son lot de surprises, comme la découverte de croix colorées peintes mais cachées par la rénovation de 1979, ou encore le trou béant qui s’est ouvert soudainement sous les chenilles de la rétro dans le cœur de l’église laissant apparaitre une ancienne tombe sans doute des débuts de l’église. Pour que notre église retrouve dès que possible tous ses atours, aidez-la par un don… Paroisse, 1932 Bovernier IBAN : CH60 8061 3000 0060 1326 8.

Votre paroisse, ce sont eux

Nous annonçons des merveilles

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Celui qui est à l’origine de tout, m’a donné la vie. A moi de découvrir son sens et de goûter à sa saveur… de l’apprécier et m’en réjouir. Le Créateur fait de moi son collaborateur, son partenaire… 

Par son Fils Jésus, le Christ, je reçois une dignité plus grande encore : désormais, celui par qui tout existe, cet Absolu, permet que je l’appelle « Père » ; il fait de moi son enfant, m’offrant plus qu’une aventure terrestre. Jésus, qui a donné sa vie pour moi et qui a vaincu la mort, m’assure d’une vie pour toujours. Quelle merveille ! Et quelle magnifique mission de la proclamer !

L’Eglise – la communauté fondée par le Christ – est chargée depuis des siècles de proclamer les merveilles de Dieu, de sa création et des humains, ses enfants. Par le baptême, je suis plongé dans la Vie de Dieu et je suis envoyé pour dire… pour crier, ou pour murmurer… à temps et à contretemps : « L’homme, tu vaux plus que tu penses ! »

C’est superbe d’être une communauté pour vivre ensemble des mêmes grâces : célébrer le Seigneur de tout, se donner pour les autres ou encore annoncer les merveilles…

Aujourd’hui, nous présentons la vie de notre grande paroisse, en te souhaitant, chère lectrice / cher lecteur de te sentir accueilli et chez toi. Engage-toi pour proclamer les merveilles, et tu deviendras encore plus joyeux !

Les dons sont variés… les services sont variés… les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.

S’engager pour la communauté

Par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse

Les cinq premières années de la nouvelle paroisse Saint-Laurent Estavayer se sont écoulées, cinq années de présidence durant lesquelles beaucoup d’éléments, d’informations ont été regroupés et naturellement des décisions à prendre.

Mes motivations à être conseiller de paroisse ou… comment j’en suis arrivé là ? Un peu par hasard et beaucoup de désirs de faire quelque chose pour ma communauté. C’est suite aux Céciliennes organisées à Lully, où je faisais partie du comité d’organisation, que Benoit Pillonel, président de paroisse de Lully, m’a approché pour me demander de siéger au conseil et prendre sa place de président. D’un côté, la joie et l’honneur que l’on ait pensé à moi et, de l’autre, je ne le cache pas, l’inquiétude de l’inconnu. 

La flamme pour s’investir

Mais finalement, au fil des années et des rencontres, on s’aperçoit que toutes les personnes qui œuvrent pour notre paroisse ont le même but, « le bien-être de la communauté, l’entretien et la mise en valeur de nos bâtiments, que les Fêtes soient belles, réussies, porteuses de joie et de satisfaction ». Je ne peux que remercier les paroissiens de la confiance qu’ils portent au Conseil de paroisse. 

Je rajouterais que les défis de la préparation de la fusion de nos 12 anciennes paroisses fut également une grande motivation pour continuer. La mise en place de la nouvelle Paroisse Saint-Laurent Estavayer représenta également un gros challenge vu les attentes de nos communautés. Il y a encore du travail. et c’est ça qui me fait garder la flamme de l’investissement pour la communauté.

Des visites appréciées des personnes seules

Par Christiane Pochon, visiteuse à domicile 

Il y a environ 20 ans, le prêtre de notre paroisse m’a proposé d’exercer le service d’auxiliaire de la communion. D’abord étonnée par cette demande, je me suis engagée avec conviction. 

Après une journée de formation, j’ai contacté quelques personnes seules pour leur proposer une visite afin de leur offrir le sacrement de l’eucharistie. Quelle joie pour ces gens qui n’avaient plus la possibilité d’assister à la messe !

Partager ce temps d’amitié est très important. Pour moi, ces moments sont très enrichissants. Toutes ces personnes sont maintenant décédées et je regrette de ne plus continuer ce mandat pour le moment. Je reste toujours à disposition pour de nouvelles demandes.

Le Conseil de paroisse me sollicite également pour visiter les ainés de notre communauté qui résident dans les homes ou à leur domicile. Pour ces paroissiens,  c’est essentiel de maintenir le contact avec les habitants de nos villages. J’ai aussi beaucoup de plaisir et de satisfaction à passer un moment avec eux.

Un sacristain de 15 ans ou… quand l’engagement n’attend pas !

Portrait de Mikel-Ange Sancho, sacristain  à Seiry

L’image d’un sacristain est souvent celle d’un monsieur âgé et bedonnant. Mais détrompez-vous, chez nous ce n’est plus le cas depuis longtemps ! La preuve : plusieurs jeunes sacristains sont actifs dans nos communautés. Et à Seiry, Mikel-Ange œuvre depuis le début de l’année et du haut de ses 15 ans, il est certainement un des plus jeunes sacristains du canton !

Il a commencé son engagement à l’église comme servant de messe vers l’âge de 8 ans, sur recommandation de son papa. Mais il participait déjà à la messe auparavant avec sa famille.

Cet automne, de nouveaux jeunes servants sont venus renforcer la cohorte de Seiry. C’est ainsi qu’il répond à l’appel de Julien Messer de prendre le relais comme sacristain. Et Mikel-Ange accepte volontiers cette nouvelle mission ! Pour lui, ça ne change pas grand-chose, si ce n’est qu’il découvre la messe sous un autre angle.

Comme sacristain, il se rend avant tout le monde à l’église pour préparer le matériel nécessaire pour le prêtre ainsi que les micros. Il accueille, conseille les servants et veille sur eux pour que tout se passe bien durant l’office.

Malgré un peu de stress, il trouve beaucoup de satisfaction dans cette nouvelle fonction.

Faire que l’Eglise soit là quand il faut !

Par Gery Stuart, membre du Conseil de communauté de Cheyres

Je viens de… Whitefield, Manchester. La messe avait lieu chaque dimanche d’abord dans une salle, puis à l’église Saint-Michael ; mes parents étaient les membres fondateurs de cette communauté. Je suis arrivée à Cheyres en 2017 après plusieurs autres lieux de résidence et ai découvert que je vivais à 2 minutes de la belle église Saint-Nicolas. Etant catholique pratiquante, il n’a jamais été aussi facile pour moi d’assister à la messe et de fréquenter la communauté paroissiale.

Je suis maintenant à la retraite et j’ai du temps à redonner à l’Eglise qui m’a soutenue tout au long de ma vie.

Je me suis sentie honorée d’avoir l’opportunité de rejoindre le Conseil de communauté et de pouvoir faire ce que je peux, selon mes moyens – car le français n’est pas ma langue maternelle – pour aider et développer notre communauté de Cheyres.

Nous vivons dans un monde très matérialiste, mais je veux que l’Eglise soit là quand les gens ont des besoins.

Voilà le motif de mon engagement paroissial.

Ensemble pour faire grandir l’esprit de fraternité

Par Rachel Jeanmonod, animatrice pastorale et membre de l’équipe pastorale 

En tant que membre de l’équipe pastorale, je fais partie du groupe de personnes qui se partagent la charge pastorale. Cette équipe est mandatée par l’évêque pour coordonner et animer la pastorale. Sa mission consiste à permettre aux différentes communautés chrétiennes locales de vivre et de célébrer leur foi. Dans notre paroisse, elle est composée de deux prêtres et de cinq agents pastoraux laïcs. 

Ensemble, nous cherchons à faire grandir l’esprit de fraternité au sein des communautés et veillons à préserver l’unité. Nous accompagnons les différents conseils de communauté afin que ceux-ci puissent, à leur tour, susciter et accompagner l’engagement d’autres fidèles. Nous sommes tous envoyés pour une même mission : celle de faire fructifier l’annonce de l’Evangile, la prière et la célébration, la solidarité et l’œcuménisme. 

