A l’occasion de la journée mondiale des pauvres, les paroissiens du décanat de Fribourg ont été invités, le 13 novembre 2022, à un geste de solidarité avec les plus démunis. Lors de divers ateliers, ils ont confectionné des cartes, des biscuits et de petits cadeaux qui seront remis pour Noël, à des prisonniers, des requérants d’asile et des gens de la rue.
PAR MAURICE PAGE PHOTOS : CATH.CH
« Mets un peu plus de farine, sinon la pâte va coller à la table et au rouleau à patisserie ! » L’ambiance est animée et joyeuse à l’atelier biscuits réuni à la salle de paroisse de Saint-Pierre, dans une chaude odeur de milanais et de brünslis. « Face à la pauvreté grandissante, je suis heureuse de pouvoir apporter par mes biscuits » un peu de douceur dans un monde de brutes » comme on dit », raconte Valérie, une des pâtissières d’occasion.
« Quand je pense à toi, je pense à moi »
Maria de son côté, entonne à tue-tête, la chanson des « Restos du cœur » : « Aujourd’hui, on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi… »
« Nous avons entendu le message du pape François qui nous appelle à l’action pour nous mettre au service des plus démunis », explique Olivier Messer, responsable pour la diaconie du décanat de Fribourg. « Plutôt que de simplement glisser un sou à la quête ou de faire un don, il nous a semblé important de pouvoir offrir quelque chose fait de nos mains. Au-delà d’une aide matérielle qui reste nécessaire, c’est une façon de dire aux plus démunis qu’ils ont une valeur à nos yeux et que nous pensons à eux. Ce qui n’a rien à voir avec la valeur de l’objet. »
A l’atelier cartes, Fabio renchérit : « J’ai voulu apporter quelque chose même si c’est très peu. C’est le plaisir de donner, de se donner, sans attendre quelque chose en retour. »
Les cartes, biscuits et petits cadeaux seront remis, durant la période de Noël, aux prisonniers, aux requérants d’asile et aux gens de la rue par l’intermédiaire des aumôneries spécialisées.
La 6e journée des pauvres
Un regret néanmoins: les ateliers proposés dans les paroisses n’ont pas attiré un grand nombre de personnes. « La journée des pauvres, promulguée par le pape François en 2017, n’est pas encore entrée dans les mœurs et les mentalités des paroisses. En outre, après deux ans de covid, il n’est pas si facile de relancer les activités de ce genre », reconnaît Olivier Messer.
Un regret qui n’entache pas l’enthousiasme de Maria : « En venant, jamais je n’aurais pensé que je rigolerais autant. La prochaine fois, je ferai des » struffolis » de chez moi à Lecce, dans les Pouilles. »
PAR MARYLINE HOHENAUER PHOTOS : LES SCOUTS SAINT-HIPPOLYTE
Alors que Mova 2022 est encore dans nos mémoires, voici arrivée la journée mondiale du scoutisme : le 22 février. Cette date coïncide avec la date de naissance du fondateur Robert Baden-Powell, le 22 février 1857. C’est surtout une belle occasion de montrer son appartenance à cette communauté forte de plus de 35 millions de membres ; chaque scout est invité à se rendre au travail, aux cours ou dans ses activités avec son foulard !
Alors le 22 février, faites comme les chefs scouts Saint-Hippolyte et portez votre foulard !
Et pour les intéressés à rejoindre les scouts, réservez la date du samedi 18 mars 2023 pour la journée découverte du scoutisme, jeu de piste pour les parents et la population.
Jusqu’au 7 janvier, vous pouvez encore visiter la trentaine de crèches exposées dans nos communes. Voici quelques clichés de cette édition. Certaines autres crèches sont placées derrière une vitrine et le reflet ne permet pas de les photographier convenablement, mais elles valent le détour et méritent d’être vues «en vrai».Un grand merci aux groupes, institutions et artistes pour votre fidélité créative année après année. Depuis plus de 10 ans, vous nous offrez un Avent autrement avec Jésus au cœur de notre Noël.
PAR SANDRINE MAYORAZ PHOTOS : DR
Extrait du texte de la crèche « Gesu Bambino », place Centrale de la ville de Monthey
« Puisse chaque enfant, dans ce monde tourmenté, recevoir au-delà d’un abri et des choses nécessaires à la vie, Chaleur humaine, Tendresse et Amour ! Puisse-t-il acquérir le Droit au respect, à l’écoute, à la parole ! Puisse-t-il trouver, dans son entourage, un soutien permanent sur le chemin merveilleux, mais souvent rocailleux de la vie. Qu’il puisse s’émerveiller des beautés de la création. »
La sainte famille exposée à la Maison du Monde.
A la cure de Choëx, une crèche encadrée comme une photo de famille.
Les mages portent l’encens et la myrrhe à l’Enfant Jésus. Eglise de Muraz.
« Dites, si c’était vrai ». Interrogation à la crèche de Malévoz.
PAR JUDITH BALET HECKENMEYER
PHOTOS: JUDITH BALET HECKENMEYER, CHRISTIANE MICHAUD
Comment représenter ce qui est sacré? Arrivera-t-on jamais à représenter cette flamme qui habite l’âme? Nos moyens sont dérisoires face à cette immensité d’amour qui emplit tout notre être. Ce langage est fait de symboles, de touches personnelles qui restituent la vision de chaque artiste et qui ne sera que partielle, momentanée. On ne peut pas prendre une photo d’une personne et prétendre que c’est toute sa vie! Le langage utilisé pour exprimer le sacré me semble donc être un cliché, un instantané de communion avec ce qui élève le cœur et l’âme de celui qui s’exprime par l’art.
En pensant à l’art sacré, je revois les magnifiques sculptures de Jean-Pierre Augier que j’ai découvertes au Grand-Saint-Bernard. Comment cet homme peut-il, avec des faux, des pièces de métal froides et coupantes, faire passer autant d’amour, de délicatesse et de sacré dans ses œuvres? Il en est une à Martigny, devant la maison de la visitation derrière l’église. Ce qui naît de ces pièces de métal, par les mains de M. Augier, est juste renversant, bouleversant.
Dans un autre registre et avec d’autres matériaux, Christiane Michaud (de Fribourg) peint. Depuis plusieurs années, ses toiles sont habitées, inspirées par la foi. Elle a peint nombre de suaires. Ses œuvres sont également empreintes de délicatesse, de finesse et laissent une belle place à la contemplation.
L’art sacré serait-il une invitation, un prétexte à la contemplation, au recueillement ? Certains parlent français, d’autres allemand. L’art sacré nous parle par des textes, de la musique, des chants, des sculptures, des peintures, des fresques, des bâtisses. Chacun y est sensible différemment et à sa manière, selon son tempérament, selon ce qu’il traverse, selon l’ouverture de son cœur au plus grand que soi, au meilleur de chacun qui s’exprime.
Ouvrons nos yeux et laissons-nous pénétrer par tout ce qui réveille le sacré en nous, surtout en ces temps de la nativité, ouvrons notre cœur à Dieu et ses multiples manifestations d’amour.
L’art sacré, en Suisse romande, est riche en époques et styles. Aujourd’hui, il nous parle de ce qui habitait le cœur de nos ancêtres.
