Comme l’épi nouveau donnant ses grains, Pour le pain qui comblera notre faim, Comme le cep donnant ses grappes, Pour le vin de la joie, Comme l’Amour qui dans le pain de Vie, Pour fortifier le cœur qui se dépouille de tout Et se fait tout humble pour reconnaître sa faim de la vraie Nourriture.
Comme l’épi nouveau donnant ses grains, Pour le pain qui comblera notre faim, Comme le cep donnant ses grappes, Pour le vin de la joie, Comme sa Présence qui emplit de paix tout l’être En creusant au fond du cœur le désir, D’une rencontre de plénitude.
Comme l’épi nouveau donnant ses grains, Pour le pain qui comblera notre faim, Comme le cep donnant ses grappes, Pour le vin de la joie, Comme le Mystère donné à contempler et à adorer à l’autel, Dans la simplicité de la coupe et du pain, Où le Christ Sauveur nous rejoint pour demeurer en nos vies.
Comme l’épi nouveau donnant ses grains, Pour le pain qui comblera notre faim Comme le cep donnant ses grappes, Pour le vin de la joie, Comme le Christ Vivant dans cette petite hostie, Entre les mains pauvres du prêtre, Vient reposer au creux de nos mains Afin que nous devenions Celui que nous recevons.
Merci Seigneur pour tous nos prêtres, merci pour leurs mains qui célèbrent et bénissent. Et qui au nom de Jésus donnent les sacrements, en particulier l’Eucharistie et le Pardon. Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pascal qui ont consacré et donné Jésus Eucharistie. Merci Seigneur pour les mains de Jean-Michel qui ont guidé ses confrères. Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pierre qui vont conduire sa communauté au souffle de l’Esprit Saint.
L’ancienne croix des missions, sise au cœur du village de Châtillon, avait subi les outrages du temps et menaçait même de s’écrouler. Son remplacement s’imposait. Ce qui fut fait et la nouvelle croix installée, mais encore fallait-il qu’elle soit bénie comme le veut l’usage. Pandémie oblige, cette cérémonie a été remise mais a finalement eu lieu le samedi 25 mars dernier et la nouvelle croix bénite par le curé de la paroisse, l’abbé Darius. Une cérémonie qui a été agrémentée par le chœur mixte de Lully-Bollion-Châtillon et suivie d’une agape (cjy).
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Conversion d’un athée Cédric Longet
L’arrivée du sacré catholique, suite à une « effusion de l’Esprit Saint » en 2014, entre en conflit ouvert avec toutes les constructions intellectuelles passées de l’auteur, formées par la philosophie et tout spécialement celle de Nietzsche pour qui « Dieu est mort ». Désormais, Dieu le Père existe vraiment, Jésus existe vraiment, la Vierge Marie existe vraiment. Cédric Longet témoigne : « Mon entrée en Jésus est proprement pour moi une authentique révolution copernicienne : je découvre que tout gravite autour du soleil, et que ce soleil est une personne. » Ce livre est le détail de cette conversion.
Après La Nuit de feu, où Eric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu’il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu’à la surprise finale, à Jérusalem, d’une rencontre inouïe avec ce qu’il nomme « L’incompréhensible ».
Dans cet ouvrage, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les évènements marquants de sa vie et montre comment la foi de l’auteur russe est le fruit d’un long et sinueux cheminement. L’auteur plonge aussi le lecteur dans l’œuvre du romancier russe et y décèle les traces de cette quête spirituelle. Dans ce parcours qui va des œuvres les plus connues, comme Les frères Karamazov, aux plus confidentielles comme Les carnets du sous-sol, le lecteur est conduit dans la découverte d’un esprit amoureux du Christ. Cet ouvrage est une porte d’entrée pour découvrir tant Dostoïevski que son œuvre.
Pour la première fois, une bande dessinée relate les différentes étapes de cette grande enquête à propos du suaire de Turin. Elle révèle 20 énigmes pour l’intelligence qui constituent non pas des preuves, mais autant d’indices qui permettent au lecteur de se faire sa propre idée sur la question. Nous avons la surprise de découvrir les réponses éclairantes apportées par la recherche à d’autres questionnements essentiels où foi et raison sont en dialogue. Ce grand drap de lin n’a pas fini de nous surprendre et cet ouvrage y contribue pleinement.
Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit
Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…
Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires.
Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand !
Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant !
Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.
Chaque jour, la Parole de Dieu se donne pour qui souhaite s’en nourrir. Elle est accessible même si nous n’avons pas de Bible. Elle est disponible sur les sites internet, les journaux, les médias et bien sûr à chacune de nos eucharisties. De nombreux récits sont connus depuis notre enfance. Chacun de ces textes nous parle en fonction de nos âges, de nos situations de vie et du moment vécu. Aujourd’hui, en ce temps pascal, j’ai envie d’échanger avec vous sur le texte des disciples d’Emmaüs en Lc 24, 13-35.
Par Marianne Berset | Photo: DR
Depuis le troisième dimanche de Pâques, ce texte a inondé nos eucharisties. Dans ce récit, Luc souligne l’attitude de deux disciples quittant Jérusalem après la mort de Jésus.
Désespérés, ils se dirigent vers le village d’Emmaüs…
Tout tristes, ils retournent chez eux en discutant de tout ce qui s’est passé et parlent de leur souffrance car leur espérance en ce libérateur d’Israël s’en est allée. Jésus est mis au tombeau.
Je pense que souvent nous leur ressemblons. Nous restons rivés sur nos problèmes et nous oublions que Jésus marche à nos côtés.
Jésus s’approcha et marchait avec eux…
Magnifique la délicatesse de Jésus, il s’intéresse à eux, les écoute. Il les aide à dire tout ce qu’ils ont sur le cœur. La pédagogie de Jésus est géniale : en laissant les deux disciples « vider leur sac » ils arriveront mieux à accueillir le message d’espérance que Jésus leur donne. Cet exemple de Jésus est aussi pour nous un apprentissage à l’écoute en silence de l’autre pour mieux réconforter et soulager.
Il leur expliqua dans la Parole de Dieutout ce qui le concernait…
Les deux disciples sentent que leur cœur est tout brûlant lorsqu’il leur explique les Ecritures ? En se tournant vers Dieu, en écoutant sa Parole, l’espoir revient.
Reste avec nous
Jésus accueille l’invitation. Quelle réponse je donne aux demandes des autres dans nos vies si effrénées ? L’Evangile nous invite à savoir nous arrêter pour écouter Jésus qui nous parle et prendre du temps pour ceux qui nous entourent.
Il prit le pain, le rompit et le leur donna…alors ils le reconnurent
Jésus effectue un acte, il les renvoie au dernier repas, à ce dernier moment d’intimité avec Lui. Jésus fait toujours ceci avec nous à chaque messe. Par la Parole, il nourrit notre intelligence. Par le partage du pain, il nourrit notre cœur pour que grandisse en nous la présence de Jésus Ressuscité.
Ainsi, restons conscients que le Christ ressuscité est présent dans nos vies. Ouvrons notre regard afin de savoir le reconnaître pour que grandisse l’Amour avec lui mais aussi les uns envers l’autre.
La pratique de la prière, ses liens avec la méditation sont décrits et analysés dès les débuts de l’ère chrétienne. Saint Jérôme (347-420) écrit : « Le moine se reconnaît non à ses paroles et ses discours, mais à son assise en silence. »
Mais cette « méditation chrétienne », qui peut prendre la forme d’une attitude contemplative, se situe toujours dans l’attention du croyant à la présence de Dieu comme le précise le théologien Eckhart von Hochheim (1260-1328) : « Il est très doux pour un ami d’être près de son ami. Dieu nous assiste et demeure près de nous, constant et immuable. »
Cependant, si la prière peut utiliser les méthodes de la méditation, elle prend de nombreuses formes : parole et silence, méditation sur un texte et simple disponibilité, solitude et communauté. Bien des polarités de ce type structurent le champ de la prière chrétienne.
Les bienfaits de la méditation
La science s’intéresse à la méditation en cherchant à montrer ses effets sur nos comportements, nos perceptions de notre environnement. Il apparaît ainsi que la méditation apporte de nombreux bienfaits essentiellement sur nos perceptions mentales et psychologiques :
• La méditation favorise le bien-être mental.
• La méditation stimule le cerveau.
• La méditation réduit la douleur.
Il est démontré qu’à l’issue de cinq séances de 20 minutes de méditation, la plupart des participants ont remarqué une diminution significative de leur niveau de stress au quotidien, d’anxiété, de dépression, de colère et de fatigue, et une meilleure attention. Par ailleurs, ils ont vu leur comportement s’améliorer sur le plan émotionnel, cognitif et social.
Prière silencieuse
Concrètement, l’attention portée dans la foi à la présence de Dieu se trouve facilitée par l’énonciation intérieure du Nom de Dieu. Origène (185-253) nous le rappelle lorsqu’il écrit : « Aujourd’hui encore le nom de Jésus apaise les âmes troublées, réduit les démons, guérit les maladies ; son usage infuse une sorte de douceur merveilleuse ; il assure la pureté des mœurs ; il inspire l’humanité, la générosité, la mansuétude. »
En présence de Dieu, ce que nous sommes est plus important que ce que nous faisons, « Dieu est le Dieu du présent, disait Eckhart von Hochheim. Tel il te trouve, tel il te reçoit, tel il te prend. » C’est dans cette relation de personne à personne entre le croyant et Dieu que réside la spécificité de la méditation chrétienne.
Ce qui est essentiel dans cette longue tradition d’assise silencieuse, ce n’est pas la pratique, encore moins ce qui pourrait apparaître comme des techniques, c’est la présence du Christ. C’est Lui qui donne sens à la pratique, c’est le don de son Esprit qui fait grandir l’union avec Lui.
Chaque année, à Pâques et en été, c’est plus de 200 enfants et jeunes qui vivent une semaine entre pairs pour approfondir leur foi, réfléchir aux grandes orientations de leur vie, rencontrer Dieu au travers d’un thème spécialement conçu pour les camps, exprimer leurs talents et partager des activités avec d’autres jeunes chrétiens.
Vous en avez certainement déjà entendu parler, les Camps Voc’ sont ancrés dans le paysage romand depuis plus de 40 ans. Et ils savent se renouveler d’année en année ! Le but de ces camps est d’inviter les enfants à ouvrir leurs yeux et leurs oreilles à l’appel particulier que Dieu leur fait. Pour cela, nous sommes tout d’abord sensibles à la représentation des diverses vocations et états de vie dans nos équipes : laïc, prêtre, religieuse, jeune, famille… nous essayons de montrer aux participant·e·s que toute personne est appelée à se donner, d’une manière ou d’une autre, au travers d’un état de vie mais aussi d’un métier choisi ou d’une activité bénévole offerte. Nos équipes offrent un vrai témoignage de la diversité de l’Eglise.
Puis, c’est au travers d’activités ludiques – indispensables pour vivre une vraie semaine de camp – ainsi que des temps de prières, de partages, que nous sensibilisons vos enfants à la vie chrétienne dans notre société. Jeux de pistes, Cluedos géants, veillées et messes se côtoient, tout comme dans notre vie d’adulte chrétien·nes en 2023.
N’hésitez pas à contacter les responsables de camp pour en savoir plus sur ces fabuleuses semaines consacrées au 9-20 ans ou à vous rendre sur www.vocations.ch
Les spiritains sont des religieux, prêtres ou frères, membres d’un institut missionnaire : la Congrégation du Saint-Esprit sous la protection du Cœur Immaculé de Marie.
Cet institut est né il y a 320 ans, dans le quartier latin à Paris, de l’initiative d’un jeune avocat et séminariste Claude Poullart des Places, en vue de former des prêtres qui se destinaient à servir dans des missions éloignées, délaissées ou en manque de pasteurs !
La congrégation du Saint-Esprit fut revivifiée en 1848, par la fusion avec la société du Saint-Cœur de Marie, formée par un prêtre converti du judaïsme, le Père François Libermann.
Les spiritains vivent en communauté fraternelle, accueillante et priante. Frères ou prêtres, ils partent en mission dans le monde entier, surtout là où l’Eglise trouve difficilement des ouvriers. Il y a aussi des laïcs qui se joignent à la mission spiritaine tout en gardant leur état de vie. Ce sont les Associés spiritains.
La présence spiritaine en Suisse a commencé les premières années du XXe siècle, lorsqu’en 1901, la loi qui vise la suppression des congrégations religieuses fut promulguée en France. Les spiritains ont trouvé un pays de refuge en Suisse avec la fondation des trois premières communautés, d’abord à Fribourg avec l’ouverture en 1906 du Séminaire des Missions. Quelques années plus tard s’ouvrira la « Villa Notre-Dame » à Montana et puis « l’Ecole des Missions » au Bouveret.
Aujourd’hui les spiritains en Suisse œuvrent uniquement en Suisse romande : dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, avec une communauté apostolique à Genève et deux communautés à Fribourg (au Botzet 8 et à Marly) et dans le diocèse de Sion, il y a une communauté régionale à Erde et la communauté de Vouvry. Il y a aussi la communauté de l’Ecole des Missions au Bouveret située dans le diocèse d’Annecy !
Brève présentation du Père Joseph Akuamoah-Boateng
A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry
Texte et Photo par Joseph Akuamoah-Boateng
Je suis Joseph Akuamoah-Boateng, originaire du Ghana, une ancienne colonie britannique en Afrique de l’Ouest. Je suis né le 22 juillet 1979 à Akomadan-Ashanti, d’une fratrie de trois enfants. Je suis entré chez les spiritains en 2002 après le collège. J’ai fait mon premier engagement en 2004 après le noviciat, puis des études philosophiques avec licence à Ejisu, Ghana en 2007. La même année j’ai commencé deux ans de stage apostolique en la République Islamique de Mauritanie.
En septembre 2009, j’ai commencé les études théologiques à Ngoya, Cameroun. Je suis ordonné prêtre le 17 août 2013 à Accra, Ghana et affecté au Bénin.
En 2015, je suis rappelé au pays pour une formation en sciences d’éducation (Master) et pour un ministère comme vicaire pendant trois ans.
Je suis entré au Séminaire comme formateur et chargé de vocation spiritaine en 2018, d’où je suis réaffecté en Suisse depuis l’automne 2021 comme vicaire des paroisses du Haut-Lac.
Bienvenue en Suisse, Arnaud !
A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry
Rencontre avec Arnaud, jeune stagiaire du Gabon, qui a rejoint la communauté spiritaine de Vouvry. Il retrace son parcours qui l’a mené de l’Afrique jusqu’à nous.
Texte et propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof
« Très jeune, j’ai senti grandir en moi le désir de devenir prêtre, nous dévoile Arnaud avec calme et assurance. Après ma communion, j’ai rejoint le groupe des servants de messe. On se retrouvait une soixantaine chaque samedi. J’ai évolué dans le groupe : de responsable, je suis devenu formateur. On admirait les prêtres et plusieurs d’entre nous avaient le projet d’être un jour comme eux ! » On sent déjà, chez Arnaud, une vie très ancrée en Dieu et un engagement mûrement réfléchi pour le faire connaître.
Bénédiction pour une famille éprouvée
Tout un parcours l’a conduit à se retrouver parmi nous aujourd’hui. Arnaud est né en 1994 à Lambaréné, une ville du Gabon devenue célèbre grâce au Docteur Schweitzer, un Alsacien qui y a créé un hôpital gratuit, au siècle passé. Il est le cinquième d’une famille de six enfants. Son père est entrepreneur et sa mère infirmière. Il a neuf ans quand sa mère meurt subitement : toute la famille est sous le choc. Désormais, c’est sa sœur aînée, ingénieure dans une ville voisine qui l’accueille chez elle. « J’étais bon élève, j’aimais le sport et surtout le foot. Un jour, ma sœur m’a demandé d’arrêter le club pour me consacrer entièrement à mes études. J’ai obéi, avec regret, avoue-t-il dans un léger soupir. Comme j’avais bien réussi mon bac, je pouvais bénéficier d’une bourse. Ma sœur me voyait déjà dans une école d’ingénieur en France. Mais mon choix initial s’était toujours renforcé. Finalement, chacun l’a accepté. Tous étaient fiers de moi, car avoir un prêtre dans la famille, c’est une bénédiction ! »
Accueilli chez les spiritains
Arnaud choisit d’entrer chez les spiritains, une congrégation dont il admire l’esprit missionnaire. Durant quatre ans, il vit dans une cure comme aspirant-spiritain et suit une formation de catéchiste. Puis, après un an de postulat, il entre au Grand Séminaire International Spiritain de Libreville, où il partage la vie de 80 séminaristes. Durant trois ans, il étudie la philosophie à l’université et obtient sa licence. « J’avais de brillants professeurs qui, à travers la philosophie, m’ont ouvert l’esprit. » Il en parle encore avec enthousiasme !
Il est envoyé un an au Cameroun, pour le noviciat. En prononçant ses premiers vœux, il entre officiellement chez les spiritains. De retour au Gabon, dans la Maison Libermann, il fonctionne comme économe. « J’apprends que je dois partir pour un stage en Suisse. J’aurais préféré rester dans mon pays, confie-t-il avec un sourire plein de nostalgie. Mais, pour un spiritain, c’est important d’avoir une autre idée de la mission et d’enrichir son expérience. »
Arnaud accompagne les prêtres dans leur pastorale, s’implique dans le groupe d’enfants qui préparent leur communion, suit les servants de messe. Durant son temps libre, il découvre avec plaisir les ouvrages de l’abbé Joël Pralong. D’un naturel timide et réservé, on le découvre pourtant très à l’aise dans la prédication où il a l’art de toucher les cœurs : un vrai charisme ! Son projet immédiat : obtenir le permis de conduire… suisse ! Bonne chance !
Portrait d’Anne Pak-Agi. Elle est l’une des cent-trois martyrs de Corée.
Parmi les martyrs, nombreux sont ceux qui ont dû tourner le dos à leur famille et couper les liens avec elle pour suivre le Seigneur. La Coréenne Anne Pak-Agi était l’une d’entre eux.
Par Myriam Bettens | Photo : cbck
« Avez-vous encore beaucoup de vies à vivre ? », ont demandé les geôliers à Anne Pak-Agi face à son apparente insensibilité de cœur. En effet, son mari et son fils avaient été libérés alors qu’elle continuait à croupir en prison. « Il suffit d’un mot pour que vous fassiez de même. » Ce « mot » devait prendre la forme d’une apostasie et la Coréenne en rejette l’idée même : « J’ai décidé de garder ma foi et de mourir pour elle. » Une foi alors réprimée dans la Corée du XVIIIe siècle.
En 1836, elle est arrêtée en même temps que son mari et son fils aîné. Son époux avait alors de nombreux alliés à la cour. Ces derniers les incitent à apostasier pour éviter l’emprisonnement et la peine capitale. Après de multiples tortures, son mari et son fils cèdent. Anne Pak-Agi, quant à elle, reste ferme dans sa foi. Le juge alterne douceur et sévérité pour la faire ployer, en vain. Des morceaux de sa chair sont méthodiquement retirés, jusqu’à mettre ses os à nu, mais elle campe sur ses positions.
Ses proches lui rendent visite chaque jour et la supplient d’apostasier pour recouvrer sa liberté, au lieu de quoi celle-ci leur répond : « Pour quelques jours de votre vie, vous exposerez-vous à la mort éternelle ? Au lieu de me demander de transgresser, vous devriez m’exhorter à rester ferme. Revenez plutôt à Dieu et enviez mon bonheur. »
Après trois ans de prison, Anne Pak-Agi a été condamnée à mort par décapitation. Le 24 mai 1839, « pour avoir lu des livres erronés et porté des images diaboliques », elle a été emmenée à l’extérieur des murs de la ville avec huit autres catholiques afin d’y être exécutée. Anne Pak-Agi a été canonisée le 6 mai 1984 sur la place Yoido, à Séoul, par le pape Jean-Paul II.
C’est à la salle Saint-Joseph qu’on a pu déguster cette année à trois reprises une bonne soupe de Carême organisée et mitonnée par la communauté locale emmenée par Françoise Richon, la nouvelle responsable du Conseil de Communauté. Un grand merci d’avoir donné à tous l’occasion d’être rassemblés autour de ce simple repas si haut en convivialité.
Pour l’édition du 24 mars dernier, les enfants de 5H et 6H étaient conviés à participer à une matinée catéchétique en lien avec le thème « Que fais-je des biens qui me sont confiés ? » qui fait écho à la parabole que Jésus raconte au sujet de l’homme riche mais insensé qui amasse des biens pour lui-même et non en vue du Royaume (Lc 12, 15-21). Durant cette matinée caté, qui a aussi été proposée à Martigny-Ville et au Bourg, les enfants ont notamment apporté Fr. 5.– en soutien aux projets menés par Action de Carême au Laos et ont confectionné eux-mêmes la soupe de Carême qu’ils allaient partager à midi. Voilà de bien bonnes expériences…
Nicole Berera s’occupe de mettre la dernière main à la soupe dont les ingrédients ont été apportés et préparés par les enfants.
Groupe d’enfants animé par Véronique Ançay et Stéphanie Fracheboud sur le thème de notre rapport aux biens et au gaspillage.
Le groupe local de bénévoles qui a œuvré en coulisse pour offrir ces moments de partage en Carême.
La matinée de réflexion se terminait au cours d’une petite célébration à l’église.
Trois soupes de Carême ont été organisées à la salle Saint-Joseph. Des temps de joyeuse convivialité.
Par le Chanoine Philippe Aymon | Photo : Wikimedia Commons
Lors d’une rencontre avec trois pasteurs.es des paroisses réformées de Suisse romande, ces derniers.res partageaient leur souci du manque de relève pour le corps pastoral protestant. J’ai alors fait la proposition suivante : « Il faut peut-être autoriser le mariage des pasteurs.es ? » Mais c’était déjà fait…
J’espère que la question chez nous n’est pas celle du célibat. Dans une société où plus de la moitié des mariages finissent en divorce, sans parler des unions libres qui précèdent le mariage officiel, ne cherche-t-on pas à refiler aux prêtres et religieux « un truc qui ne marche pas » ?
Mais, comme la question est posée, il est possible que le problème ne soit pas les vocations, mais l’Europe. Que reste-t-il de la foi et de l’espérance chrétienne dans ce vieux continent marqué par le confort et la dénatalité ? Dans une société où la spiritualité n’a de valeur que comme quête d’un bien-être supplémentaire, où Dieu est une idée et plus une présence, qui aurait l’idée saugrenue d’embrasser une vocation religieuse ?
De plus, la question des vocations est le « marronnier » de l’Eglise : elle revient régulièrement et lui donne l’occasion de se regarder le nombril, au lieu de regarder la réalité. Elle compte les sorties d’Eglise et refuse de regarder ceux qui y sont sans plus y être. Comment peut-on attraper la vocation quand un enfant arrive à la confirmation, s’il y arrive, en ayant participé à une quinzaine de cours de catéchèse et un peu moins de messes ? La vocation est une rencontre avec le Christ, pas la réception d’un sacrement !
Le problème n’est pas Dieu qui oublie d’appeler ou un manque de générosité du côté de ceux qui devraient répondre. Le problème c’est notre pastorale incohérente, sociologique et vide d’une véritable rencontre avec le Christ.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Au nom de Dieu, je vous le demande Pape François
Pour les dix ans de son pontificat, le pape François confie son espérance pour le monde de demain, à travers dix voies majeures qui pourraient rendre le monde meilleur. Considérons le monde comme une maison commune, décidons des moyens concrets pour une humanité plus juste qui rejettera les abus, reconnaîtra la dignité de tous les individus, valorisera les femmes, n’utilisera plus jamais le nom de Dieu pour faire la guerre. Tout le réalisme du pape François jaillit de ces lignes où il manifeste sa conscience aiguë des problèmes que traversent les croyants comme les non-croyants. Un message passionnant et inspirant pour tous, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise.
Toute personne possède le potentiel de se réaliser pleinement. Découvrir sa vocation personnelle, c’est retrouver le caractère absolument unique que Dieu nous a donné en nous appelant par notre nom. Herbert Alphonso, jésuite d’origine indienne, a accompagné un grand nombre de personnes dans la découverte de ce qu’il appelle leur « vocation personnelle ». Par sa grande expérience de l’accompagnement spirituel et sa connaissance profonde des exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, le père Alphonso nous ouvre les portes de la connaissance profonde de soi. Guide spirituel, cet ouvrage nous envoie vers Dieu pour nous ouvrir à nous-mêmes.
Père de famille d’une quarantaine d’années parti pour une simple épopée familiale avec sa femme et ses trois enfants, Stéphane Roux découvre à la faveur de cette année sabbatique une vie nouvelle en lui. Il comprend peu à peu que cette rupture se mue en cheminement spirituel. Ce temps au désert est aussi l’occasion d’une réflexion sur la société actuelle, sur le monde du travail et, plus largement, sur l’usage de notre liberté. Récit d’un changement de vie ? Plutôt celui d’un pas de côté pour ralentir, se laisser transformer par la vie, par les autres et par Dieu.
Un manga pour découvrir une sainte qui choisit la pauvreté par amour du Christ. Née dans une famille de seigneurs italiens, Claire était destinée à une existence noble et riche. Mais, à l’exemple de son ami, saint François, elle choisit de renoncer à tout pour fonder la première communauté de sœurs vivant vraiment dans la pauvreté : les Clarisses. Sa jeunesse dorée dans les rues d’Assise et Pérouse, sa rencontre avec François d’Assise et son choix radical de la pauvreté : le destin d’une jeune fille au caractère bien trempé nous est livré ici dans une BD à mettre dans les mains de tous les enfants.
Au souffle nouveau de l’Esprit, A l’image de Marie au jour de l’Annonciation, Osons le oui à l’inattendu de Dieu. Au souffle nouveau de la Pentecôte, Laissons la Parole grandir en nous Pour la porter dans nos aujourd’hui.
Au souffle nouveau de l’Esprit, A l’image de Marie au jour de la Visitation, Redisons avec elle MAGNIFICAT. Au souffle nouveau de la Pentecôte, Faisons de notre vie un chant de louanges et de mercis Résonnant dans chacune de nos rencontres.
Au souffle nouveau de l’Esprit, A l’image de Marie au jour des noces de Cana, Devenons dociles à la Parole de son Fils. Au souffle nouveau de la Pentecôte, Ajustons-nous à l’Esprit de Dieu Dans chacune de nos activités.
Au souffle nouveau de l’Esprit, A l’image de Marie au jour de la Pentecôte, Accueillons le feu de l’Esprit de Dieu. Au souffle nouveau de la Pentecôte, Devenons témoins du Christ Vivant Dans nos lieux de vie.
Viens Seigneur Esprit Saint, conduire nos pas sur les chemins de ce monde. Viens Seigneur Esprit Saint, allumer en nous le feu brûlant de l’amour. Viens Seigneur Esprit Saint, nous apprendre la docilité du cœur.
Par Boleslaw Bieniek, curé des paroisses d’Anniviers | Photo : LDD
Aujourd’hui l’Eglise catholique surtout en Europe est confrontée à une grave crise du clergé et à une encore plus grave crise du christianisme. Des études sociologiques nous montrent que de nombreuses raisons ont abouti à ces deux crises. Je suis convaincu que le plus gros problème est l’identité fondamentale de la vocation sacerdotale et par conséquence son rôle dans la société moderne marquée par Chronos et même à l’intérieur de l’Eglise. Le même problème touche nos baptisés, qui sont sacramentalisés mais pas du tout évangélisés. La conséquence est la naissance au centre de l’Eglise d’un groupe appelé par les sociologues NONS. Ce sont des personnes indifférentes, découragées par la religion et en manque de confiance envers l’Eglise institutionnelle. Pour le bien de l’Eglise, je pense qu’il faut réorienter notre modèle pastoral de la paroisse territoriale vers la paroisse personnelle, comme un centre pour la vie spirituelle et sacramentelle où on prie, on cherche et on trouve le sens de la vie. Pour cela, il faudrait adapter la formation des futurs prêtres pour qu’ils deviennent des compagnons de route (à l’image du Christ sur le chemin d’Emmaüs), des conseillers spirituels, des ministres de l’eucharistie, des bergers et des confesseurs.
Les laïcs pourraient réveiller l’Eglise traditionnelle de sa sieste en se voyant confier un plus grand espace dans la pastorale et ainsi devenir le pont solide entre la société moderne et une Eglise vue comme une communauté dans laquelle on peut trouver le ressourcement spirituel et la vie sacramentelle. Pour moi, l’image de l’Eglise comme une maison où tout le monde se sent très en sécurité et où on trouve les réponses aux questions existentielles, morales, théologiques et philosophiques est à mettre en pratique.
La crise actuelle est une sorte de carrefour avec la possibilité d’une grande ouverture qui aboutira sûrement dans la douleur à une nouvelle forme de christianisme mature. Le Christianisme secoué, réveillé, touché par cette mauvaise passe pourra agir comme un médecin blessé, qui guérira le monde dont il fait partie et c’est une chance réelle pour l’avenir avec la forte conviction que : l’amour et la réconciliation sont les seules forces qui unissent sans détruire. La réforme de l’Eglise devrait être basée surtout sur la théologie spirituelle et avoir ses racines dans l’Evangile, où on trouve une proposition de vie en harmonie avec soi-même, avec la nature et avec Dieu.
Cette crise c’est aussi un Kairos, ce qui signifie la Chance, pour la société moderne marquée par Chronos (le matérialisme) qui cherche un solide point de repère afin de construire un bon avenir. Kairos, c’est aussi la chance pour l’Eglise de semer de bons grains pour transformer la société de consommation en société « Fratelli Tutti » (tous frères). Kairos, c’est enfin la chance pour ceux qui sont appelés à devenir prêtres de soigner dans l’« Hôpital de campagne » tous les blessés quelles que soient leurs blessures en étant des Bons Bergers de l’Evangile.
Qu’est-ce qu’une vocation ? C’est une parole avec une certaine densité dans l’expérience commune de la vie : de la conception personnelle d’une destinée à l’intimité de la vie spirituelle. Il est commun de comprendre la vocation comme une fin en soi : avoir trouvé une position sociale, professionnelle, un engagement. Les expressions « avoir la vocation ou pas » ou exercer un métier par « vocation » font partie du langage. Le terme lui-même de « vocation » se comprend comme un « appel » ou une inclination intérieure.
Ce qui m’intéresse dans ce mouvement de la vocation, c’est la relation qu’elle implique. L’appel n’est-il pas le signe d’une relation ? Il y a la personne qui appelle et celle qui entend et répond. Le baptême en soi est une vocation, un appel, une promesse qui devient une vie, qui marque ce que je suis. Le Christ appelle – murmure, suggère, invite – il y a une rencontre unique entre Lui et moi qui embrasse tout ce que je suis, telle que je suis en toute liberté. Ce qu’il y a d’unique, c’est que Lui sonde mon cœur et m’offre l’occasion de vivre au centuple, au-delà même de ce que je peux projeter, au-delà même d’une forme de réponse escomptée.
La naissance offerte par nos parents est aussi un appel, un appel à la vie. Le baptême reçu est un appel du Seigneur à devenir son enfant, et frère et sœur en Eglise ; tel un appel à une double filiation. Tout est donné dans un élan d’amour. Personnellement, ma vocation est signée de visages et d’évènements qui m’ont accompagnée et m’accompagnent tout au long de mon chemin. Elle a pris un état de vie spécifique que j’ai reconnu comme étant celui que j’attendais, elle m’a offert une compagnie vocationnelle, une Fraternité, une demeure. La passion pour le Christ m’a conduite à reconnaître sa passion pour moi. Elle me donne d’être moi-même et de m’ouvrir à l’autre, dans le respect de mon tempérament et de ma liberté, de mon rythme, en faisant croître mes talents et mon affection, me rendant consciente de mes limites et vulnérabilités, de mes maladresses et incohérences. Ma vie s’accomplit à vos côtés : ma famille et mes amies et amis, mes collègues, celles et ceux de rencontres circonstancielles et ponctuelles. Alors MERCI à vous toutes et tous !
Prière proposée par Jérôme Hauswirth | Photo : Flickr
Seigneur, notre vocation de baptisés est de laisser transparaître dans nos vies ton visage d’amour et de lumière.
Béni sois-tu pour toutes les personnes qui l’ont compris : celles qui donnent leur vie au service de l’Evangile et répandent ta joie et ton pardon ; celles qui consolent et soutiennent les gens tristes et affligés ; celles qui prônent le respect, la tolérance et la justice.
Béni sois-tu pour ces bergers et ces bergères selon ton cœur !
Tu nous appelles tous et toutes, Seigneur, à révéler ton amour pour toutes les personnes.
Dans le sacerdoce ou la vie consacrée ? Dans le mariage ou le célibat ?
Que ton Esprit nous aide à discerner ton appel et à répondre avec confiance et générosité.
Que par notre façon d’être et de vivre dans nos familles, au travail, dans nos communautés, nous donnions le goûtde te connaître.
Par l’abbé Willy Kenda | Photo : Marie-Paule Dénéréaz
Il y a plusieurs vocations : il faut d’abord considérer celle de l’Église (Mt 16, 18) – dont l’étymologie même signifie « appelée » –, puis celle de tout baptisé (1 Co 1, 2 ; Ep 4, 1.4), avant d’envisager sous ce vocable un engagement personnel dans un état de vie particulier (1 Co 12, 4-13).
De ce point de vue, prier pour les vocations, c’est d’abord et avant tout faire confiance à celui qui a dit : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Luc 12, 32)
C’est le courage de prier l’Esprit Saint qui sait agir efficacement avec la faiblesse des faibles et la petitesse des petits, afin qu’il renouvelle son Église, sa famille des petits et des humbles ; c’est en même temps le courage de ceux qui acceptent de se laisser bousculer par le Seigneur dont l’Esprit souffle où et quand il veut, le courage de ceux qui refusent de s’enfermer dans un modèle unique d’être Église !
La baisse des vocations est donc très compréhensible, à condition de ne pas restreindre ce mot « vocation » aux seules vocations des prêtres et des religieux, longtemps considérées comme les seules véritablement dignes de ce nom.
C’est certainement le mystère de renaissance de l’Église par son divin époux qui a dit : « C’est pourquoi, mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai du Val d’Akor (c’est-à-dire « de la Déroute ») la porte de l’Espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte. » (Osée 2, 16-17)
Le printemps sonne à la porte et une foison d’activités apparait ! Un retour aux Trois-Chêne avec une nouvelle équipe de jeunes, une expérience à chaque fois enrichissante, surtout avec une belle équipe de bénévoles toujours accueillante. John Joseph, un de nos jeunes, nous témoigne de la richesse de ces personnes malgré leur maladie, leur faiblesse : « Ils gardent leur foi et une grande espérance de s’en sortir ! » Ce service que je propose aux jeunes, dans le cadre du programme En chemin vers la confirmation est un service d’humilité. Bien sûr, nos jeunes sont en pleine forme et se mettre au service du plus faible est catéchétique, mais au-delà de cela il y a un impact de cœur à cœur, une rencontre de générations, un réel partage enrichissant qui valent bien des leçons de kt. !
Action humanitaire, John Joseph et quelques camarades de classe, Emmanuel, Ben et Sophie ont organisé une vente de pâtisseries délicieuses pour soutenir l’association Zara Sou à Madagascar. Un beau succès, des paroissiens généreux et des jeunes engagés, enthousiasmés !
Journée cantonale des confirmands ! Sacré défi que notre Pastorale Jeunesse et la Pastorale des Chemins nous mettent en place chaque année… avec, parait-il, chaque année du mauvais temps ! Près de 340 jeunes étaient présents et notre groupe des deux UP, Eaux-Vives / Champel et La Seymaz était quasi complet ! Quelques échos glanés de-ci de-là : « Je ne me suis pas ennuyé », « C’était finalement super ! » « On est nombreux… »
Je remercie infiniment nos jeunes, qui répondent présents malgré tout leur programme scolaire et autre… une belle équipe qui ne manque pas de ressort et de bonne humeur et une grande soif de foi !
Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : abbé Valentin Roduit
Le mois de mai est un mois de transition : il se situe entre la fête de Pâques qui a lieu ordinairement en avril et le mois de juin qui « sent » déjà la fin de l’année scolaire et l’approche des grandes vacances.
Du point de vue paroissial, c’est aussi le mois des messes des premières communions solennelles. Nous vous en parlerons dans le numéro qui paraîtra en juin.
Traditionnellement on appelle encore le mois de mai le mois de Marie : la piété populaire aime ainsi orner les statues ou les oratoires consacrés à Notre Dame par des bouquets de fleurs qui fleurissent justement à cette époque de l’année. C’est en ce sens que la première page de ce magazine présente une photo de Marie avec l’Enfant-Jésus.
C’est durant le mois de mai que nous fêtons en outre l’Ascension. Anciennement, durant les trois jours qui précèdent le jeudi de l’Ascension, avaient lieu ce qu’on appelle les Rogations. Pour plus de précisions vous pouvez vous reporter à la page 7 de ce magazine.
En ce numéro de L’Essentiel, vous pourrez découvrir entre autres (en page 6) l’annonce du Théocamp pour jeunes à Revereulaz (du 12 au 15 août), ainsi que du pèlerinage projeté à Rome en automne (du 23 au 27 octobre). Vous pourrez faire mieux connaissance avec la communauté des spiritains résidant à la cure de Vouvry avec le Père Joseph ou avec Arnaud (pages 14-15). En ce magazine nous vous parlons encore de ces messes qui ont voulu rassembler les familles des baptisés durant la fête de Pâques de l’année passée sur Collombey et sur Muraz (page 10) ou encore du groupe de sacristains et de fleuristes de l’église de Muraz (page 11). Nous ne voulons pas oublier non plus nos aînés, avec l’interview d’une centenaire (en page 9).
Bref, avec toute l’équipe de rédaction de ce magazine, je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un mois de mai béni !
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : cath.ch
Chère Lectrice, cher Lecteur,
« Tout est accompli ». Ces paroles sont les dernières de Jésus, en croix, dans l’évangile de Jean (Jn 19, 30). Les prochaines seront celles du Ressuscité, méconnaissable, et s’adresseront à Marie de Magdala : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 15).
Le désir de notre cœur serait de sauter hâtivement de l’une à l’autre, de l’effroi et du déchirement de la croix au réconfort de la présence du Christ.
Pourtant, c’est bien la croix, le symbole de notre foi. Celle qui, peut-être, orne une porte de notre foyer. Celle qui scintille à notre cou en un bijou précieux reçu pour une occasion spécifique. Celle que nous signons sur notre corps à l’entrée d’une église, notamment, et lors des célébrations en communauté, d’un seul cœur. Celle des sommets de nos clochers et de nos montagnes. Celle qui déplace notre regard et souvent nous fait lever les yeux.
C’est pour cette raison que, il y a de nombreuses années, lors d’une retraite dans l’abbaye cistercienne de Hauterive et devant de petites aquarelles d’un moine souhaitant rester anonyme, je choisis entre une superbe Annonciation et un Christ en croix cette dernière. J’acquière ainsi mon premier tableau : un carré de 18 cm au cadre doré et vieilli apportant une douce lumière à ce Jésus crucifié. Corps et croix bleus sur fond ocre, stigmates bordeaux, halo tenu entourant le frêle corps et un visage « ouvert » sur le support de papier granuleux que j’interprète, malgré une tête inclinée, comme une représentation d’un Christ glorieux, ressuscité, qui élève mon regard.
« Tout est accompli ». Vraiment ?
Cette parole, qui m’accompagne de longue date, vient me déranger bien souvent tant ma vie et le monde m’apportent maintes occasions de vérifier que tout n’est guère achevé et que le salut est ô combien nécessaire. Si parfois je l’oublie, prise dans un quotidien effréné, ce tableau réactive mon questionnement. Certes, « tout est accompli » du point de vue de l’Ecriture (Jn 19, 28), pourtant la portée des paroles du Christ, déjà opérantes est encore à venir. Et c’est là le terreau de notre confiance et espérance : par son incarnation, sa mort et sa résurrection, le Seigneur nous rend participatifs du salut de nos vies et du monde. Il nous offre l’Esprit Saint (Jn 20, 22), que nous célébrerons tout particulièrement le 28 mai prochain lors de la fête de la Pentecôte.
« Tout est accompli ». Du Vendredi saint à la Pentecôte, que ce temps pascal nous fortifie dans l’assurance d’un Seigneur présent dans notre quotidien, quelles que soient les situations que nous expérimentons, au cœur de nos vies, nous offrant son Esprit pour être au monde selon son exemple.
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