Une source de joie

Pour moi, le travail en équipe est source de joie. J’apprécie énormément les relations fraternelles et amicales qui nous lient les uns aux autres. A l’image de toute la communauté, chaque équipe est riche des différents charismes des personnes qui la composent. Ainsi chacun de ses membres, comme l’ensemble des baptisés, peut apporter sa pierre à l’édifice afin de témoigner ensemble de la vie du Christ et de rayonner de son Amour.

« Etre membre d’un groupe de l’Evangile à la maison me fait du bien »

Par Nadia Buffat, membre du groupe de Vuissens

Notre groupe de lecture de l’Evangile à la maison est composé de huit personnes qui, comme moi, avons vécu notre baptême ou notre confirmation il y a quelques années. Nous nous réunissons environ tous les mois. J’avais déjà vécu une première expérience dans un autre groupe il y a quelques années. Quand on m’a demandé de rejoindre celui-ci, j’ai hésité, car je ne connaissais pas les gens. Mais j’ai osé faire le pas et je ne le regrette pas du tout !

Ce qui m’attire, c’est le fait de nous retrouver entre personnes croyantes souhaitant échanger et partager sur notre foi. ça fait du bien d’être entre frères et sœurs en Christ ! On ne peut pas forcément partager ce genre de choses avec notre entourage.

Ce qui est génial avec la Bible, c’est qu’on peut toujours faire un lien avec notre vécu du moment et qu’on revient toujours à l’essentiel.

Et de plus, ces temps d’échanges et de partages se font toujours dans la bonne humeur !

Les chœurs d’Eglise : une belle découverte

Par Marion Pagin, directrice du chœur mixte d’Aumont-Nuvilly 

La musique fait partie de ma vie depuis mon enfance et j’ai su très vite que j’en ferai mon métier. J’ai d’abord étudié la flûte traversière et le piano au conservatoire d’Orléans (France) d’où je suis originaire ; puis le chant classique, en parallèle de mes études de musicologie à l’université de Tours. 

C’est à l’université que j’ai découvert avec enthousiasme la direction de chœur. Après un passage par le conservatoire de Lyon, je suis arrivée en Suisse en septembre 2014 pour y poursuivre mes études de chant lyrique et obtenir ainsi un master d’interprétation concert en 2019. Depuis, je chante comme soliste et choriste au sein de chœurs professionnels ou renfort au sein de chœurs amateurs. 

Ah, le beau répertoire fribourgeois !

Sans oublier bien sûr les chœurs d’église que j’ai grand plaisir à diriger. En France je ne connaissais que les chœurs profanes, et cela a été une belle découverte et un nouvel apprentissage de travailler avec des chœurs paroissiaux. Quelle joie également de découvrir la tradition chorale fribourgeoise et son magnifique répertoire ! 

Je me réjouis déjà de retrouver, après la pause estivale, les paroisses d’Aumont-Nuvilly ainsi que mes chers choristes, tout autant sympathiques qu’excellents chanteurs, pour les nouvelles aventures qui nous attendent, à commencer par les Céciliennes en novembre. Et, bien sûr, pour l’animation des messes, que nous avons toujours à cœur de chanter avec enthousiasme pour magnifier la célébration et accompagner les fidèles tout au long de la liturgie.

« J’ai le sentiment de semer des petites graines »

Par Mélanie Hutter, catéchiste

Je m’appelle Mélanie Hutter, j’ai 37 ans. Avec mon mari, nous avons trois enfants âgés de 4, 10 et 13 ans. La paroisse Saint-Laurent a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance grâce à l’engagement de mes parents et aujourd’hui grâce à ma propre mission de catéchiste auprès des enfants des classes staviacoises de 3H et 4H. Je vais entamer ma 8e année de catéchèse après avoir commencé lorsque mon aînée était en 3H.

On dit que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants. Pour moi, pouvoir combiner ce rôle d’éducatrice et de catéchiste a été un déclic. C’est une joie de rencontrer ces enfants semaine après semaine et de vivre un moment de partage et de prière avec eux. J’ai le sentiment de semer de petites graines dans leur cœur. Peut-être que celles-ci ne germeront pas tout de suite, peut-être même jamais – cela ne nous appartient pas – mais elles sont là ! Et un jour, qui sait, ces enfants auront envie d’en prendre soin. Ils sauront alors qu’ils ont un compagnon de vie inconditionnel avec qui ils peuvent partager les bons moments comme les moins bons…

Un appel aux jeunes à s’engager

Par Colette Tettamanti, présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac 

C’est depuis mars 2004 que je suis au service de notre communauté, et ceci jusqu’à la fin 2017 comme conseillère paroissiale et depuis le 1er janvier 2018 en qualité de présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac.

Lorsque j’ai accepté ces mandats, je ne me rendais pas compte du travail que cela impliquait et du temps que cela me prendrait. Toutefois, j’ai eu beaucoup de plaisir à accomplir, en premier lieu, la fonction de conseillère qui m’a fait découvrir la vie paroissiale.

De multiples et riches contacts

Les contacts ont été très enrichissants tant avec les prêtres et toutes les personnes qui s’impliquent dans la vie paroissiale qu’avec les maîtres d’état impliqués dans l’entretien de la Collégiale Saint-Laurent. J’ai beaucoup appris en collaborant avec le service culturel, le conservateur d’art, les tailleurs de pierre et les différents corps de métier, les contacts ont toujours été très cordiaux. A cela s’ajoutaient l’organisation des apéritifs, la mise sur pied de certaines fêtes, telles que la Fête-Dieu, la Saint-Laurent, en collaboration avec  les sacristains et les personnes impliquées dans l’événement.

Depuis le 1er janvier 2018, la présidence du Conseil de communauté est également très prenante et je peux compter sur mes collègues qui collaborent avec une grande efficacité dans l’organisation des différents événements religieux et qui font le lien entre les personnes engagées et la paroisse. 

Mon souci est la relève et j’encourage les jeunes à se mettre au service de nos communautés, qui sont, il faut le dire, vieillissantes. Ayons confiance en l’avenir.

« Etre active dans notre Conseil de communauté est un enrichissement »

Par  Bernadette Joye-Losey, membre du Conseil de communauté du secteur Est de la paroisse

Je suis engagée depuis longtemps dans la paroisse de Bussy d’abord comme caissière et concierge de l’église. « Après la fusion des paroisses, j’ai commencé à être active dans le Conseil de communauté du secteur Est de la nouvelle paroisse. 

La vie de la paroisse m’est très chère. D’ailleurs j’aime être au service des paroissiens et faire le lien avec la grande paroisse. Mon engagement découle de ma foi reçue durant mon enfance. Je me rends compte que chaque petit rôle a son importance pour la vie de la communauté locale. Donner de mon temps pour les paroissiens me donne beaucoup de joie. Cela me permet d’être en contact avec les personnes et de créer des amitiés. 

Dans les rencontres du conseil, je me sens concernée pour préparer les cérémonies spéciales du secteur. J’ai du plaisir à travailler ensemble car il y a une bonne ambiance. Je ne peux qu’encourager les personnes à oser s’engager pour dynamiser encore plus la paroisse. Durant le Covid, nous avons été très sollicités (traçage et désinfection). Je me suis rendu compte de l’importance du lien avec ma famille et les autres. C’est un enrichissement réciproque ! Croire m’aide pour la vie de tous les jours et plus intensément lors de moments difficiles.

Une présence chrétienne auprès des résidents en EMS

Par Régine Giacomotti-Mafunu, aumônière

En tant qu’aumônière, je suis formée et envoyée par l’Eglise catholique au sein d’institutions médicalisées pour être une présence chrétienne avec une dimension spirituelle et pastorale. Depuis 2010, j’assure cet accompagnement auprès de personnes âgées dans les 4 EMS de la Broye fribourgeoise. 

Il s’agit, en effet, d’une présence humaine précédée par la présence divine. Cet accompagnement consiste à prendre en compte les détresses et les ressources spirituelles des résidents tout en respectant leurs convictions confessionnelles respectives. Cette prise en charge comprend principalement une écoute tant active qu’attentive des questions spirituelles et existentielles pour mieux les soutenir au quotidien. 

