Par Vanessa Gonzalez | Photos: «Centenaire de l’église de Vionnaz» de Guy Veuthey, Vanessa Gonzalez
Eglise de Vionnaz en dessin.
Située au pied de Torgon, notre église surplombe le village de Vionnaz et fait partie du diocèse de Sion.
Bien que l’église de Vionnaz ait été « dédicacée » (consacrée) le 9 juin 1903 par Mgr Abbet, évêque de Sion, la fête patronale a lieu chaque année le 15 août pour célébrer l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.
Près de 20 ans depuis sa dernière édition, une fête paroissiale, ouverte à tous, paroissiens, villageois, toutes générations confondues, aura lieu le mardi 15 août 2023 dès 10h.
Depuis plusieurs mois, le comité d’organisation, constitué de Maryline Hohenauer, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez, travaille d’arrache-pied pour organiser cette journée festive.
Quel bonheur de vous annoncer officiellement, dans les grandes lignes, le programme, sûrement sujet à modifications !
A 10h, la messe animée par le Chœur d’Animation Liturgique sera célébrée dans l’église.
Nous rejoindrons la salle des Fontanies où vous sera offert l’apéritif dès 11h, servi par les membres du Cocom et du Cogest.
Toutes les heures, des animations musicales seront proposées sur la scène (chœurs, musiciens, tout le monde est le bienvenu).
Nous avons la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre ludothèque intercommunale, qui divertira les petits comme les grands avec des jeux variés.
Pour le repas de midi (entre 11h30 et 14h), un stand grillades tenu par le chœur d’hommes Sainte Cécile et un stand raclettes tenu par l’équipe des animateurs entourant les servants de messe des paroisses de Monthey-Choëx, Collombey-Muraz et du Haut-Lac seront sur place pour remplir les estomacs de tous.
Un stand desserts et barbes à papa tenu par les jeunes du village et achalandé par les pâtissiers et pâtissières de la paroisse comblera les papilles des gourmands.
Et bien sûr, un bar qui servira cafés, eaux minérales, vins et bières de notre fournisseur officiel, la Cave Beltrami, pour nous hydrater.
Tout au long de la fête, des tickets seront en vente et vous ne serez pas déçus par les lots que vous pourrez gagner à notre tombola géante.
Pour clore la journée, que nous espérons ensoleillée, une bataille de bombes à eau se déroulera dans le préau de l’école de Vionnaz et restera, on en est sûr, dans les mémoires !
Pour mener à bien cet évènement, nous avons besoin de vous et c’est avec plaisir que nous accueillerons toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient aider à l’organisation de la fête.
Si vous avez des talents de musicien ou de chanteur, dans la pâtisserie ou la décoration, si vous aimez servir au bar ou racler le fromage de la région, n’hésitez pas à nous faire signe.
Renseignements auprès de Nathalie au 079 919 36 03.
Bel été à tous et rendez-vous le 15 août pour cette grande fête.
Par Bernadette von Niederhäusern | Photos: Raphaël Roulin
Nous vous proposons de partir de Mont-brelloz. Veuillez parquer à l’église actuelle. Si nous entrons, nous verrons dans le chœur une grande croix noire, faite avec deux troncs. Elle a été noircie par le feu et installée lors de la construction de l’église en 1965.
Nous allons tranquillement vers l’ancienne église qu’on utilise surtout pour son clocher. A son sommet, une jolie croix avec son coq changé en 1994 (voir photo.) A l’intérieur, on aperçoit de jolis vitraux refaits lors de la rénovation.
Ensuite, nous retournons sur la route principale en allant à droite sur le trottoir. Puis descendre le village en passant près d’une fontaine et tourner à gauche pour quitter le village. Continuer et prendre le deuxième chemin de remaniement à droite direction Sévaz jusqu’à une petite forêt. Là, tournez à gauche. En allant tout droit on arrive au village de Sévaz.
Au village, prenez à gauche, après 150 mè- tres, vous apercevrez la jolie chapelle (photo). Si on passe avec la voiture, on peut ne pas la voir car elle est un peu en retrait de la route. Pour y accéder, il y a un petit escalier surmonté d’un joli portail. N’hésitez pas à y entrer. Elle a beaucoup de charme avec son autel en pierre décoré d’une jolie mosaïque. Il fait bon y rester un instantpour méditer. Il y est agréable de vivreune célébration eucharistique. En sortant de la chapelle, continuez à gauche jusqu’à une croix des missions (photo). Là, vous pouvez prendre le chemin de remaniement route de Bussy et ensuite prendre à gauche pour rejoindre le chemin de l’aller ou reprendre simplement le chemin de l’aller. Ce parcours fait environ 6 kilomètres.
L’ancienne église de Montbrelloz.
La belle croix et son coq de l’église de Montbrelloz.
La croix des missions à Sévaz.
La jolie chapelle de Sévaz.
2. D’Aumont à Nuvilly, à la découverte des croix de pierre
Par Marianne Berset | Photos: Pierre Bondallaz
En ce temps d’été, je vous propose une marche en fonction de votre disponibilité, soit de l’église d’Aumont à celle de Nuvilly pour une durée de 35 minutes ou une boucle en allant jusqu’à la chapelle Saint-Nicolas de Franex pour une durée d’une 1h40, à vous de choisir…
Eglise d’Aumont : une première chapelle est évoquée dans l’an 1442. L’église actuelle de style néo-classique date de 1826, elle est dédiée à saint Théodule.
Eglise de Nuvilly : une première chapelle est mentionnée en 1317. En 1687 débute la construction de la nouvelle église dédiée à saint Jacques le Majeur. Sur le maître-autel au centre nous avons le saint Patron, à sa gauche saint Garin, évêque de Sion au XIIe siècle et à sa droite saint Bernard de Mont-Joux qui fonde l’hospice du Grand-Saint-Bernard au XIe siècle.
Chapelle de Franex : dédiée à saint Nicolas renferme un trésor. Il s’agit d’un retable décoré de 12 apôtres daté de la fin du XVe siècle et une statue de saint Pierre en bois. Cette chapelle se situe sur le secteur ouest de la paroisse Saint-Laurent et elle date de 1625.
Combien de croix ? Sur votre chemin, amusez-vous à compter le nombre de croix que vous trouverez… Ces croix de pierre ont souvent été érigées pour manifester la foi des habitants, demander la protection de Dieu et parfois aussi pour les Missions. Les Rogations, du latin rogare qui signifie demander. Les jours de Rogations ont été institués au IVe siècle par saint Mamert et unifiés à l’Eglise universelle au VIIIe siècle. Ils étaient vécus les trois jours qui précédaient l’Ascension. Les paroissiens demandaient la bénédiction de Dieu pour les récoltes de la terre, faisant ainsi un appel à faire confiance à Dieu qui conduit toute chose à une bonne fin.
A toutes et tous un bon pèlerinage… que le Seigneur comble vos demandes de ses grâces.
Croix sur les hauts d’Aumont.
Au cœur du village de Nuvilly.
3. Murist – Tour de la Molière – Franex: un retour vers le passé!
Par Gérard Dévaud | Photos: Gérard Dévaud, André Bise
Pour débuter notre voyage dans le temps, nous vous conseillons de parquer votre véhicule sur la place de parc située à côté de l’église de Murist.
Notre foi s’enracinant dans le baptême, nous vous proposons de vous rendre dans l’église, au fond, pour découvrir le magnifique baptistère couvert de fresques de Paul Landry relatant le baptême de l’œnuque par Philippe (Ac 8), ainsi que les fonts baptismaux majestueux de l’artiste Marcel Feuillat.
En sortant de l’église, longez le bâtiment côté parking et découvrez derrière les arbres une ancienne croix de mission avec, devant et rempli de fleurs, l’antique baptistère en pierre de la Molière issu de l’ancienne église du village.
Puis, prenez la route longeant le mur de l’église en direction de l’administration communale. Arrivés à l’école, longez le bâtiment scolaire sur sa gauche et montez en direction de la forêt. Là suivez le panneau jaune indiquant la tour de la Molière sur la gauche. Après le chemin caillouteux, vous allez vous retrouver devant la majestueuse tour de la Molière, dernier vestige d’un château et de la cité médiévale de la Molière.
