Jeux, jeunes et humour – avril 2020

Par Marie-Claude Follonier[thb_image image= »4733″ img_link= »url:/wp-content/uploads/2020/03/Dessin_avril2020. »]

Question d’enfant :

Pouvons-nous avoir plusieurs vies ?

Comme chrétien, nous croyons à la Résurrection. C’est le sens de Pâques : Jésus est mort sur la croix et ressuscité pour nous donner la vie en plénitude. En ce sens, nous n’avons qu’une vie désirée par Dieu depuis toute éternité et qui est appelée à se prolonger au-delà de la mort. D’autres traditions religieuses, comme l’hindouisme ou le bouddhisme, croient en la réincarnation. C’est le fait de revivre plusieurs vies terrestres, même sous forme animale, dans une condition meilleure ou pire en fonction du bien ou du mal que nous avons fait.

Par Pascal Ortelli

Un jour, M. le Curé aborde le sujet du Carême et veut apprendre aux enfants le sacrement du pardon. Après leur avoir répété qu’il fallait d’abord faire le signe de croix avant de dire au prêtre ses péchés, il les questionne pour savoir s’ils ont bien compris :

– Mes enfants, pour faire une bonne confession, par quoi faut-il commencer ?

– Il faut commencer par faire des péchés, répond un enfant, très sûr de lui…

Par Calixte Dubosson

Laudato si’: quatre témoignages

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), avril 2020

Sylvie Bonvin Sansonnens, agricultrice bio : « Un texte spirituel fondamental pour un producteur »

Pour Mme Sylvie Bonvin Sansonnens, députée verte, dont l’exploitation bénéficie du label « Bio Suisse », l’encyclique Laudato si’ est un texte spirituel fondamental.

Par André Pillonel / Photo : LDD

« Il met en paroles sous la lumière de la foi ce que nous disons d’un point de vue technique. Nous sommes, de notre côté, dans une démarche scientifique. » La production durable repose sur trois piliers, le social ou l’humain, la nature et l’économie. Laudato si’ consacre cette recherche dans l’équilibre entre ces trois pôles. 

Des pâtes Laudato si’  !
Pour quelqu’un d’engagé dans l’agriculture durable, connaître celui qui transformera ou consommera ses produits biologiques est essentiel. Plutôt que vendre à un conglomérat industriel anonyme, privilégier un circuit court est une règle d’or. Aussi Mme Bonvin n’a-t-elle pas hésité un instant à
livrer toute sa production de blé dur à un partenaire local. 

Ancien garde pontifical, cet artisan fabrique des pâtes à l’abbaye d’Hauterive.
Leur nom ? Laudato si’, un hommage manifeste au pape François.

Tania et Milder Palacios : des poules dans la ville

Par Marianne Berset

Photo : LDD

A Estavayer, la famille de Tania et Milder Palacios veille à ne pas épuiser notre maison commune, la Terre, en privilégiant les produits de la région et / ou respectant les animaux et l’environnement, en tentant de limiter le gaspillage et le surplus de déchets et en achetant des articles de seconde main. 

Elle élève aussi au cœur de la ville des poules en totale liberté. Celles-ci, en plus de régaler toute la famille grâce à leurs succulents œufs, font également la joie des promeneurs en bas âge.

Julien Hennard, paysagiste indépendant : respecter le cocon que Dieu nous a donné

Texte et photo par Gérard Dévaud

Paysagiste indépendant, Julien Hennard est très sensible à la préservation de notre planète. Chrétien convaincu, il essaie, dans la mesure de ses moyens, de respecter le « cocon que Dieu nous a donné », afin de le transmettre aux générations futures.

Concrètement, c’est dans des petites choses toutes simples qu’il essaie d’apporter sa pierre à l’édifice :

• il propose à ses clients de garder les matières premières végétales sur place (gazon, feuilles, branches…) et les recycler ;

• si un client désire faire une plantation, il encourage à planter des espèces endémiques venant de la région, plutôt que des plantes exotiques ;

• il dissuade ses clients de mettre des pesticides et des engrais chimiques, bien que ceux-ci diminuent et règlent de manière rapide, mais momentanée les symptômes. Par contre, ces produits vont détruire les « auxiliaires naturels » tels qu’insectes, vers qui permettent un équilibre naturel entre parasites et insectes utiles.

Revoir notre mode de fonctionner
On l’a compris, pour Julien, il faudrait reprendre contact avec la nature, revenir à une consommation de proximité. Par exemple, au lieu d’offrir des boîtes de chocolats à ses clients, il privilégie des fruits séchés, des confitures ou autres produits naturels qu’il aura cueillis.

Et pour lui, le retour à la nature signifie également le retour aux échanges de bons services et des coups de mains gratuits.  N’est-ce pas là l’essentiel du message du pape François dans Laudato si’ ?

Julien Hennard, 48 ans, Seiry, marié et père de 2 enfants. Paysagiste indépendant. Réformé, membre du comité et du chœur mixte paroissial de Murist, entretient les extérieurs de l’église  de Murist (parterres, arbustes). Membre de la commission de développement durable de la commune de Lully.

La famille Christinaz de Nuvilly : des agriculteurs pur bio !

La famille de M. André Christinaz à Nuvilly veille à entretenir la terre que le Seigneur nous a confiée, à en être gardien afin de pouvoir transmettre ce bien à la prochaine génération.

Par Marianne Berset / Photo : Pierre Bondallaz

Depuis plusieurs années, Véronique et André Christinaz et leurs fils Joël, Yvan et Stéphane ont repensé leur manière de travailler la terre tout spécialement Yvan et Stéphane qui œuvrent sur l’exploitation. Ils ont choisi de se mettre au Bio afin de respecter notre Terre et aussi pour répondre aux demandes des consommateurs qui recherchent une nourriture plus saine.

Cette exploitation agricole est une magnifique entreprise familiale qui produit du lait pour la fabrication du gruyère, des œufs, de la viande d’agneau et de bœuf, des pommes de terre ainsi que la culture des céréales, le tout avec le label Bio. 

L’écologie sur toute la ligne
Aujourd’hui, toute la famille repense sa manière de faire pour que tout fonctionne en étant écologique d’un bout à l’autre de la chaîne et ainsi éviter d’épuiser le sol. Elle souhaite revenir à la traction animale car de nombreux petits travaux de la ferme peuvent se faire avec deux chevaux. Elle aimerait aussi lancer la permaculture afin de cultiver les légumes en les associant afin de créer un écosystème et, de ce fait, les produire le plus naturellement possible. Par la suite, ils pourront proposer aux habitants des environs des paniers Bio livrés avec les deux chevaux qui arriveront prochainement. La famille ne se contente pas d’utiliser des engrais de ferme, elle veille au bien-être des animaux et les soigne en analysant les parasites afin de pouvoir utiliser un traitement ciblé à base de plantes le plus souvent possible.

Toutes ces mises en œuvre sont peut-être moins productives au niveau du rendement mais comme elles sont mieux rémunérées. Elles nous permettent de vivre en respectant la terre que le Seigneur nous a confiée.

Merci à la famille Christinaz pour son accueil et le soin qu’elle porte à notre Terre et surtout plein de succès pour votre projet.

Les raisons d’un succès

Par Bénédicte Jollès
Photo: CiricAucun leader d’opinion n’est capable de s’adresser au monde comme François l’a fait avec Laudato si’. Mais pourquoi cette encyclique consacrée à la sauvegarde de la Création fut-elle un best-seller ? 

