Un écran TV pour l’église de Monthey

Cela ne vous aura pas échappé, un immense écran TV est désormais fièrement suspendu au mur latéral droit de la nef de l’église de Monthey. Après Muraz et Collombey, la remontée du Rhône se poursuit, voilà désormais le chef-lieu des églises paroissiales qui a elle aussi comme son air d’édifice 2.0 😊 Rencontre avec le curé Jérôme Hauswirth pour mieux comprendre ces changements.

Interview réalisée par Valentin Roduit | Photos : Jérôme Hauswirth, DR

Jérôme, pourquoi mettre une TV dans l’église ?
Il y a quelques années, nous avions fait l’expérience d’afficher les chants par un beamer portable à Collombey. Ce fut très apprécié par les paroissiens, mais c’était lourd ! Il fallait tout installer et démonter avant et après chaque célébration. Avec la pose de ce matériel fixe, nous sommes beaucoup plus confortables, tant en termes de qualité d’image que d’économie de temps de préparation. Il suffit désormais de tout préparer à domicile et par une simple clef USB ou son portable, on peut tout gérer très facilement. Cela va permettre d’afficher les chants ou de passer une vidéo. Cela correspondait clairement à une attente.

Oui, mais le prêtre ne peut pas à la fois célébrer la messe et gérer l’image projetée…
De fait, je compte sur les grands servants de messes pour assurer ce nouveau service.

Peut-on afficher autre chose que des images fixes ?
Oui, l’avantage de ces nouvelles installations est qu’elles permettent non seulement de regarder un power-point (une série d’images) mais plus encore de visionner des vidéos, avec un son qui sort directement des haut-parleurs de l’église ! On peut aussi utiliser la TV pour mettre en évidence une affiche en début de messe.

Et que pensez-vous projeter ?
En l’état, je pense d’abord à la liste des chants de la messe et aussi des vidéos réalisées par l’assistant pastoral F.-X. Mayoraz. Ce sont de très beaux montages, mettant en avant des jeunes de notre région et qui témoignent de leur foi. Mais à terme aussi de courts enseignements, des messages vidéo de notre évêque ou du Pape. Et pour les grandes occasions où l’affluence est plus large que d’habitude, nous projetterons aussi les réponses de la messe, pour permettre que tout le monde se sente à l’aise.

Et combien coûtent ces installations ?
C’est à la fois beaucoup et très peu. La gigantesque télévision de plus de 2 mètres de diagonale revient avec toute l’installation à près de Fr. 7’000.–. Autant dire que si les prix n’avaient pas autant baissé ces dernières années, jamais l’acquisition d’une telle TV n’aurait été dans nos possibilités. 

Merci et au plaisir de voir ces nouvelles technologies à l’œuvre !

Une proposition pour découvrir des personnalités inspirantes

Inspirées et inspirantes ! Nous avons tous à l’esprit au moins une de ces personnes que nous qualifions volontiers d’icône ou de modèle. Elles sont de celles qui poussent à avancer, nous donnent du souffle et de l’énergie. Nous vous proposons de découvrir ci-dessous trois d’entre-elles au travers de biopics originaux.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Une rose à Auschwitz

Le biopic dont la sortie est programmée pour le 21 avril en DVD et VOD retrace l’histoire vraie d’Edith Stein. Cette philosophe et féministe juive allemande s’est convertie au christianisme et est devenue religieuse. Morte à Auschwitz, elle a été élevée au rang de sainte et martyre, puis est devenue la patronne de l’Europe avec le nom de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix.

Faustine, apôtre de la miséricorde

Ce film biographique se déroule dans les années 1930 et suit les traces de sœur Faustine. Celle-ci reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine.

Le métis de Dieu

Exceptionnel destin que celui de Jean-Marie Lustiger, le juif qui devint cardinal. En pleine Occupation, le jeune garçon de 14 ans se convertit au catholicisme contre l’avis de ses parents. Il perd sa mère en déportation et se déchire avec son père, qui n’accepte pas son choix. Devenu curé, il se hisse soudain au sommet de la hiérarchie ecclésiastique grâce à Jean Paul II, auquel il se lie d’amitié. En 1985, un couvent de carmélites polonaises s’installe dans les murs d’Auschwitz, à l’endroit même où la mère de Jean-Marie a été gazée. L’évènement déclenche une des crises les plus importantes entre juifs et chrétiens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et c’est à ce juif devenu catholique qu’il incombe de trouver une issue au conflit qui le bouleverse lui-même intimement.

A découvrir en DVD et VOD sur sajeplus.fr

Ma lecture de la Bible au quotidien

Pour moi la Bible n’est pas simplement une bibliothèque avec différents livres, mais un message de Dieu. Nous sommes invités à nous mettre en prière pour l’interpréter et découvrir ce que Dieu veut nous dire. Ces textes sont adressés à chaque lecteur personnellement.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photo : DR

Ce qui est fantastique, c’est que ces textes ne sont pas démodés, Dieu nous parle encore aujourd’hui et chaque jour différemment, car ils sont le fruit de l’Esprit Saint.

J’aime bien lire l’Evangile du jour  proposé par l’Eglise. C’est incroyable de savoir que toutes les messes de la terre entendent le même texte au même jour. Cela nous donne une communion entre tous les catholiques de la terre. Mais comment savoir quel est le texte d’aujourd’hui ? On peut être abonné à « Prions en Eglise » ou à  « Magnificat ». 

A l’heure du numérique, il est bon de savoir qu’il existe aussi des applications qui nous transmettent le texte du jour, et les prières des heures, ainsi que la Bible. Plus besoin de porter les livres, tout se trouve dans l’application AELF (Association épiscopale liturgique pour les pays francophones). Cette application téléchargeable sur un support – mobile (portable, tablette ou ordinateur) – est accessible gratuitement via internet. Je l’emploie surtout quand je suis en voyage.

La parole qui m’habite le plus

Une parole qui m’habite est la prière que Jésus nous a donnée. Matthieu 6, 9-13

09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

12 Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

13 Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Pour bien m’en imprégner, je répète chaque phrase deux fois. Essayez et vous verrez que ça donne encore une plus grande dimension en prenant conscience de la force de chaque mot.

« Que ta volonté soit faite ! » est le plus dur à dire. Car j’ai envie de diriger ma vie. Quelle est sa volonté ? Est-ce que je suis d’accord de faire confiance à Dieu ? Dieu veut notre bonheur, il voit plus loin que nous. Que ta volonté soit faite et non la mienne. Laissons-nous guider par l’Esprit Saint et il nous enverra vers ceux qui ont besoin de notre visite.

Bonne lecture de la Bible qui ouvre les yeux du cœur !

Le premier «Pardon»

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bastien Clerc

Le vendredi 3 février à Collombey, 21 enfants (de 4H) recevaient pour la première fois le Sacrement du « Pardon ». Et le vendredi suivant, 10 février, à Muraz, 14 enfants (de 4H) recevaient également l’absolution sacramentelle de la part des prêtres : Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Merci aux catéchistes et différents intervenants et parents qui ont participé et animé ces deux journées de « Fenêtre catéchétique ».