Ensuite, longez la carrière et retournez-vous : vous pourrez ainsi admirer la tour qui se dresse fièrement au milieu des arbres ! Continuez le sentier et ensuite prenez à gauche le chemin en direction de Franex. Deux possibilités : pour les plus sportifs, prenez l’antique chemin creux bucolique qui vous amènera derrière la chapelle de Franex. Sinon, nous vous recommandons d’emprunter la route jusqu’au milieu du village de Franex.
Vous ne manquerez pas d’entrer dans la charmante petite chapelle Saint-Nicolas pour saluer les apôtres de l’admirable retable, ainsi que saint Pierre arborant sa clé. Cette statue, initialement installée dans l’ancienne église de Murist, a trouvé à la chapelle de Franex un écrin qui la met en valeur.
En sortant de la chapelle, prenez la route tout droit et traversez le village. Après avoir admiré le village de Nuvilly sur votre gauche, marchez jusqu’à la forêt droit devant vous puis prenez la route qui monte à droite dans le bois et suivez-la jusqu’à Murist.
Juste avant d’entrer dans le village, vous découvrirez sur votre gauche une croix en pierre à côté d’un portail. Celui-ci vous permet d’accéder à la charmante grotte mariale du village.
Puis retour à l’église construite par l’architecte Dumas.
Dûnya, 16 ans, se rendra à partir du 22 juillet aux JMJ de Lisbonne. Après un voyage en car jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage se poursuivra à vélo jusqu’à Lisbonne au Portugal. A l’approche du départ il nous raconte sa motivation, sa préparation et ses attentes.
Texte et photo par Yasmina Pot
Dûnya, le pèlerinage aux JMJ débute dans quelques jours ; quelle a été ta motivation ? Dûnya : Un jour ma mère m’a demandé si cela m’intéresserait et j’ai trouvé ça sympa. Surtout que ça a lieu tous les trois-quatre ans et que cette année cela se passe en Europe, alors autant en profiter. Et l’idée d’y aller à vélo m’a particulièrement plu.
Le vélo est ton sport. Parle-nous en. Je fais du BMX Race 1 et de la descente, pas du vélo de route. Pour aller à Lisbonne, je vais pouvoir prendre mon propre vélo car il convient aussi pour le pédalage. D’ailleurs, lors de la préparation, on nous a dit de ne pas rouler en vélos de route, qui seraient susceptibles de crever si on passe sur des endroits rocailleux.
Qu’est-ce que l’expérience des JMJ va t’apporter ? Plusieurs choses. On va être entouré d’autres jeunes chrétiens du monde entier, c’est chouette et je pense que je vais avancer dans ma foi. Il faut dire qu’après ma confirmation, je ne pratiquais plus tellement ; puis, l’année passée, j’ai participé au grand rassemblement chrétien à Paray-le-Monial, en France, qui m’a remotivé dans ma foi. C’est cette expérience-là qui m’a aussi poussé à tenter les JMJ. Je me réjouis aussi de voir du pays, de découvrir la culture locale car je ne connais pas le Portugal. Pendant le voyage on dormira dans des gymnases, des communautés chrétiennes et aussi chez l’habitant, ce sera l’aventure ! Je préfère nettement dormir comme ça, sans savoir où on va et à quoi s’attendre. Et puis cette expérience permettra de voir comment on se débrouille sans les parents !
Vous allez parcourir environ 500 km à vélo, pour rallier Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne. Quelle a été votre préparation physique ? Avec la team pélé-vélo et le chanoine du Grand-Saint-Bernard Simon Roduit, trois journées à vélo ont été organisées dans la région, où on a parcouru à chaque fois environ 70 kilomètres, ce qui est à peu près équivalent à ce qu’on fera chaque jour au Portugal. Pour moi cet entraînement s’est bien passé ; je dirais juste que le plus difficile, c’est la selle ! Mais au Portugal j’ai prévu de porter un short rembourré…
Et avez-vous reçu une préparation spirituelle ? A chacune de ces journées de préparation à vélo, on nous donnait un enseignement spirituel à la pause de midi. Le message principal que je retiens est de laisser derrière soi ce que l’on connaît, pour faire confiance au Seigneur et aller là où Il nous demande d’aller.
Merci Dûnya pour ton témoignage et bonne route !
1 Les vélos BMX Race sont conçus pour atteindre des vitesses élevées et des accélérations rapides. Ils sont construits spécifiquement pour la course, plutôt que pour les cascades et les figures.
JMJ de Lisbonne du 2 au 6 août 2023
Par l’Abbé Valentin Roduit
Cet été, les jeunes du monde entier ont rendez-vous pour un pèlerinage à Lisbonne. Dans le « monde entier », il y a aussi nos paroisses des secteurs de Monthey et du Haut-Lac. Quelque 40 chablaisiens seront parmi les 2 millions de participants. Parmi eux :
Clémentine et Guillaume de Choëx, Gwénaëlle et Mélissa de Monthey, Joy, Estelle, Audrey, Jean et l’abbé Valentin de Collombey, Camille de Muraz, Kyriane et Jérémie de Vionnaz, Marie, Mauro, Dûnya et les séminaristes Parfait et Arnaud de Vouvry.
Priez pour eux ! Que ce pèlerinage jusqu’au Portugal soit aussi un pèlerinage intérieur.
Qui de mieux placé pour parler de la Bible que des personnes qui la lisent? Chaque lecteur peut y trouver un sens différent. C’est ainsi que nous donnons la parole à un groupe de lecture de l’Evangile à la Maison qui nous partage ce qu’est la Bible pour eux.
Propos recueillis par Gérard Dévaud Photo : DR / Dreamstime
Tout d’abord, pour David, la Bible est comme « un recueil de textes inspirés par Dieu lui-même. A travers elle, nous sommes en relation avec Dieu. Sa lecture nous renforce dans notre foi, nous éclaire et nous guide dans notre vie ».
Pour Matthieu, c’est un recueil de textes, de pensées, de sagesse qui est à la fois un mystère et une découverte qui nous aident à affronter toutes les épreuves de la vie.
Rafaëlle : « Chaque lecture aura une résonance différente en moi, suivant ce que je cherche dans la Parole de Dieu, ce que je ressens, les joies et les peines qui m’accompagnent au moment de cette lecture. »
Philippe continue : « Pour moi, c’est un texte qui nous réunit tous autour d’un récit commun et qui nous sert de base pour échanger ensemble avec les autres. C’est comme une boussole spirituelle des enseignements du Christ pour nous guider dans notre vie. »
Un autre point de vue de Nadia : « J’aime échanger sur la Bible avec les autres. C’est un vrai enrichissement ! » « Le fait de pouvoir échanger sur la Parole me parait important et enrichissant. Je ne le ferais pas forcément tout seul » nous partage Gérald.
Rafaëlle d’enchérir : « C’est ce que je trouve magnifique dans la Bible : elle est diverse, unique et intemporelle. »
« Lorsque nous lisons la Bible, comme lorsque nous prions, nous nous connectons au Royaume du Christ et le Seigneur influe sur notre vie au-delà de notre compréhension humaine. La Parole de Dieu est la grande puissance disponible dans notre vie. Elle peut nous apporter de la Sagesse, une direction lorsque nous sommes perdus, des encouragements, de l’amour et même une percée miraculeuse ! » conclut Nathalie.
Et pour vous ? qu’est-ce que la Bible et que vous apporte t-elle ?
A la fin du mois d’avril dernier, des Yéniches se sont installés sur la Place des Fêtes à Vouvry. Une visite surprise qui a éveillé notre curiosité et suscité une envie de les rencontrer. Nous avons contacté Patrick Birchler, membre de la communauté, qui a accepté de nous voir à Evionnaz, où ils avaient déjà déménagé quelques jours plus tard.
Patrick Birchler. Sa communauté a été reconnue par la Confédération comme minorité nationale, avec des droits. Dans les faits, il leur est encore souvent difficile de trouver des terrains où s’installer.