L’homme contemporain est inquiet. Il mesure les limites des systèmes basés sur la consommation et la production à outrance. Depuis quelques années, impossible d’ignorer l’impact sur l’environnement de cette fuite en avant. 

Autre point fort du Pape, interroger et obliger à faire des liens. « Ce texte unique articule entre elles des dimensions souvent séparées, comme l’écologie et la pauvreté », explique Mariagrazia Midulla, responsable Climat et Energie du WWF Italie. Chacun est remis en question et d’abord le chrétien. Comment sa foi en Dieu change-t-elle le rapport à son frère, au travail, à l’argent ou à la terre ? Il ne peut échapper à la recherche d’une « écologie intégrale ».

Un document qui s’adresse à tous : hommes de bonne volonté, croyants ou non, institutions gouvernementales ou politiques. La réflexion éthique et spirituelle du Pape responsabilise et met en route. A ce propos, l’avez-vous lue ?

Laudato si’ (Loué sois-tu)

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Vallée d’Illiez (VS), avril 2020

Texte proposé par Arlette Antony | Témoignage et photo par Lionel Avanthay

De l’encyclique du pape François aux pâtes alimentaires de Lionel Avanthay

Connaissez-vous Lionel Avanthay? C’est un enfant du pays. La tête au ciel et les pieds sur terre, il produit des pâtes alimentaires commercialisées sous le nom de Laudato si’. Surprenant?… Intrigant?… Je vous invite à faire connaissance avec ce jeune homme « bien dans ses bottes » et à le suivre sur son chemin de vie, hors des sentiers battus.Bonjour à tous,

Quelle joie et quel honneur que de pouvoir m’adresser à vous, habitants de la vallée. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le fils d’Alain et Danièle Avanthay. Né en 1985, j’effectuai ma scolarité à Val-d’Illiez, avant de débuter un apprentissage de cuisinier dans le canton de Vaud. A peine mon diplôme en poche, je fis une profonde expérience de l’existence de Dieu, à la suite de laquelle je partis vivre quatre ans dans une communauté religieuse, certain que la seule manière de pouvoir répondre pleinement à l’amour de Dieu était de m’engager dans les ordres. Mais quatre ans plus tard, ma grande tristesse et un sentiment d’inaccompli me firent comprendre que là n’était pas ma vocation : je pris alors la route de Rome où je servis deux ans comme Garde suisse. Je travaillerai ensuite six ans dans les chemins de fer. 

Ayant toujours le désir de vraiment mettre en pratique ma foi [et bien avant que Greta Thunberg ne soit canonisée de son vivant], j’étais de plus en plus dérangé de prier pour le monde entier, alors que mon mode de vie, en particulier mon alimentation, générait certaines des souffrances des personnes pour lesquelles je priais. En effet, acheter par exemple des tomates qui viennent d’Espagne, produites dans des conditions inhumaines pour économiser quelques francs sur celles que j’aurais pu acheter aux paysans du coin, à mon prochain en somme, me paraissait de plus en plus inconcevable et incohérent. 

Une année plus tard sortit la lettre encyclique du pape François Laudato si’, qui fut une révélation pour moi. Sa lecture me permit de mettre des mots sur mon intuition. Pour la résumer très succinctement, le Pape y explique que l’Occident, pour vivre au quotidien, a une partie de la planète qui travaille pour elle. « Economie de marché, dans un marché mondial », me disais-je. Cela serait le cas [et ça l’est sans doute parfois] si, pour ce faire, nous ne devions pas exploiter les travailleurs et les ressources pour consommer toujours plus. Je me suis alors renseigné par exemple sur les conditions de travail dans les champs de coton en Inde, ou sur le mode de production des jouets fabriqués en Chine. Le constat est clair : nous, Occidentaux, participons à l’exploitation de la terre et avons des esclaves qui travaillent silencieusement pour nous. Cela me semblait, et me semble toujours, une réalité bien plus importante et surtout plus tangible que le réchauffement climatique. 

Cela était devenu une évidence qu’il me fallait agir à mon échelle ; je ne pouvais continuer sans rien changer à ma vie, alors même que j’étais nourri par les hauts principes de justice, de solidarité et de charité que promeut l’Eglise. Je pris les résolutions suivantes : consommer le plus possible local et essayer d’avoir un mode de vie plus sobre. Mais cela ne suffisait pas, il me fallait faire quelque chose qui aille au-delà de moi, qui serve aux autres, à la société. 

Aussi, je pris mon bâton de pèlerin et partis faire le tour des communautés religieuses du canton de Fribourg, en leur rappelant que les moines et divers mou­vements d’Eglise sont à la source de bon nombre de nos techniques, institutions et de notre mode de vie d’aujourd’hui (techniques agricoles, enseignement, soins, recherche…). [Pour prendre un exemple, le monastère d’Hauterive : dès le XIIIe siècle, les moines excellaient
dans le travail de la laine, laine qui était ensuite transformée en draps d’une telle qualité que l’on fabriquait des bateaux en basse-ville de Fribourg pour transporter ces draps jusqu’en mer du Nord !] Je les invitais par là à se remettre à l’œuvre, afin de trouver des techniques modernes et viables d’agriculture et d’artisanat. Mais les monastères semblaient s’être passé le mot, car je ne reçus alors qu’une réponse unanime : « C’est une très bonne idée mais nous ne pouvons nous y engager, nous prierons pour toi. » Je finis par tomber sur une communauté italienne, les Focolari, qui me répondirent la même chose, alors que je leur proposais de fabriquer des pâtes avec des produits de la région, de bonne qualité (c’est-à-dire non arrosés de produits phytosanitaires), et payés au prix juste. Mais eux rajoutèrent : « Si tu veux, nous avons une cuisine que nous pourrions te louer pour faire ces pâtes. » Ce fut le déclic : je devais m’y mettre moi-même. Ce ne sont pas les grandes théories qui font avancer les choses.  Je me suis donc mis, dès le 4 octobre 2016, jour de saint Fran­çois d’Assise, à fabriquer des pâtes. 

Trois ans et demi plus tard, après beaucoup d’essais et de tergiversations, et surtout après la rencontre de celle qui m’inspire à faire toujours mieux et qui sera ma femme en mai, je commence à pouvoir en vivre. En effet, j’ai une septantaine de points de ventes dans la région de Fribourg et les premiers en Valais. Entre temps, l’abbaye cistercienne d’Hauterive m’a contacté pour me demander d’être leur cuisinier trois matinées par semaine et pour voir comment nous pourrions ensemble concrétiser l’encyclique. J’ai donc déplacé mon lieu de production dans ce lieu chargé d’histoire et encore bien vivant malgré le peu de frères.

Voilà comment, humblement, j’essaye de changer le monde, en y apportant ma goutte d’eau [ou devrais-je dire ma pâte], en essayant d’apporter des solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui, et en m’efforçant de vivre ma foi à l’image de Dieu qui fait ce qu’Il dit.

« Et le Verbe s’est fait chair »…

J’invite celles et ceux qui veulent en savoir plus, et surtout déguster mes pâtes, à visiter mon site www.laudatosi.ch

«Laudato si’» et «Notre Mère la Terre»

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), avril 2020

Par l’abbé Etienne Catzeflis
Photo: Tirée du film «Human» de Yann Arthus-Bertrand

Alors que l’encyclique «Laudato si’» a déjà produit une forte influence de par le monde pour une «conversion écologique» 1, un nouvel ouvrage du Pape, «Notre Mère la Terre» (édition Salvator, 2019) 2 renforce et résume son message sur notre planète Terre.Dans le livre «Notre Mère la Terre», le Pape invoque notamment les motivations spirituelles pour sauvegarder la planète.

