Que devient la Maison Cana?

Joëlle Carron.

L’on se souvient que la Maison Cana, près de Muraz, a accueilli tout d’abord une communauté de sœurs sous la direction du Père Bernard Müller et d’Anne-Marie. Puis elle a hébergé des ex-sœurs de la Communauté Saint-Jean. Aujourd’hui la maison Cana connaît de profonds changements, sous la coordination de Joëlle Carron, laïque consacrée, mandatée par notre évêque dans le domaine de la Diaconie et de la Solidarité et secondée dans sa tâche par le Conseil de Fondation de la Maison Cana. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean- Michel Moix, Joëlle Carron

Fête annuelle 
Le samedi 27 mai, plusieurs dizaines d’invités et de sympathisants ont participé à la deuxième fête annuelle de la Maison Cana. Cette fête a débuté par une messe célébrée par l’abbé Valentin Roduit et accompagné du diacre permanent Christian Thurre, délégué par notre évêque pour les questions « d’écologie ». Elle s’est poursuivie par un repas diversifié avec des raclettes, ainsi que par des crêpes ou encore des « barbes à papa ». Elle a été égayée par un défilé de figurants (avec des amis de la maison « Verso l’Alto » de Sion) portant des habits de la Friperie qui vient d’ouvrir. 

La Maison Cana : une chapelle, des colocs, une friperie…
La Maison Cana est un lieu spirituel : elle abrite une chapelle au rez-de-chaussée, où une messe est célébrée le mardi soir à 19h30.

C’est aussi un lieu de vie pour six jeunes colocataires : étudiants ou venant d’entrer dans la vie active : parmi eux, il y a actuellement Charlotte (terminant sa « matu » et se perfectionnant au violon), Camille (terminant ses études en sciences politiques), Maël (exerçant comme psychologue), Amandine (de Belgique, physiothérapeute), Mélissa (d’Espagne) et Mahdi (d’Afghanistan et étudiant à Sierre).

La Maison Cana accueille en outre depuis cet été une friperie (avec des vêtements de seconde main) ainsi qu’une buvette. Prochaine ouverture : après-midi du samedi 24 juin. Ce projet est porté par Corinne Rebord et Fiorella Burki.

Autour de la Maison Cana : un jardin cultivé, des canards… 
A Cana c’est aussi la mise en valeur du terrain adjacent, avec le développement d’un jardin en permaculture, destiné à produire des plantes comestibles et médicinales, et ce sous la main experte de Véronique Juilland. C’est l’élevage encore de canards et de lapins…

Projet de création de 4 ou 5 studios et d’un appartement
Il y a en outre un projet de rénovation de l’aile gauche de la Maison Cana, qui devrait débuter cet automne. Le but est d’aménager 4 à 5 studios pour des femmes en grande précarité sociale, financière, ainsi qu’un appartement pour l’accueil d’un couple d’origine rwandaise (Marie-Jeanne et Innocent) et qui assureront l’accueil et la vie spirituelle de la Maison.

Pour cet été : des brunchs et des Tables d’Hôtes ! 
Et puis pour cet été, en nouveauté, la Maison Cana organise des brunchs les dimanches 9, 16, 23 juillet et 6 août ainsi que les 1er et 15 août, selon deux horaires, à 9h30 ou à 11h30. Des tables d’Hôtes, avec au menu des spécialités méditerranéennes, seront aussi préparées les samedis dès 18h : 15, 22 et 29 juillet et le 5 août. (Renseignement et réservation par e-mail : accueil.cana@gmail.com)

Soutenez financièrement le projet «Cana», Maison de la Diaconie et de la Solidarité, 1950 Sion, IBAN : CH46 8080 8009 1602 0135 7 

Balades sur les sentiers paroissiaux

Par Claude Jenny

Voici venu le temps des vacances ! Le temps de ralentir, de souffler. De prendre du plaisir à marcher. Certains partiront loin. Au sud ou sur les sommets. D’autres resteront dans notre région. Ou alterneront les deux.

Raison pour laquelle, dans ce numéro estival de votre journal paroissial, nous vous proposons trois balades à accomplir en empruntant des chemins et sentiers qui sillonnent divers lieux géographiques dans les diverses localités de notre paroisse. Trois membres de notre Rédaction vous font découvrir des parcours riches de découvertes.