Voici un petit aperçu en images de ces deux journées de « Fenêtre catéchétique », où les enfants ont reçu le Sacrement du Pardon par le ministère des abbés Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Le miracle cinématographique

Bertrand Bacqué.

Le festival de films IL EST UNE FOI consacrera son édition 2023 à la thématique du miracle. Bertrand Bacqué, directeur artistique et Norbert Creutz, critique de cinéma, tous deux membres du comité cinéma du festival, ont accepté de répondre à quelques questions en amont de la conférence inaugurale, prévue le 1er mai au Centre de l’Espérance. Interview entre doute(s) et miracle(s).

Propos recueillis par Myriam Bettens | Photo : DR

Par quel miracle avez-vous opté pour cette thématique ?
Norbert Creutz : La question du miracle est fondamentalement liés au cinéma et c’est ce questionnement que j’avais envie d’approfondir.

Fondamentalement liée au cinéma, de quelle manière ?
NC : Le cinéma peut être considéré comme un miracle permanent. Il y a des choses extraordinaires qui se passent sans arrêt, alors qu’on sait pertinemment qu’elles sont « fausses ». Et lorsqu’arrive un film qui vous postule le miracle de manière plus profonde, vous vous rendez compte que le cinéaste a dû le traiter de manière plus intelligente, en ne s’appuyant pas seulement sur une palette d’effets spéciaux. C’est en cela que le cinéma devient un instrument à questions plus profondes.
Bertrand Bacqué : Le cinéma a à faire avec la notion d’apparition [cf. la première projection des frères Lumière, ndlr.]. Très vite, le religieux est devenu un élément important des sujets cinématographiques et l’église s’est très tôt emparée de cela comme un moyen de plus mis à disposition de l’institution pour la propagation de la foi. Il y a vraiment une consubstantialité entre l’image et l’apparition. Dans l’Antiquité, on faisait des rites pour faire apparaître des images. Aujourd’hui, dans le dispositif utilisé, il y a encore quelque chose de la monstration et de l’apparition.

En quoi les miracles sont-ils nécessaires, autant pour le croyant que le non-croyant ?
NC : Nécessaires… c’est la grande question. La plupart des gens se font à l’idée « qu’il n’y a pas de miracles », mais l’espoir d’un miracle demeure le fondement même de leur vie, d’une certaine manière. 
BB : Si on s’en tient aux Evangiles, les miracles sont des événements exceptionnels pour attester de la foi. Dans cette perspective, la foi, pour avoir un sceau de vérité, aurait besoin de ces signes. Toutefois, on pourrait faire une distinction entre ces signes tout à fait exceptionnels et les « miracles quotidiens » qui ponctuent nos vies : un téléphone inattendu ou une rencontre.

On voit que l’église est devenue prudente par rapport à ces phénomènes… 
BB : Il faut combiner foi et raison, ce qui devient assez complexe. On aurait tendance à dire que le miracle dépasse la raison et devient donc le sceau de la foi. Ce qui signifie en même temps que nous renonçons à une explication rationnelle pour admettre que quelque chose est sans explication. Raison pour laquelle l’Eglise redouble de prudence, afin de ne pas légitimer n’importe quelle révélation privée.

Est-ce que le miracle, comme nous l’entendons dans le christianisme, existe dans d’autres religions ?
NC : Au travers du cinéma, nous n’en avons pas trouvé beaucoup. Nous avons inclus un film indien où on pourrait y comprendre quelque chose de semblable.

Est-ce que cela signifierait que le miracle, comme nous le comprenons, fait partie de l’essence de la chrétienté ?
NC : J’aurais tendance à le croire. Les autres cosmogonies ont accepté qu’il y’a des choses qu’elles ne comprennent pas, mais cela fait partie intégrante de leur vie.
BB : On est plutôt dans l’ordre de ces miracles quotidiens qui ne sont pas forcément une attestation de la transcendance. Cette question de la transcendance reste tout de même très judéo-chrétienne.

Comment avez-vous sélectionné le panel de films du festival ?
NC : Il y avait un critère évident de sujet, mais aussi un autre concernant la forme, car nous voulions que le miracle soit traité avec une vraie intelligence artistique.
BB : En effet, nous souhaitons garder une certaine exigence cinématographique. Cela afin de parler au plus grand nombre sans tomber dans l’écueil « film de paroisse », à l’image de ce qu’une certaine industrie cinématographique américaine produit aujourd’hui à grande échelle. Souvent, les films religieux ne sont pas les plus spirituels ! Il nous fallait donc aller au-delà de cette étiquette pour trouver des perles cinématographiques. Je dirais même que c’est ce type de films qui nous confrontent le plus et poussent à la réflexion.

A découvrir du 3 au 7 mai, aux Cinémas du Grütli. 
Plus d’informations sur ilestunefoi.ch

Coup gagnant pour le tournoi paroissial de tennis de table

D’habitude, c’est à l’église que les servants de messe se rendent. Samedi, c’est à la Stavia qu’ils avaient rendez-vous. Quarante-­deux filles et garçons – sur les 90 servants que compte la paroisse – ont répondu à l’invitation de l’abbé Darius, curé-­modérateur, pour participer au premier tournoi paroissial de tennis de table. Coup gagnant pour un coup d’essai !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Il y a un temps pour prier mais il y a aussi un temps pour faire du sport ! L’abbé Darius croit aux vertus – y compris pastorales – du sport. Il l’a dit aux participants en ouverture du tournoi : « C’est aussi le rôle d’un prêtre d’être avec vous pour une telle rencontre. » Une matinée chaleureuse, avec la présence de plusieurs membres de l’équipe pastorale, de parents et de représentants du CTT (Club de tennis de table d’Estavayer) emmené par Vincent Grandgirard, président. 

L’abbé Darius s’est démené la matinée durant pour gérer le planning des rencontres des quatre catégories (deux filles et deux garçons) et permettre que tout se déroule dans les règles, y compris en ayant prévu des matchs de repêchage pour les perdants de la première rencontre.  Fan de football, l’abbé Darius affectionne aussi le tennis de table qu’il a pratiqué autrefois. Et la petite démonstration qu’il a faite était plutôt convaincante, même sans entraînement… Dans toutes les paroisses où il passe, ce curé a instauré un tel tournoi pour offrir une activité aux jeunes. Intention très louable. Pour sa première édition, ce tournoi a sans conteste été un joli succès sportif mais aussi d’échanges et de convivialité.

Les vainqueurs

Cat. Filles 1 : Cléa Flühmann. 
Cat. Filles 2 : Aurélie Pillonel.
Cat. Garçons 1 : Alexandre Chanex.
Cat. Garçons 2 : Noah Inguscio.

Le caté, c’est sympa !

C’est quoi la catéchèse ? Quel est son but ? Comment se vit-elle dans les paroisses du Haut-Lac ? Réponse ici avec une catéchiste. Et brève présentation des Parcours des Sacrements du pardon, de la première communion et de la confirmation.

Par Stéphanie Reumont | Photo : Christophe Allet

Le caté, c’est quoi ? 
Le meilleur point de départ pour comprendre ce qu’est la catéchèse est son étymologie. 