Par Nicolette Micheli et Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot, DR
Nous partons à Evionnaz sans tarder car les Yéniches s’apprêtent à nouveau à quitter la place. La situation de leur emplacement actuel, entre l’autoroute et le Rhône, ne leur permet pas de demeurer sur place ; ils quitteront donc les lieux à 17h, ce lundi 8 mai, pour se rendre sur La Côte, à Aubonne.
Dès notre arrivée Patrick Birchler nous accueille aimablement ; il est en compagnie d’un autre membre de la communauté, de son petit nom Kouki, occupé à repeindre des volets en vert sapin. Tous deux répondent à nos questions.
Messieurs, pour vous rencontrer, il nous a aussi fallu voyager ! Patrick Birchler : Oui c’est ça ! Il faut dire qu’on aurait bien aimé rester à Vouvry. On y était bien, mais il y a eu des contraintes là-bas. Ma foi, c’est comme ça !
Pouvez-vous nous parler de votre historique, de vos origines ? P. B. : Nous sommes originaires d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz. C’est de là que mon arrière-arrière-arrière-grand-papa (je suis la sixième génération) partit vers 1830-1840 pour s’installer à Villeneuve, dans le canton de Vaud. Il eut une toute grande famille – neuf garçons et quatre filles, qui ont eux-mêmes eu entre 8 et 12 enfants chacun. Mes ancêtres ont toujours voyagé, sur toute la Suisse, mais aussi en France, en Allemagne, pour le commerce.
Et aujourd’hui, où voyagez-vous ? P. B. : Je voyage plutôt en Romandie, un peu en Suisse alémanique. Je suis récupérateur de vieux fers et métaux ; je fais ce travail depuis 30 ans. Je me déplace toutes les deux-trois semaines pour suivre ma clientèle. Je récupère les vieux métaux, je les trie et ensuite ils partent à la refonte. Quand il n’y a plus de travail, on fait du porte-à-porte chez les artisans, dans les usines. Parmi les gens de chez nous, certains se sont sédentarisés depuis quelques générations, ils ont acheté des terrains et s’occupent de la ferraille sur place. Nous, nous sommes semi-sédentaires, c’est-à-dire qu’on est sur les routes depuis le mois de mars jusqu’à la fin octobre-début novembre.
Vous êtes originaires d’Einsiedeln, y allez-vous en pèlerinage ? Kouki : Oui on y va toutes les années. Avec mon beau-père et mon beau-frère, nous sommes les fondateurs du Mouvement catholique des gens du voyage. En 1999, grâce au Père dominicain fribourgeois Jean-Bernard Dousse, – décédé en 2015 –, ont pu avoir lieu les premiers pèlerinages officiels des gens du voyage, d’abord en mars à Notre-Dame des Marches à Broc puis en juillet à Einsiedeln où nous avons désormais une place réservée. Personnellement, la religion me tient à cœur. Chez moi, on ne pourrait pas se passer d’elle. Notre communauté essaie de vivre en harmonie avec les gens, avec la nature. Lors de nos voyages, on fait parfois une pause-prière dans une petite grotte, dans une église ou une chapelle. On a nos paroisses de cœur. Si on est sur Sion, on va de temps en temps à l’évêché. A Payerne on va à l’église catholique; là on a un « rachaï » formidable (« rachaï » veut dire « curé » dans notre langue yéniche), Luc de Raemy. Maintenant c’est Christoph Albrecht SJ de Zurich, qui nous suit pour les baptêmes, premières communions, mariages, en tant que notre aumônier national. On bénéficie aussi du soutien d’Aude Morisod, engagée dans l’Aumônerie catholique suisse des gens du voyage, avec qui on fait de temps en temps un partage biblique.
Merci Messieurs pour ce témoignage et, qui sait, à bientôt peut-être ? P. B. : L’année prochaine on fera une demande officielle à Vouvry pour nous installer à nouveau sur la Place des fêtes, et j’espère qu’ils nous accepteront. Peut-être pas 20 caravanes mais au moins 10. Le lieu est très bien et, nous, on laisse toujours les lieux impeccables. Il est important qu’on le sache.
Rencontre avec Jonathan
Sur la place, il reste quelques personnes. On croise un beau jeune homme, sympathique. C’est Jonathan. Il nous parle volontiers.
« J’ai 16 ans et j’aime cette vie car on forme une grande famille et on se déplace toujours ensemble. Pour l’école, j’étais en classe durant l’hiver. En mars, on partait. Mes camarades étaient presque jaloux : ils croyaient que j’étais déjà en vacances. En réalité, c’est ma mère qui continuait à faire l’école et j’aidais déjà mon père dans son travail. J’ai plusieurs fois invité des camarades chez moi : ils trouvaient notre genre de vie très bien et m’enviaient. Maintenant, je travaille avec mon père : on est ferrailleur. C’est lui qui m’apprend le métier. Je suis heureux comme ça. »
Jonathan et sa sœur Marylin, accompagnés de Giuliana, la fille aînée de Brenda.
Rencontre avec Brenda
Avec son petit Gianni dans les bras, Brenda nous accueille, rayonnante, à la porte de sa caravane. On admire son bébé, vif et curieux. « Mon petit est né ici, dans la caravane, il y a huit mois. Tout s’est bien passé ! C’est mon troisième enfant. Pour nous, les enfants sont très importants, on veut qu’ils se sentent bien. Ici, entre l’autoroute et le Rhône, ils ne sont pas en sécurité : ça me fait souci !
Avez-vous toujours connu cette vie ? Non ! Jusqu’à l’âge de six ans j’ai habité en appartement ; mon père était mécanicien. Dès son mariage, ma mère, qui est yéniche, s’est sédentarisée. Mais très souvent on retrouvait ma grand-mère dans sa caravane et moi, à chaque occasion, j’étais chez elle… que du bonheur pour tous ! Finalement, mon père a quitté son garage pour rejoindre la communauté. Il a adopté notre mode de vie et il est très heureux !
Comment se passe l’école avec votre aînée ? Normalement. Mais à partir de la rentrée, j’ai décidé de faire durant toute l’année l’école à la maison. Une enseignante va venir régulièrement nous suivre. Je suis contente.
Brenda et son dernier-né, Gianni.
Jean-Marie Lovey, évêque de Sion
La topographie du Valais est typique, elle conditionne un style de vie propre. Notre canton a donc de bonnes raisons de se préoccuper de l’aménagement du territoire. Mais combien de communes prévoient d’intégrer dans leur réflexion la nécessité d’aménager des places pour les Yéniches ? S’il n’y a pas de solution toute faite, il existe cependant des projets : une deuxième place à Martigny ? une autre dans le Valais central ? L’urgence a été reconnue par le Grand Conseil. Là où il y a une volonté il y a un résultat : souhaitable et juste.
Aude Morisod, Aumônerie catholique suisse des gens du voyage
Que peut ajouter encore une sédentaire aux témoignages des gens du voyage exprimés ci-contre ? Pas grand-chose, si ce n’est ceci : il fait bon vivre avec eux ! Ces personnes m’apportent leur fraîcheur, leur goût d’aller de l’avant. Oui le nomadisme est une valeur inestimable, il engendre une attitude face à la vie qui apporte un surcroît de sens à l’humanité tout entière. Alors, ils ne demandent pas l’impossible ! Accordons-leur les places qu’ils demandent, car pour voyager, il faut pouvoir s’arrêter.
Que se passe-t-il le dimanche après la Pentecôte ? L’Eglise fête la Sainte-Trinité. Après avoir reçu le don de l’Esprit Saint, nous sommes à même de mieux saisir l’originalité du cœur de la foi chrétienne : la Révélation d’un Dieu unique en trois personnes. C’est l’occasion de nous rappeler que nous sommes baptisés : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
par Pascal Ortelli
Humour
Un monsieur se promenait au bord d’un lac quand il remarqua quelque chose d’insolite. Un homme assis dans l’herbe en tenue de pêcheur, mais sans canne à pêche, avec à sa droite une boîte de conserve.
– Que faites-vous mon brave ? – Comme vous le voyez, je suis en train de pêcher. – Comment ça ? – Si vous me donnez 20 francs, je vous explique comment.