• Le premier itinéraire vous invite à vous rendre dans la partie est de la paroisse, à Notre-Dame des Flots, pour emprunter un parcours bucolique entre Montbrelloz et Sévaz ;

• Un second parcours vous conduit d’Aumont à Nuvilly. Sur quelques kilomètres, vous pourrez découvrir un vrai chemin de croix de pierre, construit par les habitants pour protéger leurs récoltes ;

• Un troisième itinéraire vous amène sur les chemins du passé en partant de Murist pour rejoindre Franex, via la Tour de la Molière.

Trois suggestions pour vous inciter à cheminer là, tout près de chez vous, en prenant  le temps de découvrir certaines richesses du patrimoine paroissial.

Bonnes promenades et bon été !

«Tentez la découverte»

Patrick Riat.

La retraite spirituelle CPCR de Chabeuil 2023 « Comment renforcer sa foi ». Entretien rapporté par Patrick Riat, devenu un habitué des retraites données par les CPCR, un ami de la communauté CPCR de Chabeuil, et par ailleurs secrétaire du Conseil de Gestion de la paroisse de Muraz.

Texte par PR Diffusion
Photos : DR

Patrick Riat, comment avez-vous découvert la retraite des Pères de Chabeuil – Communauté Paroissiale du Christ-Roi (CPCR) ?
Avec les recommandations de notre Curé Jérôme qui m’a parlé à ma première retraite à Grolley (Fribourg). Puis j’ai persisté à leur nouvelle résidence à Chabeuil proche de Valence. Pour celui ou celle qui est soumis quotidiennement au stress, l’occasion est parfaite pour investir une semaine et pouvoir s’éloigner de son téléphone portable et / ou de son PC, de se  retrouver face à soi-même pour se recueillir en bonnes conditions. La retraite spirituelle répond à ce besoin. 
Moins dangereux qu’une opération médicale. La preuve ? Aucune décharge à signer !

Aviez-vous une appréhension compte tenu d’une réputation particulière dans les années soixante des retraites CPCR ?
Non, pas spécialement, car les témoignages récents des retraitants ces derniers vingt ans sont unanimement positifs. Donc, il y a maintenant une évolution positive et une ouverture en rapport avec notre temps. L’être humain déteste remettre en question ses certitudes. Mais celui qui se cramponne à cet argument pour ne pas tenter la découverte d’une retraite, au moins une fois, perd une bonne occasion de vérifier de lui-même et d’être rassuré.
Je pense aussi à la fameuse phrase de Talleyrand : « Accrochez-vous à vos convictions, elles finiront bien par s’effondrer d’elles-mêmes ! » 

Comment se déroule une journée type de retraite à Chabeuil ?
Le planning est affiché : la diane musicale est à 6h45 afin de suivre les Laudes de 7h10 avant le petit déjeuner de 7h30. Puis nous avons des périodes d’enseignement, de méditation et de repos alternés, qui rendent les journées agréables et sont orientées sur le but de la retraite : renforcer sa Foi. 

Qui diffuse l’enseignement ?
Trois personnes à tour de rôle se répartissent l’enseignement de la semaine. Nous avions eu deux Pères et une Sœur la dernière fois. Ils respectent le programme fixé avec leur charisme et leur gentillesse et nous avons un petit livre bleu à disposition comme support pour nous aider.

Comment trouvez-vous ces exercices de saint Ignace de Loyola, qui sont le fil conducteur de la retraite ?
Très facilitant pour les retraitants. Ces exercices sont très utiles pour les moments de méditation. Tout le monde est très attentif et impliqué malgré le silence imposé.

Quels ont été pour vous les moments  forts de la retraite ?
J’aimais bien l’eucharistie quotidienne de 18h30 comme bilan de la journée. Autre moment fort : le bilan du dernier jour où chacun en toute simplicité témoigne de ce qu’il retire de sa retraite. La diversité des personnalités avec leurs vécus différents et leurs attentes sur la retraite m’ont beaucoup touché. Beaucoup de sérénité pour tous en général. 

Le fait de suivre en silence la majorité de la semaine n’a pas été trop pénible ?
Non, même si, au moment des repas la tentation est grande de transgresser cette règle pour se passer les plats… mais dans l’ensemble le silence devient utile et cela nous permet de mieux approfondir l’enseignement à notre propre écoute. Avec l’aide du Saint-Esprit.

