En librairie – avril 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Vivre avec nos morts
Delphine Horvilleur

« Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis… » A travers ses expériences d’accompagnement des familles de défunts et par le recours aux rites et légendes du judaïsme, D. Horvilleur nous livre une réflexion sur la fin de vie, au-delà des croyances et des religions. Un petit livre précieux à s’offrir à soi ou à une personne chère.

Editions Livre de Poche

Acheter pour 12.80 CHF

La vie après la mort
Max Huot de Longchamp 

« Aller au ciel » : voilà qui résume l’espérance de beaucoup de chrétiens. Depuis deux mille ans, la question de l’au-delà trouve bien des réponses dans la Tradition. Vingt siècles de sainteté ont fourni des milliers de pages traitant ces questions qui se posent à tout homme venant en ce monde, et auxquelles la lumière de Pâques et la foi en Jésus-Christ apportent une solution inédite pour le monde. Le Père Max Huot de Longchamp nous livre ici les plus beaux textes des grands auteurs spirituels sur la vie après la mort.

Editions Artège

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Visitation(s)
Raphaël Buyse – Chantal Lavoillotte

Avec pour toile de fond l’évangile de la Visitation, Chantal Lavoillotte et Raphaël Buyse rendent compte de leur mission : accompagner des personnes marquées par la maladie, la fragilité ou la vieillesse. A ces récits sur le quotidien d’une aide chrétienne en milieu hospitalier répondent divers témoignages de malades ou de professionnels de la santé. Ils font apparaître au fil des pages, tel un fin murmure, cette présence mystérieuse du Christ qui ne s’impose pas mais qui, discrètement, vient encourager, fortifier, relever.

Editions Salvator

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Pour te parler de la mortet de la résurrection
Sophie Furlaud – Charlotte Roederer

Comment parler de la vie, de la mort et de la Résurrection aux petits ? Comment leur parler de ces grands mystères de la vie et de la foi chrétienne ? Voici un livret, très proche des sensations et émotions des enfants, qui aidera les parents à aborder avec douceur et tact, l’espérance d’une vie après la mort.

Editions Bayard Jeunesse

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Quand les catéchistes innovent pour cheminer avec les enfants

Quatre des catéchistes paroissiales en séance de travail. De gauche à droite, Céline Marmy, Marianne Berset, Nathalie Kamoo et Mireille Duc.

Depuis très longtemps, les catéchistes de la paroisse cheminent avec des groupes d’enfants vers la vie eucharistique. Cette route a évolué au fil des années car le contexte dans lequel nous vivons a changé. Eclairage.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse au niveau paroissial
Photos : Georges Losey

Pendant très longtemps, seuls les enfants vivaient une retraite en plus de la catéchèse qui leur était transmise en classe. Aujourd’hui, les enfants que nous rencontrons chaque semaine ont beaucoup de joie il me semble à vivre les rencontres de catéchèse. Chance ou douleur ? Voici la question que je me pose… Oui chance… car ils découvrent Jésus-Christ qui donne sa Vie pour nous, la force de son Esprit Saint pour aider à avancer dans la vie ainsi que Sa Présence quotidienne. Mais aussi douleur, car nous savons que nous ne les voyons pas dans nos eucharisties. Personnellement, je pense que cela ne nous appartient pas car nous ne savons pas à quel moment le Seigneur va les rejoindre ou plutôt comment Il touche leur cœur…

Accompagner aussi les parents

Notre but à nous, catéchistes, c’est de prendre les enfants où ils en sont sur leur chemin de vie et de faire un bout de route avec eux, en se rappelant que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leur enfant. Depuis un an, nous vivons des rencontres personnelles avec les parents des premiers communiants, ceux-ci nous accueillent volontiers et découvrent que le cheminement n’est pas si astreignant et ainsi les soutient mieux dans cette démarche.

Une préparation maison

Pour nos rencontres, mais aussi pour le cheminement vers la vie eucharistique, le Service cantonal de la catéchèse nous transmet des documents à partager avec les familles. Ils sont très bien préparés mais cette année, j’ai souhaité faire un pas de plus avec les catéchistes, car je me suis rendu compte qu’elles avaient besoin de s’approprier les rencontres pour pouvoir transmettre ce qui les habite. Ainsi tout en restant dans la ligne proposée par le canton, nous prenons beaucoup plus de temps entre nous, pour prier, pour préparer les temps forts. De ce fait, ceux-ci deviennent leur temps fort, les enracinent aussi plus dans la foi et leur permettent d’être des témoins qui parlent avec le cœur.

Deux voix suivies

Cette manière de cheminer, j’ai eu la chance de la vivre lorsque mes enfants étaient petits et cela m’a apporté beaucoup de motivation, de joie et l’envie d’aller à la Source. Le fait de s’approprier les rencontres procure aux catéchistes une autre dynamique. Cette année, ce sont les disciples d’Emmaüs et le bienheureux Carlo Acutis qui nous aident à avancer sur la route. L’approfondissement donne envie à chacun et chacune de s’enraciner toujours plus profondément. Nathalie Kamoo, catéchiste à Estavayer, s’est rendue à Assise sur les pas de Carlo Acutis pour s’imprégner de ce Bienheureux. 

Merci aux catéchistes qui se donnent sans compter pour soutenir ces enfants, ces familles dans ce cheminement vers la vie eucharistique et faire un petit bout de route avec eux.

Berceuse de la Mère de Dieu

En ce numéro de Pâques Spéciale famille, nous vous proposons un poème de Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget. Cette «Berceuse de la Mère de Dieu» exprime tout à la fois l’émerveillement d’une mère, l’humilité, la joie d’avoir donné la vie et la douleur…

Proposé par Yasmina Pot | Photo : Jean-Michel Moix

Poème par Marie Noël (1883-1967)

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. 
Vierge que je suis, en cet humble état
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tombe
Votre grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas, 
car j’avais aussi, petite et bornée, 
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… ô douleur, là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

Mort… tellement nôtre !

Par Frédéric Monnin

« La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. »

Je l’avoue, à chaque fois que j’entends ce texte, au demeurant fort bien écrit, souvent lu lors de cérémonies funèbres, je m’étonne… Mettons d’emblée les choses au clair : ce texte n’est pas né de la plume de Charles Péguy, et encore moins de celle de saint Augustin. Auraient-ils osé, l’un comme l’autre, prétendre que la mort n’est rien, alors que depuis 2000 ans, chaque messe qui fut, qui est et qui sera célébrée, atteste que le Christ a, par son sacrifice sur la croix, vaincu ce prétendu « rien » ?