Piqué dans sa curiosité, le promeneur sort 20 francs.
– Alors ? – Je m’approche de l’eau avec ma boîte de conserve et le poisson saute dedans. – Et vous en attrapez beaucoup ? – Vous êtes le cinquième aujourd’hui !
La question m’est posée, dans un chuchotement, par ma petite-fille Mia qui le connaît bien. Elle a six ans et elle interroge… Nous sommes au dernier banc de cette église paroissiale bondée, comme tous ceux qui sont là et qui arrivent encore, nous sommes venues avec sa mère pour un dernier A-Dieu à Jean-Pascal… Ces questions enfantines et essentielles montrent le désarroi que provoque cette présence-absence… On est là pour lui, autour de lui et il n’est pas là… Donc, ce dialogue chuchoté et ponctué de longs silences réflexifs a commencé comme ça :
– Il est où Jean-Pascal ? – Là-bas, au bout de l’allée, dans une grande boîte. On appellecette boîte un cercueil… Veux-tu te mettre debout sur le bancpour voir ? Mia acquiesce gravement. Elle se met deboutsur le banc, elle regarde… – Tu le vois ? – Je vois la boîte… …
Un long moment après : – Est-ce qu’il y a une clé à cette boîte ? – Non… Il n’y a pas de clé, simplement un couvercle. – C’est comme une boîte de Dieu ? (un tabernacle, je suppose…) – Non… Euh… oui, un peu… – Elle n’est pas grande la boîte… – Non… – Elle est posée sur quoi ? – Sur une sorte de table…
Longtemps après, alors qu’elle est à nouveau assise entre sa mère et moi : – Pourquoi il est mort Jean-Pascal ? – Parce qu’il était très malade. Tu savais qu’il était malade ? – Oui, j’ai été le voir à l’hôpital… – Tu as vu qu’il était malade ? – Oui, il était tout fin… (!) – … – Où il va après ? – On va mettre son cercueil au cimetière. Tu te souviens qu’on a été au cimetière ensemble ? En dessous, dans la terre, il y a les boîtes. – Il va prendre l’avion ? – Non, il ira dans la grande voiture grise qu’on a vue dehors… Tu te rappelles ? – Oui… – … – Alors on pourra aller le voir là-bas ? – On pourra voir l’endroit où on a mis son cercueil. On saura que c’est cet endroit-là. – Ah…
Voilà… dans cette (autre) boîte de Dieu, on était nombreux. On ne pouvait pas le voir, lui pour qui on était là… Et on ne pourra rien voir d’autre qu’un endroit qu’il s’agit de voir. Mais cet endroit, ce lieu où quelque chose reste de la personne, a toute son importance. Les questions reviendront, heureusement. Elles disent un esprit en éveil qui appréhende une des choses les plus complexes de notre vie : certains départs sont « pour toujours ». Mais ceux qui, comme Jean-Pascal, ont laissé en nous leur empreinte lumineuse, y resteront aussi, « pour toujours »…
Par Nathalie Traeger Angelini Photo : Matthieu Angelini
La Pentecôte est célébrée cinquante jours après Pâques. Elle est importante car elle marque la naissance de l’Eglise chrétienne. Elle commémore la descente du Saint-Esprit sur les apôtres de Jésus-Christ, après son ascension au ciel. Cet événement est relaté dans les Actes des Apôtres, où il est dit que les apôtres ont été remplis du Saint-Esprit et ont commencé à parler en d’autres langues, ce qui leur a permis de prêcher l’Evangile à une foule multilingue venue pour la fête juive de la Pentecôte.
La Pentecôte symbolise la réception de l’Esprit Saint, qui est considéré comme la troisième personne de la Trinité, comme le conseiller et le consolateur des chrétiens, les aidant à comprendre les enseignements de Jésus et à les mettre en pratique.
La Pentecôte est également un temps de célébration et de gratitude pour le don de l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous, un temps de renouveau et de renaissance. Elle nous rappelle que les valeurs que le Christ nous a transmises (l’amour, la charité, la bienveillance, la joie, le pardon, etc.) sont essentielles pour nourrir notre foi et notre relation avec Dieu. La Pentecôte est un temps de réflexion sur notre propre cheminement spirituel et notre relation avec Dieu. C’est une occasion de se tourner vers l’Esprit Saint pour être guidé dans notre vie de foi. Elle est une invitation à renouveler notre engagement envers Dieu et à vivre notre foi avec plus de ferveur et de détermination.
En célébrant la Pentecôte et en renforçant notre foi, nous pouvons devenir des porteurs de paix, d’amour, de bienveillance et de joie. La bienveillance est une vertu qui nous permet d’être à l’écoute des autres, de les respecter et de les traiter avec compassion. C’est une qualité qui nous permet de mieux comprendre les besoins des autres et de nous montrer attentifs à leur douleur. En adoptant une attitude bienveillante, nous pouvons développer une relation plus profonde avec notre communauté chrétienne et témoigner de l’amour de Dieu envers tous. La joie est un élément essentiel de notre foi. Elle nous aide à rester optimistes et à voir le meilleur en chaque situation. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être des porteurs de joie et de bienveillance dans notre vie quotidienne. Nous pouvons les diffuser autour de nous en étant de bons témoins de l’amour de Dieu et en montrant notre gratitude pour toutes les bénédictions que nous recevons.
La Pentecôte est un temps de renouveau pour notre relation avec Dieu et notre engagement envers notre communauté chrétienne. Que cette Pentecôte soit pour nous tous un temps de renouveau spirituel, d’amour, de pardon, de joie et de gratitude. Que l’Esprit Saint nous guide dans notre vie de foi et nous aide à partager l’amour de Dieu avec le monde entier.
Du nouveau pour la Fête-Dieu à Estavayer
Quelques nouveautés marqueront le déroulement de la procession de la Fête-Dieu, le jeudi 8 juin prochain. D’abord, la messe qui précédera la procession aura lieu à la collégiale, indépendamment de la météo (donc plus en plein air, vers le home). Ensuite, le parcours de la procession sera légèrement différent : il partira de la collégiale, puis empruntera la Grand-Rue jusque devant le monastère des dominicaines (1er reposoir), se poursuivra par la rue de Forel pour arriver à la place des Bastians (2e reposoir) et regagnera la collégiale (3e reposoir) par la rue de l’Hôtel-de-Ville (cjy).
Depuis le début de son pontificat, le Pape n’a eu de cesse d’appeler les jeunes à s’engager et à dire « oui » à l’appel de Dieu. Encore cette année, des milliers d’entre eux vont y répondre en se rendant aux JMJ. Rencontre avec Elisa Freléchoux pour qui ces rencontres ont une saveur particulière.
Par Myriam Bettens Photos : J.-Claude Gadmer, DR
Les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) ont pour vous une signification spéciale… Oui exactement ! Mes parents s’y sont rencontrés, mais ce n’est bien entendu pas la seule raison qui me pousse à y aller. Pour la petite histoire, ils habitaient dans deux régions différentes, éloignées d’à peu près 400 kilomètres. Pas loin d’où vivait ma mère, se situait une communauté de frères dont l’un d’eux est allé enseigner dans l’école où travaillait mon père. Ils ont organisé ensemble un voyage aux JMJ… Mes parents ont fini par se marier (rires).
Que représentent pour vous ces JMJ ? C’est l’occasion de participer à un voyage avec des jeunes qui partagent la même foi que moi. Ce partage n’est pas toujours évident dans la vie quotidienne. En plus, j’imagine que rencontrer des jeunes du monde entier et participer à un événement de cette ampleur aura un impact certain dans ma vie et restera dans ma mémoire pour longtemps.
Justement, de quelle manière pensez-vous que ces rencontres soutiendront et alimenteront votre foi ? Cela peut vraiment devenir une source de motivation. Le fait de voir autant de personnes s’unir dans la même foi et la même prière peut réellement « réveiller » quelque chose en soi. C’est également très encourageant de voir que d’autres jeunes comme moi ont cette foi-là. Cela permet de la garder, d’en être fière et surtout, de ne pas avoir peur d’en témoigner.