A l’époque romane (XIe–XIIe), la réorganisation de la vie religieuse entraîne le renouvellement de la construction. On bâtit pour rendre visible la présence du Pape ou celle des ordres religieux comme Cluny qui connaissent un extraordinaire rayonnement. Ainsi que l’écrit Raoul Glaber, un moine bénédictin (v. 985 – 1047) : « Dans tout l’univers… on reconstruit les églises à neuf… il semblait que la terre, se secouant, dépouillait ses vieux vêtements et revêtait çà et là un blanc manteau d’églises. »1
Les édifices sont désormais orientés : le chœur se trouve à l’est. En entrant, le croyant quitte l’ouest, côté du soleil couchant, symbole de mort, pour progresser vers le côté du soleil levant, symbole de Résurrection.
La trace des siècles
En Suisse romande, il n’y a plus d’église en pur style roman. Les siècles y ont laissé leur trace. L’abbatiale de Romainmôtier, l’église de Saint-Pierre-de-Clages ou le temple de Saint-Sulpice témoignent de ce qui nous reste principalement de la période : une forme de sérénité et de sobriété.
A partir du XIIIe siècle, l’église devient monumentale. La verticalité est une métaphore du désir d’élévation vers Dieu.
C’est une période de renouveau qui combine prospérité, innovation et ferveur. L’art roman est progressivement remplacé par un nouveau style venu du nord de la France.
Le thème du Jugement dernier est certes très présent, mais ce n’est pas le mal qui domine. L’angoisse est accompagnée de l’espérance du salut. Lorsque l’on regarde les œuvres, le paradis prend souvent plus de place que l’enfer. La présence de saints en prière montre une confiance dans l’intercession.
Langage symbolique
Si l’on a beaucoup dit que l’art est nécessaire parce que le peuple ne savait pas lire, cela ne signifie pas qu’il était inculte. Bien au contraire, il comprend un langage symbolique qui nous échappe parfois aujourd’hui.
L’art vitrail connaît son apogée. Suger, l’abbé de Saint-Denis, parle du « mystère de la lumière comme révélateur divin ».2
Les murs ne sont pas aussi sobres qu’ils le sont aujourd’hui. Le portail latéral de la cathédrale de Lausanne garde quelques traces des peintures qui recouvraient alors les sculptures. La chapelle des Maccabées, dans la cathédrale de Genève, nous donne une idée (certes imparfaite) de ce à quoi les églises pouvaient ressembler.
Catholicisme triomphant
Au XVIe siècle, après l’ébranlement de la Réforme, le Concile de Trente tente de réagir à ce qui est alors perçu comme la « menace protestante ». L’art joue un rôle majeur, il est utilisé pour tenter de reconquérir les fidèles hésitants. Face à l’austérité réformée, on fait appel aux artistes de premier plan pour faire éclater la beauté. Le catholicisme est présenté comme une religion triomphante qui célèbre la gloire de Dieu.
En ville de Fribourg, le retable de l’église des Augustins ou l’église des Cordeliers nous permettent de goûter au style baroque. C’est Outre-Sarine que l’on retrouve les plus beaux témoignages de l’époque, avec notamment l’abbatiale d’Einsiedeln ou l’église des Jésuites de Lucerne.
Une voie vers Dieu
Il faut attendre le XIXe siècle pour voir apparaître la notion de préservation du patrimoine. On prend alors conscience de sa richesse. Il n’est plus question d’innovation, mais de classification et de conservation. Pour Eugène Viollet-le-Duc : « Restaurer un bâtiment n’est pas le préserver, le réparer ou le reconstruire, c’est le replacer dans un état complet qui a pu ne jamais exister à une époque donnée. »3
Alors qu’à la période baroque, on faisait appel aux plus grands noms, il est demandé à l’artiste de s’effacer. L’œuvre doit mener à Dieu.
C’est le style néo-gothique qui prédomine. La période médiévale est prise comme exemple de la chrétienté parfaite. La basilique de Genève est un exemple de l’architecture de l’époque.
Alexandre Cingria publie en 1917 La décadence de l’art sacré. Il dénonce un art qui laisse indifférent et passe ainsi à côté de sa mission. L’artiste est en effet convaincu que l’art permet de mener à Dieu qui est la source de la Beauté. L’homme n’est pas pure intelligence. « Si idéaliste qu’on soit, en effet, il est impossible lorsqu’on est homme, de juger, d’aimer, de prier, d’adorer en pur esprit. Tous les rapports de l’homme à Dieu procèdent toujours des sens. »4
Parmi les nombreuses critiques énoncées par Cingria se trouve la suivante : « Et à cause de ce divorce entre l’art et l’art sacré, les esprits religieux deviennent ennemis de la beauté. La Beauté, quand elle se révèle à leurs yeux dans l’art moderne, représente pour eux le péché. »5 Il est vrai que les résistances sont nombreuses. Mais, comme l’énonce le Père Marie-Alain Couturier, o.p. : « Il vaut mieux s’adresser à des hommes de génie sans la foi qu’à des croyants sans talent […] Tout art véritable est sacré. »6
Le temps de la contemplation
Et aujourd’hui ? Le Concile Vatican II disait : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père et porteurs d’un message de salut qu’il faut proposer à tous. »7 Est-ce que les bâtiments églises sont toujours le lieu des joies et des espoirs des tristesses et des angoisses des hommes de ce temps ? Est-ce que le langage de l’art sacré nous parle encore aujourd’hui ?
Il est certain que l’art continue à parler aujourd’hui, la Beauté n’a pas perdu son attrait. Le comprendre implique peut-être une initiation, ou simplement de prendre le temps de la contemplation.
1 Cité par communautés d’accueil dans les sites artistiques, CasaQuid Lexico, Paris 2019, p. 57. 2 Cité par Mgr Doré in Doré Joseph, Symbolique des cathédrales, Les Editions du Palais, Paris 2012, p. 98. 3 Cité par communautés d’accueil dans les sites artistiques, CasaQuid Lexico, Paris 2019, p. 44. 4 Cingria Alexandre, La décadence de l’art sacré, 1917, p. 4. 5 Ibid, p. 64. 6 Couturier Marie-Alain, La leçon d’Assy, 1950. 7Gaudiumet Spes, no 1.
Le retable de l’église des Augustins,en style baroque, à Fribourg.
Le style baroque s’épanouit dans l’abbatiale d’Einsiedeln.
La basilique Notre-Dame de Genève, un exemple de style néo-gothique.
Si l’art a été, dès le début du christianisme, considéré comme important dans la vie de l’Eglise, c’est parce qu’il nous parle de Dieu et nous rapproche de lui. A travers le beau, le bien et le vrai, le croyant distingue la présence du Créateur, de Celui qui, devant la beauté de ses œuvres au commencement des temps, «vit que cela était très bon» (Genèse 1, 31).
Au-delà de la simple recherche esthétique, l’art sacré veut être un chemin qui dit Dieu, qui signifie sa présence, qui permet à l’homme de s’approcher de lui.