Vous en conviendrez avec moi : si la mort n’est rien, alors pourquoi tant de larmes, de cris, de souffrances… ? Si la mort n’était rien, celle du Fils aurait-elle meurtri le cœur du Père au point que la terre, alors plongée dans les ténèbres, tremblât, et que se déchirât le rideau du Temple ? (cf. Mt 27, 51)

Oui, la mort est quelque chose ! Mais la tendance est à sa négation, ou tout du moins son occultation. Et quand enfin l’on se rend compte qu’elle est inéluctable, on exhibe tel un trophée ce fruit fameux de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, en prétendant juger que telle ou telle mort est digne ou pas, selon que l’on aura souverainement décidé quel jour et à quelle heure elle devra intervenir. Au risque de blesser certaines sensibilités, le seul souverain en la matière, du moins à en croire ce Jésus dont nous nous disons les témoins, c’est Dieu le Père. Ce même Père à qui nous disons chaque dimanche, les bras levés au ciel : « Que ta volonté soit faite ! »

En ces temps où nous faisons mémoire plus intensément de ce glorieux matin qui consacra la victoire de la Vie, prenons le temps de redécouvrir le sens profond du baptême : il nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ, il nous a fait mourir à nous-mêmes pour en renaître enfants d’un même Père, et frère de Jésus qui, à l’heure de sa mort, savait qu’il s’en relèverait. Ne nous a-t-il pas promis qu’il en serait de même pour nous ?

 

Au service de la paroisse depuis trente-deux ans!

La décoration florale de l’église de Montbrelloz est un plaisir pour cette femme dont l’engagement est exemplaire.

Cela fait déjà 32 ans que l’engagement paroissial de Maria Plancherel a commencé. En 1991, elle est arrivée au Conseil de paroisse de Montbrelloz. Elle en fut la présidente pendant 8 ans. Dès 2018, après la fusion de la grande paroisse, elle continua son engagement au sein du Conseil de communauté de Notre-Dame des Flots.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photos : Raphaël Roulin

Dès 2019, elle devient sacristine de Mont-brelloz. Maria Plancherel a pris très à cœur cette responsabilité en venant en avance pour préparer minutieusement les cérémonies. « Pour moi, c’est important d’éviter le stress de dernière minute afin de gérer les imprévus sereinement. Cela me permet d’avoir le temps d’accueillir le prêtre et les divers acteurs de la célébration » confie-t-elle.

Sacristine mais aussi…

Mais Maria Plancherel a encore d’autres activités ! Accompagnée de Marie-Claire  – la sacristine de Rueyres-les-Prés – , elles animent  toutes les deux, le lundi matin, le chapelet au home « Les Mouettes ». Elle se dévoue aussi pour la décoration de l’église. Elle confectionne des arrangements en recourant la plupart du temps aux fleurs de son jardin. Et son service continue en tant que lectrice et auxiliaire de communion. 

« Cela me rend plus proche de Dieu »

« La variété de ces activités me plaît beaucoup. Cela m’enrichit d’être en contact avec les gens car j’aime être au service de la communauté et ça me donne beaucoup de joie. Cela me rend aussi plus proche de Dieu. Certaines activités, dans le silence de l’église, m’invitent à prier pour la paix, l’Eglise, etc. Je me confie aussi à saint Joseph, le patron des familles. Il est précieux pour moi. Il m’a beaucoup soutenue dans mes difficultés » explique-t-elle.

Elle ajoute : « Je suis reconnaissante envers Dieu de m’avoir rendue capable de remplir ces diverses tâches. En effet, il m’a accordé sa confiance en me choisissant pour ces services. » 

Merci pour son engagement et son enthousiasme ! 

Un écran TV pour l’église de Monthey

Cela ne vous aura pas échappé, un immense écran TV est désormais fièrement suspendu au mur latéral droit de la nef de l’église de Monthey. Après Muraz et Collombey, la remontée du Rhône se poursuit, voilà désormais le chef-lieu des églises paroissiales qui a elle aussi comme son air d’édifice 2.0 😊 Rencontre avec le curé Jérôme Hauswirth pour mieux comprendre ces changements.

Interview réalisée par Valentin Roduit | Photos : Jérôme Hauswirth, DR

Jérôme, pourquoi mettre une TV dans l’église ?
Il y a quelques années, nous avions fait l’expérience d’afficher les chants par un beamer portable à Collombey. Ce fut très apprécié par les paroissiens, mais c’était lourd ! Il fallait tout installer et démonter avant et après chaque célébration. Avec la pose de ce matériel fixe, nous sommes beaucoup plus confortables, tant en termes de qualité d’image que d’économie de temps de préparation. Il suffit désormais de tout préparer à domicile et par une simple clef USB ou son portable, on peut tout gérer très facilement. Cela va permettre d’afficher les chants ou de passer une vidéo. Cela correspondait clairement à une attente.

Oui, mais le prêtre ne peut pas à la fois célébrer la messe et gérer l’image projetée…
De fait, je compte sur les grands servants de messes pour assurer ce nouveau service.

Peut-on afficher autre chose que des images fixes ?
Oui, l’avantage de ces nouvelles installations est qu’elles permettent non seulement de regarder un power-point (une série d’images) mais plus encore de visionner des vidéos, avec un son qui sort directement des haut-parleurs de l’église ! On peut aussi utiliser la TV pour mettre en évidence une affiche en début de messe.

Et que pensez-vous projeter ?
En l’état, je pense d’abord à la liste des chants de la messe et aussi des vidéos réalisées par l’assistant pastoral F.-X. Mayoraz. Ce sont de très beaux montages, mettant en avant des jeunes de notre région et qui témoignent de leur foi. Mais à terme aussi de courts enseignements, des messages vidéo de notre évêque ou du Pape. Et pour les grandes occasions où l’affluence est plus large que d’habitude, nous projetterons aussi les réponses de la messe, pour permettre que tout le monde se sente à l’aise.

Et combien coûtent ces installations ?
C’est à la fois beaucoup et très peu. La gigantesque télévision de plus de 2 mètres de diagonale revient avec toute l’installation à près de Fr. 7’000.–. Autant dire que si les prix n’avaient pas autant baissé ces dernières années, jamais l’acquisition d’une telle TV n’aurait été dans nos possibilités. 

Merci et au plaisir de voir ces nouvelles technologies à l’œuvre !

Une proposition pour découvrir des personnalités inspirantes

Inspirées et inspirantes ! Nous avons tous à l’esprit au moins une de ces personnes que nous qualifions volontiers d’icône ou de modèle. Elles sont de celles qui poussent à avancer, nous donnent du souffle et de l’énergie. Nous vous proposons de découvrir ci-dessous trois d’entre-elles au travers de biopics originaux.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Une rose à Auschwitz

Le biopic dont la sortie est programmée pour le 21 avril en DVD et VOD retrace l’histoire vraie d’Edith Stein. Cette philosophe et féministe juive allemande s’est convertie au christianisme et est devenue religieuse. Morte à Auschwitz, elle a été élevée au rang de sainte et martyre, puis est devenue la patronne de l’Europe avec le nom de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix.

Faustine, apôtre de la miséricorde

Ce film biographique se déroule dans les années 1930 et suit les traces de sœur Faustine. Celle-ci reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine.

