Le maître et le Big Bang

Georges Lemaître réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Qui était l’abbé Georges Lemaître (1894-1966), religieux, prêtre, mathématicien, cosmologue à l’origine de la théorie du Big Bang, c’est-à-dire l’explication scientifique de la création de l’univers, nommé par le pape Jean XXIII, en 1960, prélat domestique ainsi que président de l’Académie pontificale des sciences ? Einstein disait de lui qu’il était « celui qui avait le mieux compris la relativité générale » ! Beaucoup de physiciens, de nos jours, pensent qu’il aurait partagé le prix Nobel de physique avec Arno Penzias et Robert Wilson, s’il avait été vivant en 1978.

En octobre 2018, la communauté astronomique internationale lui a rendu un bel hommage en le reconnaissant de facto comme l’un des pères de la théorie du Big Bang et en recommandant de renommer la célèbre loi de Hubble en loi de Hubble-Lemaître.

Mais le Big Bang, qu’est-ce que c’est ? L’idée développée par l’abbé Georges Lemaître est que si on inverse la trajectoire de toutes les galaxies de l’univers et qu’on regarde où elles étaient dans le passé, on obtient une convergence en un point unique c’est-à-dire, un état initial de l’univers que Georges Lemaître a décrit comme « la théorie de l’atome primitif » et qu’on appelle aujourd’hui le Big Bang.

Cette théorie révolutionne notre perception du monde et de l’univers. Mais si l’on pouvait croire que cette même théorie réfute la création de l’univers par Dieu, Georges Lemaître a aussi été toute sa vie un fidèle serviteur de l’Eglise catholique, à la foi sincère et affichée. Science et religion ont été pour lui deux attitudes intellectuelles qu’il a réussi à faire cohabiter dans un seul homme, dans une seule vie. 

Fiat lux

Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le Big Bang est le « Fiat lux initial, l’instant où le cosmos est sorti de la main du créateur », George Lemaître n’est pas d’accord et réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés : il s’oppose donc à une vision concordiste de la science qui est un système d’exégèse consistant à interpréter les textes sacrés de la religion de façon qu’ils concordent avec les connaissances scientifiques de l’époque. La conséquence et le risque d’une telle attitude concordiste sont de conduire à l’immobilisme scientifique. 

Ainsi, le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ? Georges Lemaître répond : « Oui, à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. »

Courrier de lecteur

Peinture de l’artiste espagnole Berna Lopez.

Photo: evangile-et-peinture.org

A propos de l’article de Françoise Besson au sujet de « Janine » dans L’Essentiel d’avril 2023. 

Cet article m’a tout de suite touchée sans l’avoir d’abord lu, à cause de la photo du regard de Janine. Dans ses yeux, j’ai été plongée dans son monde intérieur tel que je pouvais l’imaginer : un monde aride de désespoir et d’enfermement. En découvrant à la fin de l’article les circonstances de la mort de Janine, un cri de révolte a jailli en moi.

Je découvre aujourd’hui que, si cette histoire m’a choquée, c’est que, moi aussi, il y a quelques années, j’ai souffert de cette terrible maladie qu’est la dépression. Mais contrairement à Janine, j’ai pu trouver une autre porte de sortie à cet enfer, et cela, non pas par mes mérites mais par l’accueil d’une discrète mais infinie tendresse de Dieu. Face à cet enfermement intérieur, minute après minute, j’ai reçu la confiance fidèle de certains proches, malgré leurs incompréhensions par rapport à mon vécu et mon comportement.

Malgré une certaine nuit de l’esprit, la foi de ma jeunesse a pu survivre et s’épurer. Souvent dans ma chambre, je prenais dans mes mains une icône de Jésus que j’appréciais. Je la mettais sur mes genoux et je posais mon visage en pleurs sur le sien. Alors je lui donnais TOUT de mon rien : mon impuissance, mes échecs, mes angoisses. Et toujours, j’étais restaurée parce que je sentais que Jésus était encore un étage en dessous de moi et qu’il me portait dans ses bras. Enfin, j’ai eu le cadeau d’être accompagnée par un excellent médecin qui, au fil des mois, a pu trouver une médication qui a pu renouveler mon cerveau bien endommagé. Alors, tout lentement, mon corps, mes émotions, mon intelligence ont repris leurs fonctions normales. Et, de petits progrès en petits progrès, je guérissais. 

Aujourd’hui, malgré certains symptômes résiduels, je suis heureuse ! Cette expérience m’a appris à rester au plus près du moment présent, dans une dépendance joyeuse à l’Amour de Dieu. J’aime beaucoup ce verset tiré du livre d’Isaïe (ch. 9, 1-2) : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse. »

Gros travaux en cours à l’église de Rueyres

Ils ont commencé à la mi-avril et seront achevés pour la mi-juillet: les importants travaux de rénovation de l’intérieur de l’église de Rueyres-les-Prés sont en cours et avancent normalement. Visite de chantier début mai.

Réunion de chantier avec l’architecte, des représentants des maîtres d’état et le représentant du Conseil de paroisse.