Cela est particulièrement remarquable dans l’élaboration des églises et des objets destinés au culte divin qui, selon les mots du Concile Vatican II, doivent être «dignes, harmonieux et beaux, capables de signifier et de symboliser les réalités surnaturelles» (Sacrosanctum Concilium no 122). Ainsi l’art est comme une porte ouverte vers l’au-delà.
Dans ce contexte nos églises paroissiales et cathédrale sont tout sauf des bâtiments quelconques: leur nom même – ekklêsía en grec – signifie littéralement «la communauté rassemblée». Les églises de pierre sont donc signe des communautés vivantes que nous sommes, chacun étant appelé par vocation baptismale à devenir une pierre vivante de l’édifice spirituel qui est le Corps du Christ (1P 2, 5).
La liturgie souligne cette symbolique lorsqu’au début de la célébration du baptême, elle invite le futur baptisé à «entrer dans la Maison de Dieu afin d’avoir part avec le Christ pour la vie éternelle»: l’entrée dans le bâtiment-église étant signe de l’entrée dans le peuple-église, communauté rassemblée des croyant qui célèbrent leur Dieu.
Ambon, chœur, aube, sacré… Ces mots me sont familiers depuis l’âge de 10 ans. Mon papa était sacristain et je passais beaucoup de temps avec lui dans l’église paroissiale.
Le langage du sacré, quelle que soit la tradition, est toujours de nature symbolique. Comme le dit René Guénon, « l’homme qui n’est pas de nature purement intellectuelle a besoin d’une base sensible pour s’élever vers les sphères supérieures ». Pour comprendre le sens caché des œuvres sacrées, il faut apprendre à les décoder. Ce n’est pas chose facile, car, au cours des siècles, l’homme a développé de très nombreux langages symboliques à partir de ce qui lui était familier. Afin de protéger la Sagesse que ces images renfermaient, il a souvent refusé d’en livrer les clefs, ne les transmettant qu’à des membres du clergé ou à d’autres initiés.
Symbole : le mot nous vient du grec (syn-ballein : jeter ensemble), reprenant l’image du tesson de poterie brisé dont les morceaux servent à l’origine de signe de reconnaissance entre les partenaires d’un contrat. Depuis Pythagore, on utilise ce mot pour désigner un moyen d’accès à un niveau supérieur et caché de description de la réalité. La symbolique nous invite à trouver la réalité supérieure cachée derrière sa forme visible.
De tout temps, l’art sacré nous a entourés dans nos églises et chapelles et dans d’autres lieux à caractère hautement religieux comme, entre autres, les monastères et les couvents. Partout dans le monde et aussi en Suisse romande en particulier, il a pu s’exprimer de manière très variée, à travers le temps et des styles fort différents. Nous en voulons pour preuves des endroits magnifiques comme l’abbatiale de Payerne ou l’abbaye de Saint-Maurice.
A toutes les époques de l’histoire chrétienne, il a servi à transmettre aux hommes du moment le Message d’Amour de Dieu. Même les œuvres les plus anciennes nous parlent encore à nous, êtres humains d’aujourd’hui. Elles restent toujours d’actualité, même si elles sont intimement liées à une théologie spécifique ou à ce qui faisait vibrer ceux dont nous sommes les descendants.
Vitraux, statues, sculptures, peintures, fresques ou encore icônes, textes illustrés et chants, ce sont autant de formes par lesquelles l’art sacré peut nous dire l’essentiel de Dieu: sa Parole. Non seulement ces œuvres à caractère divin sont capables de nous toucher par leur beauté, mais également de nous parler, et cela au quotidien. Elles constituent, à travers les images de foi qu’elles représentent, de puissants véhicules du langage du Christ, venu nous annoncer à quel point son Père nous aime. Ne nous lassons donc pas de les admirer, mais également d’essayer d’y capter la pensée de Dieu s’adressant à nos cœurs d’hommes.
Pourquoi à Noël Jésus est-il appelé Emmanuel ? Lorsque l’ange Gabriel demande à Joseph d’appeler du nom de Jésus – qui signifie sauveur – l’enfant qui va naître, l’Evangile de Matthieu rapporte aussi une parole du prophète Isaïe : « Voici que la Vierge concevra un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel qui se traduit par Dieu-avec-nous. » Et ce, pour souligner le réalisme de l’Incarnation, sens de la fête de Noël.
par Pascal Ortelli
Humour
Un couple visiblement très amoureux est assis à une table de restaurant. Soudain l’homme glisse de la banquette et disparaît sous la table. Voyant que la jeune femme semble ne s’être aperçue de rien, le maître d’hôtel s’approche et lui dit : – Madame, je crois que votre mari est tombé sous la table. – Non, vous faites erreur. Mon mari c’est le Monsieur en gris qui vient d’entrer dans votre restaurant.
De nombreuses communautés religieuses sont présentes en Suisse romande, comme autant de témoins de la vitalité et de la diversité de l’Eglise. Ce mois-ci, cap sur les ursulines filles de Marie Immaculée.
PAR PASCAL ORTELLI | PHOTO : DR
Origines : la congrégation a été fondée par le bienheureux Zéphyrin Agostini en 1860 dans le but de créer une école pour les filles à Vérone. Aujourd’hui, elle compte plus de 400 sœurs réparties dans une soixantaine de maisons principalement en Italie et à Madagascar, mais aussi en Amérique du Sud et en Afrique de l’Ouest.
Comme mère et modèle de vie, il leur propose sainte Angèle Mérici qui a créé en 1535 l’ordre de Sainte-Ursule à Brescia. Son originalité réside dans le fait que ce nouveau mode de vie religieuse rassemble des sœurs non cloitrées qui, initialement, ne vivaient pas en communauté. Aujourd’hui, plus de quarante familles religieuses se réclament d’Angèle Mérici.
Mission : faire tout le bien possible avec un zèle inlassable pour l’éducation humaine et chrétienne de la jeunesse.
Dates clés
1923: Approbation diocésaine
1940: Approbation pontificale définitive
1960: Ouverture d’une première maison en dehors de l’Italie à Madagascar
2000: Arrivée à Genève
Présence en Suisse romande : les sœurs sont installées au Grand Saconnex où elles s’occupent des enfants de la Garderie (Villa Margherita) gérée par la Mission catholique italienne. A Genève, dans le foyer Villa Clotilde, elles gèrent une pension pour étudiantes et sont engagées dans différentes activités paroissiales et en aumônerie.
A noter que les ursulines des maisons de Fribourg, Sion et Brigue proviennent d’une autre branche d’inspiration jésuite, fondée en 1606 à Dole en Franche-Comté par Anne de Xainctonge.
Une particularité : un style de vie religieuse non cloitrée novateur pour l’époque.
« Cultiver un accueil inconditionnel et une attention à la personne, des attitudes qui me renvoient au Christ, à sa proximité pour apporter la vie et la liberté. Dans le simple partage de la vie quotidienne, la prière, l’activité apostolique, je me suis sentie chez moi et mon désir est de faire en sorte que chaque personne que le Seigneur me donne à rencontrer se sente chez elle et puisse retrouver un reflet du visage du Christ accueillant et bienveillant. »
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Retrouver le goût de la vie Anselm Grün
Lorsque nous nous heurtons à la frustration et à l’impuissance, quand le chemin que nous avons pris ne nous a finalement menés nulle part, nous nous sentons vidés, épuisés et sans désirs. C’est le burn-out de l’âme. Anselm Grün nous montre comment faire face à ces moments de vide, d’angoisse, voire d’effondrement, qui peuvent être autant d’opportunités de revenir sereinement à soi. En effet, ces grandes fatigues ont la capacité insoupçonnée de nous mener vers l’essentiel de notre vie : le rythme de notre âme et de notre corps, afin de retrouver la source de vie au plus profond de nous.