Parlez-nous des conditions de séjour à Chabeuil, est-ce comparable à un hôtel ?
Assurément car nous sommes en chambre individuelle bien aménagée avec le confort d’une salle de bains et WC. Tout est simple mais fonctionnel. La nourriture est très correcte avec des pauses collation à disposition. C’est parfait pour une retraite spirituelle confortable.

Que dire à une personne qui hésiterait encore à s’inscrire à une retraite ?
Chacun doit faire ses expériences sans préjugés mais plutôt avec un esprit ouvert. Il faut vouloir faire une découverte positive. C’est comme découvrir un pays étranger et son lot de surprises. On ressort toujours gagnant au retour de son voyage, quels que soient les aléas de la météo ! Je ne peuxqu’encourager à franchir le pas. D’ailleurs, je vais me réinscrire à la prochaine retraite sur novembre 2023 pour la huitième fois ! 

Avons-nous, sur place, un conseil personnalisé sur nos projets de vie ou sur une question de l’enseignement ?
Assurément. Tout est organisé simplement pour avoir l’opportunité de rencontrer l’intervenant de son choix pour une discussion ou une demande spécifique sur un élément bloquant dans notre vie. Et ce, plusieurs fois dans la semaine. Tout est parfaitement organisé.

Quelle était votre conclusion lors de votre dernière retraite de 2022 ?
C’est une très bonne coupure dans notre vie pour se retrouver. Cela consolide notre Foi dans un lieu approprié et agréable avec un très grand parc de verdure et d’arbres fruitiers. C’est destiné au service des hommes et femmes de bonne volonté pour renforcer la confiance en soi. Peu d’endroits existent pour se recueillir avec sérénité vers l’avenir.

Retraite Chabeuil 2023 « spécial Chablais » Homme-Femme 

Du lundi 13 au samedi 18 novembre 2023.
Idée de budget : hébergement, repas, pauses, Fr. 50.– par jour, tout compris.
Renseignements sur les retraites : Patrick Riat au 076 384 38 44.
Inscriptions par tél. ou par mail : Jérôme Hauswirth, curé de Muraz, tél 024 472 71 80, cure@paroisses-collombey-muraz.ch
Délai : dès que possible mais au plus tard le vendredi 27 octobre 2023 pour la logistique du déplacement.

Collégiale: les peintures de Cocchi restaurées

Photos : Georges Losey

Les échafaudages ont disparu juste à temps pour installer le reposoir de la Fête-Dieu : le porche de l’entrée de la porte Saint-Jean-Baptiste de la collégiale a retrouvé son aspect normal. Mieux ! Restauré, consolidé, il est désormais permis de redécouvrir les splendides peintures du Tessinois Carlo Cocchi datant de 1816 qui ont été restaurées dans les règles de l’art. Cet artiste a beaucoup œuvré dans la Broye. La restauration a été conduite par Julian James, restaurateur d’art à Estavayer avec sa collaboratrice Coline Rielle. La paroisse a tenu conférence de presse le 12 juin – hors délai pour ce journal – pour présenter ces importants travaux de rénovation. (cjy)

Julian James et l’une de ses collaboratrices sur le chantier.

Patronale du 15 août à Vionnaz: quelle joie d’organiser cette fête!

Par Vanessa Gonzalez | Photos: «Centenaire de l’église de Vionnaz» de Guy Veuthey, Vanessa Gonzalez

Eglise de Vionnaz en dessin.

Située au pied de Torgon, notre église surplombe le village de Vionnaz et fait partie du diocèse de Sion.

Bien que l’église de Vionnaz ait été « dédicacée » (consacrée) le 9 juin 1903 par Mgr Abbet, évêque de Sion, la fête patronale a lieu chaque année le 15 août pour célébrer l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Près de 20 ans depuis sa dernière édition, une fête paroissiale, ouverte à tous, paroissiens, villageois, toutes générations confondues, aura lieu le mardi 15 août 2023 dès 10h.

Depuis plusieurs mois, le comité d’organisation, constitué de Maryline Hohenauer, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez, travaille d’arrache-pied pour organiser cette journée festive.

Quel bonheur de vous annoncer officiellement, dans les grandes lignes, le programme, sûrement sujet à modifications !

A 10h, la messe animée par le Chœur d’Animation Liturgique sera célébrée dans l’église.