A part cet accompagnement spécialisé et personnalisé, je participe aux activités liturgiques et essaie, selon la volonté des familles, de répondre aux éventuelles demandes religieuses en organisant des célébrations adaptées. La dimension essentielle de mon travail est d’assumer une présence pastorale au service des aînés fragilisés afin de leur apporter réconfort et espérance.

Un engagement aux multiples facettes

Par Laura Pochon, présidente du Conseil de communauté du secteur sud

Voici quelques lignes pour me présenter. Je m’appelle Laura Pochon, j’habite à Montet. Je suis mariée à Michael Pochon et nous avons trois enfants de 14, 9 et 5 ans. J’ai 37 ans et je travaille à l’accueil extrascolaire à Aumont pour la commune de Les Montets.  

Au sein de notre Unité pastorale Saint-Laurent, je m’occupe de différentes tâches. Il y a 5 ans, j’ai commencé à transmettre ma foi à travers la catéchèse aux enfants de 3 et 4e harmos à Nuvilly dans le cercle scolaire de Les Montets-Nuvilly. Par la suite, j’ai accepté la mission de la présidence du conseil de ma communauté. Il m’est confié d’animer les conseils, de m’occuper des servants de messe avec Mme Reggiani-La Faci, de sonner les cloches lors des décès à l’église de Montet mais également d’assister aux conseils pastoraux de notre paroisse.

Tout cela m’apporte énormément dans ma vie au quotidien. Le partage, l’amitié,  donner du temps au service des  gens, rassembler les paroissiens de ma communauté mais  aussi « semer la parole de Dieu » aux enfants du caté toutes les semaines, tous ces échanges sont pour moi de grands moments de réconfort proche du Seigneur pour vivre ma foi.

Nous avons besoin de l’engagement de tous !

Par l’abbé Bernard Alassani, prêtre de la paroisse

Il est souvent difficile de décrire ses sentiments ou de les exprimer parce que c’est quelque chose d’inexplicable et ils changent au jour le jour. Alors à chaque fois que quelqu’un me demande comment tu vas ? Ou comment ça va dans la paroisse ? Je réponds toujours ça va et ça va très bien, spécialement en été parce que le soleil vient illuminer encore plus nos activités et notre vie. 

Cette réponse n’est pas pour cacher ni le stress, ni la solitude ou les difficultés mais elle traduit mon ressenti de tous les jours ; ce que je vis chaque jour. La joie de rencontrer du monde avant et après les célébrations, la joie de donner du caté et de faire le parcours de confirmation, la joie de vivre mon ministère dans la paroisse. Cette joie, j’essaie de la communiquer dans mon vécu de chaque jour, ce qui n’est pas facile tout le temps. 

Voici bientôt quatre ans que je suis dans la paroisse, nous avons cette lourde responsabilité d’être porteurs de joie et d’espérance pour le peuple de Dieu surtout dans ces périodes post Covid ; les conflits qui sont à nos portes et les situations difficiles et de précarité de certaines familles. Il faut le reconnaître qu’en nombre réduit dans le ministère sacerdotal, la charge devient de plus en plus grande et nous avons énormément besoin de l’implication de tous les chrétiens baptisés, de tous les paroissiens dans toutes les communautés et surtout des agents pastoraux laïcs pour nous soutenir dans notre mission. Merci à vous, précieux agents pastoraux ! Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise a besoin de tous les baptisés, notre paroisse a besoin de tous les paroissiens et de toutes les paroissiennes pour l’annonce de la Bonne Nouvelle et faire vivre la paroisse tout entière. Merci de vous engager !

Le secrétariat paroissial : un centre névralgique !

Par Claudia Moret, secrétaire paroissiale

Travaillant au secrétariat paroissial depuis janvier 2022, j’ai la chance de travailler en binôme avec Marie-Christine Mota, qui me montre toutes les finalités d’un secrétariat paroissial. Je lui succéderai le 1er janvier prochain.

Travailler en paroisse n’est pas une nouveauté car je suis déjà engagée en tant que paroissienne dans mon village de Ménières. J’ai été au Conseil de communauté pendant une dizaine d’années et je suis actuellement catéchiste et lectrice.

Un travail en accord avec ma foi

Le secrétariat est le centre névralgique de la paroisse. Nous recueillons toutes les informations, tant administratives que pastorales. Nous faisons le lien entre les prêtres, le Conseil de paroisse, l’équipe pastorale et les communautés. C’est un travail très intéressant et très diversifié. Les tâches sont multiples, comme la rédaction du feuillet dominical, la gestion des honoraires de messe, ou encore la prise de PV du Conseil de paroisse. Bien sûr, l’accueil téléphonique ou à la porte de la cure est des plus importants. 

Pour conclure, je peux dire qu’avoir un travail administratif dans un milieu en accord avec ma foi est le job idéal.

« Je prends ma fonction de lecteur très à cœur »

Par Lucien Roulin, lecteur

Je suis lecteur à Forel  depuis de nombreuses années. Mes parents m’ont transmis la foi. Nous allions souvent à la messe et j’ai été servant de messe. Pour moi, ce n’était pas une obligation et j’y allais déjà volontiers. Depuis je suis un fervent croyant. Maintenant je sens le besoin d’y participer car je sais que ça me fait du bien de déposer ce qui me pèse dans les mains de Dieu. 

Pour supporter toutes les difficultés de la vie, ma foi m’aide beaucoup. C’est comme une présence invisible à mes côtés. Lorsqu’il y a la messe à Forel, je sens un appel à participer. D’ailleurs je suis toujours attentif aux cloches, car c’est moi qui les règle. Ce qui me plaît aussi ce sont le contact avec les paroissiens et les discussions après la messe sur le parvis de l’église.

Lorsqu’on m’a demandé de lire, j’ai accepté avec joie car il y avait peu d’hommes qui lisaient. Je prends cette fonction très à cœur en préparant déjà à la maison. Je cherche le texte sur internet et je vérifie s’il y a des mots difficiles à dire. Ensuite, je peux le lire à la messe avec le cœur. Le 15 août, le secteur Est se retrouve à Notre Dame des Flots. J’ai plaisir à préparer l’endroit avec soin afin que le décor invite à prier. Pour bien finir ma journée, je récite une dizaine de chapelets avant de m’endormir.

Mon combat pour plus de justice sociale

Par Marianne Losey, active en diaconie

Marianne Losey, paroissienne d’Estavayer-le-Lac par mon baptême. Mariée, deux enfants et quatre petits-enfants. Depuis longtemps, tout ce qui touche à l’injustice et au non-respect des droits humains me préoccupe. 

C’est pourquoi je me suis engagée dans l’Action chrétienne pour un monde sans torture ni peine de mort (ACAT). En écrivant des lettres adressées aux gouvernements  pour demander la libération de prisonniers politiques ou le droit à un procès équitable, je contribue à soutenir ces personnes, souvent condamnées lors de jugements arbitraires. 

Pour plus de justice sociale, je participe comme membre de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul à améliorer la situation des personnes en détresses morales et financières. Ce service caritatif vient en aide à toute personne dans le besoin, sans distinction de religion, d’idéologie, d’origine ethnique ou de classe sociale. 

Parce que je crois que la solidarité et l’attention envers les plus démunis portent des fruits et répondent à l’invitation du pape François d’aller vers les périphéries, je continue à m’investir.

« Mon engagement a fait grandir ma foi »

Par Thomas Mota, servant de messe à la collégiale

Je m’appelle Thomas Mota et j’ai 16 ans. A 8 ans, en voyant les servants œuvrer dans la collégiale, j’ai eu envie de les rejoindre. Je me sentais croyant mais je n’aimais pas particulièrement assister aux offices et je me suis dit qu’intégrer le service de messe pouvait être une bonne manière de devenir actif et motivé à y participer. 