S’élever dans la lumière du vitrail Martial Python
Le vitrail a cette belle vocation consistant à transfigurer l’atmosphère qui règne dans les sanctuaires la rendant ainsi plus immatérielle. La poésie des couleurs se réfractant dans leurs espaces étreint jusqu’à faire vibrer notre âme, nous élevant ainsi à la contemplation des grands ailleurs. Pour vivre cette démarche, sont proposées plusieurs églises et chapelles du pays de La Glâne, une terre ayant beaucoup inspiré les artistes et spécialement ceux qui ont fait chanter la lumière avec l’art du vitrail. Martial Python nous en dévoile plusieurs facettes dans un style simple et accessible.
Les flammes qui ont dévoré Notre-Dame de Paris sont le signe, nous dit Andrea Riccardi, de l’incendie que connaît l’Eglise. Recul de la pratique, des vocations, de l’influence publique et culturelle : partout, en France, en Europe, sur les autres continents, l’inquiétude monte. Le christianisme traverse-t-il une des épreuves qui l’ont fortifié hier ou court-il vers un irrésistible déclin demain ? Et si, plutôt que de se lamenter ou de se raidir, il s’agissait de vivre la crise ? D’entrer en lutte, non pas contre les ennemis supposés du dedans ou du dehors, mais en combattant ces deux fléaux que sont le discrédit et l’indifférence ? Il fallait le fondateur de Sant’Egidio pour nous montrer comment l’Eglise qui brûle peut être l’Eglise qui, renaissant de ses cendres, annoncera comme jamais l’Evangile.
Dans cette bande dessinée japonaise, deux adolescents d’aujourd’hui, Riku et Mana, se retrouvent en Italie à l’époque de la fondation de l’Oratoire par Don Bosco. Entourés des jeunes accueillis à l’Oratoire, de Dominique Savio, de Maman Marguerite, ils vivent avec eux des moments qui les font grandir, sous le regard bienveillant et juste de saint Jean Bosco. A la fin, ils reviennent à leur époque, transformés et grandis. Don Bosco, par sa vie exemplaire et son amour pour les jeunes, ne cesse d’être une source d’inspiration encore aujourd’hui.
A Renens, les personnes confrontées à la faim, au froid, qui se retrouvent sans toit ou sans emploi ont certainement croisé la route de Jean de Dieu Rudacogora. Aumônier pour la pastorale sociale et de rue de l’Eglise catholique vaudoise, celui qui a le souci de cette précarité porte un prénom bien programmatique.
PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER
Jean de Dieu, c’est un prénom programmatique. On peut dire que vous avez pris à la fois le patronyme et la vocation du saint du même nom ?
J’ai participé récemment aux 20 kilomètres de Lausanne. Comme mon prénom n’est pas très courant en Suisse, ils ont cru que mon prénom était « Jean » et mon nom de famille « de Dieu ». Sur le dossard il était donc inscrit « Dieu » et lorsque je courais à travers Lausanne les gens criaient : « Allez Dieu ! » Je suis né au Congo dans une famille très catholique. A ma naissance, il était alors interdit de donner des prénoms chrétiens. Mes parents ont choisi un prénom rwandais qui signifie « j’appartiens à Dieu ». Lorsque les prénoms chrétiens ont été à nouveau acceptés, le saint le plus proche de mon prénom était Jean-de-Dieu. J’ai été renommé ainsi. Ce saint m’inspire dans tout ce que je fais. Son engagement envers les malades et les pauvres me parle particulièrement dans mon ministère.
Dans un pays « propre en ordre » comme la Suisse, c’est paradoxalement le non-respect du droit des individus (droit du bail et du travail) qui les conduit vers vous…
On voit la Suisse comme un pays où il y a peu de pauvreté, organisé et dont les lois et règlements protègent les citoyens. On pense donc que ce type de situations n’existent pas. Dans mon ministère, je côtoie bien des précarités, mais cachées. Pour vous donner un exemple, une dame est arrivée en Suisse avec la promesse d’un emploi. Depuis, elle travaille pour trois francs par jour de 8h du matin à 20h. Ces gens sont exploités et en dehors du système.
Comment faites-vous pour que cette aide ne soit pas perçue comme de la charité ?
L’idée est vraiment de les aider à trouver la solution eux-mêmes afin qu’ils soient autonomes. Ici, c’est un endroit où l’on peut souffler un moment. Un cadre de confiance où les gens trouvent une écoute, un accompagnement et des pistes pour stabiliser leur situation.
Qu’est-ce que la perspective de la fin d’année et des fêtes amène comme inquiétudes supplémentaires ?
Ceux qui disposent d’un permis de travail s’inquiètent de n’avoir personne avec qui partager ce moment festif et de l’impossibilité financière d’offrir un petit cadeau à leurs proches. Les personnes sans-papiers, quant à elles, ont tout laissé pour essayer d’améliorer le quotidien de leur famille restée au pays, mais aujourd’hui, elles se retrouvent dans une situation pire encore et ne peuvent ni envoyer d’argent, ni même espérer rentrer pour les fêtes.
La Pastorale sociale et de rue de Renens, le Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers (CVSSP) et le service de la Cohésion sociale de la ville de Renens ont obtenu en 2020 des fonds de la Chaîne du Bonheur pour venir en aide aux victimes des mesures prises pour endiguer la pandémie du COVID-19… De quelle manière ?
Nous avons mis en place une permanence. Une fois par semaine, ces personnes « inconnues du système » venaient nous voir et nous regardions en premier lieu s’il y avait une possibilité de trouver un soutien ailleurs, comme par exemple des subsides aux assurances maladie, une aide sociale ou même le chômage. Dans le cas contraire, nous apportions une aide financière directe par le paiement des factures d’assurance maladie ou de loyer. Même si ces personnes disposent de papiers en règle, elles ne demandent pas d’aide par peur de perdre leur permis. De plus, il n’y avait pas toute la bureaucratie qui effraie les bénéficiaires.
Les organisations qui ont mis en place ces permanences ont mandaté la Haute école de travail social de la santé Lausanne (HES-SO) pour documenter cette action. Qu’est-ce que cette enquête a révélé ?
Grâce à ce rapport, nous avons pu montrer et documenter cette réalité. Cela va lentement, mais cela a tout de même essaimé. Des associations et des personnes individuelles m’appellent pour demander de quelle manière elles peuvent aider concrètement. Grâce à cette action, les communes alentour ont également débloqué une aide pour ces personnes qui existent et vivent des situations difficiles en marge de notre société.