Nous rejoindrons la salle des Fontanies où vous sera offert l’apéritif dès 11h, servi par les membres du Cocom et du Cogest. 

Toutes les heures, des animations musicales seront proposées sur la scène (chœurs, musiciens, tout le monde est le bienvenu).

Nous avons la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre ludothèque intercommunale, qui divertira les petits comme les grands avec des jeux variés.

Pour le repas de midi (entre 11h30 et 14h), un stand grillades tenu par le chœur d’hommes Sainte Cécile et un stand raclettes tenu par l’équipe des animateurs entourant les servants de messe des paroisses de Monthey-Choëx, Collombey-Muraz et du Haut-Lac seront sur place pour remplir les estomacs de tous.

Un stand desserts et barbes à papa tenu par les jeunes du village et achalandé par les pâtissiers et pâtissières de la paroisse comblera les papilles des gourmands. 

Et bien sûr, un bar qui servira cafés, eaux minérales, vins et bières de notre fournisseur officiel, la Cave Beltrami, pour nous hydrater. 

Tout au long de la fête, des tickets seront en vente et vous ne serez pas déçus par les lots que vous pourrez gagner à notre tombola géante. 

Pour clore la journée, que nous espérons ensoleillée, une bataille de bombes à eau se déroulera dans le préau de l’école de Vionnaz et restera, on en est sûr, dans les mémoires ! 

Pour mener à bien cet évènement, nous avons besoin de vous et c’est avec plaisir que nous accueillerons toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient aider à l’organisation de la fête.

Si vous avez des talents de musicien ou de chanteur, dans la pâtisserie ou la décoration, si vous aimez servir au bar ou racler le fromage de la région, n’hésitez pas à nous faire signe. 

Renseignements auprès de Nathalie au 079 919 36 03.

Bel été à tous et rendez-vous le 15 août pour cette grande fête. 

Balades sur les sentiers paroissiaux

1. De Montbrelloz à la chapelle de Sévaz

Par Bernadette von Niederhäusern | Photos: Raphaël Roulin

Nous vous proposons de partir de Mont-brelloz. Veuillez parquer à l’église actuelle. Si nous entrons, nous verrons dans le chœur une grande croix noire, faite avec deux troncs. Elle a été noircie par le feu et installée lors de la construction de l’église en 1965.

Nous allons tranquillement vers l’ancienne église qu’on utilise surtout pour son clocher. A son sommet, une jolie croix avec son coq changé en 1994 (voir photo.) A l’intérieur, on aperçoit de jolis vitraux refaits lors de la rénovation.

Ensuite, nous retournons sur la route principale en allant à droite sur le trottoir. Puis descendre le village en passant près d’une fontaine et tourner à gauche pour quitter le village. Continuer et prendre le deuxième chemin de remaniement à droite direction Sévaz jusqu’à une petite forêt. Là, tournez à gauche. En allant tout droit on arrive au village de Sévaz.

Au village, prenez à gauche, après 150  mè- tres, vous apercevrez la jolie chapelle (photo). Si on passe avec la voiture, on peut ne pas la voir car elle est un peu en retrait de la route. Pour y accéder, il y a un petit escalier surmonté d’un joli portail. N’hésitez pas à y entrer. Elle a beaucoup de charme avec son autel en pierre décoré d’une jolie mosaïque. Il fait bon y rester un instantpour méditer. Il y est agréable de vivreune célébration eucharistique. En sortant de la chapelle, continuez à gauche jusqu’à une croix des missions (photo). Là, vous pouvez prendre le chemin de remaniement route de Bussy et ensuite prendre à gauche pour rejoindre le chemin de l’aller ou reprendre simplement le chemin de l’aller. Ce parcours fait environ 6 kilomètres.

2. D’Aumont à Nuvilly, à la découverte des croix de pierre

Par Marianne Berset | Photos: Pierre Bondallaz

En ce temps d’été, je vous propose une marche en fonction de votre disponibilité, soit de l’église d’Aumont à celle de Nuvilly pour une durée de 35 minutes ou une boucle en allant jusqu’à la chapelle Saint-Nicolas de Franex pour une durée d’une 1h40, à vous de choisir…

Eglise d’Aumont : une première chapelle est évoquée dans l’an 1442. L’église actuelle de style néo-classique date de 1826, elle est dédiée à saint Théodule.