Je me suis tout de suite senti bien au sein du groupe et m’y suis fait des amis avec qui je pouvais partager ma foi. J’ai évolué et grandi. En entrant au CO, j’ai été qualifié de « grand » servant, et suis devenu cérémoniaire, ce qui m’a rendu très fier. Gérer les enfants plus jeunes durant les messes est un rôle que j’apprécie beaucoup. Lors d’une récente rencontre, Cédric Chanez a proposé de créer un groupe de responsables. Je me suis porté volontaire avec grand plaisir, accompagné de mon cousin, de ma cousine et d’autres grands servants.

Tout ce parcours et ces engagements m’ont fait grandir dans ma foi et m’apportent beaucoup dans le partage avec les autres. Outre l’aspect religieux, ce sont aussi des amis avec qui je vis de superbes moments de détentes et de rires, et tout cela dans l’amour de Dieu.

« Je prie pour que la musique adoucisse aussi les cœurs »

Par Dominique Rosset, organiste à Cheyres

Il y a d’abord mes parents chanteurs – dans des chœurs, lors des trajets en voiture, autour de la table familiale… et également à l’église puisque mon père était un bienveillant et rayonnant pasteur vaudois !

Accompagner les chants du chœur paroissial tient donc à la fois de l’évidence, de l’atavisme familial et du plaisir. C’est une forme de partage et de soutien aux émotions et aux sentiments de celles et ceux qui donnent ainsi de leur temps et de leur voix.

Directrice durant plusieurs années du Chœur des Petits Bouchons, je poursuis – à ma manière – mon chemin de vie traversé de musiques.

Je respecte profondément la foi des êtres. Quelle qu’elle soit. Et, lorsque les homélies de certains prêtres me font hausser les sourcils (ou, pire, dresser les cheveux sur la tête), je regarde les membres du chœur et Jacques, leur directeur. Je souris. C’est pour eux que je joue, pour l’assemblée réunie, et pour le Dieu d’humour, d’ouverture et d’amour auquel je crois… 

On dit que la musique adoucit les mœurs. Je prie pour qu’elle adoucisse également les cœurs.

« Fleurir en liturgie, c’est ma façon de remercier Dieu »

Par Lidia Broye, fleuriste

C’est en 2014 que je me suis engagée à fleurir l’église de Nuvilly. Puis plus tard celle de Lully. Car c’est si naturel de fleurir notre maison ou de mettre un bouquet sur la table de fête. 

Les fleurs sont de l’ordre de la gratuité et de l’éphémère. Elles disent le don gratuit que Dieu nous fait de sa création. En étant vivant, on est mortel, et Jésus a pris ce chemin. La fragilité de la fleur me dit cela. Elle nous parle de la création, de la vie… mais aussi de la mort. 

Bien plus qu’un pansement aux maux de la vie, avec la création florale j’adopte une philosophie de partage. Si belle aujourd’hui, fanée demain… Arranger, assembler des fleurs, des branches, c’est donner une partie de soi.

Fleurir en liturgie, c’est pour moi une façon de remercier Dieu pour la vie. C’est une joie à chaque bouquet, à chaque composition ! J’y prends beaucoup de plaisir !

Le rôle discret mais précieux du concierge

Portrait de Sébastien Bongard

Lorsque l’on rentre dans une église ou une chapelle et qu’elle est bien entretenue, nous ne pensons pas forcément au temps passé par le ou la concierge pour son entretien. A Murist, Sébastien Bongard occupe le poste de concierge de l’église depuis une dizaine d’années. Au départ, c’était juste un petit job à côté. Mais petit à petit, Sébastien s’est investi dans son travail et éprouve de la satisfaction quand les fidèles lui disent que l’église est propre.

Mais pour rendre ce lieu de prière accueillant, il lui faut de l’huile de coude pour passer l’aspirateur, récurer, enlever la poussière, les toiles d’araignées et les mouches. Mais aussi pour entretenir l’extérieur : balayer, ramasser les feuilles mortes en automne, déneiger les marches ou saler l’hiver. Vous l’avez peut-être même aperçu durant les beaux jours d’été à genoux au milieu du parvis en train d’arracher les mauvaises herbes !

En plus de tout ça, Sébastien s’investit depuis plusieurs années au sein du Conseil de communauté de Murist, donnant des coups de main pour la préparation des fêtes et des apéritifs.

Discret, il n’en reste pas moins que lui et ses collègues concierges sont des personnes précieuses pour le bien de nos communautés !

Un accompagnement épanouissant

Par Antonella Reggiani-La Faci, aumônière aux CO de Cugy et Estavayer

Je suis aumônière dans les CO de Cugy et d’Estavayer. J’ai trouvé la foi grâce à l’accueil sans jugement que j’ai eu par mon prêtre et par mon professeur de religion. Ils m’ont montré le vrai visage de Dieu. Cette expérience m’a permis de comprendre l’amour de Dieu. Après avoir pris conscience de l’infini amour de Dieu, j’avais besoin de partager ma foi. Alors je me suis engagée dans l’Eglise, d’abord dans la catéchèse. 

C’est surtout l’accueil inconditionnel, donné en exemple par Jésus, que j’ai à cœur de transmettre. Cette première expérience dans la paroisse m’a permis de rencontrer l’innocence des petits enfants, ce qui m’a donné plein d’énergie. Toutes les personnes que Jésus met sur mon chemin, je les accueille comme si c’étaient mes enfants.

Fidèle à un fil rouge

Je travaille à l’aumônerie des CO de notre paroisse en duo avec mes homologues réformées : Lara Martin-Rosenow à Estavayer et Anne-Christine Wild à Cugy. Lorsque j’ai des difficultés soit dans la catéchèse soit à l’aumônerie, je repense à ce qui m’a amenée à la foi. Mon fil rouge, c’est de persévérer pour faire ressentir qu’ils sont aimés d’un amour infini. A l’aumônerie, je suis épanouie car ma mission c’est d’accueillir tout le monde sans jugement, indépendamment de sa confession et de vivre la solidarité. C’est cela être chrétien.

Deux communautés proches de la paroisse

Deux communautés, tout en ayant leur vie propre, sont néanmoins très proches de la paroisse et des liens forts existent avec elles. Il s’agit d’une part des Focolari, installés à Montet et, d’autre part, des Dominicaines vivant dans le monastère d’Estavayer.

Fondé en 1943 à Trente en Italie dans une période de guerre, le mouvement de Chiara Lubich souhaite mettre en route un « nouveau peuple né de l’Evangile » qui reste fidèle au Pape. Aujourd’hui présents dans de nombreux pays du monde, ces communautés ou foyers vivent l’Evangile au quotidien « Afin que tous soient un. » (Jn 17, 21) Depuis 40 ans, à Montet, nous avons la chance d’accueillir l’une de ces communautés où des jeunes jusqu’à cette année viennent effectuer leur deuxième année de formation rythmée le matin par un enseignement théologique et l’après-midi par le travail. 

A Estavayer, le monastère des Dominicaines fait partie de la vie de la Cité, ne serait-ce que parce qu’il est implanté en plein cœur de la ville et que l’on peut entendre les cloches signaler les nombreux temps de prière que les moniales consacrent au Seigneur durant la journée. Malgré leur désormais petit effectif, malgré l’âge élevé de certaines sœurs, les moniales restent très actives et accueillantes, notamment à « La Source », leur hôtellerie très appréciée. Elles se sont aussi lancées avec courage dans la production d’une gamme de produits de soins qui s’avère être un succès. 

JMJ Lisbonne 2023

Près de 500 jeunes Romands, dont plus de 80 Fribourgeois, ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne. Petit retour sur les moments forts de cette rencontre.

Par Véronique Benz et João Carita | Photos : J. Carita

Fête nationale

Après une nuit plus ou moins reposante dans les familles ou les lieux de logement collectifs de Colares, les jeunes Romands se sont déplacés vers le nord de Lisbonne pour rejoindre les jeunes venus de Suisse alémanique et de Suisse italienne. Ensemble ils ont célébré le 1er août par des chants de louange, des témoignages ainsi qu’une catéchèse de Mgr Pierre Bürcher, évêque émérite du diocèse de Reykjavik. Pendant la matinée, le groupe a aussi accueilli de manière chaleureuse plus de 40 pèlerins qui ont fait le trajet depuis la Suisse à vélo.