• Il rappelle que « la Création est un don, un don merveilleux que Dieu nous a fait, afin que nous en prenions soin et que nous l’utilisions au profit de tous, toujours avec un grand respect et gratitude.»

• De plus, « pour les croyants en Jésus-Christ, Verbe de Dieu qui s’est fait homme pour nous, la spiritualité n’est déconnectée ni de notre propre corps, ni de la nature, ni des réalités de ce monde ; elle se vit plutôt avec celles-ci et en elles, en communion avec tout ce qui nous entoure ». Et donc « vivre la vocation de protecteurs de l’oeuvre de Dieu (…) n’est pas optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne ».

• Dans cette optique François propose même un complément aux deux listes traditionnelles des sept oeuvres de miséricorde: ajouter à chacune la sauvegarde de la maison commune. D’une part sur le plan spirituel, cela demande de nourrir la contemplation reconnaissante du monde, qui nous permet de découvrir à travers chaque chose un enseignement que Dieu veut nous transmettre. D’autre part sur le plan corporel, la sauvegarde de la maison commune demande les simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme, et se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur.

• Et pour qui estime de tels efforts dérisoires face à la gravité et la complexité de notre monde, le Pape nous met dans la logique de la pauvre veuve : celle qui a mis dans le tronc plus que les autres (cf Marc 12, 43). « Il ne faut pas penser que ces efforts ne vont pas changer le monde. Ces actions répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles suscitent sur cette Terre un bien qui tend à se répandre toujours, parfois de façon invisible ».

• Et « le développement de ces comportements nous redonne le sentiment de notre propre dignité, il nous porte à une plus grande profondeur de vie (…) ». Cette dernière affirmation me paraît vraiment essentielle. Je la comprends ainsi : Même si la planète devait exploser l’année prochaine, le sens de mes jours qui resteraient à vivre jusque là consiste en cette dignité humaine que je cherche à honorer – chaque jour – en continuant mes efforts solidaires pour le service de mes frères, incluant la sauvegarde de la création.

Qu’en pensez-vous ?

1 Voir par exemple la revue scientifique : Biological Conservation Volume 235, juillet 2019, pages 209-225 : … Le résultat est que l’intérêt public pour l’environnement s’est déjà accru.
2 Ce petit livre rassemble plusieurs textes du pape François sur les thèmes de la préservation de la Création et de la promotion d’une vie digne pour tout être humain.

C’était son jeu

N’y a-t-il rien de plus précieux qu’un enfant ? Il est la vie du monde de demain.Par Dominique Perraudin
Photo: DR

C’était son jeu, il avait douze ans, le matin il se rendait à l’école, l’après midi un peu livré à lui-même, il s’occupait, avec d’autres jeunes de son âge, à lancer des pierres. C’était son jeu !

Peut-être croyait-il jouer à David contre Goliath ou tout simplement comme tant de nos enfants voulait-il se prouver qu’il n’était pas plus en retard que ses camarades, c’était son jeu !

Tout à coup, il sentit son sang se glacer. Au fur et à mesure que cette froideur envahissait son corps, son esprit s’ouvrait à la lumière. Il lui semblait voir ses camarades jouer à son jeu et lui regardait. Il se voyait tout inanimé. Il ne comprenait plus. On s’affairait autour de lui. Des sirènes à coup de klaxons stridents se frayaient un passage au travers de gens qu’il ne connaissait pas.

Enfin, il ouvrit les yeux. Il vit de la lumière… Rien que de la lumière. On l’appela par son nom. On lui dit : « Viens petit ! Ta place dorénavant, elle est près de nous. » 

 – Qui êtes-vous donc, je ne vous connais pas ?

– Nous sommes la paix.

– La paix qu’est-ce que cela.

– La paix, c’est toi et ton innocence. C’est cette lumière que tu vois et qui t’éblouit.

– Où donc vais-je aller ?

– Tu vas à la paix, dans la paix. Aujourd’hui, c’est un jour de lumière. Tu seras près de Dieu qui vient apporter la paix entre les hommes.

– Qui est ce Dieu ?

– Ce Dieu, vois-tu, il vient de l’Etre qui a créé ce monde, mais dans son cœur il porte la multitude des hommes qui essaie de donner un peu de lumière à leurs frères.

– Comment s’appelle ce Dieu ?

– Tu sais, les hommes lui ont trouvé une multitude de nom : « Allah, Jésus, Yahvé, le Messie,…

– Alors pourquoi moi près de lui ?

– Toi, tu as en toi la paix, l’innocence ! Tes yeux sont des lumières que même l’éternité n’éteindra pas. Viens, toi l’enfant de la paix sacrifié sur l’autel de la folie de l’homme. Viens goûter la paix de Pâques. L’Enfant est venu pour toi et pour la multitude des innocents qui seront aujourd’hui tes compagnons.

Dans la pénombre d’une chaude journée une ambulance traversait une rue encombrée. Elle transportait le corps inerte d’un enfant de douze ans. C’était son jeu…

Les enfants découvrent Laudato si’

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), avril 2020

Par la classe de 8H de Châbles et Marianne Berset | Dessin: des élèves de la classe 8H de Châbles

Le temps du Carême est un beau moment pour faire découvrir la lettre encyclique sur l’écologie du pape François et surtout encourager les enfants de nos groupes de catéchisme à vivre en chrétien responsable de ce bien que Dieu nous a laissé, la terre.Avec les élèves de la classe de 8H de Châbles, nous sommes partis du texte de la Genèse pour découvrir le jardin merveilleux d’Eden que nous a donné Dieu. Là, ils ont pris conscience de la multitude de dons reçus. Puis, à l’aide d’une petite vidéo, ils ont eu connaissance de cette magnifique lettre du pape François qui nous invite à la sauvegarde de notre maison commune qu’est la terre.

Dès lors, nous constatons que ce thème intéresse les jeunes et qu’il est porteur de réflexions.

« Notre cher pape François, nous a envoyé ce message à nous, chrétiens, car il veut faire de nous, jeunes ou vieux, des missionnaires. Il veut que nous changions le monde en faisant comprendre aux autres de changer, de recycler, d’éviter de gaspiller. Nous avons tous des choses que nous faisons qui polluent, mais au fond, a-t-on vraiment besoin de ça ? » nous dit Gabriel.

Notre terre qui pleure
« Les hommes polluent depuis la Préhistoire… si on continue, dans 500 ans, nous irons habiter sur une autre planète… »

Nous devons écouter le message du pape François : « Protégeons la terre : Polluons moins ! Ne jetons pas les déchets par terre ! et économisons l’énergie ! »

Pour Luca, nous devons veiller à diminuer la couche d’ozone pour protéger la terre : « en diminuant les consommations, en se déplaçant à pieds et non en voiture. » 

Suite à toutes ces découvertes et à ces prises de conscience, nous poursuivrons le Carême en étant des veilleurs de ce bien commun, en priant et en mettant en pratique les belles demandes de notre pape François pour éviter d’épuiser la Terre.