Biographie express
Jean de Dieu Rudacogora est marié et papa de trois enfants. Il est né le 12 janvier 1973 en RDC. Après trois ans de philosophie au Congo, d’une année de noviciat en Zambie et deux ans d’insertion pastorale en Tanzanie, il entame une licence en théologie à Londres. Depuis 2011 dans la pastorale sociale et de rue à Renens, il considère que « l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des personnes vivant toutes sortes de précarité [le] ramène [aux siennes] » et ce cheminement lui apporte beaucoup plus qu’il n’apporte lui-même.
Accompagner ! Un beau verbe ! Mais pas facile à conjuguer à l’actif. Même quand vous avez décidé de faire de l’accompagnement spirituel votre activité principale. Pour l’abbé Gérald Carrel, aumônier à l’hôpital Riviera-Chablais de Rennaz, l’accompagnement est carrément un « credo de vie ». Rencontre avec un prêtre qui a frôlé la mort à cause du COVID, mais continue à accompagner. Parce qu’il parle de cette forme de ministère comme d’un cadeau !
PAR CLAUDE JENNY | PHOTOS : DR
Ordonné prêtre en 1983, l’abbé Carrel a d’abord œuvré en paroisse. Depuis 1995, il est aumônier d’hôpital. L’accompagnement d’une tante, en fin de vie, puis d’une autre personne qui l’a appelé à son chevet, lui a fait découvrir qu’il pouvait être plus utile dans les hôpitaux qu’en paroisse. Il a œuvré aux HUG à Genève, puis au CHUV, puis dans les hôpitaux de la Riviera et à l’hôpital intercantonal de Rennaz depuis son ouverture en 2019. Vingt-sept ans d’aumônerie ! Sans doute un record au sein du clergé romand.
« Bonjour, je suis l’aumônier ! » Combien de fois a-t-il ouvert une chambre d’hôpital et essayé d’entamer un dialogue avec son ou ses occupants ? Et d’avouer : « Nous, les aumôniers, nous nous faisons rarement remballer. Avec certains malades, les échanges sont brefs. Avec d’autres, ils se prolongent, se renouvellent, sont d’un rare richesse. »
Chaque rencontre est une aventure. –« A chaque rencontre, c’est une aventure. J’entre dans la vie d’un homme ou d’une femme qui ne m’a encore jamais vu. J’entre dans son monde. Et souvent, avec peu de mots, le contact s’établit et le malade, en confiance, s’ouvre au dialogue parce que l’on a besoin d’une relation à l’autre, d’humain à humain. Je reçois chaque rencontre comme un cadeau » raconte l’abbé Carrel, qui ne porte jamais de blouse blanche lorsqu’il frappe à la porte d’une chambre d’hôpital. « Je fais partie de l’équipe des soignants parce que l’accompagnement spirituel est une forme de soins. Mais en venant sans blouse blanche, je montre que je ne fais pas partie du personnel médical. Les malades en voient assez des blouses blanches ! » lance l’aumônier.
Un rôle différent. –« J’admire le personnel soignant et j’échange avec lui. Mais, comme aumônier, nous avons un rôle différent et nous nous reconnaissons mutuellement comme ayant un rôle spécifique » explique-t-il. L’aumônier est notamment alerté par les équipes lorsqu’elles constatent qu’un patient souffre du « syndrome du glissement » et que l’accompagnement d’un aumônier revêt alors une importance particulière.
Fort de tant d’années d’expérience, l’abbé Carrel voit d’ailleurs un danger : la « surspécialisation des blouses blanches » qui fait que les soignants sont moins disponibles pour écouter le patient et qu’ils peuvent avoir une vision très parcellaire de l’état du malade. L’abbé Carrel n’a jamais regretté d’avoir opté pour la voie de l’aumônerie. Après plus de 25 ans de présence hospitalière, l’abbé Carrel a quitté les aumôneries des hôpitaux. Mais pas question de retraite ! « Nous les prêtres, on doit bosser jusqu’à 70 ans ! » dit-il en riant. Dans quelques mois, il sera aumônier, et à 100 %, dans plusieurs EMS de la région lausannoise.
« J’ai frôlé la mort. J’étais dans le brouillard » – Le covid grave, celui qui peut vous emporter, l’abbé Carrel l’a vécu. Il a été intubé, mis dans le coma. Il en est ressorti, sauvé, guéri. Mais, dit-il, « J’étais un mort vivant. J’ai frôlé la mort. J’étais comme dans un brouillard. J’avais perdu tous mes repères. Je n’arrivais plus à prier. Juste à balbutier des bribes de prières » explique ce miraculé, qui vante les mérites du personnel soignant : « Dans de telles circonstances, Dieu vous fait exister à travers les autres. Ils m’ont sauvé et Dieu m’a tenu la main. » Ce vécu difficile a-t-il modifié sa manière de remplir son ministère ? « Sans doute, confie-t-il. Je goûte encore davantage à la joie de la rencontre avec l’autre et je suis devenu encore plus sensible à la dimension humaine des personnes que je rencontre. »
Etonnante trajectoire. – Un jour, l’abbé Gérard entre dans une chambre des HUG à Genève. Le patient, qui sort d’un état critique, le remballe. L’aumônier reviendra dans cette chambre. Lui et le malade entameront un dialogue. Aujourd’hui, le malade de l’époque dit : « Je suis certain que l’abbé Gérald est pour quelque chose dans ma vocation de prêtre, et maintenant d’aumônier. » Celui qui parle ainsi n’est autre que l’abbé Vincent Lafargue, qui est devenu prêtre et actuellement aumônier et qui, en janvier 2021, a succédé à l’abbé Carrel comme coordinateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Rennaz…
(Article paru dans la revue chrétienne romande Grandir)
Les aumôniers d’hôpitaux font partie du personnel soignant.
Dans cette rubrique, L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix. Ce mois, c’est Mgr Alain de Raemy qui prend la plume.
PAR MGR ALAIN DE RAEMY, ÉVÊQUE AUXILIAIRE DU DIOCÈSE DE LGF ET ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE DU DIOCÈSE DE LUGANO
La crise climatique bien perceptible, la crise énergétique tout aussi sensible, la crise politique trop évidente et les crises de valeurs, telles que celles du genre ou de la famille, si présentes, nous bousculent, nous inquiètent et peuvent aller jusqu’à nous angoisser.
Il arrive trop souvent d’entendre des adultes soulagés d’avoir vécu leur jeunesse avant et des jeunes quelque peu perturbés par tant d’incertitudes affichées.
Dans la foi, nous sommes aussi déstabilisés. Les abus de toutes sortes partout constatés, les relèves nulle part assurées, les plus grandes certitudes contestées…, pas de quoi tranquillement continuer. L’avenir est bien sombre, pour ne pas dire bouché. Mais peut-être faut-il mieux remarquer ce qu’il nous est donné de prier.
Quand, à la Messe, après la consécration du pain et du vin, le prêtre proclame ou chante : « Il est grand le mystère de la foi ! », il ne dit pas : « Que c’est mystérieux tout ça ! » Le mystère, ce n’est pas ce qui est et reste obscur, c’est au contraire ce que je découvre parce qu’on me l’a révélé. Le mystère de la foi n’est donc pas ce qui reste caché, mais au contraire ce qui est dévoilé, mais que jamais je n’aurais pu imaginer. Je me sens dépassé, oui, mais pas largué. Je suis initié à une beauté et à une profondeur que je n’aurais jamais pu m’inventer ou me représenter. Je suis surpris mais béni.