Par Claude Jenny | Photos: Raphaël Roulin

Chaque mercredi, les maîtres d’état de ce gros chantier se retrouvent sur place autour de Béatrice Clavel, architecte et en présence de Dominique Chassot, qui représente le Conseil de paroisse. Après les travaux extérieurs de stabilisation effectués en 2021 et qui ont été rendus nécessaires en raison d’un affaissement de la partie avant de l’édifice, c’est maintenant presque l’entier de l’intérieur de l’église qui fait l’objet d’une rénovation. 

Une réunion avec les paroissiens avait permis d’expliquer de manière détaillée la nature de cette rénovation et de lever certaines craintes. Car c’est vrai que, lorsque le chantier sera achevé, cette église retrouvera tout son lustre qui sera totalement conforme à sa configuration d’origine due au concepteur Fernand Dumas. Cette église, qui est rattachée à la Communauté de Notre-Dame des Flots (Rueyres-les-Prés, Montbrelloz, Forel) avait subi une première rénovation importante dans les années trente.

Les travaux actuels permettent de recouvrir les bas-côtés d’un crépi spécial et de changer la câblerie électrique. Mais la partie la plus délicate de cette rénovation consistera à refaire toute la peinture intérieure, en respectant strictement les couleurs d’origine. Par exemple, un bleu spécial dans le transept et le chœur. Un beige spécial viendra également habiller la nef. La porte en bois du fond de la nef sera reconstituée dans les règles par un restaurateur d’art.

Un budget de Fr. 150’000.– a été voté pour mener à bien ces travaux. Nous y reviendrons dans l’une de nos éditions de l’automne prochain.

Un prix Nobel pour deux

Mosaïque de Mariam Thresia exposée au musée du premier couvent qu’elle a fondé au Kerala.

Lorsqu’on pense à l’Inde, ses bidonvilles et ses nécessiteux, la figure emblématique de Mère Teresa s’impose à nous. Or, peu d’entre nous connaissent l’autre Thérèse – Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan – précurseure de l’œuvre de sa consœur en Christ.

Par Myriam Bettens | Photo : Augustus Binu

Très tôt déjà, elle souhaite se consacrer à la vie d’ermite, mais sa famille s’y oppose. C’est finalement à Puthenchira, dans le district du Kerala qu’un demi-siècle avant sa consœur et lauréate du prix Nobel de la paix, que Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1876-1926) œuvrera auprès des exclus et à l’éducation des filles. Cette dernière étant pour elle l’exemple même de la théologie de la libération en action… sans slogan.

Rompant avec la coutume de ne sortir de la maison qu’accompagnées d’hommes, Thresia et ses trois compagnes sillonnent les routes et visitent les familles dans le besoin. Une révolution pour un monde autant séculier que religieux, dont les critiques acerbes ne manquent pas de pointer ces « femmes qui descendent dans la rue » !

En 1903, Mariam Thresia demande à son évêque la permission de construire une maison de prière, mais le vicaire apostolique de Trichur lui suggère plutôt d’envisager de rejoindre une congrégation déjà existante. Elle ne ressent la vocation pour aucune d’entre elles, trop contemplatives face à son désir de servir. Finalement, en 1913, le vicaire l’autorise à construire une maison de prière et envoie son secrétaire pour la bénir. L’évêque discerne dans la vocation de Mariam Thresia qu’une nouvelle congrégation religieuse au service de la famille est en gestation. Le 14 mai 1914, il l’érige canoniquement et lui donne le nom de Congrégation de la Sainte Famille.

En moins de douze ans et avec une énergie indomptable, Mariam Thresia fait construire trois nouveaux couvents, deux écoles, deux foyers, une maison d’études et un orphelinat. A sa mort, en juin 1926, sa réputation de sainteté se répand rapidement et sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Elle est béatifiée le 9 avril 2000 par Jean-Paul II. Son intercession est invoquée par les familles en situation difficile et par les couples sans enfant de l’Eglise catholique romaine, syro-malabare et syro-malankare.

Comme l’épi nouveau

Jean-Pascal Genoud présidant la célébration de la Fête-Dieu 2022.

Texte et photo par Marion Perraudin

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme l’Amour qui dans le pain de Vie,
Pour fortifier le cœur qui se dépouille de tout
Et se fait tout humble pour reconnaître sa faim de la vraie Nourriture.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme sa Présence qui emplit de paix tout l’être
En creusant au fond du cœur le désir,
D’une rencontre de plénitude.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Mystère donné à contempler et à adorer à l’autel,
Dans la simplicité de la coupe et du pain,
Où le Christ Sauveur nous rejoint pour demeurer en nos vies.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Christ Vivant dans cette petite hostie,
Entre les mains pauvres du prêtre,
Vient reposer au creux de nos mains
Afin que nous devenions Celui que nous recevons.

Merci Seigneur pour tous nos prêtres, merci pour leurs mains qui célèbrent et bénissent.
Et qui au nom de Jésus donnent les sacrements, en particulier l’Eucharistie et le Pardon.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pascal qui ont consacré et donné Jésus Eucharistie.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Michel qui ont guidé ses confrères.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pierre qui vont conduire sa communauté au souffle de l’Esprit Saint.