En union de prière

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral des Coteaux du Soleil (VS), avril 2020

Par Laetitia Willommet

Le coronavirus fait des ravages dans notre pays également, et les autorités ont pris des décisions courageuses pour tenter de freiner son évolution. Le diocèse a dû suivre le mouvement et a imposé la suppression des messes, des sacrements, des réunions de prière. Comment vivre cette soudaine solitude?Dimanche 15 mars, 9h15… l’heure à laquelle je me mets en chemin vers l’église de mon village pour participer à la messe. Et ce dimanche ? Pas de mise en route car les messes sont annulées pour une durée indéterminée.

Cela me fait un drôle d’effet et je prends brusquement pleinement conscience de cette nouvelle réalité. Pas de messe, cela veut dire aussi pas de partage sur le parvis, pas d’échanges de nouvelles sur les personnes absentes ou malades, pas d’after-messe dans les bistrots du village avec quelques-uns des membres de la communauté, les moins pressés, les plus soucieux de convivialité.

Et surtout pas de temps de prières partagés avec d’autres croyant-e-s. Et pourtant dans ces jours d’incertitude et de contagion, la force de la prière commune serait une aide bienvenue.

Voici le temps de se rappeler que dans le monde la prière est continue, incessante. Il y a toujours quelqu’un-e en train de prier. Et je peux rejoindre cette communauté invisible et me sentir relié-e à ces priant-e-s inconnu-e-s.

Par exemple en pratiquant la prière des heures je me joins aux moines et moniales. Dans les monastères, la prière des heures se répartit en sept grands moments. Les Laudes au petit matin, Tierce vers 9h du matin, Sexte vers 12h et None vers 15h. A la tombée de la nuit, les Vêpres puis avant le coucher les Complies. Un dernier office est dit de nuit : les Vigiles.

Et si j’ai besoin de rejoindre visuellement une communauté ? La chaîne de télévision KTO répond à mon souhait. Je peux prier le chapelet avec les pèlerins à Lourdes, rejoindre des monastères pour les laudes, l’angélus et autres temps de prière. Je peux aussi rejoindre le réseau mondial de prière du pape François sur Internet https://clicktopray.org/fr ou sur mon natel.

Alors dans cette période particulière que nous vivons tous, si vous ressentez le besoin de ne pas prier seul-e, je vous invite à rejoindre grâce à la télévision, à votre ordinateur ou à votre natel, ou en pensée les autres priants de l’Eglise universelle. 

En union de prière avec vous tous !

EcolEaux-Vives

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel  / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), avril 2020

Par Pierre Moser | Photo: DR

Lors d’un article précédent, je me suis permis de fustiger le ton grinçant des médias. Je voudrais revenir ici sur un autre aspect négatif de ces mêmes médias : leur silence concernant certains sujets. J’ai tout faux ? Soit ; faites tout de même les requêtes Google suivantes : « Greta Thunberg tsr » pour commencer, suivi par « Laudato si’ tsr ». Malgré mon admiration sans bornes pour cette jeunesse si active, le traitement de faveur pour Greta me paraît évident. Et pourtant le message est le même. Dans le cas de « Laudato si’ » cela va même plus loin. La décroissance est le leitmotiv de cette jeunesse, alors que le Pape nous demande d’apprendre à donner et non simplement à renoncer. Non seulement changer nos réflexes quotidiens afin de consommer plus intelligemment, mais encore partager avec ceux qui n’ont pas ou ont moins : nous ne pouvons pas exiger de populations entières de se conformer aux règles des différents protocoles de Kyoto et suivants, alors qu’elles n’ont même pas atteint notre niveau de confort et de satiété. Le partage étant une des valeurs majeures du christianisme, ne serait-il pas judicieux de partager avec ces peuples notre droit à polluer (crédit carbone par exemple) ? Accompagner ces régions pour qu’elle sautent les échecs que nous avons-nous-même connus, sans pour autant revenir au colonialisme, serait un bon début.

Mixité sociale
Mais bonne critique ne se fait pas sans montrer l’exemple. Au sens du partage, le quartier des Eaux-Vives est un exemple réussi de mixité sociale. La quiétude du quai Gustave-Ador ne se trouve qu’à quelques minutes du fourmillement de la rue des Eaux-Vives. Plusieurs initiatives de la ville ainsi que d’associations de quartier aident à soutenir ce partage, cet échange, cette mixité, et les églises n’y sont pas étrangères.
L’Association pour la Sauvegarde du Léman, Pro Natura Genève ainsi que le Point Info de la ville de Genève ne sont que quelques exemples de la vitalité et de l’ancrage d’activités socio-écologiques dans notre quartier.

Etre prêt à œuvrer
Qu’en est-il alors de la paroisse Saint-Joseph ? Elle est en route pour favoriser encore plus cette mixité. Cependant la communauté n’est pas encore représentative de ce melting-pot social. La tolérance, l’acceptation de la différence font quelquefois encore défaut. Et il nous faut être prêt à œuvrer pour le bien de notre maison maintenant : agir selon les moyens que chacun de nous a à disposition, et non pas en fonction des biens de l’autre. Sans cette saine réaction, les problèmes que nous connaissons aujourd’hui, à savoir un monde de plus en plus inégalitaire, vont s’accroitre. L’eau se fera de plus en plus rare, mais certains auront toujours les moyens d’en acheter, même en bouteille. La circulation restreinte sera de plus en plus souvent appliquée, mais certains disposeront de plusieurs véhicules. Les produits alimentaires seront de plus en plus produits par des régions lointaines (Amazonie par exemple), mais certains auront toujours les moyens d’en importer, malgré des droits de douane de plus en plus exorbitants.

Ce que la charité nous pousse à entreprendre, le bon sens nous y invite aussi. Les exemples ci-dessus peuvent paraître évidents, mais rien n’indique que les populations favorisées aujourd’hui le seront aussi demain. Alors mettons-nous au travail et soyons équitables, tolérant-e-s et solidaires.

Une équipe Notre Dame lit l’encyclique Laudato si’

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), avril 2020

Texte par l’équipe Notre Dame – Martigny – 6 | Photo: Christine Biselx

LAUDATO SI’

1) Pourquoi le choix de ce thème ?
Le sous-titre « Le souci de la maison commune » nous a de suite interpellés.
Le cardinal G. Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, écrit d’ailleurs dans sa présentation de la Lettre encyclique 1 : « C’est la responsabilité de tous les hommes envers la terre vue comme notre maison commune qui est le thème principal. » Il précise un peu plus loin : « Tous les habitants de la terre, dans la crise écologique actuelle qui met en jeu l’avenir de l’humanité sur notre planète, doivent prendre soin de la grande et belle demeure où Dieu Créateur et Père, a donné à tous une place et un foyer. »

2) Quelles implications dans la vie concrète ?
Dans sa Lettre encyclique le pape François nous a aussi touchés par ses réflexions :
« Il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est en jeu, c’est notre propre dignité » (Laudato si’, no 160). Ne sommes-nous pas nous-mêmes les premiers à avoir intérêt à laisser une planète habitable à l’humanité qui nous succédera ?

« Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris et ironie. […] Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l’environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel peut seulement conduire à des catastrophes, comme, de fait , cela arrive déjà périodiquement dans diverses régions. » (Laudato si’, no 161)

Ceci nous incite à considérer notre façon d’agir dans des situations de la vie courante. Quelques exemples :
– opter pour des achats utiles et indispensables
– limiter au maximum l’utilisation d’emballages plastique ou en papier
– décider d’utiliser le véhicule personnel avec discernement
– privilégier, si possible,  les transports en commun
– s’engager pour une politique développant les énergies renouvelables.