Ce monde gémit effectivement dans les douleurs d’un enfantement. Saint Paul le dit. Pourtant, dans toutes ces douleurs, un seul cri a de l’avenir : viens Seigneur Jésus ! Oui, il viendra : nous proclamons ta mort, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. Inimaginable…mais vrai !
En tant que chrétiens, plus que quiconque, nous avons donc toutes les raisons d’espérer, de continuer à contribuer, dans toutes les crises, et même les pires, à un avenir meilleur. Quand on sait qu’Il reviendra pour tout mener à son accomplissement, aucun effort de bien ou pour le bien n’est inutile. Bien au contraire, chaque contribution pour un bon changement est comme une avance sur la plus grande vérité, celle d’un monde par Dieu aimé et qui ne sera donc jamais abandonné. Si Jésus est ressuscité dans le passé, c’est pour en imprégner tout l’avenir et jusqu’au bout de tout.
L’avenir c’est Lui, et rien d’autre que Lui. Les jeunes ont un immense et magnifique avenir devant eux et nous tous également. Travaillons-y !
Cette année, ce sont les chrétiens du Minnesota (Etats-Unis) qui ont choisi et travaillé le thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2023. Ils nous partagent leur réflexion et nous vous invitons à prier avec eux durant les huit jours qui sépare le 18 du 25 janvier. Le thème retenu s’ancre dans la parole suivante : « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice. » (Is 1, 17)
TEXTE ADAPTÉ PAR PASCAL TORNAY IMAGES : DR
Isaïe exhorte le peuple de Dieu de son temps à apprendre à faire ensemble le bien, à rechercher ensemble la justice, à secourir ensemble les opprimés, à faire droit à l’orphelin et à prendre la défense de la veuve ensemble. Le défi lancé par le prophète ne nous concerne-t-il pas également aujourd’hui ?
Et nous, comment pouvons-nous vivre notre unité en tant que chrétiens afin d’apporter une réponse aux maux et injustices de notre temps ? Comment pouvons-nous engager le dialogue, accroître la sensibilisation, la compréhension et notre intuition par rapport aux expériences vécues par les uns et les autres ?
Ces prières et ces rencontres du cœur ont le pouvoir de nous transformer – individuellement et collectivement. Soyons ouverts à la présence de Dieu dans toutes nos rencontres, alors que nous cherchons à nous transformer, à démanteler les structures sources d’oppression et à guérir les péchés du racisme. Ensemble, engageons-nous dans la lutte pour la justice dans notre société. Nous appartenons tous au Christ.
Prier huit jours pour l’unité en communion avec tous les chrétiens
Prière 1er jour : Apprendre à faire ce qui est juste. – Seigneur, tu as appelé ton peuple de l’esclavage à la liberté, donne-nous la force et le courage de chercher ceux qui ont besoin de justice.
Prière 2e jour : Quand la justice est faite. – Dieu, tu es la source de notre sagesse. Accorde-nous la sagesse et le courage de faire (la) justice, de réagir face à ce qui ne va pas dans le monde et d’agir pour le rendre juste.
Prière 3e jour : Faites la justice, aimez la miséricorde, marchez humblement. – Père aimant et miséricordieux, élargis notre regard afin que nous puissions voir la mission que nous partageons avec tous nos frères et sœurs chrétiens, qui est de montrer la justice et la bonté de ton Royaume.
Prière 4e jour : Regardez les pleurs des opprimés. – Dieu de justice et de miséricorde, fais tomber les écailles de nos yeux pour que nous puissions vraiment voir l’oppression qui nous entoure.
Prière 5e jour : Chanter un chant du Seigneur en terre étrangère. – Dieu des opprimés, ouvre nos yeux sur le mal qui continue d’être infligé à nos frères et sœurs en Jésus Christ.
Prière 6e jour : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits… c’est à moi que vous l’avez fait. – Dieu d’amour, nous te rendons grâce pour la sollicitude et l’amour sans fin que tu nous offres.
Prière 7e jour : Ce qui est aujourd’hui ne doit pas obligatoirement le rester. – Dieu de l’espérance, aide-nous à nous souvenir que tu es près de nous quand nous souffrons.
Prière 8e jour : La justice qui rétablit la communion. – Seigneur Dieu, toi qui es Créateur et Sauveur de toutes choses, apprends-nous à regarder en nous pour nous enraciner dans ton Esprit d’amour, afin que nous puissions nous ouvrir aux autres avec sagesse et courage en choisissant toujours la voie de l’amour et de la justice.
La Parole de Dieu dans le Livre du prophète Isaïe (1, 12-18) : « Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes : la fumée, je l’ai en horreur ! Néoménie, sabbat, convocation d’assemblée… je n’en puis plus des forfaits et des fêtes. Vos néoménies et vos solennités, je les déteste, elles me sont un fardeau, je suis las de les supporter. Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux, vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous. Otez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, mettez au pas l’exacteur, faites droit à l’orphelin, prenez la défense de la veuve. Venez et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. »
Dimanche 22 : invitation à tous à se joindre au culte au temple de Martigny à 10h dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Dimanche 29 : messe à My-Ville à 10h avec la prédication de la pasteure Roselyne Righetti dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
A priori très simple, le vitrail nous invite à le contempler.
Si sous ses airs d’origami, le vitrail de la nativité qui se trouve dans l’église catholique de Payerne semble très simple, il révèle progressivement ses détails et nous invite à le contempler.
Arrêtons-nous d’abord sur l’inscription tout en bas de l’œuvre. Elle indique qu’il s’agit d’un « souvenir de la grande mission de l’année 1945 ». Il était de coutume d’accueillir des prédicateurs extérieurs qui prêchaient des retraites paroissiales pour raviver la foi et les dévotions. Traditionnellement, on érigeait une croix : à la fois comme souvenir et comme invitation à continuer de se laisser interpeller dans son quotidien une fois la mission terminée. Le choix d’un vitrail, qui plus est de la nativité, peut étonner. Il serait nécessaire de connaître la thématique des prédications de l’époque pour en connaître les raisons. L’œuvre peut toutefois être une invitation, pour nous, aujourd’hui, à nous replonger dans le mystère de la naissance du Sauveur.
Au premier plan, l’Enfant est entouré de Marie et Joseph. La composition est assez habituelle, l’âne et le bœuf sont présents à l’arrière-plan et un ange survole la scène. Cela vaut la peine de s’arrêter sur les expressions des visages. Jésus semble lever le regard vers les deux adultes qui auront la tâche de l’éduquer. Joseph dégage quelque chose de méditatif et taciturne alors que les traits de Marie sont plus énigmatiques.
L’ange, représenté dans l’étoile, semble rappeler à la fois les bergers et les mages. Les premiers ont appris la Bonne Nouvelle de la bouche des anges alors que les seconds ont suivi l’astre jusqu’à la crèche. Le Salut est après tout adressé à tous : pauvres et riches, croyants de naissance et convertis… Lire les deux récits de la nativité nous invite à un constat, tant pour les bergers que pour les mages. C’est de joie qu’il est question : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple. » (Luc 2, 10) « Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. » (Matthieu 2, 10). Alors, que cette œuvre nous invite donc à cultiver et partager la joie.