C’est un mot grec provenant d’un verbe mystérieux, catekeo, qui veut dire « faire résonner ». 

C’est un « écho », un son, une parole qui résonne d’une vallée à l’autre, qui couvre les distances grâce à la force de celui qui la prononce mais grâce aussi à l’air, au vent qui permet la propagation des ondes. 

Ainsi, dans la catéchèse, deux dimensions doivent être toujours rappelées : la parole, l’énergie, le courage d’ouvrir son cœur et ses poumons pour annoncer quelque chose, pour révéler le nom de Quelqu’un. Et le vent qui dans la Bible figure l’Esprit, le vent qui permet à cette parole de rejoindre les autres, de franchir des obstacles et des distances bien plus grandes que ce que nous pourrions imaginer. 

Annoncer l’Evangile n’est pas l’affaire des seuls catéchistes. Tout baptisé reçoit cette mission ! 

Quel est le but du caté ?
Le rôle de la catéchèse est de proposer des chemins pour se rapprocher du Christ : – par la Parole de Dieu, – par l’enseignement, – par les sacrements, – par la liturgie et la prière, et de rappeler l’Amour infini de Dieu. 

Il est important de remettre au centre le kérygme : Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer.

Les parcours d’initiation chrétienne proposés par la paroisse du Haut-Lac
Les parcours d’initiation chrétienne pour les enfants et leurs parents (associant parfois grands-parents, parrain ou marraine selon leurs disponibilités) sont un chemin spirituel qui leur permet de grandir dans leur foi, de découvrir Dieu et de comprendre les enseignements de l’Eglise. Ils peuvent également tisser des liens avec les autres jeunes de leur âge et entre les familles.

SACREMENT DU PARDON
Le parcours d’initiation chrétienne commence au baptême. Quand les enfants sont baptisés tout petits, le caté (re)commence par le sacrement du pardon (dès la 4H), où les enfants, accompagnés des parents disponibles, découvrent un Dieu d’Amour sur qui ils pourront toujours compter et devant qui, ils peuvent déposer tout ce qui leur pèse. Ce parcours de quatre rencontres et une journée de retraite se termine par une grande célébration avec une démarche pénitentielle où petits et grands peuvent approcher ce sacrement d’une manière simple.
Si les enfants ne sont pas baptisés, ils vivent une préparation au baptême en parallèle aux parcours caté.
Responsables du parcours du pardon : Christophe Allet, 079 427 54 94 et Marie-Claude Delgado.

PREMIÈRE COMMUNION
La première des communions (dès la 5H) est un moment de rencontre intime avec le Christ. Ce parcours les prépare à recevoir le Christ au plus profond de leur cœur. C’est également une reconnaissance de leur appartenance à la communauté chrétienne. 
Il se fait sur quatre rencontres durant lesquelles les enfants, toujours accompagnés, vont découvrir, entre autres, la Parole de Dieu de manière ludique et se termine par une journée de retraite sur le temps scolaire avant le grand jour de fête. Les familles sont également invitées à découvrir une « Eucharistop » (messe « privée » où à tout moment chacun peut « stopper » la célébration et poser une question afin de permettre de mieux comprendre ce qui se passe durant la célébration).
Responsable du parcours de la première communion : Stéphanie Reumont, 079 138 95 78.

CONFIRMATION
La confirmation (dès la fin de 7H) est le prochain pas important sur le chemin de foi, où les jeunes s’approprient leur foi et confirment leur engagement envers Dieu et leur foi en Jésus-Christ en découvrant les dons de l’Esprit Saint au travers d’une journée avec leur parrain ou marraine et d’autres expériences communautaires.
Responsable du parcours de la confirmation : Virginie Maret, 079 258 34 73.

Les ados en folie ! Mais ils avancent

Texte et photos par Astrid Belperroud

Quoi de mieux pour se connaitre qu’un petit jeu à la « speed dating », en quelques minutes chaque jeune se rencontre et ainsi chacun peut dire son sport favori, quelle école il fréquente, son rêve… sa vie quoi ! et poursuivre ensuite les conversations autour de bonnes crêpes, Chandeleur oblige… je vous l’assure, nous avons une belle jeunesse, qui trouve sa place dans les moments de prières après une bel après-midi de jeu ou d’enseignement. 

Et puis il y a l’engagement, que je propose aux jeunes, un engagement au service de l’autre, nous appelons cela en Eglise, la diaconie. Ce mois-ci c’est la découverte pour certains de l’accompagnement à la messe pour les patients des HUG, ici c’était à l’hôpital des 3 Chênes. Belle expérience pour Jeanne, Victoria et son amie Hestia. Voici leur témoignage :

Victoria : « J’ai passé un agréable moment ce matin, à la fin je me suis sentie super bien d’avoi aidé ces personnes. J’ai aussi été très émue auprès de chaque personne dans sa chambre et pendant la messe. Merci de m’avoir permis de vivre cela. Je reviendrai ! »

Jeanne : Ce dimanche, j’ai appris à aider des personnes âgées. J’ai pu leur apporter du bonheur pendant la messe et leur faire penser à autre chose. Merci pour ce moment de partage.

Chemin de croix en marche pour la paix…

Le 24 février : ce jour marquait le début de la guerre en Ukraine, il y a un an. L’équipe pastorale a trouvé bon de réunir les paroissiens pour vivre un chemin de croix.

Par Marianne Berset | Photos : Pierre Bondallaz

Bénéficiant d’une belle soirée de février, c’est dans les jardins du Centre de rencontre des Focolari à Montet, que ce chemin de croix a été vécu. Ce temps de prière fut un très beau moment de communion avec la communauté des Focolari qui nous accueillait.

Présidés par l’abbé Darius Kapinski, nous avons marché d’une station à l’autre avec les nombreux paroissiens, les jeunes et les permanents du centre qui, à tour de rôle, ont animé notre prière.

Dans la situation actuelle où il est difficile de garder l’espoir et l’espérance, nous avons senti un réel besoin de se mettre ensemble pour prier. Avec cette certitude que nous savons que le Christ est là, qu’il nous écoute et nous soutient. Nous avons mis nos pas à la suite du Christ, pour soutenir tous ces peuples qui souffrent de la guerre, d’un tremblement de terre et des difficultés qui habitent le monde. 

Et maintenant restons unis dans la prière à l’Esprit Saint, afin qu’il mette en œuvre des moyens pour conduire à la paix.

Groupe de jeunes du secteur Haut-Lac

Les enfants ayant fait leur première communion ou leur confirmation et qui souhaitent continuer à se rencontrer en ont la possibilité : ils peuvent faire partie d’un groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse et qui se réunit à Vouvry une fois par mois. Rencontre et explications.

Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Vanessa Gonzalez

Vanessa, quel est ce groupe de jeunes dont vous vous occupez ?
Dans le secteur du Haut-Lac, on s’est aperçu que certains jeunes s’étant préparés à la première communion ensemble étaient intéressés à continuer à se rencontrer après ce parcours. Or, entre la première communion et le début de la préparation à la confirmation il n’existait aucun groupe pour ces jeunes. Nous en avons donc créé un en septembre 2022, qui compte, à chaque rencontre mensuelle le samedi, environ une quinzaine d’enfants. Parmi eux des jeunes ayant fait leur première communion et aussi des confirmés.