3) Qu’est-ce que cela apporte à notre vie ?
La lecture de cette lettre encyclique nous apporte une vision écologique intégrale, incluant le respect de la Création tout entière et induit en nous une sérénité faite de confiance et de gratitude envers notre Créateur et Père.

Elle nous engage à suivre un chemin de vie plus exigeant certes, mais aussi plus épanouissant, qui fait naître en chacun de nous la joie et la paix selon le plan et le cœur de Dieu pour ses enfants bien-aimés.

1 Lettre encyclique « Laudato si’ » (2015), Editions Parole et Silence

Naviguez vert sur internet

On peut penser que rechercher de l’information sur internet, parce qu’on limite le papier et l’encre, est une activité entièrement écologique, mais c’est loin d’être le cas! Le numérique consomme énormément d’énergie, alors comment réduire notre consommation sur internet? Des gestes écolos qui sauvent la planète.

Par Chantal Salamin
Photo: DR
Outre la consommation électrique de nos appareils, il faut considérer celle utilisée pour maintenir constamment disponibles les différents serveurs, notamment les clouds, utilisés pour le stockage de nos données, ainsi que celle utilisée pour le transport de ces données.

Quelques gestes écologiques simples à adopter
Consommez local en stockant vos données sur votre ordinateur plutôt que sur des serveurs distants (sans oublier de faire régulièrement des sauvegardes !). Téléchargez et/ou achetez les CDs et DVDs, le visionnage et l’écoute en ligne consomment énormément d’énergie !

Réduisez vos données distantes en supprimant les mails et rendez-vous devenus inutiles, en vous désabonnant des newsletters non lues, en utilisant wetransfer.com (stockage temporaire et gratuit) pour partager vos photos et films plutôt qu’un stockage permanent comme Dropbox ou Drive.

Optez pour un moteur de recherche écologique (Ecosia ou Lilo qui finance des projets sociaux et environnementaux), tapez directement l’adresse du site internet ou des requêtes efficaces avec des critères de recherche au plus proche du résultat espéré.

Ne gardez ouvertes que les pages web que vous consultez, enregistrez les autres dans vos favoris pour les consulter plus tard.

– Sur les réseaux sociaux, partagez moins mais mieux, ne suivez que les amis qui publient des choses intéressantes.

Planter des arbres en surfant sur le web : Ecosia

Ce moteur de recherche a planté 60 millions d’arbres en moins de 10 ans d’existence et plus de 25 mios ces 7 derniers mois !

Plus il y a d’utilisateurs d’Ecosia, plus les annonceurs lui versent de l’argent pour leur publicité, et Ecosia consacre plus de 80% de ses bénéfices à planter des arbres dans des régions du monde qui en ont le plus besoin comme Madagascar, la Colombie, la Côte d’Ivoire… et bien d’autres. 

Aujourd’hui, plus d’un arbre par seconde est planté par ecosia.org grâce aux internautes. Combien grâce à vous ?

Version pour iphone
Le site: ecosia.org

Version pour Android
Le site: ecosia.org

 

 

Pâques avec le coronavirus…

Le mot de Pascal Desthieux, vicaire épiscopal

Est-ce vrai qu’il n’y aura pas de messes à Pâques, ni de célébrations pendant la Semaine sainte? La stupeur a fait place à la résignation, à la compréhension et plus encore à la responsabilité de tous: nous voulons freiner cette épidémie et sauver des vies!

Nous allons vivre des fêtes de Pâques bien particulières. Heureusement, nous pourrons suivre les offices à la télévision ou sur internet, retransmis depuis la place Saint-Pierre de Rome, de la cathédrale de Fribourg et de bien d’autres églises.

Pour célébrer la Résurrection et méditer les apparitions du Ressuscité, je vous propose les douze stations de notre chemin de joie cantonal. C’est normalement sans risque puisque chaque mosaïque est à l’air libre, bien visible à l’extérieur de nos églises. Vous pouvez aussi les voir en restant chez vous: le site chemindejoie.ch nous les présente, avec une méditation et des explications.

J’ai eu le bonheur, l’an passé, lors de l’inauguration officielle, de les parcourir avec son auteur, le père Marco Rupnik. Je l’ai vu avec émotion découvrir comment les mosaïques qu’il a imaginées et dessinées, ont été réalisées et fixées dans leur écrin. L’artiste a donné quelques indications sur son œuvre: la mandole qui entoure chaque mosaïque n’est jamais fermée, mais toujours coupée et donc ouverte vers le ciel car l’œuvre nous invite à l’élévation. Les auréoles des disciples ont une partie blanche, non finie, signe qu’ils sont toujours en route vers la sainteté. Dans la magnifique mosaïque de l’apparition au 500 (cf. 1 Co 15, 6), qui se trouve contre l’église Sainte-Marie du Peuple à Châtelaine, on ne voit qu’une trentaine de personnes de dos. En fait, m’a précisé le père Rupnik, les personnes qui regardent cette mosaïque font partie de ce tableau, de ces 500 que le Ressuscité réconforte et envoie.

Depuis chez vous, ou en allant voir les mosaïques proches de chez vous, je vous invite à méditer ce chemin de joie, à aller à la rencontre du Christ ressuscité. Que ce chemin soit celui de votre joie!

En ces temps si particuliers, en grande communion avec les personnes atteintes par ce virus, leur famille et tout le personnel soignant, je vous souhaite, malgré tout, que Pâques soit fête de joie!

L’eau de mélisse du carmel de Develier

Par Pascal Ortelli
Photos: DR

En plein cœur du Jura, le Carmel de Develier est le plus jeune monastère de Suisse. Ces dix-neuf moniales issues de sept nationalités rappellent à leur manière l’amour du Christ pour tous par une vie de solitude et de prière. Outre un service de blanchisserie, les carmélites subviennent à leurs besoins en produisant l’eau de mélisse.

Une recette connue dès l’Antiquité
L’eau de mélisse est le fruit d’un héritage pluriséculaire dont le procédé de fabrication n’a cessé de s’affiner au cours des siècles. Depuis 1802 la recette gardée secrète de cet élixir à base de mélisse, d’épices et d’herbes aromatiques passe aux mains des Dames du Saint-Sépulcre de Baden-Baden en Allemagne. N’ayant plus les forces vives pour pérenniser sa production, elles transmettent leur savoir-faire aux carmélites de Develier en 2003.

Les plantes de mélisse sont cultivées dans le jardin du monastère. Grâce à deux alambics, sœur Maïlys, chimiste de formation, assure une dizaine de distillations par année. L’eau de mélisse stimule et rafraîchit les forces vitales. En usage interne (5 à 10 gouttes sur un sucre) ou externe, elle peut être utilisée contre les maux d’estomac ou de voyage et contre les troubles du sommeil.

Une jeune communauté
Les carmélites de Develier fêteront le 14 juin prochain les quarante ans de la dédicace de leur église placée sous la protection de Notre-Dame de l’Unité – tout un programme pour le canton du Jura ! Après une histoire mouvementée qui va de Marseille à Middes dans le canton de Fribourg, la communauté a pu s’établir dès 1980 à Develier dans un monastère moderne et flambant neuf fait de brique, de bois et de béton. 