Les catéchèses

Les rencontres « Rise Up » se substituent à la catéchèse traditionnelle des JMJ. Elles proposent à travers une méthode synodale une expérience de foi et de rencontre avec le Christ dans un climat de communion et de participation.

Accueil du pape

Plus d’un million de personnes étaient présentes le jeudi 3 août à la colline de la Rencontre (Parc Eduardo VII) pour la cérémonie d’accueil du pape François. La célébration était animée par l’Ensemble23, un groupe de 50 jeunes de 21 nationalités différentes. Sur scène il y avait aussi le chœur et l’orchestre des JMJ, composé de 210 chanteurs et 100 musiciens provenant de tous les diocèses du Portugal, sous la baguette de Joana Carneiro. Sous la direction du chef d’orchestre Sérgio Peixoto, une chorale composée de 6 personnes sourdes était au service des malentendants.

Le chemin de croix

Lors du chemin de croix qui a eu lieu au parc Eduardo VII, le pape François a demandé aux jeunes : « Est-ce qu’il vous arrive de pleurer de temps en temps ? Y a-t-il des choses dans la vie qui me font pleurer ? Nous pleurons tous dans la vie et Jésus pleure avec nous. » « Jésus, avec sa tendresse, essuie nos larmes cachées. Jésus espère combler notre solitude par sa proximité. Comme sont tristes les moments de solitude », a-t-il souligné. Le pape a parlé des peurs « sombres » qui affectent les personnes, invitant chacun à « prendre le risque d’aimer ».

Veillée de prière

L’un des moments les plus intenses de ces JMJ a été la veillée de prière à Campo da Graça.

À travers la danse et le théâtre, les pèlerins ont été invités à réfléchir sur la manière de rencontrer Dieu dans leur quotidien. L’adoration eucharistique a suivi avec l’exposition du Saint-Sacrement d’une manière simple et profonde, au son d’un orgue. Le silence s’est alors installé dans Campo da Graça, traduisant une communion totale entre les jeunes.

Messe d’envoi

Le pape a exhorté les jeunes à « ne pas avoir peur » de la vie. Il s’adressait aux 1,5 million de participants aux JMJ 2023 au cours de la messe d’envoi, le dernier événement du rassemblement.

« Jésus est la lumière qui ne s’éteint pas, la lumière qui brille là où il fait nuit », a-t-il ajouté. Le pape François a averti : « Personne ne devient lumineux en se mettant sous les projecteurs ou en présentant une image parfaite, forte. »

« Nous brillons lorsque, accueillant Jésus, nous apprenons à aimer comme lui. Aimer comme Jésus nous rend lumineux et fait de nous des œuvres d’amour », a-t-il déclaré. Le pape a également parlé du verbe « écouter », estimant que l’écoute de Jésus représente « tout ce que l’on doit faire dans la vie ». Il a recommandé à chaque jeune de prendre l’Évangile pour y trouver « des paroles de vie éternelle ».

Les prochaines JMJ auront lieu à Séoul en Corée du Sud en 2029. Vous trouverez toutes les informations sur le site : www.jmj.ch

Jeux, jeunes et humour – septembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qu’est-ce que le temps pour la Création ?
L’Eglise a pour habitude de dédier chaque mois à des intentions particulières de prière. Dimitrios, le patriarche de Constantinople, avait proposé en 1989 le 1er septembre comme journée internationale de prière pour la création. L’Eglise a suivi en élargissant ce temps jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, patron des écologistes.

par Pascal Ortelli

Humour

J’ai visité un hôpital psychiatrique et j’ai demandé au directeur :
– Comment faites-vous pour savoir qu’une personne a besoin d’être internée ?
– C’est simple, on remplit une baignoire d’eau, on leur donne une petite cuillère, une tasse ou un seau et on leur demande de vider la baignoire.
– Ha je vois, donc une personne normale choisirait le seau parce que c’est plus rapide, c’est ça ?
– Non, elle retirerait le bouchon. Vous voulez une chambre avec ou sans fenêtre ?

par Calixte Dubosson

Chemins de communion à Charrat

Les premiers communiants de Charrat avec un de leur proche à la Fête Dieu, le 8 juin dernier.

La communion commence sur le chemin. Un chemin, une aventure. La communion n’est pas seulement eucharistique, elle commence par la rencontre… Ensuite il faut la laisser advenir comme il faut laisser le pain lever. Auparavant, il faut avoir mis en présence les ingrédients et les avoir traités correctement. C’est le défi de la catéchèse.

Par Sonia Pierroz 
Photo : M.-J. Delaloye 

Un groupe de douze enfants est constitué depuis deux ans. Ils avaient déjà cheminé vers le pardon l’année précédente. Les parents sont de la partie. Ils reçoivent les informations nécessaires afin qu’ils puissent accompagner les enfants et sont aussi sollicités car ce sont eux les premiers éducateurs spirituels des enfants. A la première rencontre, les parents ont cherché, trouvé et choisi des gestes pour accompagner le Notre Père. Gestes remplis de l’expression profonde de ce que signifie le Notre Père pour eux et que j’ai pu ensuite enseigner aux enfants. En mai, les parents ont vécu un bibliodrame (1) avec les verbes du texte des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 18-35). Ce fut l’occasion d’un partage de foi tout simple. Ils ont choisi un verset biblique contenant un message essentiel qu’ils souhaitaient transmettre à leur enfant. Ils l’ont écrit dans un cadre où nous avons ajouté ensuite la photo de leur enfant prise à la retraite. Ainsi, les parents sont conviés à être présents tout au long du parcours.

Les enfants, eux, sont venus quatre mercredis de suite. Les rencontres étaient centrées sur les parties de la messe – accueil, écoute de la Parole, communion et envoi – et se concluaient par la messe de 18h30. Cette année la nouveauté était la manière d’aborder les thèmes selon la méthode « T’es où » d’Agnès Charlemagne. Les enfants reçoivent un cahier vierge où ils notent et dessinent ce qu’ils veulent en rapport avec ce qui se dit et ce qu’ils pensent à l’intérieur d’eux. On commence la rencontre en les laissant évoquer ce que le thème choisi leur dit dans leur vie, puis vient de temps de l’Evangile, puis celui où l’on parle des différentes parties de la messe. On termine par un temps de silence : les enfants posent leurs crayons et feutres : temps de retour en soi suivi de l’écriture d’un mot, parole, prière.

Les enfants ont aussi été conviés tout au long de l’année à vivre les temps forts de l’Avent, du Carême et de la montée vers Pâques. La retraite a eu lieu une semaine avant la fête de la première communion, le jour de la Fête-Dieu. Départ de l’église, stations sur le chemin pour approfondir le texte d’Emmaüs, pour se terminer à Mayen Moret avec la bénédiction des croix, entourés de leurs parents.

La Fête-Dieu fut l’occasion d’entendre les précieuses paroles des enfants et de vivre ensemble, enfants, familles et communauté, cette union de cœur en Dieu dans le partage du Pain. Une maman avait confectionné un pain et une autre un diaporama. Des grandes sœurs, mamans et marraines ont fait les lectures. Vivre en communion invite à la mission, c’est pourquoi les enfants sont invités enfin à devenir servant-e de messe.

Pour vos infos paroissiales… choisissez votre mode de lecture !

Une newsletter hebdomadaire avec feuille dominicale

Chaque semaine dès septembre, recevez les informations paroissiales par mail… utilisez le qrcode ci-dessous pour vous inscrire dès aujourd’hui.

Un journal numérique sur tous supports

Une seule adresse pour lire son journal, s’abonner ou le renouveler… et pourquoi ne pas offrir un abonnement cadeau pour le faire découvrir ! 

Comment faire ?

1. S’enregistrer avec email + mot de passe ou se connecter (presse.saint-augustin.ch/senregistrer)

2. Rattacher son abonnement papier à son compte grâce à votre numéro d’abonné (commençant par 422… présent sur l’étiquette d’envoi de votre magazine papier) depuis votre page Mon compte / Mes abonnements et consultez vos mails, vous y trouverez une invitation à souscrire à un abonnement contenant l’accès au numérique.