Le métis de Dieu

Exceptionnel destin que celui de Jean-Marie Lustiger, le juif qui devint cardinal. En pleine Occupation, le jeune garçon de 14 ans se convertit au catholicisme contre l’avis de ses parents. Il perd sa mère en déportation et se déchire avec son père, qui n’accepte pas son choix. Devenu curé, il se hisse soudain au sommet de la hiérarchie ecclésiastique grâce à Jean Paul II, auquel il se lie d’amitié. En 1985, un couvent de carmélites polonaises s’installe dans les murs d’Auschwitz, à l’endroit même où la mère de Jean-Marie a été gazée. L’évènement déclenche une des crises les plus importantes entre juifs et chrétiens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et c’est à ce juif devenu catholique qu’il incombe de trouver une issue au conflit qui le bouleverse lui-même intimement.

A découvrir en DVD et VOD sur sajeplus.fr

Ma lecture de la Bible au quotidien

Pour moi la Bible n’est pas simplement une bibliothèque avec différents livres, mais un message de Dieu. Nous sommes invités à nous mettre en prière pour l’interpréter et découvrir ce que Dieu veut nous dire. Ces textes sont adressés à chaque lecteur personnellement.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photo : DR

Ce qui est fantastique, c’est que ces textes ne sont pas démodés, Dieu nous parle encore aujourd’hui et chaque jour différemment, car ils sont le fruit de l’Esprit Saint.

J’aime bien lire l’Evangile du jour  proposé par l’Eglise. C’est incroyable de savoir que toutes les messes de la terre entendent le même texte au même jour. Cela nous donne une communion entre tous les catholiques de la terre. Mais comment savoir quel est le texte d’aujourd’hui ? On peut être abonné à « Prions en Eglise » ou à  « Magnificat ». 

A l’heure du numérique, il est bon de savoir qu’il existe aussi des applications qui nous transmettent le texte du jour, et les prières des heures, ainsi que la Bible. Plus besoin de porter les livres, tout se trouve dans l’application AELF (Association épiscopale liturgique pour les pays francophones). Cette application téléchargeable sur un support – mobile (portable, tablette ou ordinateur) – est accessible gratuitement via internet. Je l’emploie surtout quand je suis en voyage.

La parole qui m’habite le plus

Une parole qui m’habite est la prière que Jésus nous a donnée. Matthieu 6, 9-13

09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

12 Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

13 Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Pour bien m’en imprégner, je répète chaque phrase deux fois. Essayez et vous verrez que ça donne encore une plus grande dimension en prenant conscience de la force de chaque mot.

« Que ta volonté soit faite ! » est le plus dur à dire. Car j’ai envie de diriger ma vie. Quelle est sa volonté ? Est-ce que je suis d’accord de faire confiance à Dieu ? Dieu veut notre bonheur, il voit plus loin que nous. Que ta volonté soit faite et non la mienne. Laissons-nous guider par l’Esprit Saint et il nous enverra vers ceux qui ont besoin de notre visite.

Bonne lecture de la Bible qui ouvre les yeux du cœur !

Le premier «Pardon»

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bastien Clerc

Le vendredi 3 février à Collombey, 21 enfants (de 4H) recevaient pour la première fois le Sacrement du « Pardon ». Et le vendredi suivant, 10 février, à Muraz, 14 enfants (de 4H) recevaient également l’absolution sacramentelle de la part des prêtres : Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Merci aux catéchistes et différents intervenants et parents qui ont participé et animé ces deux journées de « Fenêtre catéchétique ».

Voici un petit aperçu en images de ces deux journées de « Fenêtre catéchétique », où les enfants ont reçu le Sacrement du Pardon par le ministère des abbés Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Le miracle cinématographique

Bertrand Bacqué.

Le festival de films IL EST UNE FOI consacrera son édition 2023 à la thématique du miracle. Bertrand Bacqué, directeur artistique et Norbert Creutz, critique de cinéma, tous deux membres du comité cinéma du festival, ont accepté de répondre à quelques questions en amont de la conférence inaugurale, prévue le 1er mai au Centre de l’Espérance. Interview entre doute(s) et miracle(s).

Propos recueillis par Myriam Bettens | Photo : DR

Par quel miracle avez-vous opté pour cette thématique ?
Norbert Creutz : La question du miracle est fondamentalement liés au cinéma et c’est ce questionnement que j’avais envie d’approfondir.

Fondamentalement liée au cinéma, de quelle manière ?
NC : Le cinéma peut être considéré comme un miracle permanent. Il y a des choses extraordinaires qui se passent sans arrêt, alors qu’on sait pertinemment qu’elles sont « fausses ». Et lorsqu’arrive un film qui vous postule le miracle de manière plus profonde, vous vous rendez compte que le cinéaste a dû le traiter de manière plus intelligente, en ne s’appuyant pas seulement sur une palette d’effets spéciaux. C’est en cela que le cinéma devient un instrument à questions plus profondes.
Bertrand Bacqué : Le cinéma a à faire avec la notion d’apparition [cf. la première projection des frères Lumière, ndlr.]. Très vite, le religieux est devenu un élément important des sujets cinématographiques et l’église s’est très tôt emparée de cela comme un moyen de plus mis à disposition de l’institution pour la propagation de la foi. Il y a vraiment une consubstantialité entre l’image et l’apparition. Dans l’Antiquité, on faisait des rites pour faire apparaître des images. Aujourd’hui, dans le dispositif utilisé, il y a encore quelque chose de la monstration et de l’apparition.

En quoi les miracles sont-ils nécessaires, autant pour le croyant que le non-croyant ?
NC : Nécessaires… c’est la grande question. La plupart des gens se font à l’idée « qu’il n’y a pas de miracles », mais l’espoir d’un miracle demeure le fondement même de leur vie, d’une certaine manière. 
BB : Si on s’en tient aux Evangiles, les miracles sont des événements exceptionnels pour attester de la foi. Dans cette perspective, la foi, pour avoir un sceau de vérité, aurait besoin de ces signes. Toutefois, on pourrait faire une distinction entre ces signes tout à fait exceptionnels et les « miracles quotidiens » qui ponctuent nos vies : un téléphone inattendu ou une rencontre.

On voit que l’église est devenue prudente par rapport à ces phénomènes… 
BB : Il faut combiner foi et raison, ce qui devient assez complexe. On aurait tendance à dire que le miracle dépasse la raison et devient donc le sceau de la foi. Ce qui signifie en même temps que nous renonçons à une explication rationnelle pour admettre que quelque chose est sans explication. Raison pour laquelle l’Eglise redouble de prudence, afin de ne pas légitimer n’importe quelle révélation privée.

Est-ce que le miracle, comme nous l’entendons dans le christianisme, existe dans d’autres religions ?
NC : Au travers du cinéma, nous n’en avons pas trouvé beaucoup. Nous avons inclus un film indien où on pourrait y comprendre quelque chose de semblable.

Est-ce que cela signifierait que le miracle, comme nous le comprenons, fait partie de l’essence de la chrétienté ?
NC : J’aurais tendance à le croire. Les autres cosmogonies ont accepté qu’il y’a des choses qu’elles ne comprennent pas, mais cela fait partie intégrante de leur vie.
BB : On est plutôt dans l’ordre de ces miracles quotidiens qui ne sont pas forcément une attestation de la transcendance. Cette question de la transcendance reste tout de même très judéo-chrétienne.