Hors du cadre des JMJ, dans le quotidien, pouvez-vous partager cette foi ? A l’heure actuelle, je suis la coordinatrice des servants de messe de ma paroisse et nous avons eu plusieurs fois l’opportunité de partir avec le groupe de la chorale. Je connais également les jeunes de ma paroisse et ils organisent régulièrement des activités en groupe. Mais clairement, ce n’est pas à l’échelle des JMJ (sourires).
La rencontre de Lisbonne sera la première édition à laquelle vous participerez. Comment vous y préparez-vous ? J’ai vraiment hâte (rires). A vrai dire, je n’ai pas particulièrement envie de « préparer » ces rencontres. Dans le sens où, je ne souhaite pas avoir des attentes précises, ni même me projeter dans quelque chose de particulier. Je préfère juste attendre, avec impatience, et vivre le moment !
C’est l’aventure en quelque sorte ? C’est aussi cela qui est chouette, non ? Rencontrer un grand nombre de personnes que l’on ne connait pas encore, sortir de ses habitudes et se laisser « porter » par le moment.
Le pape François a souvent encouragé les jeunes à s’engager « pour changer le monde ». Vaste responsabilité… Oui, en effet, cela paraît très compliqué à mettre en œuvre. Mais effectivement, lorsqu’on regarde l’Eglise aujourd’hui, où elle en est, je crois qu’il incombe particulièrement aux jeunes d’en renouveler l’image. C’est finalement à nous de donner l’exemple à d’autres, puis aux nouvelles générations. De plus, il est toujours plus facile d’agir lorsqu’on a un modèle qui nous ressemble. Pour prendre un exemple concret, l’histoire de Carlo Acutis a eu beaucoup plus d’influence sur moi que le récit de n’importe quel autre saint.
Et donc, en tant que jeune, comment fait-on pour changer l’image de l’Eglise ? Si j’avais la réponse, le problème n’existerait certainement plus (rires)! La première étape consiste déjà à oser dire que l’on est croyant. Le fait de montrer qu’on est fier de cela permettra de percevoir notre foi comme quelque chose de positif. Ensuite, c’est par des discussions, en traduisant en gestes notre ouverture, en réaffirmant que l’Eglise n’est pas seulement les scandales qui font les gros titres des journaux. C’est un travail de patience et de persévérance.
(Auto) bio express
Je m’appelle Elisa Freléchoux, j’ai 17 ans et suis en dernière année au Lycée cantonal de Porrentruy. Dès la prochaine rentrée universitaire, j’intégrerai la Faculté de droit de Fribourg. En dehors des heures de cours, je fais du patinage artistique et du piano, mais j’aime aussi passer du temps avec mes amis, cuisiner ou encore lire. Je suis également responsable des servants de messe de ma paroisse : la transmission des gestes et significations qui constituent notre foi me permet d’approfondir la mienne.
Par Marie-Laure Tindom-Comby | Photo: Marion Perraudin
Un petit message vers 23h… et on démarre au quart de tour pour préparer une animation de messe de confirmation. Tout est réglé à 1h du matin ! On a même pu trouver un sonorisateur ! Quelle réactivité, quel dynamisme, quel enthousiasme ! Quelle joie de partager des projets avec Jean-Pascal ! Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir pu parcourir un bout de chemin avec lui. – Merci Seigneur pour son amour, son humour, sa bienveillance, son intelligence, sa liberté, son audace, sa créativité ! Merci pour qui il a été pour nous, une vraie lumière ! « C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés. » (Ga 5, 1) : le verset sur son avis de décès représente tellement bien la personne qu’il était. Un homme Libre, de cette liberté qui rend joyeux, cette liberté qui ose sans s’embarrasser du superflu, qui donne plus d’importance au fond qu’à la forme, qui remet en question les codes pour revenir à l’essentiel, cette liberté qui aime simplement.
L’ouverture d’une nouvelle année pastorale se prête bien pour en faire une belle fête en invitant tous les paroissiens à une messe solennelle suivie d’une partie conviviale.
Par l’abbé Darius, curé-modérateur
Cette Eucharistie, concélébrée par nos prêtres, permettra de renouveler la mission de toutes les personnes engagées pour affaire du Christ dans notre paroisse Saint-Laurent Estavayer. Tous nos choristes sont les bienvenus pour former un chœur-mixte sous la direction de Jacques Michel.
Nous donnons cette année rendez-vous à tous les fidèles de notre paroisse à la salle polyvalente de Cheyres, le dimanche 17 septembre 2023 à 10h.
Cette messe sera suivie d’un apéro dinatoire.
Nous tenons à ce que toute nouvelle année pastorale soit vécue avec nos efforts quotidiens à mettre le Christ au cœur de notre vie. C’est bien pour cette raison que nous nous donnons le fil rouge qui restera toute l’année à nos yeux et dans nos cœurs : «Jésus-Christ ma soif et ma source.»
Les participants de la fête recevront des cartes avec ce slogan et de grandes affiches seront exposées dans toutes les églises de notre paroisse pour que Celui qui est notre soif et source de tout bonheur n’arrête pas de nous conduire et nous réjouir.
La répartition d’un don exceptionnel
Nous l’avions annoncé dans ces colonnes : en plein covid, le Conseil de la paroisse Saint-Laurent Estavayer avait décidé de faire un don exceptionnel de 100’000.– francs à diverses institutions régionales. Les noms des destinataires de ce don n’avaient pas été dévoilés. Lors de la récente assemblée de paroisse, ce fut chose faite, le président annonçant que les attributions avaient été faites en fonction de la présentation d’un projet précis pour des montants de 5 ou 10’000 francs pour chaque bénéficiaire.
Voici les 15 institutions bénéficiaires avec les montants respectifs : * Les Cartons du Cœur Fr. 10’000.– * Saint Vincent-de-Paul Fr. 10’000.– * La Tuile Fr. 10’000.– * Zoe4Live Fr. 10’000.– * Porte Bonheur Fr. 5’000.– * Maison d’Enfants à Avenches Fr. 5’000.– * Au contour d’Elsa Fr. 5’000.– * Table Couvre-toi Fr. 5’000.– * Caritas Fribourg Fr. 10’000.– * Fondation Chalet Saint-Laurent Fr. 5’000.– * Espace Femmes Fr. 5’000.– * Banc Public Fr. 5’000.– * Solidarité Broye Ukraine Fr. 5’000.– * La Rosière Fr. 5’000.– * PassePartout Fr. 5’000.–
Ce sont donc au total 15 organisations qui ont bénéficié de cette opération « coup de cœur » de la paroisse (cjy).
Saint Charles-Borromée, le saint patron de l’église d’Avusy, dans le canton de Genève, est surtout connu comme artisan de la Contre-Réforme catholique. Il fait en effet partie des évêques ayant permis l’application du Concile de Trente. Paul Monnier a toutefois choisi de représenter un autre épisode de la vie de l’archevêque de Milan : l’épidémie de peste qui a touché la ville en 1576.
L’œuvre monumentale, une des premières réalisations de l’artiste avec le Groupe Saint-Luc, couvre une surface de plus de 100 m². Elle est divisée en deux parties. Au second registre, Charles Borromée est conduit au Ciel au terme de sa vie terrestre. Sur les côtés, des anges portent son chapeau de cardinal (à gauche) et une couronne (à droite). Selon certaines interprétations, la couronne est une allégorie de la charité.
Revenons au premier registre. A l’arrière-plan, il est possible de reconnaître la cathédrale de Milan. Devant, est dressé un autel et l’archevêque distribue la Sainte-Communion. Il est entouré d’une foule de personnes en grande souffrance. En effet, si le saint a aidé les autorités civiles à mettre en place des mesures de protection pour éviter que la maladie ne se propage, il s’est aussi engagé pour ne laisser personne dans une détresse spirituelle. Il fait construire des croix à tous les carrefours de la ville. Des autels y sont dressés pour célébrer la messe et pouvoir apporter l’Eucharistie aux habitants alors strictement confinés. Charles Borromée demande aux prêtres de déambuler dans les rues en priant et de confesser ceux qui le désirent par la fenêtre de leur habitation. Dans le respect des gestes barrière – comme nous le dirions aujourd’hui – il rend visite aux malades, convaincu que la santé de l’âme est plus importante que celle du corps.