Eglise de Nuvilly : une première chapelle est mentionnée en 1317. En 1687 débute la construction de la nouvelle église dédiée à saint Jacques le Majeur. Sur le maître-autel au centre nous avons le saint Patron, à sa gauche saint Garin, évêque de Sion au
XIIe siècle et à sa droite saint Bernard de Mont-Joux qui fonde l’hospice du Grand-Saint-Bernard au XIe siècle.

Chapelle de Franex : dédiée à saint Nicolas renferme un trésor. Il s’agit d’un retable décoré de 12 apôtres daté de la fin du XVe siècle et une statue de saint Pierre en bois. Cette chapelle se situe sur le secteur ouest de la paroisse Saint-Laurent et elle date de 1625.

Combien de croix ?
Sur votre chemin, amusez-vous à  compter le nombre de croix que vous trouverez… Ces croix de pierre ont souvent été érigées pour manifester la foi des habitants, demander la protection de Dieu et parfois aussi pour les Missions. Les Rogations, du latin rogare qui signifie demander. Les jours de Rogations ont été institués au IVe siècle par saint Mamert et unifiés à l’Eglise universelle au VIIIe siècle. Ils étaient vécus les trois jours qui précédaient l’Ascension. Les paroissiens demandaient la bénédiction de Dieu pour les récoltes de la terre, faisant ainsi un appel à faire confiance à Dieu qui conduit toute chose à une bonne fin.

A toutes et tous un bon pèlerinage… que le Seigneur comble vos demandes de ses grâces.

3. Murist – Tour de la Molière – Franex: un retour vers le passé!

Par Gérard Dévaud | Photos: Gérard Dévaud, André Bise

Pour débuter notre voyage dans le temps, nous vous conseillons de parquer votre véhicule sur la place de parc située à côté de l’église de Murist.

Notre foi s’enracinant dans le baptême, nous vous proposons de vous rendre dans l’église, au fond, pour découvrir le magnifique baptistère couvert de fresques de Paul Landry relatant le baptême de l’œnuque par Philippe (Ac 8), ainsi que les fonts baptismaux majestueux de l’artiste Marcel Feuillat.

En sortant de l’église, longez le bâtiment côté parking et découvrez derrière les arbres une ancienne croix de mission avec, devant et rempli de fleurs, l’antique baptistère en pierre de la Molière issu de l’ancienne église du village.

Puis, prenez la route longeant le mur de l’église en direction de l’administration communale. Arrivés à l’école, longez le bâtiment scolaire sur sa gauche et montez en direction de la forêt. Là suivez le panneau jaune indiquant la tour de la Molière sur la gauche. Après le chemin caillouteux, vous allez vous retrouver devant la majestueuse tour de la Molière, dernier vestige d’un château et de la cité médiévale de la Molière.

Ensuite, longez la carrière et retournez-vous : vous pourrez ainsi admirer la tour qui se dresse fièrement au milieu des arbres ! Continuez le sentier et ensuite prenez à gauche le chemin en direction de Franex. Deux possibilités : pour les plus sportifs, prenez l’antique chemin creux bucolique qui vous amènera derrière la chapelle de Franex. Sinon, nous vous recommandons d’emprunter la route jusqu’au milieu du village de Franex.

Vous ne manquerez pas d’entrer dans la charmante petite chapelle Saint-Nicolas pour saluer les apôtres de l’admirable retable, ainsi que saint Pierre arborant sa clé. Cette statue, initialement installée dans l’ancienne église de Murist, a trouvé à la chapelle de Franex un écrin qui la met en valeur.

En sortant de la chapelle, prenez la route tout droit et traversez le village. Après avoir admiré le village de Nuvilly sur votre gauche, marchez jusqu’à la forêt droit devant vous puis prenez la route qui monte à droite dans le bois et suivez-la jusqu’à Murist.

Juste avant d’entrer dans le village, vous découvrirez sur votre gauche une croix en pierre à côté d’un portail. Celui-ci vous permet d’accéder à la charmante grotte mariale du village.

Puis retour à l’église construite par l’architecte Dumas.

5,5 km de marche / durée : environ 2h.

En pèlerinage à vélo aux Journées Mondiales de la Jeunesse !

Allier foi, sport et rencontre avec d’autres jeunes chrétiens aux JMJ 2023, une aventure que Dûnya se réjouit de vivre.