La nouvelle croix de Châtillon bénite

Photo: Georges Losey

L’ancienne croix des missions, sise au cœur du village de Châtillon, avait subi les outrages du temps et menaçait même de s’écrouler. Son remplacement s’imposait. Ce qui fut fait et la nouvelle croix installée, mais encore fallait-il qu’elle soit bénie comme le veut l’usage. Pandémie oblige, cette cérémonie a été remise mais a finalement eu lieu le samedi 25 mars dernier et la nouvelle croix bénite par le curé de la paroisse, l’abbé Darius. Une cérémonie qui a été agrémentée par le chœur mixte de Lully-Bollion-Châtillon et suivie d’une agape (cjy).

En librairie – juin 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Conversion d’un athée
Cédric Longet

L’arrivée du sacré catholique, suite à une « effusion de l’Esprit Saint » en 2014, entre en conflit ouvert avec toutes les constructions intellectuelles passées de l’auteur, formées par la philosophie et tout spécialement celle de Nietzsche pour qui « Dieu est mort ». Désormais, Dieu le Père existe vraiment, Jésus existe vraiment, la Vierge Marie existe vraiment. Cédric Longet témoigne : « Mon entrée en Jésus est proprement pour moi une authentique révolution copernicienne : je découvre que tout gravite autour du soleil, et que ce soleil est une personne. » Ce livre est le détail de cette conversion.

Editions Les Unpertinents

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Le défi de Jérusalem
Eric-Emmanuel Schmitt

Après La Nuit de feu, où Eric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu’il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu’à la surprise finale, à Jérusalem, d’une rencontre inouïe avec ce qu’il nomme « L’incompréhensible ».

Editions Albin Michel

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Le Dieu de Dostoïevski
Marguerite Souchon

Dans cet ouvrage, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les évènements marquants de sa vie et montre comment la foi de l’auteur russe est le fruit d’un long et sinueux cheminement. L’auteur plonge aussi le lecteur dans l’œuvre du romancier russe et y décèle les traces de cette quête spirituelle. Dans ce parcours qui va des œuvres les plus connues, comme Les frères Karamazov, aux plus confidentielles comme Les carnets du sous-sol, le lecteur est conduit dans la découverte d’un esprit amoureux du Christ. Cet ouvrage est une porte d’entrée pour découvrir tant Dostoïevski que son œuvre. 

Editions Première Partie

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L’empreinte transfigurée
Brunor

Pour la première fois, une bande dessinée relate les différentes étapes de cette grande enquête à propos du suaire de Turin. Elle révèle 20 énigmes pour l’intelligence qui constituent non pas des preuves, mais autant d’indices qui permettent au lecteur de se faire sa propre idée sur la question. Nous avons la surprise de découvrir les réponses éclairantes apportées par la recherche à d’autres questionnements essentiels où foi et raison sont en dialogue. Ce grand drap de lin n’a pas fini de nous surprendre et cet ouvrage y contribue pleinement.

Brunor Editions

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Pour commander

Venons à Jésus-Eucharistie!

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit

Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…

Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires. 

Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand ! 

Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant ! 

Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.

La Bible pour mieux marcher au quotidien

Chaque jour, la Parole de Dieu se donne pour qui souhaite s’en nourrir. Elle est accessible même si nous n’avons pas de Bible. Elle est disponible sur les sites internet, les journaux, les médias et bien sûr à chacune de nos eucharisties. De nombreux récits sont connus depuis notre enfance. Chacun de ces textes nous parle en fonction de nos âges, de nos situations de vie et du moment vécu. Aujourd’hui, en ce temps pascal, j’ai envie d’échanger avec vous sur le texte des disciples d’Emmaüs en Lc 24, 13-35. 

Par Marianne Berset | Photo: DR

Depuis le troisième dimanche de Pâques, ce texte a inondé nos eucharisties. Dans ce récit, Luc souligne l’attitude de deux disciples quittant Jérusalem après la mort de Jésus.

Désespérés, ils se dirigent vers le village d’Emmaüs…

Tout tristes, ils retournent chez eux en discutant de tout ce qui s’est passé et parlent de leur souffrance car leur espérance en ce libérateur d’Israël s’en est allée. Jésus est mis au tombeau. 

Je pense que souvent nous leur ressemblons. Nous restons rivés sur nos problèmes et nous oublions que Jésus marche à nos côtés.

Jésus s’approcha et marchait avec eux…

Magnifique la délicatesse de Jésus, il s’intéresse à eux, les écoute. Il les aide à dire tout ce qu’ils ont sur le cœur. La pédagogie de Jésus est géniale : en laissant les deux disciples « vider leur sac » ils arriveront mieux à accueillir le message d’espérance que Jésus leur donne. Cet exemple de Jésus est aussi pour nous un apprentissage à l’écoute en silence de l’autre pour mieux réconforter et soulager.

Il leur expliqua dans la Parole de Dieu tout ce qui le concernait…

Les deux disciples sentent que leur cœur est tout brûlant lorsqu’il leur explique les Ecritures ? En se tournant vers Dieu, en écoutant sa Parole, l’espoir revient.

Reste avec nous

Jésus accueille l’invitation. Quelle réponse je donne aux demandes des autres dans nos vies si effrénées ? L’Evangile nous invite à savoir nous arrêter pour écouter Jésus qui nous parle et prendre du temps pour ceux qui nous entourent.