PAR JUDITH BALET HECKENMEYER PHOTOS : JUDITH BALET HECKENMEYER, DR
Comment représenter ce qui est sacré ? Arrivera-t-on jamais à représenter cette flamme qui habite l’âme ? Nos moyens sont dérisoires face à cette immensité d’amour qui emplit tout notre être. Ce langage est fait de symboles, de touches personnelles qui restituent la vision de chaque artiste et qui ne sera que partielle, momentanée. On ne peut pas prendre une photo d’une personne et prétendre que c’est toute sa vie ! Le langage utilisé pour exprimer le sacré me semble donc être un cliché, un instantané de communion avec ce qui élève le cœur et l’âme de celui qui s’exprime par l’art.
En pensant à l’art sacré, je revois les magnifiques sculptures de Jean-Pierre Augier que j’ai découvertes au Grand-Saint-Bernard. Comment cet homme peut-il, avec des faux, des pièces de métal froides et coupantes, faire passer autant d’amour, de délicatesse et de sacré dans ses œuvres ? Il en est une à Martigny, devant la maison de la visitation derrière l’église. Ce qui naît de ces pièces de métal, par les mains de M. Augier, est juste renversant, bouleversant.
Dans un autre registre et avec d’autres matériaux, Christiane Michaud (de Fribourg) peint. Depuis plusieurs années, ses toiles sont habitées, inspirées par la foi. Elle a peint nombre de suaires. Ses œuvres sont également empreintes de délicatesse, de finesse et laissent une belle place à la contemplation.
L’art sacré serait-il une invitation, un prétexte à la contemplation, au recueillement ? Certains parlent français, d’autres allemand. L’art sacré nous parle par des textes, de la musique, des chants, des sculptures, des peintures, des fresques, des bâtisses. Chacun y est sensible différemment et à sa manière, selon son tempérament, selon ce qu’il traverse, selon l’ouverture de son cœur au plus grand que soi, au meilleur de chacun qui s’exprime.
Ouvrons nos yeux et laissons-nous pénétrer par tout ce qui réveille le sacré en nous, surtout en ces temps de la nativité, ouvrons notre cœur à Dieu et ses multiples manifestations d’amour.
C’est l’histoire d’un ami italien. Appelons-le Giovanni. L’an dernier, il a été frappé par la foudre : sa compagne, à quelques semaines de la célébration de leurs 20 ans de vie commune, est emportée par un infarctus, sans signes prémonitoires.
Il éprouve alors l’enfer : cette terrible épreuve qu’est celle du vide, de l’absence physique de l’être aimé. Les jours, puis les semaines et les mois passent. Il commence à panser ses blessures, même si elles demeurent vives. Et peu à peu il se rend compte – ce qu’il avait négligé avant ce drame – que des personnes de son entourage, au sein de son Eglise entre autres, lui manifestent des signes d’amitié inattendus par une écoute attentive, un sourire, une présence, des gestes affectueux, une foi en lui.
Progressivement, il entrevoit qu’une vie nouvelle – voire un bonheur d’une autre nature – n’est pas chose impossible. Aujourd’hui, c’est lui qui fait les premiers pas pour aider les autres à se reconstruire, à surmonter leurs traumatismes et guérir. Quel beau défi !
Moins aliéné à son travail et son portable, le voici qui prend davantage plaisir au silence, à la prière, à la lecture ou à la musique, sans oublier bien sûr sa « nouvelle famille » de la paroisse qui l’aide à retrouver un peu de cette sérénité incomparable venue d’en-Haut.
Mais surtout, il sait que le chemin de ses recommencements est un don de Dieu : celui que Boris Cyrulnik appelle le tuteur de résilience. « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne… » Jn 14, 27
Ce temps de l’Avent, n’est-il pas pour nous aussi, le temps de réfléchir à nos propres cicatrices, petites ou grandes qui parfois nous figent dans le passé ou nous orientent à l’envers de la réconciliation, de l’ouverture au monde, du pardon ? Nos propres recommencements peuvent être des instruments de paix et de bonheur entre les mains du Christ. Ne l’oublions pas !
Alors peut-être, comme mon ami Giovanni, à la veille de Noël, pourrons-nous, inspirés par l’Esprit Saint, entendre et répondre à la joie de saint Bernard : « Courez, mes frères, courez vite ; non seulement les anges vous attendent, mais le créateur même des anges vous désire. Eh bien donc ! puisque le festin des noces est prêt, et que toute la cour céleste nous désire et nous attend, courons vite, courons par nos désirs, recevons dans une joie salutaire, la couronne de notre Roi enfant… »
Noël, à portée de main… Noël qui résonne en chacun de nous avec son accord particulier, grave ou léger, paradoxal ou harmonieux… Voici les échos de quelques personnes, enfants, étudiants, adultes aux chemins de vie les plus divers… Et aussi, en contrepoint, des réflexions de trois auteurs : Elisabeth Parmentier, Lytta Basset et Christian Bobin, pour nous ouvrir d’autres chemins d’intériorité…
PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE BESSON | PHOTOS : DR
Noël, c’est la naissance du Christ, et en tant que chrétien, c’est l’occasion de se revoir en famille pour fêter l’événement. Malheureusement, cette fête s’est transformée en événement marketing, nous sommes dans la préoccupation des cadeaux longtemps à l’avance, alors que ce n’est pas le sens véritable de cette fête. Evan
Pour moi, Noël, c’est de passer un bon moment avec ma famille et de fêter la naissance de Jésus. C’est aussi d’ouvrir les cadeaux et de manger la bûche, d’être avec mes cousins et mes cousines, mes parents, mes grands-parents… Et voilà ! Kendji
Quand je pense à Noël, ce qui me vient à l’esprit, c’est un superbe sapin, tout joliment décoré ! Rosalie
Pour moi, Noël c’est une période qu’on vit en famille, avec celles et ceux qu’on ne voit pas souvent et avec qui on passe du bon temps. Charlotte
Noël signifie avant tout pour moi l’opportunité de ramener Dieu au centre de nos vies, de nous rappeler qu’il y a quelque chose de plus grand que nous, quel que soit le nom qu’on lui donne. Cela nous permet aussi de nous rassembler dans une atmosphère particulière de foi, et par cette foi, un sentiment de paix. Je crois que le monde a cruellement besoin de remettre ce qui est essentiel à la base de toutes les actions, de tout, en fait… Et Noël nous fait remonter, au sens premier de ce que l’on souhaite pour la suite de notre vie, de ce que l’on veut remettre au premier plan. Il y a aussi beaucoup de joie et le fait de rassembler la famille permet de nous rappeler que nous faisons partie de la grande famille des humains… une famille d’âmes, cette essence divine qui est en nous et au-delà de nous… Noël ravive un élan de sacré et rappelle le caractère précieux de la vie et des instants partagés avec les autres et avec soi-même. Pour moi, Noël, ce n’est pas que le 25 décembre, c’est toute la période avant Noël où notre esprit est comme travaillé de manière subtile, presque imperceptible, dans une préparation à accueillir, à un moment donné cette énergie qu’on trouve dans cet événement de Noël… ce qui est difficile à décrire, je l’avoue… Catherine
Sarah et Estelle.