Dûnya, 16 ans, se rendra à partir du 22 juillet aux JMJ de Lisbonne. Après un voyage en car jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage se poursuivra à vélo jusqu’à Lisbonne au Portugal. A l’approche du départ il nous raconte sa motivation, sa préparation et ses attentes. 

Texte et photo par Yasmina Pot

Dûnya, le pèlerinage aux JMJ débute dans quelques jours ; quelle a été ta motivation ?
Dûnya : Un jour ma mère m’a demandé si cela m’intéresserait et j’ai trouvé ça sympa. Surtout que ça a lieu tous les trois-quatre ans et que cette année cela se passe en Europe, alors autant en profiter. Et l’idée d’y aller à vélo m’a particulièrement plu. 

Le vélo est ton sport. Parle-nous en.
Je fais du BMX Race 1 et de la descente, pas du vélo de route. Pour aller à Lisbonne, je vais pouvoir prendre mon propre vélo car il convient aussi pour le pédalage. D’ailleurs, lors de la préparation, on nous a dit de ne pas rouler en vélos de route, qui seraient susceptibles de crever si on passe sur des endroits rocailleux.

Qu’est-ce que l’expérience des JMJ va t’apporter ?
Plusieurs choses. On va être entouré d’autres jeunes chrétiens du monde entier, c’est chouette et je pense que je vais avancer dans ma foi. Il faut dire qu’après ma confirmation, je ne pratiquais plus tellement ; puis, l’année passée, j’ai participé au grand rassemblement chrétien à Paray-le-Monial, en France, qui m’a remotivé dans ma foi. C’est cette expérience-là qui m’a aussi poussé à tenter les JMJ. 
Je me réjouis aussi de voir du pays, de découvrir la culture locale car je ne connais pas le Portugal. Pendant le voyage on dormira dans des gymnases, des communautés chrétiennes et aussi chez l’habitant, ce sera l’aventure ! Je préfère nettement dormir comme ça, sans savoir où on va et à quoi s’attendre. Et puis cette expérience permettra de voir comment on se débrouille sans les parents ! 

Vous allez parcourir environ 500 km à vélo, pour rallier Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne. Quelle a été votre préparation physique ?
Avec la team pélé-vélo et le chanoine du Grand-Saint-Bernard Simon Roduit, trois journées à vélo ont été organisées dans la région, où on a parcouru à chaque fois environ 70 kilomètres, ce qui est à peu près équivalent à ce qu’on fera chaque jour au Portugal. Pour moi cet entraînement s’est bien passé ; je dirais juste que le plus difficile, c’est la selle ! Mais au Portugal j’ai prévu de porter un short rembourré…

Et avez-vous reçu une préparation spirituelle ?
A chacune de ces journées de préparation à vélo, on nous donnait un enseignement spirituel à la pause de midi. Le message principal que je retiens est de laisser derrière soi ce que l’on connaît, pour faire confiance au Seigneur et aller là où Il nous demande d’aller. 

Merci Dûnya pour ton témoignage et bonne route !

1 Les vélos BMX Race sont conçus pour atteindre des vitesses élevées et des accélérations rapides. Ils sont construits spécifiquement pour la course, plutôt que pour les cascades et les figures.

JMJ de Lisbonne du 2 au 6 août 2023

Par l’Abbé Valentin Roduit

Cet été, les jeunes du monde entier ont rendez-vous pour un pèlerinage à Lisbonne. Dans le « monde entier », il y a aussi nos paroisses des secteurs de Monthey et du Haut-Lac. Quelque 40 chablaisiens seront parmi les 2 millions de participants. Parmi eux :

Clémentine et Guillaume de Choëx, Gwénaëlle et Mélissa de Monthey, Joy, Estelle, Audrey, Jean et l’abbé Valentin de Collombey, Camille de Muraz, Kyriane et Jérémie de Vionnaz, Marie, Mauro, Dûnya et les séminaristes Parfait et Arnaud de Vouvry.

Priez pour eux ! Que ce pèlerinage jusqu’au Portugal soit aussi un pèlerinage intérieur.