Quel est le but de ces rencontres ?
Globalement, l’apprentissage des valeurs chrétiennes et humaines est au cœur de ces rencontres ; le but est de rassembler notre communauté en passant de bons moments récréatifs ensemble. Chaque samedi, j’encourage aussi les enfants à terminer la rencontre en assistant à la messe.

Quelles sont les activités proposées aux enfants ?
On commence par un goûter à 16h. Puis il y a toujours un bricolage, le plus souvent en rapport avec le calendrier liturgique : en décembre par exemple nous avons confectionné une couronne de l’Avent, activité au cours de laquelle je leur ai expliqué la symbolique de la couronne. En ce moment nous colorions un chemin de Carême. Nous faisons aussi des jeux. A noter que les activités diffèrent un peu pour les enfants confirmés, puisqu’ils sont plus âgés. 

Qu’en disent les enfants ?
Ils sont très contents, la preuve : ils reviennent ! On a aussi souvent des retours très positifs des parents. J’en profite d’ailleurs pour préciser que les parents qui souhaitent participer à l’accompagnement du groupe sont les bienvenus, surtout si celui-ci s’agrandit cette année avec les communiants de 2023 !

Le groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse se rencontre une fois par mois, le samedi, de 16h à 17h30 à la cure de Vouvry. Les enfants et leurs parents sont ensuite invités, s’ils le souhaitent, à assister à la messe. 
Inscriptions : Vanessa Gonzalez, 077 457 89 41, vanessadenver@gmail.com

La place du mort

Par Nicolas Maury | Photo: Flickr

Maints sont les critères qui peuvent être utilisés pour définir quand est née la première civilisation. Conteuse et thanatologue, Alix-Noble Burnand m’avait expliqué, lors d’une interview réalisée il y a fort longtemps, que d’après elle, le moment clef est survenu lorsque les hommes des cavernes ont commencé à enterrer leurs morts. 

Le sociologue Jean Ziegler * va dans le même sens en prétendant que rien ne détermine mieux une société que la place qu’elle fait à la mort. En ce sens, le Brésil, à travers les rites de l’Umbanda ou du Candomblé, a des années-lumière d’avance sur un Occident qui, depuis le XXe siècle, refoule ses futurs trépassés dans des chambres aseptisées. 

La ritualisation de la mort de l’autre la rend pourtant supportable, permettant à chacun de canaliser son angoisse devant sa propre finitude. Même en voulant l’éviter, on ne pourra pas l’empêcher de nous rattraper… au contour.

Celui qui en parle le mieux, c’est évidemment Pierre Desproges : « Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu. Normal, c’est la place du mort ! »

* Ziegler, Jean : Les vivants et la mort, Seuil, 1975.

Tamis de la miséricorde

Par Klaus Sarbach | Photo : DR

A Pâques, on célèbre la vie qui a vaincu la mort du corps. En réfléchissant sur les différentes sortes d’abus, on constate qu’ils peuvent provoquer des « morts » dans les cœurs et les esprits. Les abus commis par des chrétiens nous choquent. Nous devons reconnaître la vérité des faits et tout faire pour la justice (réparation des torts, indemnisation) et pour la « guérison » des victimes. Mais doit-on condamner pour toujours les coupables, brûler leurs écrits et démolir leurs œuvres de charité qui ont nourri tant de cœurs assoiffés ?

Après le repentir, au fils prodigue, le père redonne la clé de son coffre-fort et au bon larron la clé du paradis. Ne devrions-nous pas appliquer les paroles de Jésus : « Faites et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas » ? (Mt 23, 3)

Je nous propose donc d’employer le « tamis de la miséricorde ». Dans le tamis on met le « tout-venant ». Le rôle du tamis est de trier et de séparer les choses. A cause d’un mal commis faut-il « enterrer » tout le bien que la personne a fait sur la terre ? On doit jeter ce qui est mal. Mais on garde les semences faites pour être semées, cultivées et pour porter des fruits.

En plus de 40 ans de pastorale auprès des personnes handicapées mentales, j’ai collaboré avec Jean Vanier, le cofondateur de l’Arche et de Foi et Lumière. Par ses livres, conférences, retraites et pèlerinages, il est devenu mon « maître » dans la pastorale avec les petits et les pauvres. Avec un cœur blessé nous admettons ses torts. Maintenant que Jean se tient devant Jésus qui est Justice et s’appelle Miséricorde, je ne vais jeter aucun livre ou texte de Jean. Je continue à partager les richesses des personnes handicapées et de leurs familles.

En ce temps de mort au péché et de vie nouvelle par le pardon, faisons nôtre ces réflexion de Gabrielle Nanchen : « Sans pardon, il n’est pas possible de vivre ensemble. Il faut que la vérité et la justice soient faites, mais après on doit tourner la page. Sans pardon, nous trimballons un cadavre dans notre sac à dos. »1

1 Gabrielle Nanchen dans « Le goût des autres », Ed. Saint-Augustin, Saint-Maurice, 2018.

Carême africain

Quel cadeau pour moi de vivre le Carême au Togo ! Le Carême s’appuie sur 3 piliers : la prière, l’aumône et le jeûne. J’essaie de le vivre chaque année de mon mieux, mais cette année il a résonné de manière très différente et surtout de manière concrète pour moi !

La visite des « P’tits Suisses » a réjoui les enfants.

Texte et photos par Gérard Dévaud

Tout d’abord, la prière. Avec l’abbé Antoine et une amie, nous avons pris cinq jours de retraite au monastère l’Ascension de Dzogbegan, au nord-est de Lomé. Un cadre somptueux, au milieu de la forêt tropicale et des plantations de poivre, café, ananas, bananes, mangues et autres délicieux fruits. Cinq jours rythmés par la prière des moines, par les balades dans le parc, par la lecture de la Bible et la méditation. Quel cadeau !

Ce fut aussi pour moi l’occasion de jeûner un peu de mon téléphone portable ! C’est vrai que c’est un outil très pratique, surtout lorsque l’on est à des milliers de kilomètres de chez soi pour garder le contact avec ses proches. Mais dans ce cadre si calme et serein, mon téléphone n’a plus ou moins servi qu’à faire quelques photos !

Visite staviacoise

En ce qui concerne l’aumône, j’ai l’occasion de le vivre presque quotidiennement au travers de rencontres. Mais le moment le plus fort pour moi fut certainement le jour de la visite de Nathalie et Matthieu Angelini, membres de l’association God-is-love Saint-Laurent Estavayer. A cette occasion, l’abbé Antoine, avec le comité de gestion, avait mis sur pied une magnifique journée de découvertes et de remerciements. Quel accueil extraordinaire par les filles-mères, leurs enfants et toute l’équipe accompagnante ! « Le bien que nous faisons à l’autre nous revient toujours d’une manière ou d’une autre ! » C’est par ces mots que l’abbé Antoine a débuté son discours de bienvenue. « Je peux être bien mais si quelqu’un à côté de moi est affamé, ma vie n’a pas de sens. Ma vie ne vaut rien. Je ne peux pas être rassasié seul et être indifférent. L’indifférence est un poison qui détruit nos sociétés ! » a-t-il ajouté, faisant écho à l’évangile de Matthieu au chapitre 25 : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire […]. Amen je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » 

Il en a profité de remercier tous les généreux donateurs de la Suisse qui ont permis de réaliser ce superbe projet. Projet qui va bientôt être complété par un nouvel atelier : une boulangerie. Après un délicieux repas et les cadeaux apportés par les P’tits Suisses, ce fut le moment pour tous de danser. Oui, je peux vous l’affirmer : Dieu était vraiment présent au milieu de nous ce jour-là à travers les rires de ces filles-mères, de leurs enfants et de toutes les personnes présentes, ainsi qu’à travers tous les moments magiques d’échanges et de partages. « A chaque fois que tu mets les pieds ici, tu repars joyeux ! Merci les filles pour votre joie de vivre ! » a conclu l’abbé Antoine. Mais le temps passe vite, et ce fut déjà le moment de quitter le centre, avec des souvenirs et des images plein la
tête.

A l’heure où je vous écris, il me reste exactement un mois avant mon retour en Suisse… et j’appréhende déjà le moment où je devrai quitter mes nombreux amis d’ici. Mais pour le moment je profite de chaque instant qui m’est donné et je me dis que j’y reviendrai certainement un jour !

Belle collaboration entre les paroisses du Haut-Lac et le CO de Vouvry

Qu’en est-il de l’apport religieux au niveau du Cycle d’Orientation (CO) de Vouvry? (apport soutenu ou animé par les Paroisses du Haut-Lac). En voici un bref aperçu.

Texte et photo par Vanessa Gonzalez

Que ce soit avec la matinée des religions ou avec la journée sur les émotions pour les 9 CO ou avec les journées contre le harcèlement ou à propos du deuil pour les 10 CO, vous trouverez toujours quelques membres des équipes pastorales catholiques ou réformées impliqués dans l’organisation.

Depuis 2001, le catéchisme a été bouté hors des préaux mais le gouvernement valaisan reste très attaché à l’importance de la collaboration entre son école et les Eglises reconnues. L’Etat et l’Eglise continuent à offrir aux élèves la possibilité d’approfondir leur culture religieuse et leur spiritualité dans le respect de la personnalité, de la pensée, de la conscience et des libertés fondamentales de chacun/e. C’est dans cet esprit que les paroisses catholiques et réformées, la Cimenterie et le CO mettent leurs forces en commun pour organiser des journées thématiques ludiques et épanouissantes.

Pierre-Yves Bruttin, adjoint à la direction du CO et Christophe Allet, animateur pastoral, m’ont parlé avec enthousiasme et passion de leur travail avec les ados du cycle. La réalité de la violence dans notre société rend presque indispensable ce travail auprès des jeunes. 

Dans le cadre de ces quatre journées hors-cadres, les élèves reçoivent une multitude d’outils qui leurs permettront de se connaître eux-même et de connaître les autres dans leurs différences. Ce sont deux notions primordiales pour construire le monde de demain. Pierre-Yves Bruttin est convaincu que l’école, avec son éducation académique, est importante mais que l’école peut aussi aider les adolescents à grandir émotionnellement en les dotant d’une sensibilité à la diversité et en les formant à un esprit critique. 

Les animations proposées par l’équipe éducative ont été intégrées aux programmes d’éducation santé du cycle et cela a permis au CO d’être reconnu comme école partenaire au Réseau 21.

La matinée des religions (en 9 CO) née en 2012 est une journée interreligieuse qui rassemble chrétiens, juifs, musulmans et bouddhistes pour faciliter la compréhension de son prochain (sa foi, ses croyances) et ne plus en avoir peur.

La journée du deuil (en 10 CO) est née en 2014 suite à une réflexion entre un enseignant, le pasteur Jeff et Christophe. Cette journée permet aux élèves de découvrir quelques outils pour vivre le processus de deuil et les rites qui aident à surmonter une perte. 

La journée sur les émotions (en 9 CO) née en 2019, sous l’impulsion de Laetitia Chanton, médiatrice du CO, a pour objectifs de permettre aux ados d’être capables de reconnaître les émotions et de les nommer, de les exprimer, de les comprendre et d’apprendre à les utiliser en relation avec les autres. 

La journée contre le harcèlement (en 10 CO) est une initiative du CO née en 2021. Au vu de la bonne entente avec la paroisse, M. Bruttin a demandé à Stéphanie et Christophe de collaborer pour un atelier. 

Pour terminer, au début de l’Avent, jusqu’en 2021, l’équipe pastorale met en place les décorations de Noël ainsi que la crèche dans le hall du CO avec les adolescents volontaires. 

J’ai eu la chance de vivre chacun de ces évènements et j’ai été ravie de voir l’énergie positive de tous les partenaires de ces rencontres tant du côté des animateurs, des enseignants que des élèves. Longue vie à ces journées riches à tout point de vue ! 

Dans ce quartier, il y a…

A Martigny, dans le quartier de l’église, il y a la maison de commune, la police, la maison du Saint-Bernard, des bistrots et des restos, des petits commerces, le bureau de l’intégration et  le Qlub Queer… Le Qlub Queer ?

Le comité du Qlub Queer. De gauche à droite Kevin, Raphaële, Kelly et Philippe.

Propos recueillis par Françoise Besson | Photos : DR

Queer ? – Le mot « queer » en anglais signifie bizarre. Dans ce contexte-ci, il fait référence à toutes les identités et orientations sexuelles qui s’éloignent de la norme (hétérosexuelle). La terminaison « queer » a d’abord longtemps été utilisée comme un terme péjoratif et insultant envers des individus n’entrant pas dans les normes traditionnelles de virilité ou de féminité. Dès les années 1980, le mot a été réapproprié de manière positive par les personnes concernées. Il est globalement utilisé pour parler des lesbiennes, des gays, des personnes transsexuelles, intersexes, etc.

Au n° 8 de la rue de l’Hôtel-de-Ville – Kelly, Kevin et Raphaële, qui ont fondé l’association, m’ont accueillie dans leurs locaux, belle rencontre ! Je leur laisse la parole… « Il y a une année et quelques mois, on a demandé à la commune un lieu pour notre association et on nous a proposé cet ancien appartement. On n’aurait jamais imaginé avoir un local au centre-ville, on trouve ça incroyable ! En haut, il y a une pièce plutôt calme avec une bibliothèque et en bas, c’est un peu plus festif avec une buvette et le salon, les gens jouent à des jeux, ils discutent, c’est vraiment très chaleureux. Depuis l’ouverture du Qlub Queer, le 2 juillet 2022, entre 200 et 300 personnes sont passées par nos locaux. On est ici comme à un carrefour, on y rencontre des personnes du Chablais, du Val de Bagnes, d’Orsières et de toute la région de Martigny. Quand les personnes viennent ici, elles se sentent dans un endroit «  safe  », sécurisé, où elles peuvent être qui elles sont, dans une ambiance familiale, solidaire et respectueuse. »

« Je suis de Martigny, j’ai le contact facile, je connais tout le monde. Parfois je rencontre des personnes de mon âge que je ne connais pas et qui sont de la région. Quand on discute, j’apprends que c’est une des premières fois qu’elles sortent. Avant, elles n’ont jamais osé le faire à cause de leur identité… Trop triste ! » Kelly

Il fait bon se retrouver.

Tout un programme – « On a d’abord mis en place une permanence, les samedis soir de 17h à 1h, et nous venons d’instaurer des groupes de parole une fois par mois, pour les parents de personnes queer et pour les jeunes concernés. La prévention santé est aussi un aspect très important : nous sommes présents sur les réseaux sociaux en faisant par exemple des vidéos pour parler du VIH. Tout un travail de communication et de prévention est à faire. Quand nous organisons certains événements festifs, les jeunes ont la possibilité de faire un dépistage dans la pièce d’en haut (VIH et IST). C’est une manière de les sensibiliser, pour qu’ils protègent leur santé et celle des autres. 

Nous sommes en train d’étoffer notre bibliothèque avec des livres qui traitent des questions queer, et un apprenti bibliothécaire nous aide à mettre en place tout cela. Et il y a aussi la partie culture, avec des expos, un atelier d’écriture une fois par mois, l’organisation d’événements (concerts, karaoké, soirées jeux, etc.)

Notre tâche, c’est aussi de trouver des bénévoles pour tenir la buvette, qu’il y ait toujours quelqu’un de présent le samedi soir. On leur propose une formation donnée par des professionnels de la santé, sur les meilleures façons de réagir face à des personnes qui sont en détresse par rapport à la sexualité. Les personnes qui viennent à la permanence ne sont pas toujours joyeuses, parfois c’est lourd et il faut avoir un peu de recul pour bien les accueillir… 

Certaines personnes ne vont pas forcément parler la première fois qu’elles viennent ici. Elles vont se poser là, rester dans leur coin, mais cela leur fait du bien de sentir notre présence… Parfois on nous dit : « Aujourd’hui j’ai enfin réussi à venir… » Et au fil du temps, on voit la différence, par exemple l’ouverture de certains qui ont pris confiance et réussi à se créer un petit réseau d’amis, alors qu’ils ne se connaissaient pas avant de venir ici… 

Enfin, le Qlub Queer est ouvert à tous. Les permanences permettent simplement de nouer des liens, d’être ensemble. D’ailleurs, nos parents et des amis hétéros viennent aussi y passer la soirée. Si nous nous sentons exclus de certains endroits et que nous excluons à notre tour, cela n’a pas de sens. Venez donc boire un verre avec nous et vous verrez que nous sommes comme tout le monde. La seule règle est que tous soient respectés.

 

« On a des témoignages en direct ou par les réseaux sociaux des difficultés que vivent les personnes LGBT. Dernièrement, j’ai eu l’appel d’une maman dont le fils a fait une tentative de suicide parce que, sur son lieu de travail, il est mis de côté depuis que ses collègues ont appris qu’il est gay. Un lieu comme celui-ci sert à leur dire : «  Vous n’êtes pas seuls !  » » Kevin

A l’origine – Kelly nous dit : « Cela fait des années que je rêvais d’un lieu LGBT !  Puis, il y a eu un événement particulier le soir du match Suisse-France, où la Suisse a gagné. Nous étions coincés dans un bouchon, ici à Martigny. C’était la fête, tout le monde agitait des drapeaux, pas seulement des drapeaux suisses, mais aussi italiens, kosovars, portugais et… nous aussi, on a sorti notre drapeau arc-en-ciel. La réaction a été immédiate : on a été insultés et les deux personnes qui marchaient à côté de ma voiture ont été agressées sans que personne n’intervienne. Durant la même période, on s’est beaucoup investis dans la campagne en faveur de l’initiative « mariage pour tous ». Quand la campagne s’est terminée, on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas s’arrêter là, qu’il y avait un besoin réel et qu’on était prêt à investir notre énergie ! »

Engagement et vertige – « En prenant un peu de recul je me dis : s’il y a une année, on m’avait dit tout ce qu’on a fait ces derniers mois, je n’y aurai pas cru ! Le local au centre-ville, les gens qui viennent, la solidarité, tous les contacts créés… il y a six mois ça n’existait pas ! Il y a tellement à faire. On donne tout parce qu’on veut faire au mieux. Parfois, on prend conscience que tous ces gens sont là parce qu’un jour – il y a quelques mois – on s’est réuni et on a envoyé une lettre… C’est bizarre de toucher du doigt cette influence qu’on peut avoir… »

« On est comme tout le monde : on mange, on boit, on fait la fête… C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? » Kelly

Un message aux voisins (c’est-à-dire vous qui fréquentez l’église) 
Kelly :N’ayez pas peur de venir même si vous avez des aprioris négatifs ! Venez en début de soirée, boire un thé, discuter avec nous… J’aimerais qu’on se rende compte que nos mondes ne sont pas opposés. Quand je dis que je suis croyante, on me demande comment c’est possible, mais ce n’est pas contradictoire ! J’ai l’impression que beaucoup de gens pensent que les personnes LGBT ne peuvent pas être croyantes, mais nous sommes pareils. C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? 

Raphaële :Dans le fond, nos buts sont les mêmes. On travaille un peu dans la même direction : aider les gens, les rassembler, leur apporter du soutien. On est là pour tendre la main et c’est aussi ce que fait l’Eglise. On aurait intérêt à mettre nos forces ensemble. 

Kevin : On a les mêmes aspirations : aimer et être aimés… Je ne suis pas croyant mais j’ai toujours rêvé de créer ces liens-là et le Qlub Queer est le lieu pour le faire… Le Valais est en train de changer et notre rencontre aujourd’hui pour cet article est très encourageante… Il y a beaucoup d’espoir en ce moment !

Infos 

–> Qlub Queer, Rue de l’Hôtel-de-Ville 8, 1920 Martigny ou https://qlubqueer.ch

Côté paroisse

Il y a quelques mois, un contact a été établi avec un membre du comité du Qlub Queer. L’échange s’est conclu sur une première proposition simple mais estimée importante : 
Des personnes sont disponibles pour un accueil et une écoute dans le cadre paroissial. Si vous ressentez un mal-être en lien avec votre orientation sexuelle et votre foi ou si, en tant que parents, vous percevez en vous des tiraillements dus au chemin de vie de votre enfant ou pour toute autre raison, nous serons heureux de vous recevoir. 

Contact : Jean-François Bobillier au 078 793 04 76 ou jfbob@netplus.ch

La Bible au quotidien : être des chrétiens inspirants

Aujourd’hui, j’ai le désir profond de partager avec vous les passages qui m’accompagnent chaque jour dans ma vie de chrétienne. Ils sont mes guides et m’enseignent quelles attitudes choisir jour après jour.

Par Nathalie Angelini-Traeger | Photo : DR

Dieu a un plan différent pour nous tous, il nous a donné des dons distincts, nous a tracé un chemin de vie parfois opposé à celui de nos frères. Dieu permet même quelquefois que nous traversions la vallée du désert, perdu, sans repère terrestre. Nous sommes chrétiens car nous croyons en Jésus Christ, il est notre phare et notre lumière dans les jours sombres, comme dans les jours éclatants. La Bible est notre trésor et que chaque jour la prière et la lecture de la parole nous guident, nous apaisent et nous rendent plus fort. Mais il arrive que nous ayons besoin de prendre soin de nous pour être renouvelés, être des chrétiens inspirants, des chrétiens qui rayonnent de l’amour du Christ, des chrétiens qui donnent envie, qui inspirent. 

Matthieu 22 : 37-39
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Ce passage nous rappelle que l’amour est la source de tout mais aussi la solution à tout.

Psaume 37 verset 3
Je mets en l’Eternel toute ma confiance ! Je fais ce qui est bien, et, dans le pays, je demeurerai en sécurité. Mais alors qu’est ce qui est bien pour Dieu ? 

1 Thessaloniciens 5.16
Soyez toujours joyeux ! 

Les fruits de l’Esprit Saint : Galates 5 : 22-26
Mais ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. La loi n’est certes pas contre de telles choses ! Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont fait mourir sur la croix leur faiblesse humaine avec ses passions égoïstes et ses mauvais penchants. L’Esprit nous a donné la vie ; laissons-le donc aussi diriger notre conduite. Ne soyons pas vaniteux, renonçons à nous provoquer ou à nous envier les uns les autres.

Nous traversons tous des épreuves et des souffrances, mais Dieu nous donne le courage de les traverser, il est là, à chaque seconde à nos côtés. Il n’attend qu’une chose, que nous lui remettions nos pleurs et nos cris pour agir dans nos vies. Ensuite c’est à nous de reconnaître les miracle du Christ même au milieu de l’horreur, car ses miracles sont partout. Ouvrons nos yeux et notre cœur et nous les verrons. Nous avons tous la responsabilité de notre bonheur et il ne tient qu’à nous de faire le choix de l’amour et des fruits de l’Esprit Saint dans chaque situation, peu importe le comportement des autres. Nous pouvons trouver du plaisir dans chaque journée et avoir la paix en soi, Dieu est toujours là et il nous aime inconditionnellement.

Citation de William Shakespeare :

« Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre. Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. »

Repas de solidarité: 19 mars 2023

Par Hugo Moesch | Photo : DR

Ce dimanche 19 mars, le Repas de solidarité est organisé à la Maison des jeunes à Monthey, après la grand-messe de 10h30. Ce repas, organisé conjointement avec la paroisse protestante, est ouvert à tous. C’est l’occasion de faire des rencontres autant imprévues qu’enrichissantes. Et les bénéfices de ce repas seront reversés en faveur de l’Action de Carême.

« Je Vous connais ? » La question est simple et peut exprimer la surprise. Elle est embarrassante lorsqu’elle est posée par une personne que vous croyez connaître mais qui ne vous connaît pas. 

Mais peu vous en chaut car la question appelle une explication : c’est le début d’un contact, d’un impromptu qui peut être enrichissant car elle mène à d’autres questions.

Tu fais quoi ? Tu viens d’où ? Pourquoi es-tu venu ? Qu’est-ce que tu aimes lire ? Demain tu vas te promener ? Et ainsi de suite. 

Alors, qu’attendez-vous pour vous intéresser à d’autres ? C’est l’entregent (« entre-gens »). Il n’y a rien de plus intéressant, détendu, réconfortant et reposant. 

On t’y verra ? Je pense que oui, car je te connaîs. On va refaire notre monde intérieur, d’autant plus que c’est le moment pour cela, en cette période d’introspection, de révision de nos certitudes, qu’est le Carême.

«Je découvre un monde nouveau»

Sœur Colette Razafindramaro est malgache. Elle est membre de la Congrégation des Sœurs de Saint-Maurice. Je la rencontre alors qu’elle est en repos à La Pelouse sur Bex. Elle est arrivée dans nos contrées le 10 juillet 2022, à l’orée de son cinquantième anniversaire, et a œuvré un temps au Castel Notre-Dame à Martigny en lien avec l’aumônerie. En Suisse dans le cadre d’un échange avec ses consœurs, elle découvre un nouvel univers culturel et pastoral complètement différent pour son premier voyage hors de son île natale.

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR

Sœur Colette en balade aux alentours du couvent de La Pelouse.

Comment trouvez-vous notre pays ? 
C’est tellement différent de chez moi. Le premier mois a été difficile car tout est nouveau pour moi au niveau culturel, mais surtout au niveau des relations avec les gens. En fait, je ne parle pas encore suffisamment bien le français pour bien comprendre, c’est pour cela. Mais on me dit que je m’adapte vite. Heureusement, car je fais de mon mieux !

En fait, je ne voulais pas venir. Je ne voulais pas partir si loin. C’est la sœur supérieure à Madagascar qui m’a demandé de venir en Suisse pour un séjour de 2 ans. En réfléchissant, j’ai fini par me dire qu’on aurait peut-être besoin de moi là-bas et que ça pouvait être la volonté de Dieu… Si ça ne tenait qu’à moi, sûrement que je serais restée…

Et vous avez travaillé à Martigny ?
Oui, j’ai intégré l’aumônerie du Castel Notre-Dame quelques mois. J’ai aussi fréquenté le Café Clair de Vie et le Foyer d’Abraham où j’ai fait de belles rencontres ! Nous avons eu récemment la visite de votre évêque. En février prochain (L’entretien avec Sœur Colette a eu lieu à mi-janvier, ndlr.), je rejoindrai la petite communauté de Vétroz où je retrouverai deux consoeurs. On me donnera peut-être un travail de sacristine. On verra bien… 

Ce sont vos parents qui vous ont fait connaître le Christ ?
Depuis l’âge de 6 mois, j’ai été élevée par mes grands-parents. Ce sont eux qui m’ont fait connaître le Christ et m’ont initiée à la vie chrétienne. Grand-Papa était catéchiste et il allait de communauté en communauté pour enseigner le catéchisme. Il avait notamment des contacts avec des religieuses. J’ai donc connu très tôt les sœurs de Saint-Maurice puisque j’ai fréquenté durant trois ans l’école de la mission où elles travaillaient. Puis dès l’âge de 12 ans jusqu’à la fin du collège, j’ai étudié à l’école publique de la ville de Marovoay.

Que vouliez-vous faire dans la vie ?
Devenir sœur religieuse, évidemment. Je n’ai jamais eu une autre idée d’aussi loin que je m’en rappelle. Etant petite, je tombais souvent. Une femme qui faisait des massages me soignait. Un jour elle m’a demandé ce que je souhaitais faire quand je serai grande. J’ai répondu « Sœur » ! L’ayant retrouvée quelques années après, elle s’est franchement étonnée que je le sois devenue… Vers 15-16 ans, l’appel s’est précisé et vers 20 ans ma décision était prise. Le problème : je détestais la couleur beige de l’habit que j’allais devoir porter en permanence… (rires) Etonnamment, je me souviens avoir répondu à un professeur de sciences qui m’appelait prophétiquement ma sœur, que je ne voudrai pas être religieuse. J’ai pourtant parcouru toutes les étapes exigées de la formation initiale pour la vie religieuse, d’aspirante à novice (1996-2002) et du juniorat aux vœux perpétuels (2002-2011). Quand j’ai présenté mon désir de devenir religieuse des sœurs de Saint-Maurice, Sœur Marie-Edith, responsable de la Région Madagascar à l’époque, m’avait affirmé qu’il fallait que je me forme avant d’entrer au couvent. C’est là que j’ai entrepris un apprentissage à l’école ménagère des religieuses de Don Bosco afin de pouvoir intégrer la communauté. J’aime la vie simple des sœurs qui échappe aux modes et aux mondanités.

Quels projets avez-vous ?
Aucun. Vous savez, au noviciat, j’ai été malade au point de me demander si j’allais survivre. C’est à la lecture des écrits de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à cette époque que j’ai compris à quel point c’est dans les petites choses que je serai attendue par Dieu. Moi, je suis petite et discrète. Je n’ai pas la force de faire de grandes choses. Venir en Suisse est pour moi déjà un projet bien ambitieux ! 

Votre journal paroissial arrive sur vos supports numériques!

Par Chantal Salamin | Photos : Bernadette Lauper, Chantal Salamin

Huit fois par an, vous recevez dans votre boîte aux lettres votre journal paroissial L’Essentiel – Au large… mais, dès à présent, vous pourrez aussi le consulter sur votre mobile, votre tablette ou votre ordinateur. Une consultation numérique offre plusieurs avantages, le plus important étant de donner une plus grande visibilité à votre journal, le rendant plus attrayant avec la possibilité de s’abonner à un tarif moins élevé pour la seule version numérique ou de préférer cette dernière pour une question écologique.

Passer au numérique, des avantages…

Pour les abonnés :

1. Trouver  toutes les informations de votre journal sur votre site paroissial : pour s’abonner, contacter la rédaction, s’abonner à la newsletter ou encore lire les derniers articles parus ;

2. Consulter votre journal L’Essentiel – Au Large, dernière parution et anciens numéros, comme vos autres quotidiens dans une version web ou sur une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée avec zoom ;

3. Faire découvrir L’Essentiel – Au Large à votre famille et vos amis au gré des rencontres en leur faisant lire un article ou en présentant le journal sur votre mobile ou tablette;

4. Offrir un abonnement cadeau à vos proches, des amis, des petits-enfants, un neveu, une nièce, un.e filleul.e… ;

5. Renouveler votre abonnement en payant par carte de crédit ou par twint et éventuellement de faire un don de soutien ;

6. Visualiser et modifier vos données (adresse, abonnements) ;

7. Réagir sur des articles de votre journal paroissial ou des articles publics d’autres journaux L’Essentiel par des commentaires qui s’afficheront une fois approuvés;

8. Partager des articles avec votre entourage.

Pour la paroisse :

1. Ajouter du contenu qui n’aurait pas trouvé de place dans le journal papier ;

2. Proposer des abonnements promotionnels pour faire découvrir le journal paroissial aux familles avec de nouveaux baptisés, aux parents accompagnants des enfants aux sacrements, aux nouveaux arrivants, etc.

Ce printemps sera également mis en place une newsletter paroissiale (à ne pas confondre avec la newsletter du journal L’Essentiel – Au Large).

Comment faire ?

Si vous ne faites rien, vous continuerez à recevoir L’Essentiel – Au Large chez vous comme jusqu’à présent. Pour pouvoir le lire sur votre smartphone, c’est simple, procédez comme suit : 

1. Allez sur le site de la paroisse sur la page du Journal L’Essentiel dans le menu Informations ou directement à l’adresse aularge.lessentiel-mag.ch

2. Cliquez sur le lien S’enregistrer ou allez directement sur presse.saint-augustin.ch/senregistrer pour créer un compte avec votre e-mail et un mot de passe.

3. Rattachez votre abonnement papier à votre compte grâce à votre numéro d’abonné (commençant par 422… présent sur l’étiquette d’envoi de votre magazine papier) depuis votre page Mon compte / Mes abonnements.

4. Consultez vos mails, vous y trouverez une invitation à souscrire à un abonnement contenant l’accès au numérique.

5. Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro.

Combien ça coûte ?

Pour 2023 avec l’arrivée d’une version numérique, les tarifs ont été adaptés comme suit :
Journal papier et numérique Fr. 47.–
Journal papier seulement Fr. 40.–
Journal numérique seulement Fr. 35.–

La solution ayant été développée par Saint-Augustin, elle va pouvoir évoluer en fonction des besoins et des désirs des paroisses et des lecteurs de tous les journaux L’Essentiel de Suisse romande ainsi que des évolutions technologiques.

Convaincus ? Donnons ensemble aux jeunes et familles le désir de lire vos contenus !

Chantal Salamin : webmaster de Saint-Augustin, heureuse d’œuvrer pour votre journal L’Essentiel – Au Large !

Dimanche 12 février 2023 à Vouvry: célébration de la confirmation

Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre évêque Jean-Marie Lovey, le 12 février : 
Vionnaz : Mélissa Bonvin, Noémie Bonvin, Lucie Gonzalez, Cyril Mariaux, Pauline Martenet et Justine Trisconi.
Vouvry : Beatriz Braz, Serena Coudray, Cindy Lopes, Ilenia Matte et Mattia Pignat.
Port-Valais : Manon Abiven, Julia Cultrona, Rayane Fracheboud, Tamyna Gonzalez-Lema, Ericka Pichonnaz, Richard Pichonnaz et Elisa Marotta.
Saint-Gingolph : Louane Ceppi.

Par Virginie Maret | Photos : Vincent Vannay

« Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chrétien ?
Qui est Dieu pour vous ? Qui est Jésus pour vous ? Qui est l’Esprit Saint pour vous ?
Comment réagissez-vous si l’on insulte votre religion ? Pourquoi n’y a-t-il pas de solution pour faire la paix ? Avez-vous des moments de doute ? Avez-vous déjà ressenti la présence de Dieu ?
Est-ce que le fait d’être croyant vous apporte quelque chose ?
Est-il facile pour vous de demander le sacrement du pardon ? »

Voici des exemples de questions posées aux témoins rencontrés lors de la retraite et à l’évêque le jour de la confirmation. Questions et réflexions qui témoignent de l’intelligence, de la soif de connaissance et de la recherche de sens de ces jeunes confirmés 2023 ! Le parcours confirmation permet aux futurs adolescents / adultes de se poser de vraies questions et de trouver un espace de confiance pour tenter d’y répondre.

Entre l’animation de certaines célébrations comme la vigile Pascale, la rencontre de communautés, le partage de goûters, de jeux, et bien sûr un peu de caté, le cheminement est beau et riche en émotions…

En ce jour du 12 février 2023, le ciel est bleu et la météo est douce, mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne ce jour-là et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration.  Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.

Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin merci à nos prêtres et à Mgr Jean-Marie Lovey, notre évêque.

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