Là, elles vivent le charisme du Carmel, une famille spirituelle d’ermites apparus aux alentours du XIIe siècle en Palestine et qui se réclament du prophète Elie. Sous l’impulsion de sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix, l’ordre connut une profonde réforme au XVe siècle. Le Carmel accorde une grande place à l’oraison (une prière silencieuse toute simple en présence du Seigneur deux heures par jour en plus des offices liturgiques). 

Pour plus d’info et point de vente

http://mocad.ch/eau-de-melisse/

Comment vivre la joie de la Résurrection quand on traverse un deuil ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), mars 2020

Le 21 mars 2020 à 16h, Mgr Gabriel Ghanoum, prêtre catholique melkite s’arrêtera à Sainte-Thérèse pour nous partager son expérience d’accompagnement face au deuil. Il nous offre lui-même un avant-goût de sa conférence.
Par Mgr Gabriel Ghanoum

Il y a effectivement un décalage entre la joie de la Résurrection – être heureux et habité par l’Espérance, célébrer en famille, avec des amis – et vivre son deuil suite à la perte d’un être cher, l’abandon d’un conjoint, un licenciement… Nous ressentons plus intensément en nous le vide, la peine, la souffrance, notre vulnérabilité en cette période de perte.
Ma conférence sur le deuil mettra en évidence les éléments importants du livre que le Dr Dezelic et moi-même venons de publier: Transcender le Deuil: Retrouver du Sens et des Outils Pratiques pour Naviguer dans le Monde de la Séparation. Nous l’avons écrit pour les personnes qui traversent un deuil, leur entourage immédiat, ainsi que le personnel médical, afin de les aider à s’adapter à leur nouvelle réalité de vie et à la comprendre. Un accent particulier est mis sur la façon de vivre les fêtes, les dates importantes et les célébrations.

En voici quelques extraits:
«Ce guide pour le deuil est destiné à vous aider tout au long de votre parcours personnel de deuil, peu importe où vous vous trouvez sur ce chemin lorsque vous prenez ce livre en main. Nous avons fait de notre mieux pour offrir des outils pratiques et des informations indispensables pour gérer tous les aspects du deuil: ce dont nous avons besoin pendant le deuil, des outils et des suggestions spécifiques (comment faire) et une compréhension plus approfondie de notre parcours personnel de deuil. Nous espérons que ce guide vous apportera un peu de guérison et d’espoir; que le terrain et les émotions douloureuses, sombres et difficiles engendrés par le chagrin s’apaiseront; et que vous retrouverez à nouveau la lumière de la vie…
Le deuil découle d’une perte de connexion et d’attache- ment à nos proches, à nos relations, lieux, objets et cir- constances chers. Il existe de nombreux types de deuils et de scénarios. Ils apparaîtront au fur et à mesure que nous serons confrontés aux changements inévitables qui accompagnent la séparation, la perte…»

Cette approche centrée sur le Sens s’ancre dans la logothérapie du Dr Viktor Frankl. Elle est comme une lampe, une balise d’espoir pour aider celles et ceux qui pleurent à naviguer tout au long de ce voyage, doux et amer, d’amour et de séparation souvent difficiles, leur permettant ainsi de trouver le chemin qui conduit à redécouvrir le Sens de leur vie et le Sens de la Vie. Comme le disait un auteur inconnu: «Le deuil n’a pas de fin, mais il change. C’est un passage, pas un lieu où séjourner. Le chagrin n’est pas un signe de faiblesse, ni un manque de foi. C’est le prix de l’amour.»

Le Christ a vécu cet état transitoire : de la séparation, la perte… de Dieu («Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» Mt 27, 46), à la recherche de sens («Père, entre tes mains, je remets mon esprit» Lc 23, 46 et «Tout est accompli» Jn 19, 30), à la joie de la Résurrection. Pour nous chrétiens, il est le chemin, « la Résurrection et la Vie» (Jn 11, 25).

Le fanatisme dans l’assiette

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), mars 2020

Par Alexandre Barras | Photo: DR

Je ne pouvais qu’être désigné pour l’édito de ce mois ! Je ne m’arrêterai pas aux nombreux scandales sur l’élevage, le conditionnement et la vente des produits qui se retrouvent dans nos assiettes. Je ne parlerai pas non plus des anti-spécistes et des adeptes du véganisme: je m’en tiendrai simplement à un propos de table.

Que de fois sommes-nous à table pour manger, boire un verre, partager nos joies, nos peines, nos questions ? Il est bien rare de n’y trouver rien à grignoter ou à boire! Manger et boire font partie du vivre ensemble. Jésus a souvent partagé la table, non seulement avec ses disciples mais aussi avec de nombreuses personnes diverses et variées. Il a multiplié les pains, les poissons et même changé l’eau en vin pour rassasier et désaltérer la soif de ses frères et soeurs en humanité. Il a même « changé » la prescription mosaïque sur les aliments purs ou impurs, affirmant : « Ce n’est pas ce qui entre dans l’homme qui est mauvais mais ce qui en sort. » (Mt 15,11)

Apprécier les mets que l’on nous sert, n’est-ce pas rendre grâce à notre Créateur de nous avoir donné de si bonnes choses ? Il nous les a données pour que nous en profitions, avec modération, pour sa Gloire et notre élévation humaine et spirituelle. Donc, pas de fanatisme dans nos assiettes, mais que de l’amour et de la joie, du palais et des convives.

Bon appétit à tous.

La chapelle Saint-Joseph, une oasis apaisante

Le 19 mars, nous fêtons le patron des pères de famille, des travailleurs et de l’Église universelle. L’occasion est belle de s’arrêter un instant dans la chapelle Saint-Joseph sous l’église Saint-Pierre dans le quartier de Beauregard, à laquelle nous avions consacré notre dernier article. Aussi, après l’ample vivacité de l’apôtre, passons à présent à la présence plus discrète du père adoptif de Jésus.Par Natalie Hervieux
Photos: DR

Image 1

Entre la salle paroissiale Saint-Pierre et le petit jardin de cette même église s’étend un escalier creusé à même le bâtiment, permettant d’accéder de l’une à l’autre. C’est dans le palier intermédiaire que s’ouvre la porte de la chapelle Saint-Joseph. En entrant, on est saisi immédiatement par les couleurs chaleureuses du bois qui domine l’oratoire. Devant soi, un paravent de fines lamelles de ce même bois forme une sorte de narthex qui offre au visiteur le temps d’un sas avant d’entrer plus avant, par les côtés.

Image 2

Un ensemble polyphonique et harmonieux
La lumière provient des vitraux qui s’alignent sur la droite de la chapelle, offrant la douceur de rayons obliques à cet espace de recueillement. Lesdits vitraux sont l’œuvre du peintre Yoki qui y a symbolisé des étapes de la vie du patron des lieux. On reconnaîtra ici les deux colombes apportées lors de la Présentation au Temple de Jésus, là le lys représentant la pureté de l’époux de Marie, ailleurs encore les outils de sa profession de charpentier (image 1). La fresque derrière l’autel (image 2), du même auteur, complète cette vie de Joseph de manière plus figurale : on y voit au milieu le père adoptif de Jésus, tenant son jeune garçon sur un genou. À gauche de ce motif central, le mariage avec la Sainte Vierge et à droite, la Fuite en Égypte.

Image 3

Yoki n’est pas le seul artiste a avoir été mandaté pour le décor de cette chapelle de semaine qui fut à l’origine un local de réunion et de théâtre. Antoine Claraz a laissé une large et très belle empreinte dans ce sanctuaire : on lui doit la croix (image 3) et le tabernacle de bronze (image 4), ainsi que la Vierge à l’Enfant (image 1) que l’on peut admirer à droite de l’autel – les émaux 1 sont l’œuvre de Liliane Jordan. La statue de saint Joseph (image 5) – située, comme le saint qu’elle représente, discrètement en retrait, est également à attribuer au sculpteur. L’ensemble revêt une douce cohérence où les coloris bronze et boisés se mêlent harmonieusement. Dans les mêmes tons, on observera, en levant les yeux, le plafond à caissons de bois ainsi que ses partitions et les étoiles centrales dorées, vestige restauré des transformations de 1959.

Image 4

Un chemin d’intériorité
Par terre, une touche de rouge et de bleu qui vient répondre à la palette de couleurs des œuvres de Yoki : un tapis circulaire plus récent représentant le labyrinthe de Chartres. L’idée de ce motif médiéval de microcosme est d’inviter à un pèlerinage condensé vers le dedans, vers le Christ – une démarche qui évoque notamment les mandalas qui rejoignent tant notre sensibilité actuelle. Autre itinéraire intérieur proposé : les mystères du rosaire, œuvre en dolomie du monastère de Bethléem (Mougère, F), contre la paroi de gauche. 

Image 5

On l’aura compris, la chapelle Saint-Joseph est un lieu idéal et très apprécié pour une halte passagère, que ce soit le matin à 8h30 pour la messe, l’après-midi pour un moment de solitude orante ou encore en soirée pour les diverses rencontres qui y sont proposées, notamment la très belle école d’oraison offerte par le Père Huguenin les jeudis soir. Légèrement en décalage par rapport à l’axe très fréquenté de l’avenue Beauregard menant à Villars-sur-Glâne, cette oasis vaut le léger détour qu’elle propose avant de retourner au quotidien de la vie citadine.

1 Matière fondante composée de différents minéraux, rendue très dure par l’action de la chaleur, destinée à recouvrir par la fusion le métal, la céramique, la faïence, la porcelaine à des fins de protection ou de décoration, et prenant alors des couleurs inaltérables.
www.cnrtl.fr

Remerciements :
Natalie Hervieux tient à remercier vivement Monique Pichonnaz Oggier pour ses généreuses et enthousiastes explications.

Sources :
Recherches personnelles de Monique Pichonnaz et Pierre Brasseur, service des Biens culturels.
http://www.cathedrale-chartres.org/Messe en l’honneur de saint Joseph jeudi 19 mars à 8h30 à la chapelle Saint-Joseph (paroisse Saint-Pierre), Fribourg

Le vrac c’est pas sorcier

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs de Sierre (VS), mars 2020

Texte et photo par Brigitte Deslarzes

Riz jasmin blanc, sauvage, basmati, carnaroli ou penne, coquillettes, et farines en tout genre… légumineuses colorées, fruits secs et oléagineux se côtoient dans l’épicerie BRÜT de David Stolfo au centre de Sierre. Peu visible et en retrait du trafic, l’enseigne sise au centre «la Terrasse» vaut le détour. Surtout si l’on cherche à limiter les montagnes de déchets générées par de trop encombrants emballages.Désormais habitués à prendre des cabas réutilisables pour aller au supermarché et à l’heure du « trier c’est pas sorcier », on peut s’essayer à franchir une nouvelle étape en amenant ses contenants dans les épiceries où les aliments sont accessibles en vrac. Depuis juin 2018, David  Stolfo propose ce concept au centre de Sierre pour le plus grand bonheur des adeptes du zéro déchet ou de produits qui sortent de l’ordinaire. 

Jouer les curieux pour admirer les savons artisanaux, shampoings solides ou crèmes à l’abricot, au miel et autres parfums qui fleurent bon la nature c’est aussi possible. Une expédition qui permet de découvrir les créations d’artisans de Sierre, comme  « Le Skali de Khatone », ou « l’arbre doré » de Crans-Montana. En flânant dans cet espace, on croise justement la jeune mère de famille descendue du Haut-Plateau apporter sa production de cosmétiques faits maison. L’emballage minimum étant de rigueur, les deux producteurs locaux proposent de simples feuilles de papier, qui, plantées en terre permettent de faire pousser des fleurs. Surprise garantie. 

Concept unique et prometteur
Gestionnaire de commerce de détail dans une grande surface et assistant socio-éducatif, David Stolfo a fait le choix de s’investir pour un concept permettant de consommer de façon plus éthique et éco-responsable. Il a misé sur un commerce de proximité, avec sa propre enseigne : BRÜT qui n’existe qu’à Sierre. Son logo inspiré du tableau périodique des éléments de Mendeleïev accroche le regard comme une invitation à revenir à un mode de vie plus simple, proche de la nature… Plutôt qu’un retour en arrière, une prise de conscience du bon sens qui régnait à l’époque de nos grand-mères mis au goût du jour. 

« Le budget nourriture se rétrécit au profit de mille et un gadgets pour lesquels on est prêt à investir des sommes importantes. La nourriture est selon moi quelque chose de vital et il est primordial d’investir temps et argent pour bien manger », confie David créateur de cette enseigne hors du temps.

Concrètement, il suffit de venir avec ses bocaux, ses contenants en plastique, ses sacs en papier ou en tissu et de les remplir avec les quantités désirées des produits choisis. Tous les contenants peuvent même être achetés sur place. La marche à suivre est inscrite d’une écriture appliquée sur des tableaux noirs, un peu comme dans la vieille école du village.

En librairie – mars 2020

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Epeautre, fenouil et compagnie…
Marion Flipo

Avec le céleri, les châtaignes, les amandes ou encore la cannelle, ils sont les véritables stars de l’alimentation préconisée par Hildegarde de Bingen. Cette grande mystique du XIIe siècle a en effet développé une extraordinaire connaissance des aliments, au service de l’équilibre et de la santé. A partir de son enseignement, Marion Flipo nous invite à un voyage culinaire grâce à des recettes originales, pleines d’énergie et simples à réaliser, qui réveillent le corps et le cœur.
Faites entrer Hildegarde dans votre cuisine, pour votre plus grand bonheur !

Edition de l’Emmanuel

Acheter pour 27.00 CHFLa vie d’en bas
Gérald Métroz

Gérald Métroz a perdu ses deux jambes à l’âge de deux ans et demi, lors d’un accident de train à la gare de Sembrancher. Après avoir marché durant plus de trente ans avec ses prothèses, il a ensuite parcouru le monde en fauteuil roulant, comme sportif d’élite, journaliste, conférencier, manager de hockeyeurs professionnels, écrivain et chanteur. Aujourd’hui, il prend la plume pour évoquer La vie d’en bas, sa vision d’un monde dont il a dû, à sa manière, apprivoiser les codes et les contours afin de pouvoir survivre et surtout bien vivre. Des lignes passionnantes et émouvantes à mettre entre toutes les mains.

Empiric Vision

Acheter pour 29.00 CHFNos saints anges gardiens
Odile Haumonté

As-tu déjà pensé à ton ange gardien ? Cet ami invisible se tient à tes côtés, fidèlement, à chaque instant de ta vie pour te guider, te protéger, te consoler. Discrets compagnons de route, les anges sont « une vérité de foi », nous dit l’Eglise. Par ce livre illustré avec douceur et humour, à travers des prières et des épisodes de l’intervention des anges dans la vie des saints, tu vas découvrir les anges et avoir envie de les prier.