Le sens de la couleur blanche

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

Par Mgr Jean-Marie Lovey, évêque du diocèse de Sion
Photo: cath.ch/Bernard Hallet

«Regardez les champs déjà blanchissent pour la moisson.» (Jn 4, 35)

Donner « carte blanche » à quelqu’un relève manifestement d’une totale confiance remise à la liberté du récipiendaire. Aussi, je remercie les éditions de L’Essentiel de cet espace qui m’est offert, au risque de devoir connaître et assumer l’inquiétude devant la page blanche ! 

Je me propose donc de livrer ici quelques propos inspirés de ce que peut signifier le blanc dans notre vie diocésaine, personnelle, communautaire, bref, dans notre vie chrétienne.

Une prédication vivante

Au cours de la dernière grande veillée pascale, en la cathédrale de Sion, seize catéchumènes adultes ont été revêtus par leurs parrains et marraines du vêtement blanc des nouveaux baptisés. 

Disposés, après leur baptême, en couronne dans le chœur de la cathédrale, ils devenaient une prédication vivante aux yeux de toute l’assemblée ; leur simple présence proclamait à la manière de saint Pierre : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait spirituel et pur afin que par lui vous croissiez pour le salut. » (1P 2, 2) Gratitude à l’égard des nouveaux baptisés adultes, témoins de l’œuvre de l’Esprit dans notre Eglise ! 

De la blancheur du baptême à celle du matin de Pâques, c’est le même éclat qui, en nous sautant aux yeux, devrait nous bouleverser autant que les femmes venues au tombeau. L’éclat de l’ange qui avait l’aspect de l’éclair et dont la robe était blanche comme neige. (Mt 28, 3) Gratitude à l’égard de ces tout petits que j’ai suivis en séance de Godly Play et qui savent s’émerveiller de la beauté des anges vêtus de blanc ! (Jn 20, 12)

Un modèle de vie

A l’écart, sur une haute montagne, les vêtements de Jésus devinrent resplendissants, d’une blancheur telle qu’aucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. (Mc 9, 3) Ce texte de la Transfiguration a été donné aux consacrés comme modèle de leur vie. Je rends grâce pour le paysage de nos montagnes où Dieu se dévoile à nos yeux. Et gratitude envers les personnes qui luttent non seulement contre l’érosion des glaciers, mais d’abord contre celle de la vie religieuse dans le diocèse. 

Face à toi-même

Dans le cadre du Jubilé, la Congrégation du Saint Bernard a demandé à Benjamin Bender, comédien et musicien martignerain connu pour son engagement chrétien et pour sa foi, de créer et de présenter un spectacle autour de la spiritualité de la montagne. Il est accompagné d’Aline Bonvin qui cosigne la mise en scène et de Laurine Moulin qui composera la musique du spectacle.

La coloc M.C. : plus qu’un spectacle, une aventure humaine.

Propos recueillis par Pascal Tornay
Photos: Jules Joris

Benjamin, vous êtes en train de préparer un spectacle autour de la spiritualité à la montagne, pourquoi un spectacle ? 
L’année passée, j’ai eu la joie de mettre en scène « la coloc M.C. » avec les DJP, ç’a été un très beau parcours et un très beau spectacle. Des membres de la congrégation du Grand-Saint-Bernard m’ont alors proposé de remettre le tablier de service et de monter un nouveau projet pour le jubilé. Pour moi, ces spectacles sont l’occasion de m’exprimer dans l’Eglise à travers mon art mais surtout de proposer un chemin de découverte, de partage, d’amitié (et de travail !) à des jeunes. Participer à un spectacle est un véritable engagement. Nos jeunes ont besoin de recevoir de vraies responsabilités dans un cadre bienveillant pour s’épanouir !  

Pouvez-vous nous donner un avant-goût de ce que vous comptez présenter, sans nous en donner toutes les clés ?
« Face à toi-même» raconte la vie d’hommes et de femmes ayant une attache particulière avec la montagne. Cinq témoignages qui s’entremêlent et se répondent. Des expériences de vie parfois très différentes, des avis divergents, pourtant, ce lien toujours si fort et présent qui persiste avec la montagne. 

Sur le plateau quinze jeunes comédien·nes, huit chanteur·euses et cinq musicien·nes tenteront de nous faire voyager à travers ces récits de vie bruts et parfois bouleversants. Si la cordée nous permet d’atteindre des sommets, les interprètes essayeront de sonder notre lien si profond avec la montagne. 