Il prit le pain, le rompit et le leur donna… alors ils le reconnurent

Jésus effectue un acte, il les renvoie au dernier repas, à ce dernier moment d’intimité avec Lui. Jésus fait toujours ceci avec nous à chaque messe. Par la Parole, il nourrit notre intelligence. Par le partage du pain, il nourrit notre cœur pour que grandisse en nous la présence de Jésus Ressuscité.

Ainsi, restons conscients que le Christ ressuscité est présent dans nos vies. Ouvrons notre regard afin de savoir le reconnaître pour que grandisse l’Amour avec lui mais aussi les uns envers l’autre.

La messe, une vitrine de l’Eglise à aménager

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Chrystophe Rakotondranaivo

Mettons-nous dans la peau d’une personne non initiée à la doctrine chrétienne ou aux pratiques religieuses de l’Eglise catholique qui s’aventurerait dans une église au moment de la messe.

Dans l’immense majorité des cas, elle trouvera une assemblée clairsemée et composée surtout de fidèles d’un âge certain, comme celui du célébrant. Elle entendra des chants avec ou sans accompagnement musical presque toujours tristement en mineur et entendra des phrases ou des textes dont les mots seront incompréhensibles si elle n’a pas effectué un parcours initiatique de longue durée…

Et ce qu’elle comprendra parlera beaucoup de péché, de culpabilité, de supplications de pardon de nos manquements, de rachat de nos fautes…

Elle risque fort de quitter la cérémonie avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle tristounet et bien éloigné de notre réalité quotidienne, suivi par des participants peu enthousiastes. 

Il est dès lors peu probable qu’elle soit poussée à s’intéresser davantage au Christ et à son Message qu’est censée annoncer et célébrer la messe !

Or, la messe est une vitrine pour notre Eglise et comme telle devrait inciter ceux qui ont l’occasion d’y assister à découvrir ce qui leur est proposé ! Comment devrait-elle se dérouler ?

Avant tout, elle doit être belle : la beauté parle de Dieu. Elle nous aide à nous élever et à nous approcher de Lui. Il faut de la lumière et des décorations, mais surtout de la musique ou des chants joyeux avec des paroles au goût du jour comme il en existe un grand registre.

Elle devrait comporter, en plus de l’émouvant baiser de paix, d’autres gestes tel le salut initial de ses voisins, qui sont des sources d’échanges fraternels et communautaires.

Mais surtout, il faudrait revoir le choix des textes qui y sont lus, notamment vétéro­testamentaires, qui n’ont de signification que pour les historiens des religions et réviser le langage utilisé dans bon nombre de formules ! 

Que signifie par exemple pour un non-­initié la phrase « être invité au repas des noces de l’agneau », parmi tant d’autres ? Ou comment prendre au sérieux l’invitation de Jésus lors de la Cène lorsqu’Il dit « buvez-en tous » alors que tel est rarement le cas ?

Il faudrait également expliquer aux fidèles certains gestes liturgiques et bon nombre d’expressions utilisées, par exemple le mot « péché » qui revient constamment ! Le remplacer par des mots courants illustrant le fait de « ne pas avoir su aimer » ne lui donnerait-il pas un sens plus compréhensible ?

Et puis, ne pourrait-on donner un autre sens à la messe que celui qui a trop souvent cours, en mettant l’accent sur la célébration dans la joie de la résurrection du Christ, en Le remerciant pour tout ce qu’Il nous a donné et nous donne encore et en cherchant à se rapprocher de Lui plutôt que de macérer dans le rappel de nos « péchés » ou de ceux du monde en espérant une miséricorde divine ?

Enfin, nous réjouir d’y participer ! Voir des fidèles joyeux, enthousiastes et lumineux irait à l’encontre de l’opinion de Nietzsche sur les chrétiens (« Je croirais en leur Dieu si ils avaient l’air un peu plus sauvés ») et serait un magnifique témoignage du bonheur que devrait nous procurer l’Amour du Christ !

On peut toujours rêver… heureusement, il existe quelques exceptions !

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

L’assemblée de paroisse  a avalisé les comptes 2022

Le Conseil de paroisse dans sa nouvelle composition de neuf membres. De gauche à droite : Sophie Ding, Alexandre Duc, Marie-Christine Mota, Alexandre Bersier, Christiane Volery, Stéphanie Verdon, Mireille Duc, Michel Clément et Dominique Chassot.

La traditionnelle assemblée paroissiale ordinaire, dite des comptes, s’est déroulée le 26 avril dernier au Centre des Focolari à Montet. Une assemblée rondement menée sous la présidence d’Alexandre Duc, qui a vu la soixantaine de membres présents avaliser à l’unanimité l’ensemble des comptes de fonctionnement pour l’année 2022 et plusieurs comptes d’investissements. Ce fut aussi l’occasion de remercier les conseillers de paroisse sortants et d’accueillir les trois nouveaux membres qui ont été assermentés le samedi 29 avril et sont entrés officiellement en fonction le 1er mai.