3. Et s’abonner ou renouveler en choisissant son type d’abonnement.

Ne manquez aucune parution de votre journal, inscrivez-vous à la newsletter L’Essentiel – Au large en suivant le qrcode et validez votre inscription via le mail reçu.

Abo numérique : Fr. 35.– par an
Abo papier + numérique  : Fr. 47.– par an

Et le journal papier seulement 

Portrait du docteur Jean-Blaise Tudisco

Médecin et chrétien. C’est tout trouvé ! C’est avec joie que je fais le portrait de notre cher docteur Jean-Blaise, qui a ouvert son cabinet de médecin généraliste à Sierre en 2015.

Texte et photos par Marie-Françoise Salamin

Un peu d’histoire

Jean-Blaise Tudisco est né à Sierre en 1981, à la Clinique Sainte-Claire. A l’époque où il était étudiant, je l’ai connu à la cure Sainte-Catherine car il était là tous les samedis matin, avec les « Déjeune qui prie » (ou Des Jeunes qui prient). C’est un groupe de jeunes qui se réunissent d’abord à l’église pour prier (chez nous c’était à Notre-Dame-des-Marais), puis viennent déjeuner à la cure. Une sacrée équipe d’ailleurs, ouverte et généreuse, composée essentiellement d’étudiants doctorants et de jeunes porteurs d’un handicap mental. Ensemble ils baignaient la cure d’une joyeuse ambiance ! 

Jean-Blaise a commencé ses études comme futur dentiste, puis il a bifurqué vers la médecine. Il devient médecin en 2008 et médecin FMH en 2013. Il a choisi la médecine générale, à l’exemple du docteur Jean-Paul Frochaux, pour le contact avec les patients, la proximité, le suivi, la vision globale. 

Un médecin croyant 

Le fait d’être chrétien donne sens à son choix de la médecine générale. « C’est un métier très social, tourné vers les autres, où les valeurs chrétiennes peuvent être appliquées tous les jours. Je m’occupe des aspects physiques, psychologiques et sociaux. Car souvent, je fais aussi des démarches administratives pour aider mes patients, ou des médiations dans des conflits de famille ou de voisinage, ou des conseils pour orienter les enfants de mes patients vers des spécialistes. C’est un des beaux côtés de mon métier. »

Un jour, une religieuse a remarqué qu’il n’avait pas de crucifix dans son bureau. Elle lui en a donc proposé un. Il lui a répondu : « Si c’est vous qui me l’amenez, je lui trouverai une place. » Ce qui fut fait.

Les priorités

Les temps ont changé. De nos jours, les médecins ne travaillent plus 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Mais le docteur Jean-Blaise Tudisco a des semaines d’au moins 50 heures. Ce qui lui permet de consacrer du temps à sa famille : son épouse, Maryline, qui travaille au secrétariat un jour par semaine, leurs deux filles Anaïs et Amélia, dont les dessins et les portraits ornent son bureau. Une vie équilibrée pour le plus grand bien de chacun.

De Anaïs Tudisco : le bureau du docteur Tudisco, mon papa.

Des héritages à raviver

Depuis 50 ans, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) s’intéresse à la diversité des héritages chrétiens pour établir durablement des traits d’union entre confessions chrétiennes. Dès septembre, la nouvelle volée s’interrogera sur la manière de raviver ces héritages respectifs. Entretien avec Anne Deshusses-Raemy, codirectrice catholique, et Blaise Menu, son homologue protestant.

Par Myriam Bettens | Photos : J.-Claude Gadmer, M. Deshusses

L’œcuménisme est aujourd’hui perçu comme un acquis. Comment nourrir le débat œcuménique de nos Eglises, qui semble un peu… endormi ?
Anne Deshusses-Raemy – C’est un acquis parce que nous sommes les héritiers de ces pionniers qui ont fait un travail énorme pour l’unité. Et ce n’est pas un acquis parce que l’œcuménisme semble un peu victime de son succès. Beaucoup de choses se passent à la base et ne sont pas reconnues par les institutions. A l’inverse, des initiatives se concrétisent, en bilatéral, entre les Eglises mais ne descendent pas à la base ou ne sont pas acceptées.
Blaise Menu – L’horizon que nous pouvons avoir par rapport à l’œcuménisme est à l’image de la compréhension de l’origine et elle a beaucoup changé. Nous avions un regard relativement unitaire et complètement imaginaire sur l’Eglise des origines, alors que le christianisme est dans la diversité et le conflit depuis le début ! Si l’œcuménisme est de revenir à cette espèce d’unité parfaite, rêvée, c’est une pure illusion. L’œcuménisme ne peut que faire face à sa diversité. Je ne sais pas s’il est un objectif ou un chemin, mais j’opterais plutôt pour le second. Un chemin sans cesse à réentreprendre.

N’y a-t-il pas également un changement de la compréhension de ce qu’est l’œcuménisme et donc des attentes qui s’y rapportent ?
ADR – Dans la société, le terme commence à prendre une connotation interreligieuse. Dans les milieux ecclésiaux, les positions se polarisent beaucoup plus qu’avant entre ceux qui sont fatigués et ceux pour qui œcuménisme rime avec « surtout pas ».
BM – Auparavant, on pouvait compter sur une compréhension partagée. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus flou et cela va dans plusieurs directions. Ce qu’on constate surtout, c’est une espèce de fatigue par rapport aux appareils ecclésiastiques et l’incompréhension que nous soyons toujours à nous diviser pour des choses qui apparaissent de plus en plus pour les gens comme des broutilles.

Comment parler aujourd’hui d’œcuménisme quand pour beaucoup de chrétiens cet héritage (ou identité) est synonyme de blessure ?
ADR – C’est d’abord de reconnaître la blessure. Les formations comme l’AOT permettent de les mettre au jour, pour ensuite en guérir certaines. En remettant notre théologie en perspective par la contextualisation, cela permet de se demander si aujourd’hui, certains de ces principes sont toujours aussi pertinents pour notre vie de croyant.
BM – Nous connaissons les casseroles de nos institutions et de nos théologies. Nous essayons de faire en sorte que ce tintamarre de casseroles que l’on traine devienne quelque chose d’un peu plus musical ! Si on refuse ces casseroles, on laisse le tintamarre derrière nous. Plus que de nommer les blessures, nous cherchons à donner aux participants des outils pour comprendre comment le réaliser.

Est-ce que la posture d’« œcuménisme poli » a rendu la parole moins impertinente et stimulante ?
BM – Je pense que c’est tout à fait juste. A la base des démarches œcuméniques, il y a une réalité qui est celle de la rencontre. Des personnes qui se parlent franchement, vont au bout des choses et apprennent à s’apprécier. Cela traduit un œcuménisme d’agapè, d’amour mutuel, que le Christ nous a commandé.
ADR – Et c’est dans ce sens que cela doit aller… l’amour pour atteindre ensuite l’unité et non pas l’inverse. Mais une unité dans la diversité. C’est aussi la raison qui nous a décidés à nous demander comment devenir un ferment pour cet œcuménisme.

La foi en héritages ?

« Chacune et chacun d’entre nous vient de quelque part : une famille, un lieu, une culture, une tradition, une religion, un milieu social… que nous portons, selon notre histoire, comme un poids lourd ou comme un étendard. C’est ce « quelque part » que nous nommons « héritages ». Il arrive qu’il soit non pas unique ou unifié, mais multiple, croisé, entrelacé. Pour Confronter les points de vue et rivaliser d’estime mutuelle, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) lance sa 26e volée sur la thématique des héritages.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre prochain ! 

Plus de renseignements sur aotge.ch

L’équipe enseignante et administrative de l’AOT se met au vert en attendant ses futurs étudiants.

Notre Dame de la Visitation

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix

Notre Dame de la Visitation,
Toi qui partis vers la montagne rejoindre Elisabeth en hâte,
Conduis-nous nous aussi à la rencontre de tous ceux qui nous attendent
Afin que nous leur annoncions l’Evangile vivant :
Jésus Christ, Ton fils et notre Seigneur !
Nous nous hâterons, sans nous laisser distraire et sans retard,
Dans la disponibilité et la joie.