Le travail de Paul Monnier étant d’une grande qualité, il vaut la peine de s’arrêter sur les détails : les drapés du tissu, les expressions des visages, le mouvement des mains… Ensemble, ils composent l’émotion de cette œuvre qui nous parle, plus largement, de tous ces prêtres qui donnent leur vie au service des plus petits.
Voilà plus de vingt ans qu’il dirige Caritas Valais. Le parcours du natif de Vétroz, né dans un milieu viticole, passe à chaque fois par des étapes inattendues. Allons à sa rencontre.
Par Anne-Laure Martinetti | Photos: DR
Alexandre Antonin, après des études en sciences politiques à Genève où vous côtoyez Jean Ziegler, vous partez pour Zurich travailler dans les assurances puis vous rentrez au CICR. C’est un peu le grand écart là ? Les assurances, c’était surtout un gagne-pain. En fait, j’étudie à fond l’espagnol car je pense déjà au CICR et à l’Amérique du Sud mais je suis envoyé comme délégué à… Bagdad ! C’est alors la guerre entre l’Iran et l’Irak et ma mission consiste à visiter les prisonniers iraniens. J’ai seulement 25 ans à ce moment-là et ils sont aussi très jeunes. D’autres, venus de l’étranger voir leurs proches ont été enrôlés de force. Je me souviens notamment d’un médecin dans ce cas. C’est rude, les scuds (ndlr, missiles) passent sur nos têtes et au sol, on doit gérer mille problèmes médicaux, psychologiques ou encore la censure des courriers, lien essentiel avec l’extérieur pour ces prisonniers.
Une anecdote sur cette période ? Des choses simples deviennent vite compliquées. Par exemple, nous voulons faire livrer des baby-foot dans la prison, histoire d’occuper ces hommes et bien, cela prendra un temps fou parce qu’il faut d’abord déterminer si le baby-foot est un sport ou un jeu car le chiisme, majoritaire en Iran, interdit le jeu.
Après l’Irak, vous avez l’Afrique du Sud en vue et… ? … je suis envoyé dans la bande de Gaza ! Nous sommes en 1989 en pleine Intifada, « la guerre des pierres », littéralement « le soulèvement », menée depuis 1987 par les jeunes Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. A nouveau, je visite les prisonniers, palestiniens cette fois.
Et c’est là que vous risquez de perdre la vie. Dans quelles circonstances ? Des Palestiniennes sont rassemblées autour d’une femme et d’un jeune blessés et soudain, je prends une balle perdue dans la jambe : mon tibia est brisé ! Je suis transporté au camp de réfugiés de Khanyounis au sud de Gaza puis opéré à Tel Aviv. Je reçois ensuite une médaille de Cornelio Sommaruga, directeur du CICR, puis l’affaire prend un tour politique : Yasser Arafat fait de moi un héros de la révolte palestinienne et un futur citoyen de l’Etat arabe ! Le retour en Suisse est terrible : j’ai 29 ans et on me dit que je ne pourrai plus marcher ! Après une longue et pénible rééducation et peut-être un coup de pouce du destin, je suis à nouveau debout.
Vous êtes ensuite membre d’une commission semi-publique chargée des AOC Valais et vous présidez durant 12 ans la commission agricole du Grand Conseil. Deux jobs bien plus dangereux que Bagdad et Gaza réunis ! (rires) A cette période, je fais un MBA (Master of Business Administration) à HEC Lausanne et quand l’offre de Caritas paraît, je me dis que « ça, c’est pile pour moi ! » car il y a à la fois du social et du management. Cela dit, à mon arrivée, la situation financière était très mauvaise et cela a été un dur travail de la rééquilibrer, un travail d’équipe, je précise.
Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, votre motivation demeure intacte ? Plus que jamais. Pourtant les besoins sociaux sont en hausse et nous devons faire face à de nouvelles problématiques : la fracture numérique, l’addiction aux jeux d’argent, l’endettement des jeunes… D’autres, comme les violences domestiques sont enfin mieux traitées. Caritas offre une prise en charge unique en Valais depuis 2018, sur mandat cantonal, aux auteurs de ces violences afin d’éviter la récidive. 108 personnes ont été suivies en 2022. Nous avons aussi un nouveau mandat, la « Carte Culture », qui permet l’accès à la culture à des personnes à faibles revenus.
Les services traditionnels de Caritas restent-ils d’actualité ? Le magasin de seconde main de Sion fonctionne à plein. Caritas sensibilise et réalise des actions concrètes en matière d’éducation, de désendettement, d’addiction, de grossesse imprévue, de faits de violence. Nous proposons aussi des cours d’insertion non certifiants pour les chômeurs. Nous fonctionnons avec 12 personnes salariées, un tournus de 35 personnes placées sur trois à six mois et un budget de 1,6 million de francs. Je dirais que, malheureusement, ce n’est pas le travail qui manque…
L’entrée rappelle que « Caritas » signifie « charité », amour du prochain.
Rencontrer Rafaëlle Mascaro, c’est faire le plein d’énergie, tant cette femme dynamique rayonne! Femme de foi et altruiste, elle nous parle de son chemin de vie et de foi atypique avec enthousiasme. Rien ne la prédestinait à s’engager en Eglise.
Par Gérard Dévaud | Photos : Pierre Bondallaz
Elle fut baptisée toute petite dans un foyer non pratiquant. En 2012, lors de l’arrivée de toute la famille à Cugy, la question de l’inscription des enfants au catéchisme s’est posée. N’étant pas encore baptisés, ses enfants demandent à suivre le parcours catéchuménal. Christian Moullet, alors responsable de cette préparation, demande à Rafaëlle si elle veut les accompagner. Ce qu’elle accepte.
Communier avec son fils
C’est ainsi qu’elle va, avec ses enfants, vivre une vraie catéchèse nourrissante. A 42 ans, elle va communier pour la première fois, lors de la première communion de son fils. Un grand moment pour elle qui l’a beaucoup marquée et qui l’amène à poursuivre en se préparant à la confirmation, via le catéchuménat des adultes. Elle reçoit le sacrement de la confirmation à l’âge de 44 ans.
En 2014, une catéchiste lui propose de donner des cours à l’école de Cugy, auprès d’enfants de 3H. Elle s’engage ainsi dans la catéchèse comme bénévole. Mais lorsqu’elle s’investit dans quelque chose, Rafaëlle ressent le besoin de se former. Elle m’explique que « même si c’est du bénévolat, il est important de suivre une formation ». Ce qu’elle fera en participant au parcours Galilée IX. Elle va donner du catéchisme sur plusieurs secteurs de la Paroisse, auprès des enfants de 3H, 4H et 5H tout en allant faire des visites au home durant deux ans.
Multi engagements
Très proche du Père Richoz qui fut pour elle une figure importante dans son chemin de foi, elle accepte sa proposition de rejoindre le Conseil de communauté de Cugy-Vesin, puis d’en prendre la présidence en 2018. Elle fut également très présente lors du déménagement du Père Richoz depuis la cure de Cugy, aux côtés de Mmes Bangerter et Monnard.
Actuellement, Rafaëlle est toujours à la tête du conseil de communauté de Cugy-Vesin, mais aussi engagée comme catéchiste auprès des élèves de 5H. Elle accompagne aussi le parcours du catéchuménat des enfants de notre Paroisse. Et, afin d’alimenter sa foi, elle participe à un groupe d’Evangile à la maison.
Cependant, son engagement pour les autres ne s’arrête pas aux portes de la Paroisse ! Elle est ainsi très active dans la commission « Seniors plus » de son village (livraison de livres à domicile, permanence numérique) et dans son travail à la bibliothèque communale de Cugy.
On peut se demander où elle trouve autant d’énergie ! « Jésus, c’est un modèle qui me pousse à aller vers les autres ! dit-elle. C’est normal pour moi de donner du temps pour les autres, car ce qui facilite leur vie me remplit de joie ! » Cette énergie, elle la puise également auprès de sa famille ainsi que dans la communauté paroissiale de Cugy-Vesin qui l’a accueillie et où elle se sent bien.