Comment avez-vous sélectionné le panel de films du festival ?
NC : Il y avait un critère évident de sujet, mais aussi un autre concernant la forme, car nous voulions que le miracle soit traité avec une vraie intelligence artistique.
BB : En effet, nous souhaitons garder une certaine exigence cinématographique. Cela afin de parler au plus grand nombre sans tomber dans l’écueil « film de paroisse », à l’image de ce qu’une certaine industrie cinématographique américaine produit aujourd’hui à grande échelle. Souvent, les films religieux ne sont pas les plus spirituels ! Il nous fallait donc aller au-delà de cette étiquette pour trouver des perles cinématographiques. Je dirais même que c’est ce type de films qui nous confrontent le plus et poussent à la réflexion.

A découvrir du 3 au 7 mai, aux Cinémas du Grütli. 
Plus d’informations sur ilestunefoi.ch

Coup gagnant pour le tournoi paroissial de tennis de table

D’habitude, c’est à l’église que les servants de messe se rendent. Samedi, c’est à la Stavia qu’ils avaient rendez-vous. Quarante-­deux filles et garçons – sur les 90 servants que compte la paroisse – ont répondu à l’invitation de l’abbé Darius, curé-­modérateur, pour participer au premier tournoi paroissial de tennis de table. Coup gagnant pour un coup d’essai !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Il y a un temps pour prier mais il y a aussi un temps pour faire du sport ! L’abbé Darius croit aux vertus – y compris pastorales – du sport. Il l’a dit aux participants en ouverture du tournoi : « C’est aussi le rôle d’un prêtre d’être avec vous pour une telle rencontre. » Une matinée chaleureuse, avec la présence de plusieurs membres de l’équipe pastorale, de parents et de représentants du CTT (Club de tennis de table d’Estavayer) emmené par Vincent Grandgirard, président. 

L’abbé Darius s’est démené la matinée durant pour gérer le planning des rencontres des quatre catégories (deux filles et deux garçons) et permettre que tout se déroule dans les règles, y compris en ayant prévu des matchs de repêchage pour les perdants de la première rencontre.  Fan de football, l’abbé Darius affectionne aussi le tennis de table qu’il a pratiqué autrefois. Et la petite démonstration qu’il a faite était plutôt convaincante, même sans entraînement… Dans toutes les paroisses où il passe, ce curé a instauré un tel tournoi pour offrir une activité aux jeunes. Intention très louable. Pour sa première édition, ce tournoi a sans conteste été un joli succès sportif mais aussi d’échanges et de convivialité.

Les vainqueurs

Cat. Filles 1 : Cléa Flühmann. 
Cat. Filles 2 : Aurélie Pillonel.
Cat. Garçons 1 : Alexandre Chanex.
Cat. Garçons 2 : Noah Inguscio.

Le caté, c’est sympa !

C’est quoi la catéchèse ? Quel est son but ? Comment se vit-elle dans les paroisses du Haut-Lac ? Réponse ici avec une catéchiste. Et brève présentation des Parcours des Sacrements du pardon, de la première communion et de la confirmation.

Par Stéphanie Reumont | Photo : Christophe Allet

Le caté, c’est quoi ? 
Le meilleur point de départ pour comprendre ce qu’est la catéchèse est son étymologie. 

C’est un mot grec provenant d’un verbe mystérieux, catekeo, qui veut dire « faire résonner ». 

C’est un « écho », un son, une parole qui résonne d’une vallée à l’autre, qui couvre les distances grâce à la force de celui qui la prononce mais grâce aussi à l’air, au vent qui permet la propagation des ondes. 

Ainsi, dans la catéchèse, deux dimensions doivent être toujours rappelées : la parole, l’énergie, le courage d’ouvrir son cœur et ses poumons pour annoncer quelque chose, pour révéler le nom de Quelqu’un. Et le vent qui dans la Bible figure l’Esprit, le vent qui permet à cette parole de rejoindre les autres, de franchir des obstacles et des distances bien plus grandes que ce que nous pourrions imaginer. 

Annoncer l’Evangile n’est pas l’affaire des seuls catéchistes. Tout baptisé reçoit cette mission ! 

Quel est le but du caté ?
Le rôle de la catéchèse est de proposer des chemins pour se rapprocher du Christ : – par la Parole de Dieu, – par l’enseignement, – par les sacrements, – par la liturgie et la prière, et de rappeler l’Amour infini de Dieu. 

Il est important de remettre au centre le kérygme : Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer.

Les parcours d’initiation chrétienne proposés par la paroisse du Haut-Lac
Les parcours d’initiation chrétienne pour les enfants et leurs parents (associant parfois grands-parents, parrain ou marraine selon leurs disponibilités) sont un chemin spirituel qui leur permet de grandir dans leur foi, de découvrir Dieu et de comprendre les enseignements de l’Eglise. Ils peuvent également tisser des liens avec les autres jeunes de leur âge et entre les familles.

SACREMENT DU PARDON
Le parcours d’initiation chrétienne commence au baptême. Quand les enfants sont baptisés tout petits, le caté (re)commence par le sacrement du pardon (dès la 4H), où les enfants, accompagnés des parents disponibles, découvrent un Dieu d’Amour sur qui ils pourront toujours compter et devant qui, ils peuvent déposer tout ce qui leur pèse. Ce parcours de quatre rencontres et une journée de retraite se termine par une grande célébration avec une démarche pénitentielle où petits et grands peuvent approcher ce sacrement d’une manière simple.
Si les enfants ne sont pas baptisés, ils vivent une préparation au baptême en parallèle aux parcours caté.
Responsables du parcours du pardon : Christophe Allet, 079 427 54 94 et Marie-Claude Delgado.

PREMIÈRE COMMUNION
La première des communions (dès la 5H) est un moment de rencontre intime avec le Christ. Ce parcours les prépare à recevoir le Christ au plus profond de leur cœur. C’est également une reconnaissance de leur appartenance à la communauté chrétienne. 
Il se fait sur quatre rencontres durant lesquelles les enfants, toujours accompagnés, vont découvrir, entre autres, la Parole de Dieu de manière ludique et se termine par une journée de retraite sur le temps scolaire avant le grand jour de fête. Les familles sont également invitées à découvrir une « Eucharistop » (messe « privée » où à tout moment chacun peut « stopper » la célébration et poser une question afin de permettre de mieux comprendre ce qui se passe durant la célébration).
Responsable du parcours de la première communion : Stéphanie Reumont, 079 138 95 78.

CONFIRMATION
La confirmation (dès la fin de 7H) est le prochain pas important sur le chemin de foi, où les jeunes s’approprient leur foi et confirment leur engagement envers Dieu et leur foi en Jésus-Christ en découvrant les dons de l’Esprit Saint au travers d’une journée avec leur parrain ou marraine et d’autres expériences communautaires.
Responsable du parcours de la confirmation : Virginie Maret, 079 258 34 73.

Les ados en folie ! Mais ils avancent

Texte et photos par Astrid Belperroud

Quoi de mieux pour se connaitre qu’un petit jeu à la « speed dating », en quelques minutes chaque jeune se rencontre et ainsi chacun peut dire son sport favori, quelle école il fréquente, son rêve… sa vie quoi ! et poursuivre ensuite les conversations autour de bonnes crêpes, Chandeleur oblige… je vous l’assure, nous avons une belle jeunesse, qui trouve sa place dans les moments de prières après une bel après-midi de jeu ou d’enseignement. 

Et puis il y a l’engagement, que je propose aux jeunes, un engagement au service de l’autre, nous appelons cela en Eglise, la diaconie. Ce mois-ci c’est la découverte pour certains de l’accompagnement à la messe pour les patients des HUG, ici c’était à l’hôpital des 3 Chênes. Belle expérience pour Jeanne, Victoria et son amie Hestia. Voici leur témoignage :

Victoria : « J’ai passé un agréable moment ce matin, à la fin je me suis sentie super bien d’avoi aidé ces personnes. J’ai aussi été très émue auprès de chaque personne dans sa chambre et pendant la messe. Merci de m’avoir permis de vivre cela. Je reviendrai ! »

Jeanne : Ce dimanche, j’ai appris à aider des personnes âgées. J’ai pu leur apporter du bonheur pendant la messe et leur faire penser à autre chose. Merci pour ce moment de partage.

Chemin de croix en marche pour la paix…

Le 24 février : ce jour marquait le début de la guerre en Ukraine, il y a un an. L’équipe pastorale a trouvé bon de réunir les paroissiens pour vivre un chemin de croix.

Par Marianne Berset | Photos : Pierre Bondallaz

Bénéficiant d’une belle soirée de février, c’est dans les jardins du Centre de rencontre des Focolari à Montet, que ce chemin de croix a été vécu. Ce temps de prière fut un très beau moment de communion avec la communauté des Focolari qui nous accueillait.

Présidés par l’abbé Darius Kapinski, nous avons marché d’une station à l’autre avec les nombreux paroissiens, les jeunes et les permanents du centre qui, à tour de rôle, ont animé notre prière.

Dans la situation actuelle où il est difficile de garder l’espoir et l’espérance, nous avons senti un réel besoin de se mettre ensemble pour prier. Avec cette certitude que nous savons que le Christ est là, qu’il nous écoute et nous soutient. Nous avons mis nos pas à la suite du Christ, pour soutenir tous ces peuples qui souffrent de la guerre, d’un tremblement de terre et des difficultés qui habitent le monde. 

Et maintenant restons unis dans la prière à l’Esprit Saint, afin qu’il mette en œuvre des moyens pour conduire à la paix.

Groupe de jeunes du secteur Haut-Lac

Les enfants ayant fait leur première communion ou leur confirmation et qui souhaitent continuer à se rencontrer en ont la possibilité : ils peuvent faire partie d’un groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse et qui se réunit à Vouvry une fois par mois. Rencontre et explications.

Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Vanessa Gonzalez

Vanessa, quel est ce groupe de jeunes dont vous vous occupez ?
Dans le secteur du Haut-Lac, on s’est aperçu que certains jeunes s’étant préparés à la première communion ensemble étaient intéressés à continuer à se rencontrer après ce parcours. Or, entre la première communion et le début de la préparation à la confirmation il n’existait aucun groupe pour ces jeunes. Nous en avons donc créé un en septembre 2022, qui compte, à chaque rencontre mensuelle le samedi, environ une quinzaine d’enfants. Parmi eux des jeunes ayant fait leur première communion et aussi des confirmés.

Quel est le but de ces rencontres ?
Globalement, l’apprentissage des valeurs chrétiennes et humaines est au cœur de ces rencontres ; le but est de rassembler notre communauté en passant de bons moments récréatifs ensemble. Chaque samedi, j’encourage aussi les enfants à terminer la rencontre en assistant à la messe.

Quelles sont les activités proposées aux enfants ?
On commence par un goûter à 16h. Puis il y a toujours un bricolage, le plus souvent en rapport avec le calendrier liturgique : en décembre par exemple nous avons confectionné une couronne de l’Avent, activité au cours de laquelle je leur ai expliqué la symbolique de la couronne. En ce moment nous colorions un chemin de Carême. Nous faisons aussi des jeux. A noter que les activités diffèrent un peu pour les enfants confirmés, puisqu’ils sont plus âgés. 

Qu’en disent les enfants ?
Ils sont très contents, la preuve : ils reviennent ! On a aussi souvent des retours très positifs des parents. J’en profite d’ailleurs pour préciser que les parents qui souhaitent participer à l’accompagnement du groupe sont les bienvenus, surtout si celui-ci s’agrandit cette année avec les communiants de 2023 !

Le groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse se rencontre une fois par mois, le samedi, de 16h à 17h30 à la cure de Vouvry. Les enfants et leurs parents sont ensuite invités, s’ils le souhaitent, à assister à la messe. 
Inscriptions : Vanessa Gonzalez, 077 457 89 41, vanessadenver@gmail.com

De quel monde voulons-nous être responsables?

La Campagne œcuménique 2023 menée par Action de Carême, l’EPER et Etre partenaires met en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre les changements climatiques et ses conséquences.

Par l’équipe de campagne Action de Carême

Actuellement, la crise climatique représente le principal défi à la survie de l’humanité. Les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses ou les inondations sont cause de faim et de pauvreté. Or, nos habitudes alimentaires – de la production à la consommation – jouent un rôle clé en la matière, notamment en ce qui concerne notre empreinte écologique et la sécurité alimentaire des pays du Sud. La façon dont nous traitons la Terre reflète la considération que nous portons à nos semblables. Selon la pensée de Gottfried Wilhelm Leibniz *, « La justice n’est autre chose que la charité du sage ». Agissons donc avec sagesse, faisons preuve d’humanité et comportons-nous de manière juste envers notre planète et ses habitant·es afin que chacun·e puisse vivre dans la dignité ! 

La justice climatique est une nécessité – C’est pourquoi elle se trouve au cœur de la Campagne œcuménique pour la troisième année consécutive. Durant ce Carême 2023, l’EPER, Action de Carême et Etre Partenaires mettront en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre la crise climatique et ses conséquences. Cette forme d’agriculture à petite échelle, adaptée aux conditions locales, préserve la biodiversité, encourage une alimentation saine et ouvre de nouvelles perspectives. Ses méthodes sont bénéfiques tant pour les êtres humains que pour l’environnement. Elles favorisent la participation politique, les systèmes alimentaires de proximité ainsi que la transition vers des modèles économiques qui privilégient la solidarité et le respect des ressources naturelles.

De quel monde voulons-nous être responsables ? – Tout au long de notre campagne, nous aborderons cette question sous divers aspects : connaissances scientifiques, situation actuelle, perspectives politiques, principes théologiques ou encore engagement individuel. Nous verrons qu’il est possible de façonner le monde de demain, celui que nous laisserons aux générations futures. Un monde dont nous assumerons la responsabilité avec fierté. Ensemble, agissons pour qu’un monde juste pour toutes et tous soit une réalité !

* G. W. Leibniz (1646–1716) est un philosophe, mathématicien, juriste, historien et conseiller politique allemand du début de la Renaissance. Il est considéré comme le « génie universel » de son époque.

Agis pour faire la différence : justice climatique, maintenant !

Photo : Bob Timonera

Vous nourrissez-vous de manière équitable ? Que se cache-t-il derrière les aliments de votre frigo ? Comment la nourriture de votre assiette a-t-elle été cultivée et à quel point les fruits et les légumes que vous consommez ont-ils voyagé ? Le parcours des aliments du champ jusqu’à notre assiette est plus complexe qu’il n’y paraît…

… Notre mode de production alimentaire actuel est responsable de plus d’un tiers des émissions nocives de gaz à effet de serre. Consommer des produits locaux, saisonniers et équitables aide à améliorer le bilan de gaz à effet de serre de l’alimentation et de la production alimentaire. La production et les habitudes alimentaires sont en lien étroit avec la famine dans le monde et la situation climatique actuelle. Les personnes qui contribuent le moins au réchauffement climatique en sont les principales victimes.

Soutenir la campagne ?

Tous moyens de paiement –> https://voir-et-agir.ch/don-general/
ou par virement bancaire : IBAN CH31 0900 0000 1001 5955 7
en faveur d’Action de Carême, Avenue du Grammont 7, 1007 Lausanne.

Action « Journée des roses équitables »

Faites bon accueil aux roses vendues lors des messes du secteur les samedi 18 et dimanche 19 mars 2023

Philippe Marchello: organiste de la paroisse depuis 30 ans!

Son métier : plâtrier-peintre, patron de sa petite entreprise. Sa passion : l’orgue.  Qu’il pratique depuis son adolescence. Combien de fois est-il monté à la tribune de la collégiale d’Estavayer pour jouer de son instrument : des milliers de fois… Car cela fait 30 ans qu’il en est l’organiste titulaire. Trente ans ! Deux milliers de messes et fêtes religieuses et six cents enterrements plus tard, il affiche le même enthousiasme. Un musicien heureux de se mettre au service de la liturgie et de l’art sacré. Rencontre pleine de notes joyeuses !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

« On ne me voit que de dos. Mais on m’entend ! Et ça me va très bien » dit ce musicien modeste. Si l’organiste est par nature un peu solitaire derrière ses claviers, Philippe Marchello n’en est pas moins un homme chaleureux. La journée, vous pouvez le croiser dans la rue ou sur un chantier avec sa salopette blanche. « Ah c’est lui, l’organiste… » Une remarque qui le touche encore lorsque des gens sont surpris que ce soit un travailleur manuel qui, le dimanche, officie à l’orgue. Une belle preuve qu’il n’y a pas besoin d’être un pro pour briller ! Lui se dit clairement amateur. Eclairé dirons-nous ! Imaginez l’expérience acquise en trois décennies de pratique !

Un « virus » dès l’adolescence

Le « virus de l’orgue » lui est venu très tôt.  « Je viens d’une famille d’origine italienne pieuse. Enfant, j’ai été à la messe presque tous les jours. Et mes parents étaient membres du chœur mixte local. Je montais donc à la tribune avec eux et je voyais l’organiste. » Et très vite il eut envie de jouer de cet instrument. Ses parents l’inscrivent au conservatoire et « j’ai eu de la chance : durant mon apprentissage de plâtrier-peintre, mon patron – qui était mon papa – me donnait un demi-jour de congé chaque semaine pour m’entraîner ». Philippe Marchello en profita pour piocher ses partitions, obtenir son diplôme d’organiste et être engagé pour jouer en semaine aux enterrements à Estavayer.

Il ne quitta plus la collégiale. Et depuis 1993, il en est l’organiste titulaire. Depuis 30 ans, il fait équipe avec un autre personnage de la vie musicale locale : Jean-Pierre Chollet, directeur du chœur mixte également depuis 30 ans ! Poste qu’il quittera cet été. L’organiste, lui, va continuer avec un nouveau directeur, Jean-Louis Raemy.

A 50 ans, l’enthousiasme de Philippe Marchello est intact même s’il se montre quelque peu circonspect concernant l’évolution de la musique sacrée à l’honneur aujourd’hui. « Je suis là pour servir la liturgie. Pour aider l’assemblée à prier. Et que l’on veuille faire chanter l’assemblée, c’est bien. Reste que dans ce qui s’écrit aujourd’hui, il n’y a pas que de la qualité… » constate-t-il. Lui accompagne le chœur mixte et « se lâche » dans les moments de la messe où l’orgue est à l’honneur. « J’aime bien jouer une œuvre conséquente juste avant le début de la célébration plutôt qu’à la fin de la messe. L’assemblée sort vite et n’écoute plus. » 

Il adore Bach

Il se dit volontiers fan de Bach ! Un compositeur prolixe puisqu’il a écrit plus de 200 œuvres pour le « roi des instruments ». Philippe Marchello s’en délecte. Il affectionne moins les compositeurs modernes. Et il aime l’improvisation : il s’y est formé et apprécie ces moments où il peut laisser libre cours à son envie du jour ! Même si l’orgue d’Estavayer n’est pas « un must », Philippe Marchello le connaît suffisamment pour en tirer le meilleur.  

Il s’entraîne à la maison !

En cette année jubilaire, Philippe Marchello prévoit « quelques surprises » qu’il mijote sans doute déjà ! Peut-être va-t-il rejouer la spectaculaire pièce « Orage » de Jacques Vogt qu’il avait interprétée il y a plus de 10 ans. Il s’exerce beaucoup mais… chez lui à Frasses ! « Je m’exerce en moyenne une heure par jour mais souvent à la maison ! » Eh oui, la technique fait qu’il peut disposer à son domicile d’un instrument qui est un orgue numérique, petit bijou de technologie informatique qui donne un rendu exceptionnel des sons d’un orgue grandeur nature. L’astuce : les ingénieurs enregistrent les sons au sortir de chaque tuyau d’un orgue et arrive à le restituer fidèlement sur l’instrument format réduit. « C’est génial ! Je n’ai plus besoin d’aller chaque fois à l’église pour m’exercer. Dès que j’ai un moment, je peux profiter chez moi » raconte celui qui joue parfois au petit matin, en sourdine. Et lui peut vibrer des sons de l’orgue de Caen, en l’occurrence.

Philippe Marchello baigne dans la belle musique. Y compris chez lui puisque son épouse est musicienne. C’est ce qui s’appelle faire un bon ménage musical ! Il arrive qu’ils jouent ensemble, avec madame à la flûte traversière.  Et peut-être formeront-ils un jour un trio avec leur enfant !

Succession aux Conseils de gestion et de communauté

Nos deux Conseils paroissiaux changent de présidence comme par jeu de domino : en succédant à Gilbert Mudry au Conseil de gestion, Bernard Premand laisse vacante sa place de président au CoCom, que Sandrine Mayoraz reprend. Tous deux se présentent pour relever quelques défis qui s’ouvrent à eux. 

Par Sandrine Mayoraz et Bernard Premand | Photos : François-Xavier Mayoraz

Bernard Premand et le Conseil de gestion

Après cinq ans à la tête du Conseil de communauté des paroisses de Monthey et de Choëx, j’ai donné suite à la proposition de notre estimé curé Jérôme Hauswirth de prendre la présidence de la commission de gestion, devenue vacante à la suite du retrait de Gilbert Mudry.

J’ai accepté ce nouveau défi parce que notre Conseil de communauté peut dorénavant compter sur une nouvelle responsable, compétente et dynamique en la personne de Sandrine Mayoraz.

Pour le nouveau poste accepté, je mettrai à profit les connaissances financières, de gestion et de management acquises précédemment dans ma formation d’économiste et dans les activités exercées dans les domaines professionnel, public et social.

Avec les membres actuels de la commission de gestion qui apportent des expériences et des compétences différentes bienvenues, il s’agira notamment de concrétiser les travaux de rafraîchissement de notre église paroissiale et de mener aussi à bien les études liées à la cure (réaménagement des cryptes…). Plus généralement, il faut réfléchir à la manière de valoriser le patrimoine immobilier paroissial afin de dégager des ressources supplémentaires pour que notre Eglise puisse continuer à développer ses activités, sans trop de souci pécuniaire.

Sandrine Mayoraz et le Conseil de communauté

Chaque paroisse dispose d’un « CoCom ». Ce conseil aide et soutient le curé et l’équipe pastorale. C’est aussi un reflet de la paroisse, qui fait « remonter » ce qui se vit dans la communauté. Nous sommes à l’écoute des paroissiens pour se faire l’écho de leurs besoins. Je suis membre du CoCom depuis plusieurs années, je connais déjà l’équipe avec qui j’ai plaisir à collaborer. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté la présidence. L’un de mes prédécesseurs parlait souvent du « CoCon ». J’aime bien cette image d’un petit noyau d’où éclosent des idées, des projets pour faire grandir le Royaume de Dieu.

Et une autre chose qui me tient à cœur, c’est de tisser davantage de relations. Par mon travail d’animatrice, je rencontre plusieurs groupes d’enfants, de jeunes, de solidarité, de chants, etc. Je vois tout ce qui se vit de beau, je vois ces personnes qui portent en elles le Christ qui Le servent, Le prient ou Le transmettent. Cela me réjouit ! Et en même temps, peu de personne peuvent se rendre compte de la diversité des engagements qui existent dans nos paroisses de Monthey et Choëx. Et j’ai donc à cœur de trouver davantage d’espaces pour susciter des rencontres entre les paroissiens ; et de mettre en lumière ce qui est beau et précieux dans nos communautés. 

Merci à l’ensemble des Conseils de gestion et de communauté pour leur engagement au service de nos paroisses.

Dans ce quartier, il y a…

A Martigny, dans le quartier de l’église, il y a la maison de commune, la police, la maison du Saint-Bernard, des bistrots et des restos, des petits commerces, le bureau de l’intégration et  le Qlub Queer… Le Qlub Queer ?

Le comité du Qlub Queer. De gauche à droite Kevin, Raphaële, Kelly et Philippe.

Propos recueillis par Françoise Besson | Photos : DR

Queer ? – Le mot « queer » en anglais signifie bizarre. Dans ce contexte-ci, il fait référence à toutes les identités et orientations sexuelles qui s’éloignent de la norme (hétérosexuelle). La terminaison « queer » a d’abord longtemps été utilisée comme un terme péjoratif et insultant envers des individus n’entrant pas dans les normes traditionnelles de virilité ou de féminité. Dès les années 1980, le mot a été réapproprié de manière positive par les personnes concernées. Il est globalement utilisé pour parler des lesbiennes, des gays, des personnes transsexuelles, intersexes, etc.

Au n° 8 de la rue de l’Hôtel-de-Ville – Kelly, Kevin et Raphaële, qui ont fondé l’association, m’ont accueillie dans leurs locaux, belle rencontre ! Je leur laisse la parole… « Il y a une année et quelques mois, on a demandé à la commune un lieu pour notre association et on nous a proposé cet ancien appartement. On n’aurait jamais imaginé avoir un local au centre-ville, on trouve ça incroyable ! En haut, il y a une pièce plutôt calme avec une bibliothèque et en bas, c’est un peu plus festif avec une buvette et le salon, les gens jouent à des jeux, ils discutent, c’est vraiment très chaleureux. Depuis l’ouverture du Qlub Queer, le 2 juillet 2022, entre 200 et 300 personnes sont passées par nos locaux. On est ici comme à un carrefour, on y rencontre des personnes du Chablais, du Val de Bagnes, d’Orsières et de toute la région de Martigny. Quand les personnes viennent ici, elles se sentent dans un endroit «  safe  », sécurisé, où elles peuvent être qui elles sont, dans une ambiance familiale, solidaire et respectueuse. »

« Je suis de Martigny, j’ai le contact facile, je connais tout le monde. Parfois je rencontre des personnes de mon âge que je ne connais pas et qui sont de la région. Quand on discute, j’apprends que c’est une des premières fois qu’elles sortent. Avant, elles n’ont jamais osé le faire à cause de leur identité… Trop triste ! » Kelly

Il fait bon se retrouver.

Tout un programme – « On a d’abord mis en place une permanence, les samedis soir de 17h à 1h, et nous venons d’instaurer des groupes de parole une fois par mois, pour les parents de personnes queer et pour les jeunes concernés. La prévention santé est aussi un aspect très important : nous sommes présents sur les réseaux sociaux en faisant par exemple des vidéos pour parler du VIH. Tout un travail de communication et de prévention est à faire. Quand nous organisons certains événements festifs, les jeunes ont la possibilité de faire un dépistage dans la pièce d’en haut (VIH et IST). C’est une manière de les sensibiliser, pour qu’ils protègent leur santé et celle des autres. 

Nous sommes en train d’étoffer notre bibliothèque avec des livres qui traitent des questions queer, et un apprenti bibliothécaire nous aide à mettre en place tout cela. Et il y a aussi la partie culture, avec des expos, un atelier d’écriture une fois par mois, l’organisation d’événements (concerts, karaoké, soirées jeux, etc.)

Notre tâche, c’est aussi de trouver des bénévoles pour tenir la buvette, qu’il y ait toujours quelqu’un de présent le samedi soir. On leur propose une formation donnée par des professionnels de la santé, sur les meilleures façons de réagir face à des personnes qui sont en détresse par rapport à la sexualité. Les personnes qui viennent à la permanence ne sont pas toujours joyeuses, parfois c’est lourd et il faut avoir un peu de recul pour bien les accueillir… 

Certaines personnes ne vont pas forcément parler la première fois qu’elles viennent ici. Elles vont se poser là, rester dans leur coin, mais cela leur fait du bien de sentir notre présence… Parfois on nous dit : « Aujourd’hui j’ai enfin réussi à venir… » Et au fil du temps, on voit la différence, par exemple l’ouverture de certains qui ont pris confiance et réussi à se créer un petit réseau d’amis, alors qu’ils ne se connaissaient pas avant de venir ici… 

Enfin, le Qlub Queer est ouvert à tous. Les permanences permettent simplement de nouer des liens, d’être ensemble. D’ailleurs, nos parents et des amis hétéros viennent aussi y passer la soirée. Si nous nous sentons exclus de certains endroits et que nous excluons à notre tour, cela n’a pas de sens. Venez donc boire un verre avec nous et vous verrez que nous sommes comme tout le monde. La seule règle est que tous soient respectés.

 

« On a des témoignages en direct ou par les réseaux sociaux des difficultés que vivent les personnes LGBT. Dernièrement, j’ai eu l’appel d’une maman dont le fils a fait une tentative de suicide parce que, sur son lieu de travail, il est mis de côté depuis que ses collègues ont appris qu’il est gay. Un lieu comme celui-ci sert à leur dire : «  Vous n’êtes pas seuls !  » » Kevin

A l’origine – Kelly nous dit : « Cela fait des années que je rêvais d’un lieu LGBT !  Puis, il y a eu un événement particulier le soir du match Suisse-France, où la Suisse a gagné. Nous étions coincés dans un bouchon, ici à Martigny. C’était la fête, tout le monde agitait des drapeaux, pas seulement des drapeaux suisses, mais aussi italiens, kosovars, portugais et… nous aussi, on a sorti notre drapeau arc-en-ciel. La réaction a été immédiate : on a été insultés et les deux personnes qui marchaient à côté de ma voiture ont été agressées sans que personne n’intervienne. Durant la même période, on s’est beaucoup investis dans la campagne en faveur de l’initiative « mariage pour tous ». Quand la campagne s’est terminée, on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas s’arrêter là, qu’il y avait un besoin réel et qu’on était prêt à investir notre énergie ! »

Engagement et vertige – « En prenant un peu de recul je me dis : s’il y a une année, on m’avait dit tout ce qu’on a fait ces derniers mois, je n’y aurai pas cru ! Le local au centre-ville, les gens qui viennent, la solidarité, tous les contacts créés… il y a six mois ça n’existait pas ! Il y a tellement à faire. On donne tout parce qu’on veut faire au mieux. Parfois, on prend conscience que tous ces gens sont là parce qu’un jour – il y a quelques mois – on s’est réuni et on a envoyé une lettre… C’est bizarre de toucher du doigt cette influence qu’on peut avoir… »

« On est comme tout le monde : on mange, on boit, on fait la fête… C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? » Kelly

Un message aux voisins (c’est-à-dire vous qui fréquentez l’église) 
Kelly :N’ayez pas peur de venir même si vous avez des aprioris négatifs ! Venez en début de soirée, boire un thé, discuter avec nous… J’aimerais qu’on se rende compte que nos mondes ne sont pas opposés. Quand je dis que je suis croyante, on me demande comment c’est possible, mais ce n’est pas contradictoire ! J’ai l’impression que beaucoup de gens pensent que les personnes LGBT ne peuvent pas être croyantes, mais nous sommes pareils. C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? 

Raphaële :Dans le fond, nos buts sont les mêmes. On travaille un peu dans la même direction : aider les gens, les rassembler, leur apporter du soutien. On est là pour tendre la main et c’est aussi ce que fait l’Eglise. On aurait intérêt à mettre nos forces ensemble. 

Kevin : On a les mêmes aspirations : aimer et être aimés… Je ne suis pas croyant mais j’ai toujours rêvé de créer ces liens-là et le Qlub Queer est le lieu pour le faire… Le Valais est en train de changer et notre rencontre aujourd’hui pour cet article est très encourageante… Il y a beaucoup d’espoir en ce moment !

Infos 

–> Qlub Queer, Rue de l’Hôtel-de-Ville 8, 1920 Martigny ou https://qlubqueer.ch

Côté paroisse

Il y a quelques mois, un contact a été établi avec un membre du comité du Qlub Queer. L’échange s’est conclu sur une première proposition simple mais estimée importante : 
Des personnes sont disponibles pour un accueil et une écoute dans le cadre paroissial. Si vous ressentez un mal-être en lien avec votre orientation sexuelle et votre foi ou si, en tant que parents, vous percevez en vous des tiraillements dus au chemin de vie de votre enfant ou pour toute autre raison, nous serons heureux de vous recevoir. 

Contact : Jean-François Bobillier au 078 793 04 76 ou jfbob@netplus.ch

La Bible au quotidien : être des chrétiens inspirants

Aujourd’hui, j’ai le désir profond de partager avec vous les passages qui m’accompagnent chaque jour dans ma vie de chrétienne. Ils sont mes guides et m’enseignent quelles attitudes choisir jour après jour.

Par Nathalie Angelini-Traeger | Photo : DR

Dieu a un plan différent pour nous tous, il nous a donné des dons distincts, nous a tracé un chemin de vie parfois opposé à celui de nos frères. Dieu permet même quelquefois que nous traversions la vallée du désert, perdu, sans repère terrestre. Nous sommes chrétiens car nous croyons en Jésus Christ, il est notre phare et notre lumière dans les jours sombres, comme dans les jours éclatants. La Bible est notre trésor et que chaque jour la prière et la lecture de la parole nous guident, nous apaisent et nous rendent plus fort. Mais il arrive que nous ayons besoin de prendre soin de nous pour être renouvelés, être des chrétiens inspirants, des chrétiens qui rayonnent de l’amour du Christ, des chrétiens qui donnent envie, qui inspirent. 

Matthieu 22 : 37-39
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Ce passage nous rappelle que l’amour est la source de tout mais aussi la solution à tout.

Psaume 37 verset 3
Je mets en l’Eternel toute ma confiance ! Je fais ce qui est bien, et, dans le pays, je demeurerai en sécurité. Mais alors qu’est ce qui est bien pour Dieu ? 

1 Thessaloniciens 5.16
Soyez toujours joyeux ! 

Les fruits de l’Esprit Saint : Galates 5 : 22-26
Mais ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. La loi n’est certes pas contre de telles choses ! Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont fait mourir sur la croix leur faiblesse humaine avec ses passions égoïstes et ses mauvais penchants. L’Esprit nous a donné la vie ; laissons-le donc aussi diriger notre conduite. Ne soyons pas vaniteux, renonçons à nous provoquer ou à nous envier les uns les autres.

Nous traversons tous des épreuves et des souffrances, mais Dieu nous donne le courage de les traverser, il est là, à chaque seconde à nos côtés. Il n’attend qu’une chose, que nous lui remettions nos pleurs et nos cris pour agir dans nos vies. Ensuite c’est à nous de reconnaître les miracle du Christ même au milieu de l’horreur, car ses miracles sont partout. Ouvrons nos yeux et notre cœur et nous les verrons. Nous avons tous la responsabilité de notre bonheur et il ne tient qu’à nous de faire le choix de l’amour et des fruits de l’Esprit Saint dans chaque situation, peu importe le comportement des autres. Nous pouvons trouver du plaisir dans chaque journée et avoir la paix en soi, Dieu est toujours là et il nous aime inconditionnellement.

Citation de William Shakespeare :

« Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre. Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. »

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