Nous avancerons sereinement car qui apporte le Christ apporte la paix,
Sûrs que le plus grand bien-être vient du bien-agir.
Notre Dame de la Visitation, par ton intercession,
Lors de ces JMJ nous porterons le Christ, comme toi-même tu le fis.
Permets que ces journées soient un temps de témoignage et de partage,
De fraternité, d’action de grâce,
Et une occasion d’aller vers ceux qui vivent encore dans l’attente.
Avec toi, nous parcourrons ce chemin d’unité
Pour que notre monde lui aussi soit uni
Dans la fraternité, la justice et la paix.

Notre Dame de la Visitation, aide-nous à porter le Christ à tous,
Obéissant au Père et dans l’amour de l’Esprit.

Jésus marche sur l’eau, vitrail de Jaeger, église Saint-Pierre, La Chaux-de-Fonds

Le Seigneur dégage une grande stabilité.

Par Amandine Beffa | Photo:Jean-Claude Gadmer

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, j’ai toujours imaginé que Pierre marchait sur une mer calme, lisse comme une patinoire. L’histoire que nous raconte ce vitrail est bien différente. Le travail du verre met en évidence des flots sombres et agités. Et en effet, lorsqu’on lit l’épisode rapporté dans l’Evangile selon saint Matthieu (14, 22-33), on remarque que la barque est battue par les vagues, que le vent est contraire et qu’il fait nuit. 

En arrière-plan du vitrail, les disciples semblent lutter pour maintenir leur embarcation. Le personnage en bleu clair tient fermement les cordages. Pierre a de l’eau jusqu’à la taille, la situation semble tragique. Pourtant, son visage est étonnamment calme. En s’attardant sur la poignée de main par laquelle Jésus le retient, on observe qu’elle est solide. Le Seigneur dégage une grande stabilité.

L’inscription au bas de l’œuvre rappelle la demande de Jésus à Pierre : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14, 31)

Se pose alors une question : à quel moment Pierre a-t-il douté ? Est-ce le moment où il a pris peur en marchant sur l’eau ? Peut-être… et en même temps, sa première réaction est de crier vers Jésus pour être sauvé. Le visage du disciple sur le vitrail exprime cette sérénité de celui qui sait que le Seigneur est à ses côtés dans les épreuves.

Peut-être est-ce le doute initial : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » (Mt 14, 27-28)

Le grec nous donne un élément de réponse. Le mot que nous traduisons généralement par « douter » signifie littéralement « se tenir entre deux ». Il exprime quelque chose de l’hésitation.

Et si le problème n’était ni de demander des preuves, ni d’avoir peur face à l’adversité, mais de ne pas aller au bout de l’élan. Et si ce que Jésus demande a Pierre était : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu renoncé ? »

Restaurons notre foi !

Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo: abbé Valentin Roduit

S’il il fut un temps où la tendance en architecture était de faire « table rase du passé » pour construire à neuf, les temps ont maintenant changé. L’on aime parler aujourd’hui de restauration, de préservation du patrimoine bâti. Et c’est le sujet qui occupe le thème central de ce numéro, dans les pages 16 et 17. 

Ainsi les restaurations d’églises peuvent conduire à d’intéressantes découvertes. En 1972-1973, à la restauration de l’église de Muraz, l’on découvrit sous l’église, dans son sous-sol, les vestiges de différents murs qui témoignaient d’édifices antérieurs remontant jusqu’à l’époque gallo-romaine ! L’on répertoria ainsi un premier sanctuaire chrétien remontant au IXe siècle ! 

Nos communautés paroissiales se sont donc développées autour de sanctuaires ou de chapelles. Souvenons-nous ici des racines de notre foi : nous sommes les héritiers, les heureux bénéficiaires, d’un patrimoine religieux, vécu par des générations successives de chrétiens !

Sachons donc maintenir vivante notre foi afin de la transmettre à la génération future qui elle-même, à son tour, transmettra cette même foi à la génération suivante…

Et profitons donc de cet été pour « refaire » si nécessaire nos forces humaines et spirituelles, pour « restaurer » au besoin notre foi afin qu’elle nous unisse à Dieu, source de toutes grâces. 

Pourquoi ne pas suivre en cela le conseil que Jésus avait donné à ses apôtres, de retour d’une mission épuisante et fatigante : « Venez à l’écart… et reposez-vous un peu ! » (Mc 6, 31) Venez cet été à la maison Cana pour participer à une table d’hôte ou à un brunch dans une ambiance conviviale, (infos pp. 8-9) ! Participez à une messe sur les alpages, sur les hauteurs de Vionnaz ou de Vouvry (infos p. 19), aux Giettes ou encore à Chalet Neuf (infos pp. 18 et 20) !

Patrimoine et richesse collective

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Valaisanne Laetitia Vergère. 

Par Laetitia Vergère
Photo: DR

Le patrimoine, dans sa diversité, est une source de richesse collective et d’héritage. Il constitue un facteur de rapprochement, de tolérance, de liberté et de respect. Sa destruction représenterait une menace, c’est pourquoi il est primordial de le protéger et de le garder précieusement afin d’éviter qu’il disparaisse de la conscience générale. 

Ainsi, restaurer une église ou un autre bâtiment religieux est nécessaire sur plusieurs points. Tout d’abord, cela permet de garder les fondamentaux : les murs, les vitraux, l’autel, etc. Aussi, il incite à garder une certaine cohérence architecturale et permet aux fidèles et aux visiteurs de reconnaître aisément de quelle confession fait partie l’édifice. Et finalement, la restauration peut permettre de donner « un coup de neuf », en remettant le bâtiment au goût du jour, adapté à l’époque de restauration.

Mais la restauration est-elle uniquement physique, se rapportant à l’édifice, ou bien pourrait-on aller plus loin ? L’église (la bâtisse) et l’Eglise (la communauté) n’ont-elles pas les mêmes besoins ? 

Le mot Eglise – du grec ekklêsia, qui signifie « assemblée » et provient du verbe ekkaleô (« je convoque ») – désigne à la fois la communauté religieuse fondée par Jésus-Christ, le christianisme et l’institution religieuse qui a été mise en place autour de cette foi commune. Comme nous le rappelle l’Evangile selon saint Matthieu (Mt 9, 13) Jésus « n’est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». Peut-être qu’une restauration de la pensée et du jugement serait nécessaire, en grattant les dorures et les parures de l’Eglise actuelle, afin de retrouver ceux que Jésus est venu appeler : tout le monde, quel qu’il soit, afin que chacun se sente accueilli et accepté, dans l’Amour du Christ et de la Communauté ? 

Les servants de messe en sortie à Lausanne

Les servants montent dans les rues de Lausanne, la cathédrale en ligne de mire.

Le lundi de Pentecôte (le 29 mai), nous sommes allés à la cathédrale de Lausanne avec les servants de messe de Monthey et Choëx. Cet édifice religieux qui était d’abord rattaché à l’évêché fut voué au culte protestant dès 1536. Cette sortie était organisée par «Les Anciennes» pour remercier le groupe des servants qui ont fidèlement servi aux messes durant cette année. Par chance, le soleil nous a accompagnés tout au long de notre journée, lui donnant des airs de vacances.

Quelle vue au sommet du beffroi.

Par Valentine Genolet | Photos : Léa Ambrozinho

La journée a commencé par un petit moment de jeu sur le quai de gare pour patienter jusqu’à l’arrivée du train. Puis, nous avons commencé notre voyage jusqu’à la cathédrale. A travers la ville de Lausanne, monter les marches n’aura pas été de tout repos mais la récompense sur l’esplanade de la cathédrale en valait la peine. Après une visite menée par Sandrine Mayoraz, nous avons entrepris l’ascension des multiples marches du beffroi, frissons garantis ! C’est du haut de cette tour qu’à l’époque comme encore à l’heure actuelle, la personne préposée au « guet » crie chaque nuit les heures.