Par Claude Jenny | Photo: Georges Losey

Une excellente santé financière

Il appartint à Daniel Baudin de présenter pour la dernière fois les comptes détaillés de la paroisse pour 2022. Des comptes qui attestent d’une excellente santé financière et n’ont pas appelé la moindre question ou objection de la part de l’assemblée. La commission financière, par la voix de son président, Michel Losey, s’était exprimée dans le sens d’une acceptation sans condition. Les comptes de fonctionnement pour 2022 ont dès lors été votés à l’unanimité. Des comptes qui, hormis quelques petits écarts inévitables, sont en quasi conformité avec les montants budgetés.

Ces comptes, s’ils bouclent avec un tout petit bénéfice, attestent néanmoins que tout va bien dans « le ménage financier paroissial » ! Avec des charges pour 3,760 millions et des recettes pour 3,776 millions. Donc un mini bénéficie de Fr. 16’000.– environ. Mais il faut interpréter ce résultat en sachant qu’un montant impressionnant de Fr. 900’000.– a été affecté aux réserves : Fr. 600’000.– pour l’entretien des lieux de cultes et Fr. 300’000.– pour les travaux aux autres biens patrimoniaux de la paroisse. 

Les chiffres du bilan sont tout aussi bons avec notamment des actifs circulants de 7,036 millions et des actifs immobilisés de 2,21 millions et un total d’actif global de 11,204 millions. Le poste des réserves grimpe au bilan à 2,388 millions. De quoi financer avec les fonds paroissiaux les 2 millions de travaux votés lors de l’assemblée de l’automne dernier. 

Une situation financière très enviable pour la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Et si elle a versé 1,093 million à la Caisse des ministères et à la Corporation ecclésiastique cantonale, elle a par contre encaissé pas moins de 2,830 millions d’impôts sur le revenu et la fortune des paroissiens et des entreprises. A Fribourg, l’impôt ecclésiastique offre une manne confortable aux paroisses.

Des remerciements et des applaudissement sont venus signifier l’excellent travail accompli par le Conseil de paroisse et en particulier de la boursière, Séverine Rey-Pillonel qui a dû compiler des milliers de chiffres pour, tout au long de cette législature, réaliser l’intégration de douze comptabilités paroissiales en un seul « package comptable ». 

Conseil de paroisse : sortants fêtés…

Cette assemblée de printemps a été l’occasion de prendre congé et de remercier les six membres du Conseil de paroisse qui quittent cet organe suite à l’élection tacite de cette automne (voir le magazine paroissial de février 2023). Fleurs et bouteilles sont venues récompenser Fabienne Bondallaz, de Vuissens ; Denyse Chanex, de Cheyres ; Véronique Christinaz de Nuvilly et Marie-Madeleine Marcuard de Cugy ainsi que Daniel Baudin d’Estavayer et Denis Rossier, de Font-Châbles.

… et nouveaux accueillis

Passant de 12 à 9 membres, le nouveau Conseil de paroisse est composé de 6 anciens membres et de 3 nouveaux qui ont été officiellement accueillis. Il s’agit de Marie-Christine Mota, d’Estavayer ; Alexandre Bersier, de Cugy et Michel Clément d’Estavayer. Le nouveau Conseil de paroisse in corpore a été assermenté le samedi 29 avril lors d’une célébration présidée par l’évêque du diocèse et qui a réuni pas moins de 520 conseillers en l’église de Siviriez. Le Conseil de paroisse a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition le jeudi 4 mai et est donc entré en fonction pour une nouvelle législature de 5 ans.

Représentants à la CEC réélus

L’assemblée avait à élire pour une nouvelle législature ses deux représentants à la Corporation ecclésiastique cantonale – plus couramment appelée la CEC. Aucune nouvelle candidature ne s’étant proposée, les deux actuels délégués, Marie-Claude Fontaine, de Nuvilly, et Carlo Bonferroni, de Montbrelloz, ont accepté de rempiler et ont donc été réélus comme représentants de la paroisse dans cet important organe de l’Eglise fribourgeoise.

« Nous avons rendu possible l’impossible »

Pour cette dernière assemblée en tant que membre et vice-président du Conseil et titulaire du dicastère des finances, le Staviacois Daniel Baudin a tenu à adresser un message touchant à l’assemblée. Dans une formule choc, il a relevé que, durant ce quinquennat faisant suite à la fusion, l’équipe du Conseil de paroisse avait « rendu possible ce qui a priori ne l’était pas » ! C’est-à-dire faire de 12 paroisses une seule entité !

Et il a relevé avec force que le Conseil de paroisse, tout en œuvrant à 12, voire 15 personnes lors de certaines réunions, était parvenu à conserver une excellente ambiance au sein de l’équipe, les représentants de toutes les communautés tirant à la même corde. « Et ce n’était pas gagné d’avance ! » lança-t-il. « Un énorme travail a été fait et la paroisse est sur de bons rails. Il s’agira pour le nouveau Conseil d’affiner le travail qui a été fait » a-t-il pu constater avec satisfaction.

Une proposition pour fêter le jubilé de la Saint-Bernard

Le 15 juin 2023, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année de festivités qui marqueront le centenaire de la proclamation de saint Bernard, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Quoi de mieux qu’une randonnée spirituelle accompagnée. Une manière de découvrir, se ressourcer tout en faisant place pour l’intériorité et la contemplation.