Pierre Téqui

Acheter pour 19.50 CHFLéa, Hugo et la nutrition
Fabienne Criquy

Léa et Hugo sont camarades de classe. Un jour, ils réalisent que leur surpoids leur cause beaucoup de soucis dans la vie de tous les jours. Ils commencent à souffrir du regard des autres et se sentent différents malgré eux. Petit à petit, ils décident de changer et de corriger enfin leurs mauvaises habitudes alimentaires… Comme Hugo et Léa, tu peux, toi aussi, te prendre en main pour te sentir bien dans tes baskets et retrouver le sourire.

Editions du Signe

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50 ans de mariage… Joie! Joie!

C’est dans la joie que Carmela et Gerardo Ianalfo ont vécu leurs 50 ans de mariage dimanche 22 décembre dans l’église de Gland devant la communauté. Un moment de joie.Par Françoise Merlo
Photo: Brigitte Besset

Joie : c’est ce mot qui caractérise le mieux ces cinquante années d’union conjugale. Il a jailli de la bouche de Carmela et Gerardo Ianalfo en chœur et de leur cœur, j’ose l’écrire. Ils ont choisi de fêter cet anniversaire en commençant par une démarche spirituelle: se retrouver devant le prêtre, au milieu de la communauté, pour revivre la bénédiction de leur alliance.

Dimanche 22 décembre dernier, la communauté de Gland a participé à leur joie et reçu un témoignage de la fidélité de notre Dieu à travers celle de Carmela et Gerardo à leur engagement l’un envers l’autre. L’abbé Jean-Claude Dunand, curé modérateur, les a accueillis devant l’autel pour rendre grâce à Dieu avec eux et lui confier la suite de leur chemin de vie.

Un couple décidé
Gerardo a quitté l’Italie à 20 ans pour échapper à de longues années de service militaire. Il est venu en Suisse avec l’intention d’y rester deux ou trois ans. Il a d’abord travaillé chez Rochat, puis comme jardinier. Il a eu la chance de rencontrer Carmela, venue de Sicile à 14 ans avec ses parents. Le projet de rentrer en Italie s’est alors transformé en désir de fonder une famille en Suisse.

Gerardo se souvient en souriant de cette question de son futur beau-père : « A part ma fille, qu’est-ce que tu veux ? » Manière très joviale d’autoriser les futurs mariés à se courtiser, car à l’époque il fallait l’autorisation des parents !

Fiançailles à l’Ascension, en mai 1969, et mariage avant Noël de la même année. Pas besoin de tergiverser : avec Carmela, les décisions sont rapides et claires. Tous deux gagnent leur vie : ils peuvent envisager le mariage plutôt que de continuer à verser leurs salaires à leurs parents.

Amour et respect
Cinquante ans de vie commune démontrent ce dont Gerardo et Carmela ont toujours eu conscience : un grand amour les unit, un grand respect l’un pour l’autre. Gerardo s’est toujours fié aux choix de Carmela et c’est ensemble qu’ils ont pris leurs décisions. D’ailleurs, aime-t-il à dire, « elle a toutes les qualités : je ne pourrais pas choisir ».

Ils se sont aussi remémoré l’immense bonheur qu’ils ont partagé à la naissance de leur fils Eugenio et, 14 mois plus tard, de leur
fille Maria Pia. Carmela et Gerardo savent profondément que la vie, si elle procure des joies immenses, peut se révéler cruelle: le décès de leur fille Maria Pia à 25 ans est une souffrance qui ne passera pas.

Engagés dans la communauté
Mais la vie continue et le couple trouve courage, force et joie dans le travail bien fait. Tous deux ont donné beaucoup de temps à la communauté de Gland. Lui s’est occupé de l’extérieur de la chapelle et des jardins, Carmela de la conciergerie. Des souvenirs très heureux que les marchés aux puces, les broches, la sangria et le tiramisu, et autant d’engagements qui ont conduit Carmela à entrer dans le Conseil de communauté. Pour tous deux, la communauté de Gland est très importante : ils y ont des amis, et surtout elle les a beaucoup soutenus dans les passages difficiles de leur existence.

Maintenant, pour Carmela et Gerardo, c’est le temps de la retraite, des voyages et des croisières avec leurs amis. Que leur souhaiter de plus si ce n’est qu’ils en profitent pleinement en continuant à cultiver de beaux moments d’amitié et de tendresse ?

Le Carême sauve la Création

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur de l’Entremont (VS), mars 2020

Texte par Danièle Cretton Faval | Photo: DR

Donc, vive le CARÊME pour mettre le doigt sur le fanatisme de la surconsommation. C’est une question d’actualité vu que depuis l’été écoulé, plus de stock. En effet, nous avons épuisé nos richesses alimentaires et autres nécessités, donc, il va falloir changer nos habitudes, notre Terre Mère est à bout. Il faut avoir la conviction d’une urgence, celle d’agir collectivement pour promouvoir une meilleure gestion des ressources.

Il est temps de laisser nos illusions, et bravo les jeunes qui nous forcent à sortir de notre cocon.

C’est ainsi que le CARÊME arrive au bon moment pour nous faire prendre conscience qu’on peut, si l’on veut, changer notre façon de vivre dans le quotidien. Il nous invite à nous inscrire dans une démarche plus vertueuse de consommation. L’idée est de consommer moins, mais mieux, et différemment, pour vivre mieux. Ce qui veut dire : acheter les légumes frais, de saison et de notre région, en vrac dans notre panier (sans sachet plastique). Ainsi que tous les autres produits alimentaires nécessaires, à préparer soi-même, ce qui favorise une économie tangible.

Eviter la nourriture transformée ou cuisinée par l’industrie, avec tous ses adjuvants empoisonnés et qui sont contraires à notre santé, TROP chère parce que déjà manutentionnée.

Notre planète a un réel besoin d’être entendue dans son cri d’angoisse pour demain. Rien qu’au niveau de l’électricité, j’ai ouï dire que si tout le monde en Suisse fermait les ordinateurs et toutes les lampes inutiles la nuit, cela économiserait une centrale nucléaire. C’est changer presque rien, pour changer presque tout.

C’est comme pour l’entretien de la maison, il suffit du savon noir naturel, d’un peu de bicarbonate et de vinaigre pour tous les nettoyages du sol au plafond et des sanitaires. Et pour la salle de bain : un bon savon de Marseille pour la douche et la toilette et une crème naturelle pour les soins du visage, et le tour est joué. En passant à la poubelle tous les produits chimiques, on ne pollue plus les eaux, ni notre environnement, ni notre air. Sans oublier l’économie qui nous réalisons, énorme!

Durant ce Carême, faisons avec bienveillance un inventaire de tous les produits utilisés dans notre maison soit dans la nourriture, soit  pour les soins de notre peau, soit pour les nettoyages et les lessives. Rien que dans une glace ou  dans un shampoing on compte entre 30 à 40 ingrédients chimiques. Le naturel doit revenir au galop.

Notre bon CARÊME vient à point nommé pour nous faire faire une étude sérieuse sur la possibilité du « moins, pour vivre mieux » et de se conformer au cri de notre pauvre planète qui n’en peut plus de notre surconsommation.  Soyons XXIe siècle. 

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