Bravo et merci Rafaëlle pour votre enthousiasme et votre engagement exemplaire !
Bio express
Née en Normandie Mariée à Balthazar Maman d’Alexandre et de Marie Plusieurs professions : infirmière – catéchiste – bibliothécaire Arrivée en Suisse en 2009 et à Cugy en 2012
Mme Rafaëlle Mascaro et Mme Nicole Monnard, auxiliaire pastorale, fleuries pour leur dévouement.
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le Valaisan Benjamin Bender.
Par Benjamin Bender | Photo : Pierre Daendliker
En parlant de minorités, de nombreux représentants de notre Eglise – et le pape François en première ligne – utilisent régulièrement un verbe : accueillir. « Qui suis-je pour juger ? » ajoute ensuite François.
Dans les différents sens que peut prendre le verbe « accueillir », je relève celui qui semble correspondre à la demande de l’Eglise : admettre quelqu’un au sein d’un groupe, d’une famille, d’une assemblée.
Accueil parfois difficile
L’Eglise a un beau passé d’accueil. Elle a été présente pour de nombreuses personnes et l’est encore aujourd’hui. Et pourtant, nous ne saurions nier que pour certaines minorités, l’accueil est encore très difficile. Pourquoi cela ? J’aimerais vous proposer aujourd’hui un élément de réponse parmi d’autres : pour qu’une personne ne soit pas seulement admise dans un groupe, mais qu’elle puisse être pleinement elle-même, qu’elle puisse s’y épanouir et grandir, nous devons célébrer qui elle est. « Célébrer » signifie faire publiquement la louange.
Sommes-nous vraiment capables de célébrer celles et ceux qui sont différents de nous, qui ne pensent pas comme nous, qui n’agissent pas comme nous ? Sommes-nous capables de dire ouvertement que la différence de l’autre est une richesse inestimable ? Cela, sans vouloir l’assimiler à la majorité ?
Lorsque l’on fait partie d’une majorité, il est très dur de comprendre ce que vit l’autre partie de la population.
Faire un pas vers la minorité
C’est souvent l’incompréhension qui règne. Je le dis et je l’assume : c’est tout d’abord à la majorité de faire un pas vers la minorité. C’est à la majorité de s’agenouiller pour laver et embrasser les pieds de la minorité. Il y a une raison très claire à cela : la minorité, par son existence même, doit sans cesse lutter pour sa visibilité et son droit d’exister au sein du groupe. La majorité détient donc le pouvoir de la faire taire en un rien de temps si elle n’y prête pas une attention particulière. Il revient donc à la majorité de s’approcher de la minorité, de l’écouter, de la visibiliser et enfin, de la célébrer.
Ce n’est pas une perte de pouvoir ou de privilège. La minorité restera minoritaire, mais elle aura enfin le droit d’exister en tant que telle.
Aujourd’hui, je vous invite du fond du cœur à faire un pas vers une personne issue d’une minorité, à faire cet effort, pour trouver en l’autre ce qui est bon à célébrer chez elle.
Depuis 2001, à la cabane du Demècre (2’361 m), sur les Hauts de Fully, le mouvement Montagn’art organise des expositions sur le thème Art et Nature. Durant cette saison artistique, l’artiste Philippe Gatti présentera une série d’aquarelles animalières réalisées entre l’automne 2022 et le printemps 2023. L’exposition se déroulera du 1er juillet au 30 septembre 2023.
Par Olivier Taramarcaz, Initiateur de Montagn’Art | Photos: Véronique Gatti – Aquarelles de Philippe Gatti
Le regard de l’aquarelliste – Passionnés de nature, de rencontres, Véronique et Philippe Gatti ont traversé les Alpes à plusieurs reprises, sur des périodes de trois mois de marche. L’artiste pèlerin traduit ce temps du chemin : « Marcher, ce n’est pas seulement faire un pas devant l’autre, c’est aussi et avant tout faire un pas vers l’autre. » L’automne dernier, il a gardienné la cabane du Demècre durant une semaine… hivernale. Là, il a observé la faune, s’est immergé dans le paysage. Il a saisi les grands contrastes des Dents de Morcles, il a surpris l’hermine dans ses aventures quotidiennes. Blotti dans les rochers, il s’est émerveillé devant le vol du gypaète. Il a attendu le passage du tétras-lyre.
L’observateur contemplatif aime le temps de l’attente : « Dans les pentes, couvertes de carlines, cueillir le silence. » Il invite par un questionnement, à expérimenter le repos évoqué dans le Psaume 23 : « Avons-nous déjà pris le chemin de ces prairies verdoyantes et goûté à leur quiétude ? » Lové contre un rocher, se remémorant son pas à pas dans les pas du Bon Berger, il évoque : « Petit, j’étais loin d’imaginer, lors de mon premier pas, tout ce chemin qu’un simple pas de foi allait me faire parcourir. »
La musicalité de la peinture – Les aquarelles de Philippe Gatti reflètent le monde discret de la Création, ses saisons, ses lumières, sa musicalité. Il chuchote alors ces mots : « Je savoure le fruit du temps, que je prends le temps de cueillir. » Son œuvre picturale porte des instants promis, des traces dans la neige, des flocons de lumière. Il guette, scrute, dessine les brindilles, comme autant de détails de la fresque des chaînes montagneuses se dévoilant devant ses yeux écarquillés. La brume matinale s’évapore. Le soleil éclaire le pan de roche où se love l’homme à l’affût du Créateur : « La paix est d’une grande richesse, mais faut-il encore prendre le temps de la rechercher. » Son regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter Celui qui nous parle au travers de tout ce qu’Il a créé, manifestant ainsi sa grandeur.
Tout est sujet d’émerveillement pour qui reçoit l’amour du Père manifesté dans sa Création. Montagn’art propose de découvrir le regard singulier de Philippe Gatti. Ce regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter le chant des choucas, à suivre la touche du pinceau, épousant la fibre du papier, conférant au blanc-de-neige, toutes les nuances des teintes saisonnières.
En marche sur les hauts de Fully – D’accès aisé depuis Fully, via Chiboz, l’Erié, par le chemin panoramique sous le Chavalard, la cabane du Demècre est idéalement placée. Elle offre un point de vue unique sur les Dents du Midi. Elle est aussi l’un des gîtes d’étape du Tour des Muverans, et de la célèbre Via Alpina, traversant toutes les Alpes, de Slovénie jusqu’à Menton. Des chemins issus des quatre points cardinaux arrivent et partent de la cabane. Elle est ainsi un lieu de croisement, de rencontre et d’amitié.
L’exposition d’aquarelles Sur les traces du monde sauvage de Philippe Gatti, est à découvrir durant tout l’été, lors d’une sortie en montagne, avec des amis ou en famille. La cabane est gardiennée en permanence. Il y a donc possibilité de s’y désaltérer, de s’y restaurer, et aussi de dormir sur place, en s’assurant alors de réserver votre nuitée à l’avance.
Infos pratiques
Exposition : Sur les traces du monde sauvage Lieu : cabane du Demècre (2’361 m), hauts de Fully Vernissage : samedi 1er juillet dès 13h en présence de Philippe Gatti Dates : du samedi 1er juillet au samedi 30 septembre 2023 Contact cabane : 027 746 35 37 · www.demecre.ch
Tétras-lyre, aquarelle 40 x 50 cm.
Chamois, aquarelle 40 x 50 cm.
Lièvre variable, aquarelle 30 x 30 cm.
Bouquetins, Dents de Morcles, aquarelle 40 x 50 cm.
La chorale du Pèlerinage de Lourdes sera de passage à Cheyres pour une journée d’action de grâce le dimanche 4 juin. Elle chantera la messe le dimanche matin et donnera un concert le dimanche en fin d’après-midi.
Par Claire Moullet | Photos: LDD
Cette chorale particulière rassemble des chanteurs de toute la Suisse romande. Ils représentent une belle cohorte aux habitudes bien diverses que leur directeur, Emmanuel Pittet, essaie d’amener à l’unité et à la beauté par la fusion des voix et des énergies de chacun pour animer les célébrations de la semaine du pèlerinage.
Le service et la disponibilité pour les pèlerins et les malades n’est pas un vain mot pour ces choristes bénévoles qui participent avec assiduité, à travers la Suisse romande, à des répétitions réparties en un week-end de déchiffrage et trois samedis, avant le départ tant attendu vers la cité mariale. Une présence lors des célébrations mais aussi lors de concerts avec un catalogue varié, tant religieux que profane, offerts aux malades et aux pèlerins de Lourdes.
La messe du 4 juin à Cheyres sera célébrée par Mgr Rémy Berchier et animée par le chœur et se veut action de grâce pour la louange mariale et le service du chant ainsi que pour la fraternité, l’amitié et le partage vécus durant le pèlerinage de mai et pour le message de paix rapporté chez nous.
Mais après la nourriture spirituelle, un apéritif et la joie d’un repas près du lac s’ajouteront à la liesse de ce jour.
Concert à l’église
Afin de remercier Cheyres et sa population pour son accueil, la Chorale de Lourdes donnera un concert à l’église à 17h.
Mais auparavant, Notre-Dame de Grâce, encore inconnue de quelques-uns, livrera son trésor intérieur, la Passion du Christ. Une pause très parlante en introduction des chants tant religieux que profanes, souvent bien connus dans notre région.
A l’issue de cette journée, plus que jamais, les paroissiens de la communauté ressentiront souvenirs et réelle connivence avec la cité mariale de Lourdes.
La Chorale de Lourdes anime les cérémonies du pèlerinage de mai et par tous les temps…
Georges Lemaître réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés.
Par Pierre Guillemin | Photo : DR
Qui était l’abbé Georges Lemaître (1894-1966), religieux, prêtre, mathématicien, cosmologue à l’origine de la théorie du Big Bang, c’est-à-dire l’explication scientifique de la création de l’univers, nommé par le pape Jean XXIII, en 1960, prélat domestique ainsi que président de l’Académie pontificale des sciences ? Einstein disait de lui qu’il était « celui qui avait le mieux compris la relativité générale » ! Beaucoup de physiciens, de nos jours, pensent qu’il aurait partagé le prix Nobel de physique avec Arno Penzias et Robert Wilson, s’il avait été vivant en 1978.
En octobre 2018, la communauté astronomique internationale lui a rendu un bel hommage en le reconnaissant de facto comme l’un des pères de la théorie du Big Bang et en recommandant de renommer la célèbre loi de Hubble en loi de Hubble-Lemaître.
Mais le Big Bang, qu’est-ce que c’est ? L’idée développée par l’abbé Georges Lemaître est que si on inverse la trajectoire de toutes les galaxies de l’univers et qu’on regarde où elles étaient dans le passé, on obtient une convergence en un point unique c’est-à-dire, un état initial de l’univers que Georges Lemaître a décrit comme « la théorie de l’atome primitif » et qu’on appelle aujourd’hui le Big Bang.
Cette théorie révolutionne notre perception du monde et de l’univers. Mais si l’on pouvait croire que cette même théorie réfute la création de l’univers par Dieu, Georges Lemaître a aussi été toute sa vie un fidèle serviteur de l’Eglise catholique, à la foi sincère et affichée. Science et religion ont été pour lui deux attitudes intellectuelles qu’il a réussi à faire cohabiter dans un seul homme, dans une seule vie.
Fiat lux
Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le Big Bang est le « Fiat lux initial, l’instant où le cosmos est sorti de la main du créateur », George Lemaître n’est pas d’accord et réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés : il s’oppose donc à une vision concordiste de la science qui est un système d’exégèse consistant à interpréter les textes sacrés de la religion de façon qu’ils concordent avec les connaissances scientifiques de l’époque. La conséquence et le risque d’une telle attitude concordiste sont de conduire à l’immobilisme scientifique.
Ainsi, le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ? Georges Lemaître répond : « Oui, à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. »
A propos de l’article de Françoise Besson au sujet de « Janine » dans L’Essentiel d’avril 2023.
Cet article m’a tout de suite touchée sans l’avoir d’abord lu, à cause de la photo du regard de Janine. Dans ses yeux, j’ai été plongée dans son monde intérieur tel que je pouvais l’imaginer : un monde aride de désespoir et d’enfermement. En découvrant à la fin de l’article les circonstances de la mort de Janine, un cri de révolte a jailli en moi.
Je découvre aujourd’hui que, si cette histoire m’a choquée, c’est que, moi aussi, il y a quelques années, j’ai souffert de cette terrible maladie qu’est la dépression. Mais contrairement à Janine, j’ai pu trouver une autre porte de sortie à cet enfer, et cela, non pas par mes mérites mais par l’accueil d’une discrète mais infinie tendresse de Dieu. Face à cet enfermement intérieur, minute après minute, j’ai reçu la confiance fidèle de certains proches, malgré leurs incompréhensions par rapport à mon vécu et mon comportement.
Malgré une certaine nuit de l’esprit, la foi de ma jeunesse a pu survivre et s’épurer. Souvent dans ma chambre, je prenais dans mes mains une icône de Jésus que j’appréciais. Je la mettais sur mes genoux et je posais mon visage en pleurs sur le sien. Alors je lui donnais TOUT de mon rien : mon impuissance, mes échecs, mes angoisses. Et toujours, j’étais restaurée parce que je sentais que Jésus était encore un étage en dessous de moi et qu’il me portait dans ses bras. Enfin, j’ai eu le cadeau d’être accompagnée par un excellent médecin qui, au fil des mois, a pu trouver une médication qui a pu renouveler mon cerveau bien endommagé. Alors, tout lentement, mon corps, mes émotions, mon intelligence ont repris leurs fonctions normales. Et, de petits progrès en petits progrès, je guérissais.
Aujourd’hui, malgré certains symptômes résiduels, je suis heureuse ! Cette expérience m’a appris à rester au plus près du moment présent, dans une dépendance joyeuse à l’Amour de Dieu. J’aime beaucoup ce verset tiré du livre d’Isaïe (ch. 9, 1-2) : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse. »
Ils ont commencé à la mi-avril et seront achevés pour la mi-juillet: les importants travaux de rénovation de l’intérieur de l’église de Rueyres-les-Prés sont en cours et avancent normalement. Visite de chantier début mai.
Réunion de chantier avec l’architecte, des représentants des maîtres d’état et le représentant du Conseil de paroisse.
Par Claude Jenny | Photos: Raphaël Roulin
Chaque mercredi, les maîtres d’état de ce gros chantier se retrouvent sur place autour de Béatrice Clavel, architecte et en présence de Dominique Chassot, qui représente le Conseil de paroisse. Après les travaux extérieurs de stabilisation effectués en 2021 et qui ont été rendus nécessaires en raison d’un affaissement de la partie avant de l’édifice, c’est maintenant presque l’entier de l’intérieur de l’église qui fait l’objet d’une rénovation.
Une réunion avec les paroissiens avait permis d’expliquer de manière détaillée la nature de cette rénovation et de lever certaines craintes. Car c’est vrai que, lorsque le chantier sera achevé, cette église retrouvera tout son lustre qui sera totalement conforme à sa configuration d’origine due au concepteur Fernand Dumas. Cette église, qui est rattachée à la Communauté de Notre-Dame des Flots (Rueyres-les-Prés, Montbrelloz, Forel) avait subi une première rénovation importante dans les années trente.
Les travaux actuels permettent de recouvrir les bas-côtés d’un crépi spécial et de changer la câblerie électrique. Mais la partie la plus délicate de cette rénovation consistera à refaire toute la peinture intérieure, en respectant strictement les couleurs d’origine. Par exemple, un bleu spécial dans le transept et le chœur. Un beige spécial viendra également habiller la nef. La porte en bois du fond de la nef sera reconstituée dans les règles par un restaurateur d’art.
Un budget de Fr. 150’000.– a été voté pour mener à bien ces travaux. Nous y reviendrons dans l’une de nos éditions de l’automne prochain.
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