Par Myriam Bettens | Photo : Hospice du Grand-Saint-Bernard

Randonnée de l’Abbaye de Saint-Maurice à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un chemin de randonnée certes, mais également un chemin de témoignage entre deux congrégations historiques. Partant de l’Abbaye de Saint-Maurice, les marcheurs emprunteront les sentiers du Tour des Dents du Midi, puis ceux de la vallée du Trient et du Haut Val d’Entremont pour terminer à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Du lundi 24 au 29 juillet 2023, tarif Fr. 980.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Randonnée en étoile autour de Thônes

Une semaine de randonnée en étoile dans les paysages variés, parfois sauvages et tourmentés de la région de Thônes. Une semaine avec un fort accent culturel sur les traces de Saint-Bernard de Menthon avec la découverte du château du même nom ou de l’abbaye de Tamié. Du lundi 4 au samedi 9 septembre 2023, tarif Fr. 800.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Fête des jubilaires de mariage

A l’instar du couple Rithner, trois autres couples fêtent leurs noces d’orchidée (55 ans).

Le dimanche 7 mai fut l’occasion d’une belle fête pour célébrer les jubilaires de mariage. Une trentaine de couples ont répondu à l’invitation et ont reçu la bénédiction solennelle durant la messe. Les festivités se sont poursuivies par un apéritif et un repas à la Maison des Jeunes.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Leo Ferraro

Qu’ils aient cinq ou soixante-cinq ans de mariage, les couples se donnent la main comme au jour de leur mariage. Ensemble, ils renouvellent leurs promesses et reçoivent la bénédiction de Dieu, devant une assemblée paroissiale réjouie. Le curé Jérôme conclut la messe en énumérant un décalogue de la famille : 

1. Ne jamais nous irriter les deux en même temps.
2. Jamais de cris entre nous.
3. Si l’un des deux doit l’emporter, permets que ce soit l’autre.
4. Ne vous lancez jamais à la figure les erreurs du passé.
5. Si tu dois critiquer, fais-le avec amour.
6. Ne sois jamais négligent envers les tiens.
7. Ne terminez jamais la journée avec un désaccord non résolu.
8. Au moins une fois par jour, dis quelque chose de beau, de sympathique, d’agréable à ton conjoint.
9. Si tu as fait quelque chose de mal, admets-le et demande humblement qu’on t’excuse.
10. Deux ne peuvent se disputer si l’un des deux ne veut pas. 

Nous saluons l’engagement et la disponibilité des bénévoles ainsi que du couple organisateur, André et Anne-Marie Premand. Si chacun s’est senti accueilli, c’est grâce à eux qui avaient pris soin, depuis plusieurs semaines, d’orchestrer cette journée avec délicatesse et attention.

Fête paroissiale : SAVE THE DATE. 2 SEPTEMBRE 2023

La fête paroissiale de Monthey est une journée conviviale en début d’année pastorale pour se retrouver. Annulée deux fois à cause de la pandémie, elle aura lieu le samedi 2 septembre. Réservez la date et venez passer cette journée avec nous.

Pour cette nouvelle édition, nous avons prévu des activités autour de notre patrimoine religieux et culturel de Monthey. Nous avons des richesses architecturales et culturelles chez nous à découvrir : l’Eglise paroissiale, la chapelle du Pont…

En collaboration avec l’office du Tourisme, nous organisons trois visites durant la journée : 
–> Le matin, un grand tour pour les passionnés.
–> L’après-midi, une version raccourcie des incontournables.
–> A 15h30 : une visite visuelle statique dans l’Eglise avec des photos. 

Dès midi, nous pouvons nous restaurer sur place avec grillade et raclette offertes à tous.
Comme les autres années, des stands permanents : les ateliers Tricots, la brocante, les gâteaux et douceurs.

Pour les enfants
Pendant que les adultes visitent notre patrimoine religieux, les enfants sont invités à un grand jeu de piste dans les alentours de l’Eglise. Passage secret, énigmes, et autres surprises les attendent.

Ce sera aussi l’occasion de placer notre année scolaire sous le regard de Dieu en participant à la messe d’ouverture de la catéchèse à 17h.

Décès subit du sacristain Carl Frauenknecht

Au moment où nous bouclons ce magazine, début mai, nous avons appris avec tristesse le décès survenu subitement le mercredi 3 mai, à l’âge de 67 ans, de Carl Frauenknecht, l’un des trois sacristains de la collégiale. Entré en fonction l’année dernière, il avait pris très à cœur cette activité à temps partiel et avait encore assuré son service le week-end précédent son décès lors des premières communions. Toute la communauté paroissiale, et en particulier celle d’Estavayer, présente ses sincères condoléances à sa famille et regrette la disparition de cet homme affable et toujours disponible pour assurer sa part de service de sacristain à la collégiale (cjy).

En librairie – mai 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Au nom de Dieu, je vous le demande
Pape François

Pour les dix ans de son pontificat, le pape François confie son espérance pour le monde de demain, à travers dix voies majeures qui pourraient rendre le monde meilleur. Considérons le monde comme une maison commune, décidons des moyens concrets pour une humanité plus juste qui rejettera les abus, reconnaîtra la dignité de tous les individus, valorisera les femmes, n’utilisera plus jamais le nom de Dieu pour faire la guerre. Tout le réalisme du pape François jaillit de ces lignes où il manifeste sa conscience aiguë des problèmes que traversent les croyants comme les non-croyants. Un message passionnant et inspirant pour tous, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise.

Editions Artège

Acheter pour 23.20 CHF

Tu m’as appelé par mon nom
Herbert Alphonso

Toute personne possède le potentiel de se réaliser pleinement. Découvrir sa vocation personnelle, c’est retrouver le caractère absolument unique que Dieu nous a donné en nous appelant par notre nom. Herbert Alphonso, jésuite d’origine indienne, a accompagné un grand nombre de personnes dans la découverte de ce qu’il appelle leur « vocation personnelle ». Par sa grande expérience de l’accompagnement spirituel et sa connaissance profonde des exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, le père Alphonso nous ouvre les portes de la connaissance profonde de soi. Guide spirituel, cet ouvrage nous envoie vers Dieu pour nous ouvrir à nous-mêmes.

Editions Saint-Paul

Acheter pour 12.00 CHF

Un pas de côté
Stéphane Roux

Père de famille d’une quarantaine d’années parti pour une simple épopée familiale avec sa femme et ses trois enfants, Stéphane Roux découvre à la faveur de cette année sabbatique une vie nouvelle en lui. Il comprend peu à peu que cette rupture se mue en cheminement spirituel. Ce temps au désert est aussi l’occasion d’une réflexion sur la société actuelle, sur le monde du travail et, plus largement, sur l’usage de notre liberté. Récit d’un changement de vie ? Plutôt celui d’un pas de côté pour ralentir, se laisser transformer par la vie, par les autres et par Dieu.

Editions Fidélité

Acheter pour 22.40 CHF

Sainte Claire d’Assise
Kim Hee-Ju

Un manga pour découvrir une sainte qui choisit la pauvreté par amour du Christ. Née dans une famille de seigneurs italiens, Claire était destinée à une existence noble et riche. Mais, à l’exemple de son ami, saint François, elle choisit de renoncer à tout pour fonder la première communauté de sœurs vivant vraiment dans la pauvreté : les Clarisses. Sa jeunesse dorée dans les rues d’Assise et Pérouse, sa rencontre avec François d’Assise et son choix radical de la pauvreté : le destin d’une jeune fille au caractère bien trempé nous est livré ici dans une BD à mettre dans les mains de tous les enfants.

Editions Mame

Acheter pour 23.70 CHF

Pour commander

Au souffle nouveau de l’Esprit

Texte et photo par Marion Perraudin

Au souffle nouveau de l’Esprit,
A l’image de Marie au jour de l’Annonciation,
Osons le oui à l’inattendu de Dieu.
Au souffle nouveau de la Pentecôte,
Laissons la Parole grandir en nous
Pour la porter dans nos aujourd’hui.

Au souffle nouveau de l’Esprit,
A l’image de Marie au jour de la Visitation,
Redisons avec elle MAGNIFICAT.
Au souffle nouveau de la Pentecôte,
Faisons de notre vie un chant de louanges et de mercis
Résonnant dans chacune de nos rencontres.

Au souffle nouveau de l’Esprit,
A l’image de Marie au jour des noces de Cana,
Devenons dociles à la Parole de son Fils.
Au souffle nouveau de la Pentecôte,
Ajustons-nous à l’Esprit de Dieu
Dans chacune de nos activités.

Au souffle nouveau de l’Esprit,
A l’image de Marie au jour de la Pentecôte,
Accueillons le feu de l’Esprit de Dieu.
Au souffle nouveau de la Pentecôte,
Devenons témoins du Christ Vivant
Dans nos lieux de vie.

Viens Seigneur Esprit Saint, conduire nos pas sur les chemins de ce monde.
Viens Seigneur Esprit Saint, allumer en nous le feu brûlant de l’amour.
Viens Seigneur Esprit Saint, nous apprendre la docilité du cœur.

Kairos – le temps favorable

Par Boleslaw Bieniek, curé des paroisses d’Anniviers | Photo : LDD

Aujourd’hui l’Eglise catholique surtout en Europe est confrontée à une grave crise du clergé et à une encore plus grave crise du christianisme. Des études sociologiques nous montrent que de nombreuses raisons ont abouti à ces deux crises. Je suis convaincu que le plus gros problème est l’identité fondamentale de la vocation sacerdotale et par conséquence son rôle dans la société moderne marquée par Chronos et même à l’intérieur de l’Eglise. Le même problème touche nos baptisés, qui sont sacramentalisés mais pas du tout évangélisés. La conséquence est la naissance au centre de l’Eglise d’un groupe appelé par les sociologues NONS. Ce sont des personnes indifférentes, découragées par la religion et en manque de confiance envers l’Eglise institutionnelle. Pour le bien de l’Eglise, je pense qu’il faut réorienter notre modèle pastoral de la paroisse territoriale vers la paroisse personnelle, comme un centre pour la vie spirituelle et sacramentelle où on prie, on cherche et on trouve le sens de la vie. Pour cela, il faudrait adapter la formation des futurs prêtres pour qu’ils deviennent des compagnons de route (à l’image du Christ sur le chemin d’Emmaüs), des conseillers spirituels, des ministres de l’eucharistie, des bergers et des confesseurs. 

Les laïcs pourraient réveiller l’Eglise traditionnelle de sa sieste en se voyant confier un plus grand espace dans la pastorale et ainsi devenir le pont solide entre la société moderne et une Eglise vue comme une communauté dans laquelle on peut trouver le ressourcement spirituel et la vie sacramentelle. Pour moi, l’image de l’Eglise comme une maison où tout le monde se sent très en sécurité et où on trouve les réponses aux questions existentielles, morales, théologiques et philosophiques est à mettre en pratique.

La crise actuelle est une sorte de carrefour avec la possibilité d’une grande ouverture qui aboutira sûrement dans la douleur à une nouvelle forme de christianisme mature. Le Christianisme secoué, réveillé, touché par cette mauvaise passe pourra agir comme un médecin blessé, qui guérira le monde dont il fait partie et c’est une chance réelle pour l’avenir avec la forte conviction que : l’amour et la réconciliation sont les seules forces qui unissent sans détruire. La réforme de l’Eglise devrait être basée surtout sur la théologie spirituelle et avoir ses racines dans l’Evangile, où on trouve une proposition de vie en harmonie avec soi-même, avec la nature et avec Dieu. 

Cette crise c’est aussi un Kairos, ce qui signifie la Chance, pour la société moderne marquée par Chronos (le matérialisme) qui cherche un solide point de repère afin de construire un bon avenir. Kairos, c’est aussi la chance pour l’Eglise de semer de bons grains pour transformer la société de consommation en société « Fratelli Tutti » (tous frères). Kairos, c’est enfin la chance pour ceux qui sont appelés à devenir prêtres de soigner dans l’« Hôpital de campagne » tous les blessés quelles que soient leurs blessures en étant des Bons Bergers de l’Evangile. 

La vocation, ma vocation

Par Anne-marie colandrea | Photo : DR

Qu’est-ce qu’une vocation ? C’est une parole avec une certaine densité dans l’expérience commune de la vie : de la conception personnelle d’une destinée à l’intimité de la vie spirituelle. Il est commun de comprendre la vocation comme une fin en soi : avoir trouvé une position sociale, professionnelle, un engagement. Les expressions « avoir la vocation ou pas » ou exercer un métier par « vocation » font partie du langage. Le terme lui-même de « vocation » se comprend comme un « appel » ou une inclination intérieure.   

Ce qui m’intéresse dans ce mouvement de la vocation, c’est la relation qu’elle implique. L’appel n’est-il pas le signe d’une relation ? Il y a la personne qui appelle et celle qui entend et répond. Le baptême en soi est une vocation, un appel, une promesse qui devient une vie, qui marque ce que je suis. Le Christ appelle – murmure, suggère, invite – il y a une rencontre unique entre Lui et moi qui embrasse tout ce que je suis, telle que je suis en toute liberté. Ce qu’il y a d’unique, c’est que Lui sonde mon cœur et m’offre l’occasion de vivre au centuple, au-delà même de ce que je peux projeter, au-delà même d’une forme de réponse escomptée.

La naissance offerte par nos parents est aussi un appel, un appel à la vie. Le baptême reçu est un appel du Seigneur à devenir son enfant, et frère et sœur en Eglise ; tel un appel à une double filiation. Tout est donné dans un élan d’amour. Personnellement, ma vocation est signée de visages et d’évènements qui m’ont accompagnée et m’accompagnent tout au long de mon chemin. Elle a pris un état de vie spécifique que j’ai reconnu comme étant celui que j’attendais, elle m’a offert une compagnie vocationnelle, une Fraternité, une demeure. La passion pour le Christ m’a conduite à reconnaître sa passion pour moi. Elle me donne d’être moi-même et de m’ouvrir à l’autre, dans le respect de mon tempérament et de ma liberté, de mon rythme, en faisant croître mes talents et mon affection, me rendant consciente de mes limites et vulnérabilités, de mes maladresses et incohérences. Ma vie s’accomplit à vos côtés : ma famille et mes amies et amis, mes collègues, celles et ceux de rencontres circonstancielles et ponctuelles. Alors MERCI à vous toutes et tous !

Vocation de baptisés de Lise Hudson-Bonin (Prions en Eglise)

Prière proposée par Jérôme Hauswirth | Photo : Flickr

Seigneur, notre vocation de baptisés est de laisser transparaître dans nos vies ton visage d’amour et de lumière.

Béni sois-tu pour toutes les personnes qui l’ont compris :
celles qui donnent leur vie au service de l’Evangile et répandent ta joie et ton pardon ;
celles qui consolent et soutiennent les gens tristes et affligés ;
celles qui prônent le respect, la tolérance et la justice.

Béni sois-tu pour ces bergers et ces bergères selon ton cœur !

Tu nous appelles tous et toutes, Seigneur, à révéler ton amour pour toutes les personnes.

Dans le sacerdoce ou la vie consacrée ? Dans le mariage ou le célibat ?

Que ton Esprit nous aide à discerner ton appel et à répondre avec confiance et générosité.

Que par notre façon d’être et de vivre dans nos familles, au travail, dans nos communautés, nous donnions le goût de te connaître.

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