Sarah : Qu’est-ce que c’est Noël pour toi, Estelle ? Estelle : Noël, c’est quand le Père Noël vient poser des cadeaux et du coup, j’adore Noël ! On fait des boules de neige, on reçoit plein de cadeaux du Père Noël, et c’est trop bien ! – Et est-ce qu’il y a autre chose à Noël que tu aimes bien ? – Oui ! C’est les cadeaux… – Et tu sais ce qu’on fête à Noël ? – Mon anniversaire ! – Oui, c’est proche de Noël ton anniversaire (12 décembre)… et qui a aussi son anniversaire à Noël et qu’on fête ensemble ? – Euh… Jésus, le petit Jésus… le bébé Jésus…
La période de l’Avent, est pour moi une période que j’aime beaucoup. J’ai l’impression de m’enfoncer dans la nuit, de manière douce et lente. Autour de moi c’est sombre, mais au bout il y a une douce lumière qui grandit de jour en jour… c’est une ambiance un peu cosmique. Par cette nuit qui vient et qui nous entraine, on est amené à se désintéresser des choses plus extérieures, des volitions, des contrôles qu’on exerce autour de nous et on est plus dans l’intuition de cette toile de fond qui sous-tend toute vie, le Tout, ce mystère lumineux et pur… Avec cette intuition grandissante, nos cœurs deviennent plus doux, plus compréhensifs, l’ego diminue, on est plus disponible aux autres et, plus largement à toute forme de vie, aux animaux, aux plantes… Il y a plus de compassion entre les êtres humains et dans le monde durant cette période-là. Je me sens plus en paix avec moi-même, les tourments sont moins présents dans cette sorte de communion avec ce qui est plus grand que nous… Pour moi c’est une période qui se passe plutôt bien. Anne-Lise
Pascale et Angel.
Noël, pour moi, c’est une naissance, c’est un temps d’émerveillement, un passage des ténèbres à la lumière… c’est un cadeau qui nous est offert pour nous éveiller à d’autres musiques, à d’autres couleurs, à de nouvelles épreuves aussi… Accueillir l’autre dans sa différence et vivre l’épreuve de l’exil… Noël, c’est un espace d’espoir pour nous laisser guider par quelque chose qui nous dépasse, quelque chose de plus grand que soi… Pascale
Noël c’est pour moi un temps de réflexion, de méditation, de paix, de rencontre avec moi-même. C’est comme un point de départ, une parenthèse entre un point « a » et un point « b » et qui prépare la continuation vers la suite… C’est un temps de tranquillité, d’amour, de paix, de louange et de prière pour le monde où nous essayons, à partir de notre petitesse, d’élargir la louange et la prière pour la paix dans le monde… Noël, c’est l’amour… Angel
Mais aussi…
A Noël arrive un enfant qui va nous rendre la vie impossible, mais sans cet impossible, il n’y a rien. Christian Bobin
Noël est comme une brèche ouverte dans le temps. Quelque chose se passe qui semble avoir effacé pendant quelques heures toutes les déceptions de la vie. C’est comme si on attendait quelque chose, quoi je ne sais pas exactement, mais ce que l’on attend là, c’est ce que l’on attend toute la vie, car le meilleur du temps de Noël est presque invisible, faible, et suppose une passion infinie de l’attente. Christian Bobin
Que Dieu puisse être non simplement Créateur ou énergie pure, mais venu en « personne » auprès des humains, dans un corps de finitude, soumis à la condition humaine, cela dit un amour incroyable. Il ne nous tire pas vers les cieux, mais s’abaisse à accepter la vie dans les conditions d’humanité, pour que nous aimions vivre malgré toutes les difficultés que cela implique. J’apprends à aimer davantage les êtres humains, plutôt que de vouloir m’en protéger, puisque c’est ainsi que vivre a un sens : vivre en partageant notre co-humanité. L’aspect commercial de Noël est agaçant, surtout le folklore du Père Noël. Mais les préparatifs de fête et la course aux cadeaux sont aussi des expressions du grand besoin de partage, de proximité, de l’aspiration à vivre une qualité de liens humains. Elisabeth Parmentier
Noël arrive à quiconque voit le souffle saint tisser la vie dans l’être profond de quelqu’un et se laisse inspirer pour le lui dire : « Toi, tu es béni.e ! Dieu est en train de faire germer la vie en toi. J’en suis inexplicablement le témoin. Quel privilège pour moi de voir que tu portes le Christ au-dedans de toi ! » Lytta Basset in Méditations de pleine conscience, Bayard 2004, p. 85
Depuis le passage de Jésus, il y a du ciel sur la terre. Du ciel que rien ni personne ne pourra jamais évacuer. Lytta Basset, ibid. p. 49
Tel est le slogan de cette étonnante expérience qui est proposée à nos jeunes en chemin vers la confirmation sur le canton https://www.pjge.ch/kairos
Le principe est simple : une retraite pour 20 à 30 jeunes de 15 à 20 ans, 3 jours pour s’interroger sur sa relation à soi-même, aux autres et à Dieu, organisée durant les vacances d’octobre, animée par des jeunes confirmés qui ont vécu un week-end Kairos. La démarche se vit en début de parcours, pour créer une fusion entre les jeunes, une cohésion de groupe, puis tous se retrouveront lors de la journée cantonale des confirmands, une merveilleuse aventure commence pour eux.
Dimanche 30 octobre dernier se clôturait le deuxième week-end avec 27 jeunes. La cérémonie avait lieu à Sainte-Thérèse sur l’UP Eaux-Vives – Champel. L’église s’est assez vite remplie avec les familles, parents, frères et sœurs, grands-parents. Quelques animateurs sont venus en avance pour nous faire répéter les chants, donner quelques informations sur le déroulement du week-end en attendant les jeunes.
Un signal téléphonique nous annonce l’arrivée toute proche des jeunes, les familles se retirent des bancs, tous se cachent du mieux possible, toutes les lumières se sont éteintes, les jeunes commencent à rentrer puis tonnerre d’applaudissements et la lumière revient. Joie pour les jeunes, émotions pour les parents. La cérémonie se poursuit avec de beaux témoignages de la part des animateurs mais aussi des futurs confirmands. Des mots forts comme partages, amitiés, faire du sens… mais aussi belles rigolades, bonne nourriture, « c’est gravé à jamais dans mon cœur » résonnent encore dans ma tête…
Quand on est animateur en pastorale, on donne le meilleur de nous-même à tout moment pour que les jeunes puissent être touchés par le Seigneur, une parole, un regard, un réconfort… alors, quelle belle gratitude de recevoir tous ces messages après une superbe retraite. Bravo à notre pastorale des jeunes sous la gouverne de Miles Fabius et merci à tous les bénévoles.
Notre jeunesse n’est pas toujours visible dans nos communautés et pourtant elle est là, nourrie… Continuons de prier pour eux et avec eux.
Les jeunes ont tous reçu la croix de Jérusalem, une grande croix qui supporte quatre petites croix, Jérusalem qui soutient les Eglises des quatre points cardinaux.
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