La journée s’est poursuivie par un pique-nique bien mérité au parc, des jeux et une petite glace. D’après les commentaires des servants de messe présents, la sortie a été très appréciée et tout le monde a passé une excellente journée ! Voici quelques ressentis sur notre sortie et sur l’année passée en tant que servant de messe :

Kenza : « J’ai réussi à grimper en haut de la tour malgré mon vertige. Servir la messe m’a permis de me sentir moins seule et de connaître plein de monde. »

Salomée : « La cathédrale était super impressionnante, j’ai pu apprendre plein de choses sur la religion. »

Maël : « J’ai beaucoup aimé cette sortie car le groupe des servants de messe est un groupe calme, on peut prendre le temps et profiter. »

Pour les « Anciennes », l’organisation de la sortie s’est faite de manière assez naturelle avec une bonne répartition des tâches, pour elles, les servants de messes ont pris du plaisir donc l’objectif a été atteint ! 

Merci aux « Anciennes » pour la coordination et la formation du groupe ainsi qu’aux servants et leurs parents pour leur engagement tout au long de l’année. Bel été à tous.

Les servants de messe s’engagent à servir la messe une fois par mois le samedi ou le dimanche. Ils se rencontrent plusieurs fois dans l’année pour apprendre à servir, se connaitre, passer des moments sympas de jeux ou de sortie et prier ensemble. Certaines rencontres sont organisées avec les servants de Collombey-Muraz et du Haut-Lac.

Les enfants (dès 6H) qui souhaitent rejoindre le groupe des servants de messe peuvent s’inscrire et se renseigner auprès d’Erika Meninas au 079 333 03 26.

On se réjouit de les accueillir.

Les servants de Monthey et Choëx encadrés par les « Anciennes » commencent la visite de la cathédrale de Lausanne.

Des couleurs et des sens

Par Pierre Guillemin | Photo : Pixabay

Les couleurs suscitent en nous des émotions. D’un point de vue statistique, le bleu, par exemple, est aimé par 57 % des hommes, mais seulement par 35 % des femmes. 23 % des femmes aiment le violet mais 0 % des hommes. 

Dans l’Antiquité, la couleur bleue était le symbole du deuil, du malheur et du désarroi, mais ces croyances se sont inversées après l’an mille. Chez les Romains, cette couleur était associée aux barbares : avoir les yeux bleus était dévalorisant et personne ne portait de vêtements de ce coloris avant le IIIe siècle. Les XIIe et XIIIe siècles marquent une « révolution du bleu » du fait de la théologie. Dieu est un dieu de lumière et celle-ci se manifeste de deux façons : la lumière divine (lux) et la lumière terrestre (lumen). Pour les différencier, il fallait trouver une technique dans les images : le ciel au sens de la couche atmosphérique devient bleu, alors que l’or est utilisé pour représenter la lumière divine et le Ciel au sens du paradis céleste. Le bleu est devenu le symbole de la pureté, de la spiritualité en désignant des valeurs positives comme la force, le sacré, l’inaccessible (le Ciel).

A Rome, le rouge est associé au pouvoir. C’est la couleur des généraux, des patriciens et plus tard des empereurs. Son usage est d’ailleurs réglementé et interdit à ceux qui ne font pas partie de ces catégories. Le Code Justinien (VIe siècle ap. J.-C.) condamne à mort ceux qui achetaient ou vendaient le tissu de couleur Porpora à mauvais escient.

Dans la culture chrétienne, la royauté spirituelle de la Vierge revêt des insignes de la royauté temporelle, dont le rouge. Ceci indique, aussi bien pour la Vierge que pour le Christ, leur nature humaine, alors que pour tous deux, le bleu est indice de divinité. Lorsque l’habit de Marie est une robe rouge, recouverte d’un manteau bleu, le rouge signifie son lien avec le monde terrestre tandis que le bleu (plus ou moins foncé) est la couleur spirituelle, par analogie avec le Ciel, mais aussi parce que le bleu est la couleur la plus coûteuse pour les artistes du Moyen-Age, car elle provient du lapis-lazuli broyé.

Synesthésie

Mais les couleurs peuvent aussi être associées aux sons, aux goûts. C’est ce qu’on appelle la synesthésie. Environ 4 à 6 % de la population avec une proportion significative de « créatifs » possède cette capacité d’association entre les couleurs et les émotions. Pensons à Arthur Rimbaud et son poème « voyelles » (1871), Van Gogh (La nuit étoilée, 1889), Charles Blanc-Gatti (Suite bergamasque de Debussy, 1930), Kandinsky (composition VIII, 1923). 

Et nous, ne sommes-nous pas émus devant la beauté des couleurs d’un vitrail d’une église ou d’une cathédrale ? Nos prières n’en sont-elles pas plus éclairées ?

Du cœur à la partition

Guillaume accompagne régulièrement des chorales pour animer la messe.

Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique

Bien connu sur le coteau de Choëx où il a grandi, Guillaume Délèze anime régulièrement des messes à l’orgue ou au piano. Parmi ses projets musicaux variés, ce musicien «touche-à-tout» a récemment composé deux ordinaires pour la messe. Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz
Photo : Suzy Mazzanisi

Quel est votre parcours musical ?
J’ai commencé avec le piano quand j’étais tout petit, mais ma passion pour la musique s’est vraiment développée à partir de mes 14-15 ans. C’était à une période où j’ai appris à improviser au piano à partir d’accords, ce qui m’éclatait plus que de déchiffrer longuement des partitions, et où j’ai aussi découvert plusieurs de mes groupes préférés (Nightwish et le « metal symphonique » pour les connaisseurs…). C’est à ce moment que je me suis mis à composer plus sérieusement. Depuis, j’ai aussi appris la guitare basse et la batterie, j’ai joué du piano dans de très nombreux projets variés, j’ai fait un Bachelor en musicologie et je dirige un chœur.

Vous avez composé un ordinaire pour la messe. D’où vient cette idée ? 
Au départ, c’est le groupe Raising Hope qui m’a demandé si je pouvais en composer un pour eux… Cela tombait bien, car j’y songeais depuis un petit moment. Quand je compare la musique qu’il y a à la messe et tout ce qu’il y a en dehors, je me dis qu’une petite mise à jour ne ferait pas de mal. Alors on ne peut pas non plus faire n’importe quoi à la messe, car la musique doit rester au service de la prière, mais malgré tout j’avais ce sentiment que je pouvais amener ma petite goutte d’eau au répertoire liturgique. 

Justement, quelles sont les exigences à respecter pour composer une messe ? 
L’exigence de base, c’est que le texte reste le plus important et donc doit être bien compréhensible : l’idéal étant que le rythme de la musique respecte le rythme naturel du texte. Et ce n’est pas toujours facile à gérer. Par exemple, le Gloire à Dieu ne se laisse pas découper en couplets de longueur égale et chantable sur la même mélodie.

Ensuite, l’exigence déterminante, c’est de s’adapter au contexte auquel la messe est destinée. Pour la première messe, composée pour Raising Hope – qui est un groupe de louange jeune – j’ai cherché à créer une messe dans ce style-là, en y ajoutant ma touche personnelle. J’ai composé une seconde messe pour le festival Open Sky, pour chœur à quatre voix. Cette fois-ci, j’ai voulu faire quelque chose qui correspondait à l’ambiance de l’événement : jeune mais intense. 

Enfin, il y a aussi des contraintes plus « terre à terre » : ce chœur n’ayant pas beaucoup de temps de répétition, j’ai cherché à faire la messe la plus simple possible !

Qu’est-ce que la musique apporte à votre foi ? 
J’ai entendu que quand on prie, on doit essayer de ne pas trop le faire avec la tête, mais plus avec le cœur. Les mots ont tendance à s’arrêter à la tête tandis que la musique est pour moi le meilleur moyen de toucher le cœur. C’est l’outil parfait pour nous aider à ressentir les choses, et ne pas rester purement dans l’intellectuel. Cela rend le fait de composer des messes passionnant : c’est chercher à traduire ce que l’on trouve beau dans la foi, en espérant le faire ressentir, le partager avec l’assemblée. 

Merci Guillaume de ce partage et de mettre ta passion et tes multiples talents musicaux au service de la prière et de la foi.

Vous pouvez écouter ses compositions sur Dreamsailer.com Les messes ne sont pas encore disponibles en ligne. Vous pouvez lui demander les partitions en le contactant à guillaume.deleze@gmail.com

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp