Le maître et le Big Bang

Georges Lemaître réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Qui était l’abbé Georges Lemaître (1894-1966), religieux, prêtre, mathématicien, cosmologue à l’origine de la théorie du Big Bang, c’est-à-dire l’explication scientifique de la création de l’univers, nommé par le pape Jean XXIII, en 1960, prélat domestique ainsi que président de l’Académie pontificale des sciences ? Einstein disait de lui qu’il était « celui qui avait le mieux compris la relativité générale » ! Beaucoup de physiciens, de nos jours, pensent qu’il aurait partagé le prix Nobel de physique avec Arno Penzias et Robert Wilson, s’il avait été vivant en 1978.

En octobre 2018, la communauté astronomique internationale lui a rendu un bel hommage en le reconnaissant de facto comme l’un des pères de la théorie du Big Bang et en recommandant de renommer la célèbre loi de Hubble en loi de Hubble-Lemaître.

Mais le Big Bang, qu’est-ce que c’est ? L’idée développée par l’abbé Georges Lemaître est que si on inverse la trajectoire de toutes les galaxies de l’univers et qu’on regarde où elles étaient dans le passé, on obtient une convergence en un point unique c’est-à-dire, un état initial de l’univers que Georges Lemaître a décrit comme « la théorie de l’atome primitif » et qu’on appelle aujourd’hui le Big Bang.

Cette théorie révolutionne notre perception du monde et de l’univers. Mais si l’on pouvait croire que cette même théorie réfute la création de l’univers par Dieu, Georges Lemaître a aussi été toute sa vie un fidèle serviteur de l’Eglise catholique, à la foi sincère et affichée. Science et religion ont été pour lui deux attitudes intellectuelles qu’il a réussi à faire cohabiter dans un seul homme, dans une seule vie. 

Fiat lux

Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le Big Bang est le « Fiat lux initial, l’instant où le cosmos est sorti de la main du créateur », George Lemaître n’est pas d’accord et réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés : il s’oppose donc à une vision concordiste de la science qui est un système d’exégèse consistant à interpréter les textes sacrés de la religion de façon qu’ils concordent avec les connaissances scientifiques de l’époque. La conséquence et le risque d’une telle attitude concordiste sont de conduire à l’immobilisme scientifique. 

Ainsi, le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ? Georges Lemaître répond : « Oui, à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. »

Courrier de lecteur

Peinture de l’artiste espagnole Berna Lopez.

Photo: evangile-et-peinture.org

A propos de l’article de Françoise Besson au sujet de « Janine » dans L’Essentiel d’avril 2023. 

Cet article m’a tout de suite touchée sans l’avoir d’abord lu, à cause de la photo du regard de Janine. Dans ses yeux, j’ai été plongée dans son monde intérieur tel que je pouvais l’imaginer : un monde aride de désespoir et d’enfermement. En découvrant à la fin de l’article les circonstances de la mort de Janine, un cri de révolte a jailli en moi.

Je découvre aujourd’hui que, si cette histoire m’a choquée, c’est que, moi aussi, il y a quelques années, j’ai souffert de cette terrible maladie qu’est la dépression. Mais contrairement à Janine, j’ai pu trouver une autre porte de sortie à cet enfer, et cela, non pas par mes mérites mais par l’accueil d’une discrète mais infinie tendresse de Dieu. Face à cet enfermement intérieur, minute après minute, j’ai reçu la confiance fidèle de certains proches, malgré leurs incompréhensions par rapport à mon vécu et mon comportement.

Malgré une certaine nuit de l’esprit, la foi de ma jeunesse a pu survivre et s’épurer. Souvent dans ma chambre, je prenais dans mes mains une icône de Jésus que j’appréciais. Je la mettais sur mes genoux et je posais mon visage en pleurs sur le sien. Alors je lui donnais TOUT de mon rien : mon impuissance, mes échecs, mes angoisses. Et toujours, j’étais restaurée parce que je sentais que Jésus était encore un étage en dessous de moi et qu’il me portait dans ses bras. Enfin, j’ai eu le cadeau d’être accompagnée par un excellent médecin qui, au fil des mois, a pu trouver une médication qui a pu renouveler mon cerveau bien endommagé. Alors, tout lentement, mon corps, mes émotions, mon intelligence ont repris leurs fonctions normales. Et, de petits progrès en petits progrès, je guérissais. 

Aujourd’hui, malgré certains symptômes résiduels, je suis heureuse ! Cette expérience m’a appris à rester au plus près du moment présent, dans une dépendance joyeuse à l’Amour de Dieu. J’aime beaucoup ce verset tiré du livre d’Isaïe (ch. 9, 1-2) : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse. »

Gros travaux en cours à l’église de Rueyres

Ils ont commencé à la mi-avril et seront achevés pour la mi-juillet: les importants travaux de rénovation de l’intérieur de l’église de Rueyres-les-Prés sont en cours et avancent normalement. Visite de chantier début mai.

Réunion de chantier avec l’architecte, des représentants des maîtres d’état et le représentant du Conseil de paroisse.

Par Claude Jenny | Photos: Raphaël Roulin

Chaque mercredi, les maîtres d’état de ce gros chantier se retrouvent sur place autour de Béatrice Clavel, architecte et en présence de Dominique Chassot, qui représente le Conseil de paroisse. Après les travaux extérieurs de stabilisation effectués en 2021 et qui ont été rendus nécessaires en raison d’un affaissement de la partie avant de l’édifice, c’est maintenant presque l’entier de l’intérieur de l’église qui fait l’objet d’une rénovation. 

Une réunion avec les paroissiens avait permis d’expliquer de manière détaillée la nature de cette rénovation et de lever certaines craintes. Car c’est vrai que, lorsque le chantier sera achevé, cette église retrouvera tout son lustre qui sera totalement conforme à sa configuration d’origine due au concepteur Fernand Dumas. Cette église, qui est rattachée à la Communauté de Notre-Dame des Flots (Rueyres-les-Prés, Montbrelloz, Forel) avait subi une première rénovation importante dans les années trente.

Les travaux actuels permettent de recouvrir les bas-côtés d’un crépi spécial et de changer la câblerie électrique. Mais la partie la plus délicate de cette rénovation consistera à refaire toute la peinture intérieure, en respectant strictement les couleurs d’origine. Par exemple, un bleu spécial dans le transept et le chœur. Un beige spécial viendra également habiller la nef. La porte en bois du fond de la nef sera reconstituée dans les règles par un restaurateur d’art.

Un budget de Fr. 150’000.– a été voté pour mener à bien ces travaux. Nous y reviendrons dans l’une de nos éditions de l’automne prochain.

Un prix Nobel pour deux

Mosaïque de Mariam Thresia exposée au musée du premier couvent qu’elle a fondé au Kerala.

Lorsqu’on pense à l’Inde, ses bidonvilles et ses nécessiteux, la figure emblématique de Mère Teresa s’impose à nous. Or, peu d’entre nous connaissent l’autre Thérèse – Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan – précurseure de l’œuvre de sa consœur en Christ.

Par Myriam Bettens | Photo : Augustus Binu

Très tôt déjà, elle souhaite se consacrer à la vie d’ermite, mais sa famille s’y oppose. C’est finalement à Puthenchira, dans le district du Kerala qu’un demi-siècle avant sa consœur et lauréate du prix Nobel de la paix, que Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1876-1926) œuvrera auprès des exclus et à l’éducation des filles. Cette dernière étant pour elle l’exemple même de la théologie de la libération en action… sans slogan.

Rompant avec la coutume de ne sortir de la maison qu’accompagnées d’hommes, Thresia et ses trois compagnes sillonnent les routes et visitent les familles dans le besoin. Une révolution pour un monde autant séculier que religieux, dont les critiques acerbes ne manquent pas de pointer ces « femmes qui descendent dans la rue » !

En 1903, Mariam Thresia demande à son évêque la permission de construire une maison de prière, mais le vicaire apostolique de Trichur lui suggère plutôt d’envisager de rejoindre une congrégation déjà existante. Elle ne ressent la vocation pour aucune d’entre elles, trop contemplatives face à son désir de servir. Finalement, en 1913, le vicaire l’autorise à construire une maison de prière et envoie son secrétaire pour la bénir. L’évêque discerne dans la vocation de Mariam Thresia qu’une nouvelle congrégation religieuse au service de la famille est en gestation. Le 14 mai 1914, il l’érige canoniquement et lui donne le nom de Congrégation de la Sainte Famille.

En moins de douze ans et avec une énergie indomptable, Mariam Thresia fait construire trois nouveaux couvents, deux écoles, deux foyers, une maison d’études et un orphelinat. A sa mort, en juin 1926, sa réputation de sainteté se répand rapidement et sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Elle est béatifiée le 9 avril 2000 par Jean-Paul II. Son intercession est invoquée par les familles en situation difficile et par les couples sans enfant de l’Eglise catholique romaine, syro-malabare et syro-malankare.

Comme l’épi nouveau

Jean-Pascal Genoud présidant la célébration de la Fête-Dieu 2022.

Texte et photo par Marion Perraudin

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme l’Amour qui dans le pain de Vie,
Pour fortifier le cœur qui se dépouille de tout
Et se fait tout humble pour reconnaître sa faim de la vraie Nourriture.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme sa Présence qui emplit de paix tout l’être
En creusant au fond du cœur le désir,
D’une rencontre de plénitude.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Mystère donné à contempler et à adorer à l’autel,
Dans la simplicité de la coupe et du pain,
Où le Christ Sauveur nous rejoint pour demeurer en nos vies.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Christ Vivant dans cette petite hostie,
Entre les mains pauvres du prêtre,
Vient reposer au creux de nos mains
Afin que nous devenions Celui que nous recevons.

Merci Seigneur pour tous nos prêtres, merci pour leurs mains qui célèbrent et bénissent.
Et qui au nom de Jésus donnent les sacrements, en particulier l’Eucharistie et le Pardon.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pascal qui ont consacré et donné Jésus Eucharistie.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Michel qui ont guidé ses confrères.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pierre qui vont conduire sa communauté au souffle de l’Esprit Saint.

La nouvelle croix de Châtillon bénite

Photo: Georges Losey

L’ancienne croix des missions, sise au cœur du village de Châtillon, avait subi les outrages du temps et menaçait même de s’écrouler. Son remplacement s’imposait. Ce qui fut fait et la nouvelle croix installée, mais encore fallait-il qu’elle soit bénie comme le veut l’usage. Pandémie oblige, cette cérémonie a été remise mais a finalement eu lieu le samedi 25 mars dernier et la nouvelle croix bénite par le curé de la paroisse, l’abbé Darius. Une cérémonie qui a été agrémentée par le chœur mixte de Lully-Bollion-Châtillon et suivie d’une agape (cjy).

En librairie – juin 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Conversion d’un athée
Cédric Longet

L’arrivée du sacré catholique, suite à une « effusion de l’Esprit Saint » en 2014, entre en conflit ouvert avec toutes les constructions intellectuelles passées de l’auteur, formées par la philosophie et tout spécialement celle de Nietzsche pour qui « Dieu est mort ». Désormais, Dieu le Père existe vraiment, Jésus existe vraiment, la Vierge Marie existe vraiment. Cédric Longet témoigne : « Mon entrée en Jésus est proprement pour moi une authentique révolution copernicienne : je découvre que tout gravite autour du soleil, et que ce soleil est une personne. » Ce livre est le détail de cette conversion.

Editions Les Unpertinents

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Le défi de Jérusalem
Eric-Emmanuel Schmitt

Après La Nuit de feu, où Eric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu’il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu’à la surprise finale, à Jérusalem, d’une rencontre inouïe avec ce qu’il nomme « L’incompréhensible ».

Editions Albin Michel

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Le Dieu de Dostoïevski
Marguerite Souchon

Dans cet ouvrage, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les évènements marquants de sa vie et montre comment la foi de l’auteur russe est le fruit d’un long et sinueux cheminement. L’auteur plonge aussi le lecteur dans l’œuvre du romancier russe et y décèle les traces de cette quête spirituelle. Dans ce parcours qui va des œuvres les plus connues, comme Les frères Karamazov, aux plus confidentielles comme Les carnets du sous-sol, le lecteur est conduit dans la découverte d’un esprit amoureux du Christ. Cet ouvrage est une porte d’entrée pour découvrir tant Dostoïevski que son œuvre. 

Editions Première Partie

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L’empreinte transfigurée
Brunor

Pour la première fois, une bande dessinée relate les différentes étapes de cette grande enquête à propos du suaire de Turin. Elle révèle 20 énigmes pour l’intelligence qui constituent non pas des preuves, mais autant d’indices qui permettent au lecteur de se faire sa propre idée sur la question. Nous avons la surprise de découvrir les réponses éclairantes apportées par la recherche à d’autres questionnements essentiels où foi et raison sont en dialogue. Ce grand drap de lin n’a pas fini de nous surprendre et cet ouvrage y contribue pleinement.

Brunor Editions

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Pour commander

Venons à Jésus-Eucharistie!

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit

Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…

Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires. 

Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand ! 

Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant ! 

Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.

La Bible pour mieux marcher au quotidien

Chaque jour, la Parole de Dieu se donne pour qui souhaite s’en nourrir. Elle est accessible même si nous n’avons pas de Bible. Elle est disponible sur les sites internet, les journaux, les médias et bien sûr à chacune de nos eucharisties. De nombreux récits sont connus depuis notre enfance. Chacun de ces textes nous parle en fonction de nos âges, de nos situations de vie et du moment vécu. Aujourd’hui, en ce temps pascal, j’ai envie d’échanger avec vous sur le texte des disciples d’Emmaüs en Lc 24, 13-35. 

Par Marianne Berset | Photo: DR

Depuis le troisième dimanche de Pâques, ce texte a inondé nos eucharisties. Dans ce récit, Luc souligne l’attitude de deux disciples quittant Jérusalem après la mort de Jésus.

Désespérés, ils se dirigent vers le village d’Emmaüs…

Tout tristes, ils retournent chez eux en discutant de tout ce qui s’est passé et parlent de leur souffrance car leur espérance en ce libérateur d’Israël s’en est allée. Jésus est mis au tombeau. 

Je pense que souvent nous leur ressemblons. Nous restons rivés sur nos problèmes et nous oublions que Jésus marche à nos côtés.

Jésus s’approcha et marchait avec eux…

Magnifique la délicatesse de Jésus, il s’intéresse à eux, les écoute. Il les aide à dire tout ce qu’ils ont sur le cœur. La pédagogie de Jésus est géniale : en laissant les deux disciples « vider leur sac » ils arriveront mieux à accueillir le message d’espérance que Jésus leur donne. Cet exemple de Jésus est aussi pour nous un apprentissage à l’écoute en silence de l’autre pour mieux réconforter et soulager.

Il leur expliqua dans la Parole de Dieu tout ce qui le concernait…

Les deux disciples sentent que leur cœur est tout brûlant lorsqu’il leur explique les Ecritures ? En se tournant vers Dieu, en écoutant sa Parole, l’espoir revient.

Reste avec nous

Jésus accueille l’invitation. Quelle réponse je donne aux demandes des autres dans nos vies si effrénées ? L’Evangile nous invite à savoir nous arrêter pour écouter Jésus qui nous parle et prendre du temps pour ceux qui nous entourent.

Il prit le pain, le rompit et le leur donna… alors ils le reconnurent

Jésus effectue un acte, il les renvoie au dernier repas, à ce dernier moment d’intimité avec Lui. Jésus fait toujours ceci avec nous à chaque messe. Par la Parole, il nourrit notre intelligence. Par le partage du pain, il nourrit notre cœur pour que grandisse en nous la présence de Jésus Ressuscité.

Ainsi, restons conscients que le Christ ressuscité est présent dans nos vies. Ouvrons notre regard afin de savoir le reconnaître pour que grandisse l’Amour avec lui mais aussi les uns envers l’autre.

La messe, une vitrine de l’Eglise à aménager

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Chrystophe Rakotondranaivo

Mettons-nous dans la peau d’une personne non initiée à la doctrine chrétienne ou aux pratiques religieuses de l’Eglise catholique qui s’aventurerait dans une église au moment de la messe.

Dans l’immense majorité des cas, elle trouvera une assemblée clairsemée et composée surtout de fidèles d’un âge certain, comme celui du célébrant. Elle entendra des chants avec ou sans accompagnement musical presque toujours tristement en mineur et entendra des phrases ou des textes dont les mots seront incompréhensibles si elle n’a pas effectué un parcours initiatique de longue durée…

Et ce qu’elle comprendra parlera beaucoup de péché, de culpabilité, de supplications de pardon de nos manquements, de rachat de nos fautes…

Elle risque fort de quitter la cérémonie avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle tristounet et bien éloigné de notre réalité quotidienne, suivi par des participants peu enthousiastes. 

Il est dès lors peu probable qu’elle soit poussée à s’intéresser davantage au Christ et à son Message qu’est censée annoncer et célébrer la messe !

Or, la messe est une vitrine pour notre Eglise et comme telle devrait inciter ceux qui ont l’occasion d’y assister à découvrir ce qui leur est proposé ! Comment devrait-elle se dérouler ?

Avant tout, elle doit être belle : la beauté parle de Dieu. Elle nous aide à nous élever et à nous approcher de Lui. Il faut de la lumière et des décorations, mais surtout de la musique ou des chants joyeux avec des paroles au goût du jour comme il en existe un grand registre.

Elle devrait comporter, en plus de l’émouvant baiser de paix, d’autres gestes tel le salut initial de ses voisins, qui sont des sources d’échanges fraternels et communautaires.

Mais surtout, il faudrait revoir le choix des textes qui y sont lus, notamment vétéro­testamentaires, qui n’ont de signification que pour les historiens des religions et réviser le langage utilisé dans bon nombre de formules ! 

Que signifie par exemple pour un non-­initié la phrase « être invité au repas des noces de l’agneau », parmi tant d’autres ? Ou comment prendre au sérieux l’invitation de Jésus lors de la Cène lorsqu’Il dit « buvez-en tous » alors que tel est rarement le cas ?

Il faudrait également expliquer aux fidèles certains gestes liturgiques et bon nombre d’expressions utilisées, par exemple le mot « péché » qui revient constamment ! Le remplacer par des mots courants illustrant le fait de « ne pas avoir su aimer » ne lui donnerait-il pas un sens plus compréhensible ?

Et puis, ne pourrait-on donner un autre sens à la messe que celui qui a trop souvent cours, en mettant l’accent sur la célébration dans la joie de la résurrection du Christ, en Le remerciant pour tout ce qu’Il nous a donné et nous donne encore et en cherchant à se rapprocher de Lui plutôt que de macérer dans le rappel de nos « péchés » ou de ceux du monde en espérant une miséricorde divine ?

Enfin, nous réjouir d’y participer ! Voir des fidèles joyeux, enthousiastes et lumineux irait à l’encontre de l’opinion de Nietzsche sur les chrétiens (« Je croirais en leur Dieu si ils avaient l’air un peu plus sauvés ») et serait un magnifique témoignage du bonheur que devrait nous procurer l’Amour du Christ !

On peut toujours rêver… heureusement, il existe quelques exceptions !

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

L’assemblée de paroisse  a avalisé les comptes 2022

Le Conseil de paroisse dans sa nouvelle composition de neuf membres. De gauche à droite : Sophie Ding, Alexandre Duc, Marie-Christine Mota, Alexandre Bersier, Christiane Volery, Stéphanie Verdon, Mireille Duc, Michel Clément et Dominique Chassot.

La traditionnelle assemblée paroissiale ordinaire, dite des comptes, s’est déroulée le 26 avril dernier au Centre des Focolari à Montet. Une assemblée rondement menée sous la présidence d’Alexandre Duc, qui a vu la soixantaine de membres présents avaliser à l’unanimité l’ensemble des comptes de fonctionnement pour l’année 2022 et plusieurs comptes d’investissements. Ce fut aussi l’occasion de remercier les conseillers de paroisse sortants et d’accueillir les trois nouveaux membres qui ont été assermentés le samedi 29 avril et sont entrés officiellement en fonction le 1er mai.

Par Claude Jenny | Photo: Georges Losey

Une excellente santé financière

Il appartint à Daniel Baudin de présenter pour la dernière fois les comptes détaillés de la paroisse pour 2022. Des comptes qui attestent d’une excellente santé financière et n’ont pas appelé la moindre question ou objection de la part de l’assemblée. La commission financière, par la voix de son président, Michel Losey, s’était exprimée dans le sens d’une acceptation sans condition. Les comptes de fonctionnement pour 2022 ont dès lors été votés à l’unanimité. Des comptes qui, hormis quelques petits écarts inévitables, sont en quasi conformité avec les montants budgetés.

Ces comptes, s’ils bouclent avec un tout petit bénéfice, attestent néanmoins que tout va bien dans « le ménage financier paroissial » ! Avec des charges pour 3,760 millions et des recettes pour 3,776 millions. Donc un mini bénéficie de Fr. 16’000.– environ. Mais il faut interpréter ce résultat en sachant qu’un montant impressionnant de Fr. 900’000.– a été affecté aux réserves : Fr. 600’000.– pour l’entretien des lieux de cultes et Fr. 300’000.– pour les travaux aux autres biens patrimoniaux de la paroisse. 

Les chiffres du bilan sont tout aussi bons avec notamment des actifs circulants de 7,036 millions et des actifs immobilisés de 2,21 millions et un total d’actif global de 11,204 millions. Le poste des réserves grimpe au bilan à 2,388 millions. De quoi financer avec les fonds paroissiaux les 2 millions de travaux votés lors de l’assemblée de l’automne dernier. 

Une situation financière très enviable pour la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Et si elle a versé 1,093 million à la Caisse des ministères et à la Corporation ecclésiastique cantonale, elle a par contre encaissé pas moins de 2,830 millions d’impôts sur le revenu et la fortune des paroissiens et des entreprises. A Fribourg, l’impôt ecclésiastique offre une manne confortable aux paroisses.

Des remerciements et des applaudissement sont venus signifier l’excellent travail accompli par le Conseil de paroisse et en particulier de la boursière, Séverine Rey-Pillonel qui a dû compiler des milliers de chiffres pour, tout au long de cette législature, réaliser l’intégration de douze comptabilités paroissiales en un seul « package comptable ». 

Conseil de paroisse : sortants fêtés…

Cette assemblée de printemps a été l’occasion de prendre congé et de remercier les six membres du Conseil de paroisse qui quittent cet organe suite à l’élection tacite de cette automne (voir le magazine paroissial de février 2023). Fleurs et bouteilles sont venues récompenser Fabienne Bondallaz, de Vuissens ; Denyse Chanex, de Cheyres ; Véronique Christinaz de Nuvilly et Marie-Madeleine Marcuard de Cugy ainsi que Daniel Baudin d’Estavayer et Denis Rossier, de Font-Châbles.

… et nouveaux accueillis

Passant de 12 à 9 membres, le nouveau Conseil de paroisse est composé de 6 anciens membres et de 3 nouveaux qui ont été officiellement accueillis. Il s’agit de Marie-Christine Mota, d’Estavayer ; Alexandre Bersier, de Cugy et Michel Clément d’Estavayer. Le nouveau Conseil de paroisse in corpore a été assermenté le samedi 29 avril lors d’une célébration présidée par l’évêque du diocèse et qui a réuni pas moins de 520 conseillers en l’église de Siviriez. Le Conseil de paroisse a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition le jeudi 4 mai et est donc entré en fonction pour une nouvelle législature de 5 ans.

Représentants à la CEC réélus

L’assemblée avait à élire pour une nouvelle législature ses deux représentants à la Corporation ecclésiastique cantonale – plus couramment appelée la CEC. Aucune nouvelle candidature ne s’étant proposée, les deux actuels délégués, Marie-Claude Fontaine, de Nuvilly, et Carlo Bonferroni, de Montbrelloz, ont accepté de rempiler et ont donc été réélus comme représentants de la paroisse dans cet important organe de l’Eglise fribourgeoise.

« Nous avons rendu possible l’impossible »

Pour cette dernière assemblée en tant que membre et vice-président du Conseil et titulaire du dicastère des finances, le Staviacois Daniel Baudin a tenu à adresser un message touchant à l’assemblée. Dans une formule choc, il a relevé que, durant ce quinquennat faisant suite à la fusion, l’équipe du Conseil de paroisse avait « rendu possible ce qui a priori ne l’était pas » ! C’est-à-dire faire de 12 paroisses une seule entité !

Et il a relevé avec force que le Conseil de paroisse, tout en œuvrant à 12, voire 15 personnes lors de certaines réunions, était parvenu à conserver une excellente ambiance au sein de l’équipe, les représentants de toutes les communautés tirant à la même corde. « Et ce n’était pas gagné d’avance ! » lança-t-il. « Un énorme travail a été fait et la paroisse est sur de bons rails. Il s’agira pour le nouveau Conseil d’affiner le travail qui a été fait » a-t-il pu constater avec satisfaction.

Une proposition pour fêter le jubilé de la Saint-Bernard

Le 15 juin 2023, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année de festivités qui marqueront le centenaire de la proclamation de saint Bernard, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Quoi de mieux qu’une randonnée spirituelle accompagnée. Une manière de découvrir, se ressourcer tout en faisant place pour l’intériorité et la contemplation.

Par Myriam Bettens | Photo : Hospice du Grand-Saint-Bernard

Randonnée de l’Abbaye de Saint-Maurice à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un chemin de randonnée certes, mais également un chemin de témoignage entre deux congrégations historiques. Partant de l’Abbaye de Saint-Maurice, les marcheurs emprunteront les sentiers du Tour des Dents du Midi, puis ceux de la vallée du Trient et du Haut Val d’Entremont pour terminer à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Du lundi 24 au 29 juillet 2023, tarif Fr. 980.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Randonnée en étoile autour de Thônes

Une semaine de randonnée en étoile dans les paysages variés, parfois sauvages et tourmentés de la région de Thônes. Une semaine avec un fort accent culturel sur les traces de Saint-Bernard de Menthon avec la découverte du château du même nom ou de l’abbaye de Tamié. Du lundi 4 au samedi 9 septembre 2023, tarif Fr. 800.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Fête des jubilaires de mariage

A l’instar du couple Rithner, trois autres couples fêtent leurs noces d’orchidée (55 ans).

Le dimanche 7 mai fut l’occasion d’une belle fête pour célébrer les jubilaires de mariage. Une trentaine de couples ont répondu à l’invitation et ont reçu la bénédiction solennelle durant la messe. Les festivités se sont poursuivies par un apéritif et un repas à la Maison des Jeunes.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Leo Ferraro

Qu’ils aient cinq ou soixante-cinq ans de mariage, les couples se donnent la main comme au jour de leur mariage. Ensemble, ils renouvellent leurs promesses et reçoivent la bénédiction de Dieu, devant une assemblée paroissiale réjouie. Le curé Jérôme conclut la messe en énumérant un décalogue de la famille : 

1. Ne jamais nous irriter les deux en même temps.
2. Jamais de cris entre nous.
3. Si l’un des deux doit l’emporter, permets que ce soit l’autre.
4. Ne vous lancez jamais à la figure les erreurs du passé.
5. Si tu dois critiquer, fais-le avec amour.
6. Ne sois jamais négligent envers les tiens.
7. Ne terminez jamais la journée avec un désaccord non résolu.
8. Au moins une fois par jour, dis quelque chose de beau, de sympathique, d’agréable à ton conjoint.
9. Si tu as fait quelque chose de mal, admets-le et demande humblement qu’on t’excuse.
10. Deux ne peuvent se disputer si l’un des deux ne veut pas. 

Nous saluons l’engagement et la disponibilité des bénévoles ainsi que du couple organisateur, André et Anne-Marie Premand. Si chacun s’est senti accueilli, c’est grâce à eux qui avaient pris soin, depuis plusieurs semaines, d’orchestrer cette journée avec délicatesse et attention.

Fête paroissiale : SAVE THE DATE. 2 SEPTEMBRE 2023

La fête paroissiale de Monthey est une journée conviviale en début d’année pastorale pour se retrouver. Annulée deux fois à cause de la pandémie, elle aura lieu le samedi 2 septembre. Réservez la date et venez passer cette journée avec nous.

Pour cette nouvelle édition, nous avons prévu des activités autour de notre patrimoine religieux et culturel de Monthey. Nous avons des richesses architecturales et culturelles chez nous à découvrir : l’Eglise paroissiale, la chapelle du Pont…

En collaboration avec l’office du Tourisme, nous organisons trois visites durant la journée : 
–> Le matin, un grand tour pour les passionnés.
–> L’après-midi, une version raccourcie des incontournables.
–> A 15h30 : une visite visuelle statique dans l’Eglise avec des photos. 

Dès midi, nous pouvons nous restaurer sur place avec grillade et raclette offertes à tous.
Comme les autres années, des stands permanents : les ateliers Tricots, la brocante, les gâteaux et douceurs.

Pour les enfants
Pendant que les adultes visitent notre patrimoine religieux, les enfants sont invités à un grand jeu de piste dans les alentours de l’Eglise. Passage secret, énigmes, et autres surprises les attendent.

Ce sera aussi l’occasion de placer notre année scolaire sous le regard de Dieu en participant à la messe d’ouverture de la catéchèse à 17h.

Décès subit du sacristain Carl Frauenknecht

Au moment où nous bouclons ce magazine, début mai, nous avons appris avec tristesse le décès survenu subitement le mercredi 3 mai, à l’âge de 67 ans, de Carl Frauenknecht, l’un des trois sacristains de la collégiale. Entré en fonction l’année dernière, il avait pris très à cœur cette activité à temps partiel et avait encore assuré son service le week-end précédent son décès lors des premières communions. Toute la communauté paroissiale, et en particulier celle d’Estavayer, présente ses sincères condoléances à sa famille et regrette la disparition de cet homme affable et toujours disponible pour assurer sa part de service de sacristain à la collégiale (cjy).

Aux frontières du réel

Suffit-il juste de voir pour croire ? Le festival de films IL EST UNE FOI de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) a consacré sa 8e édition à la thématique des miracles dans le cinéma. Entre expériences et interprétations, la conférence inaugurale a mis le miracle à l’épreuve du réel.

Texte et photos par Myriam Bettens

Ce lundi soir de mai, les invités des rendez-vous cinéma de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) ont expérimenté, dans leur chair, ce que qualifie Thierry Janssen, médecin-psychothérapeute, de « logique de la Vie, qui nous dépasse complètement et suffit pour croire aux miracles ». Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle ! En effet, c’est, littéralement, les yeux fermés que les participants ont entamé la conférence inaugurale de la 8ème édition du festival IL EST UNE FOI par l’entremise de Marie Cénec, pasteure et modératrice de la soirée. Elle a invité le public « à prendre une minute pour écouter son cœur », rappelant par cet exercice que le premier miracle est d’avoir un cœur battant. 

Au côté de Thierry Janssen, la Fribourgeoise Eliane Baudois acquiesce et partage avec le public sa propre expérience du miracle. Sa fille, Virginie, âgée de vingt-deux mois, a survécu à un accident agricole en 1998. Juchée sur le tracteur que son grand-père conduit, la petite chute et passe sous les roues de l’engin. Inerte, l’aïeul la croit perdue. « La poupée de chiffons » qu’il tient entre ses mains se met alors à pleurer. Le grand-père remercie immédiatement Marguerite Bays dont il avait invoqué le secours. Reconnu comme tel, ce miracle permettra la canonisation par le pape François, en 2019, de la bienheureuse paysanne et couturière de Siviriez (FR) [le village de la famille Baudois, ndlr.]. A ces mots, Thierry Janssen se tourne vers elle : « Il y a toujours une partie de moi qui essaie de détecter dans ce type de témoignage ce qui relève du non-spirituel », car pour lui « ces phénomènes miraculeux sont comme des failles qui viennent interroger notre vision de la réalité ». Il souligne, par ailleurs, le côté rassurant du complexe « procès en canonisation » instruit par la Congrégation pour les causes des saints dont Jean-Pierre Conus, président du Conseil de la Fondation Marguerite Bays, a été l’observateur privilégié. Celui-ci se récrie : « Un miracle, cela ne tombe pas du ciel comme ça ! ». Il réalise une seconde trop tard ce qu’il vient de dire, la salle est déjà hilare. Cet élan spontané fait également sourire Emmanuel Tagnard, journaliste et co-modérateur. « Lorsqu’on entend un témoignage comme celui d’Eliane Baudois et de Jean-Pierre Conus, on devient soi-même témoin », juge-t-il bon d’ajouter.

« Cela vient remuer, mettre une sorte de chaos en moi, mais cela m’invite à trouver une nouvelle façon d’organiser ma pensée », déclare Thierry Janssen. « Qu’est-ce qui est naturel et surnaturel ? A vrai dire, la frontière n’est pas si claire. De nombreux éléments dans notre vie viennent questionner notre compréhension de la réalité et du réel. Nous avons chacun une réalité différente, or le réel englobe toutes ces réalités ». Le miracle oblige à composer avec ce qui est de l’ordre de l’invisible et de l’inexplicable, avec ce qui souvent échappe à la médecine et même à la science « parce qu’il fait brèche dans le réel et fait éclater les limites fixées », glisse la modératrice. Le miracle, de par son étymologie, convoque le regard, puisqu’il provient du latin miraculum, lui-même tiré de mirare et qui signifie regarder et admirer. Il fait « voir l’invisible ». En plus de dévoiler et de bousculer, il peut aussi prendre la forme d’un cadeau empoisonné, voire dangereux, lorsqu’il est instrumentalisé et devient le but de la foi, de la prière ou de l’existence chrétienne. Car le mirage, tout comme son proche cousin le miracle, ne nous propose, lui, qu’illusions.

Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle…

Premières communions à Monthey et à Choëx

A genoux près de l’autel, lors de la consécration.

Photos: Suzy Mazzanisi

Une cinquantaine d’enfants ont reçu pour la première fois le corps de Jésus sur les paroisses de Monthey-Choëx, lors de trois célébrations différentes (les 13 et 14 mai à Monthey et le 18 mai à Choëx). 

La fête fut belle, les sourires étaient au rendez-vous et la joie fut communicative. 

Le soleil a certes manqué, mais heureusement la pluie aussi.

Le nouveau Conseil de paroisse a été assermenté

Plus de 520 conseillères et conseillers de paroisses – dont les neuf conseillers de la paroisse Saint-Laurent-Estavayer – ont été assermentés samedi 29 avril dernier à l’église Saint-Sulpice de Siviriez, lors d’une eucharistie présidée par Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Mireille Duc, assermentée pour le nouveau Conseil de notre paroisse, a participé à la cérémonie également au moment de la prière universelle.

Par Véronique Benz, responsable de la communication de l’église fribourgeoise
Photos : Joao carita, collaborateur au service de la communication de l’église fribourgeoise

« Nous sommes tous différents, mais nous avons quelque chose qui nous relie les uns aux autres. Nous sommes tous baptisés, aimés par Dieu. Et c’est par votre baptême que vous allez être envoyés au service de nos paroisses. » Par ces mots Céline Ruffieux, représentante de l’évêque pour la Région diocésaine Fribourg francophone, a accueilli les conseillers de paroisses en l’église de Siviriez le samedi 29 avril. Sur les 549 conseillers de paroisses élus, 522 étaient présents pour la célébration de l’assermentation, autant dire que l’église où repose la châsse de sainte Marguerite Bays était comble et l’ambiance festive.

A la suite de Marguerite et de Catherine

« Je vais vous poser une question que je pose à tous les confirmands », annonce l’évêque lors de son homélie. « Qu’est-ce que cela signifie d’être chrétien ? Etre chrétien, c’est être avec le Christ. J’ose croire que c’est la réponse que chacun d’entre nous aurait dite ! » Mgr Charles Morerod a mis en évidence l’exemple de deux saintes femmes, Marguerite Bays et Catherine de Sienne dont c’était la fête le 29 avril. Qu’ont donc en commun Marguerite qui a vécu pauvrement dans les difficultés familiales et Catherine, docteur de l’Eglise et ermite ? « Elles ont toutes les deux été des témoins, des signes d’espérance. Elles croyaient que Dieu pouvait tout faire et tout transformer
et agir à travers nous. C’est sur lui que nous devons compter et pas d’abord sur nous-mêmes. » C’est en prenant exemple sur ces saintes femmes que l’évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg nous invite à construire l’Eglise de demain.

Un service d’Eglise

Après avoir juré en présence de Dieu, Père, Fils et Esprit de remplir fidèlement leur charge, les conseillers ont reçu la bénédiction de l’évêque. « Bénir c’est dire du bien, c’est vouloir le bien de l’autre, précise Céline Ruffieux. Dieu est source de toutes bénédictions. Nous ne sommes pas là pour nous-mêmes. Nous sommes envoyés pour une mission d’Eglise. Vous ne serez donc pas seuls face à la tâche. »

A la fin de la cérémonie, le conseiller d’Etat Didier Castella a pris la parole. Tout en remerciant les conseillères et conseillers pour leur engagement au service de la communauté, il a relevé quelques-uns des défis qui attendent les conseils de paroisses dans les années à venir, notamment la révision de la loi Eglise-Etat et l’avenir de l’impôt ecclésiastique. En avouant qu’il était fier d’être catholique, Didier Castella a souligné l’importance du travail de l’Eglise pour le bien commun, la paix sociale et confessionnelle.

Elections

Cette année était pour l’Eglise catholique dans le canton de Fribourg une année d’élection. Sur les 107 paroisses du canton, 99 ont eu une élection tacite complète. Parmi les 549 conseillers élus, il y a 155 nouveaux conseillers et 394 anciens qui poursuivent leur mandat.

« Faite cela en mémoire de moi » (Marc 14, 24)

Texte et Photos par Astrid Belperroud

A TABLE ! Tout est dit ou presque ! Vivre c’est oser des expériences, se risquer… Jésus en est un témoin et un modèle pour chacun de nous et alors que nous sortons du Carême, en ce Mercredi saint, nous avons souhaité vivre et déguster le dernier repas de Jésus : le SEDER. Repas traditionnel de la Pâque juive avec en introduction le récit de l’Exode, magnifiquement conté par Sabrina et guidé par notre célébrante du jour, Catherine et notre animatrice Virginie. Les jeunes de nos deux UP, Eaux-Vives Champel et la Seymaz ont dégusté ce délicieux repas.

Merci à nos cuisinières et animatrices du jour : Catherine, Virginie, Sylviane, Sabrina, Anne-Marie et Astrid.

Merci Marek!

Texte et photo par Jean-Michel Moix

La nouvelle est tombée ce printemps. L’abbé Marek Glab, originaire de Pologne, et vicaire sur Monthey-Choëx depuis l’automne 2018 va quitter nos paroisses du diocèse de Sion, pour partir à nouveau en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Burkina Faso, en tant que prêtre « fidei donum ». L’abbé Marek connaît déjà l’Afrique (avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso) pour y avoir « missionné » précédemment avant de venir en Valais.

Avant son départ, agendé pour la fin août, nous avons voulu recueillir ses sentiments. L’abbé Marek, en guise de « testament spirituel » nous a donc transmis ce texte (ci-dessous) qui s’intitule « Amitié avec Jésus ». 

Nous te remercions, cher Marek, pour ton engagement durant de nombreuses années, au service de notre diocèse (sur Chamoson et sur Monthey-Choëx) et nous te souhaitons un fructueux ministère en Afrique ! 

Amitié (avec Jésus)

Par Marek Glab

Lorsque nous parlons de quelqu’un comme d’un « ami », il s’agit d’une personne proche, à qui nous pouvons nous confier, en qui nous avons confiance ; quelqu’un qui nous aide et ne nous abandonnera pas dans les moments difficiles. Souvent, un ami est quelqu’un qui répond à nos attentes, connaît nos besoins et sait comment les satisfaire. Les amis, nous les choisissons ; ils sont des partenaires, nos égaux. Les avantages de l’amitié profitent généralement aux deux parties. Comment pouvons-nous comprendre les paroles de Jésus dans ce contexte : « Je ne vous appelle plus serviteurs… je vous appelle mes amis… » ? (J 15, 12-16). Il semble que la description de l’amitié ne corresponde que marginalement à ce qu’est l’amitié avec Jésus. Que pouvons-nous Lui donner qu’Il n’aurait pas déjà ? Nous savons que Dieu sera toujours plus grand que nous. Il est donc plus facile d’assumer la position de serviteur par rapport à Lui. C’est généralement le cas dans les autres religions. C’est pourquoi les paroles de Jésus : « Je vous appelle mes amis » peut prêter à confusion. Il nous appelle amis ? Pourquoi ?

Jésus nous a révélé ce qui est le plus précieux pour Lui : l’amour du Père. Et au nom de cet amour, Il nous a invités à entrer dans une relation profonde et intime avec Lui-même, fondée sur une confiance qui exclut la peur. Il nous a fait entrer dans les mystères de Dieu, nous permettant de connaître son vrai visage, son cœur toujours aimant, son amour toujours généreux qui, lorsqu’il est rejeté, provoque une douleur incompréhensible. Etre un ami de Jésus signifie aimer ce qu’Il aime. C’est Jésus qui fait toujours le premier pas vers nous, pour nous conduire à la maison du Père. Au cours de ce voyage, il y a des miracles, il y a de la joie, mais il y a aussi la souffrance et la mort par amour.

L’amitié, la relation avec un ami, doit être soignée. C’est comme une plante qui, sans eau et sans soins, se fane. Il en va de même pour l’amitié avec Jésus. L’Eucharistie et la Parole de Dieu sont ce qui renouvelle cette amitié, la fait grandir et porter du fruit. C’est grâce à eux que nous pouvons en expérimenter les fruits ici sur terre.

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