Quelle a été votre base de travail ? 
Pour poser des questions aux personnes que nous avons rencontrées, nous nous sommes inspirés de la prière du pèlerin de la montagne de Gratien Volluz. Nous aborderons donc des thèmes comme la verticalité, la mort, la migration, l’élévation, mais aussi la vie en fond de vallée, l’attrait à la montagne, etc. 

Qui retrouvera-t-on sur scène ?
Nous retrouverons celles et ceux qui veulent bien s’y trouver ! J’appelle tous les jeunes du Valais romand, peu importe leur rapport au théâtre, à me contacter. Nous ne montons pas un spectacle dramatique dans lequel un jeu d’acteur de haute qualité est demandé. Nous allons travailler sur l’appropriation de la parole de l’autre et sa restitution. Dès lors, il vous suffit de savoir parler pour entrer dans ce projet ! 

Les scouts d’Europe ont été mandatés pour créer un décor naturel afin d’avoir un impact écologique réduit et de montrer ce que l’homme, lorsqu’il connait la nature et qu’il la respecte, est capable de construire. 

Informations pratiques

Si tu as entre 16 et 25 ans et que tu es tenté par l’aventure, contacte sans attendre Benjamin au 079 900 71 40. N’aie pas peur ! 

Vous pouvez d’ores et déjà réserver le samedi 9 mars 2024 à 20h et le dimanche 10 mars 2024 à 17h à l’Espace Saint-Marc. 

Les informations pour les réservations suivront en temps voulu. 

Premières communions sur les Paroisses du Haut-Lac

Photos: Jérémie Gonzalez, Jean-Sébastien Allet, Stéphanie Reumont

Au cours du mois de mai écoulé, une trentaine d’enfants des paroisses de Vionnaz, Revereulaz, Vouvry et Port-Valais ont reçu leur première des communions avec Jésus !

Ils s’y sont préparés depuis des mois, à travers plusieurs rencontres catéchétiques et messes des familles ! 

Ils ont appris à ouvrir leur cœur à l’Amour de Dieu, à écouter sa Parole et croire que Jésus est vraiment présent dans ce petit bout de pain.

La présence de Jésus dans la communion, ce n’est pas un Mystère qu’on peut démontrer mathématiquement, c’est un acte de foi, un acte de confiance.

Paroisse de Vouvry – 14 mai à l’église de Vouvry

Abaterusso Aurora, Goncalves Gomes Liam Antonio, Monteiro Keyla Gabriella, Pignat Liv, Sarrasin Clem, Togni Martin, Tornay Mélissa, Andrade Mafalda, Cabral Emy.

Paroisse de Vionnaz – 18 mai à l’église de Vionnaz

Paroisse du Bouveret – 21 mai à l’église du Bouveret

Bussien Marie, Cachat Adrien, Gehrig Tyfenn, Henzen Thomas, Raemy Loïse, Tamborini Pauline, Cravotta Olivia.

Athée souhaits

Par Stéphane Vergère | Photo : Raphaël Delaloye

Après un temps pascal riche en célébrations, suivi des premières communions, voici venu le temps de rendre grâces à l’occasion de la Fête-Dieu et d’apprécier encore les événements vécus et d’approfondir notre foi… que ce soit durant ce mois de juin ou alors durant la pause estivale qui pointe à l’horizon.

C’est selon et à tes souhaits !

Car même s’il nous arrive de prendre le large, n’oublions pas que LUI veille constamment dans un coin de notre barque. Et IL attend patiemment qu’on veuille bien l’inviter, qu’on LUI fasse une petite place en nous et qu’on LUI fasse confiance. 

Alors comment ne pas s’inspirer de ce petit récit très éclairant ?

«À tes souhaits ?»

Un maître voyageait avec son disciple qui était chargé de s’occuper du chameau. Un soir, tellement fatigué, le disciple n’attacha pas l’animal et dit à Dieu dans sa prière d’en prendre grand soin. Or le lendemain matin, le chameau avait disparu ! « Où est le chameau ? » demanda le maître. Je ne sais pas, répondit le disciple. « Tu dois le demander à Dieu ! Hier soir j’étais si fatigué que je lui ai confié notre chameau. Ce n’est donc pas ma faute s’il s’est enfui ou s’il a été volé. » Le maître lui répondit : « Oui, c’est bien de faire confiance à Dieu de tout ton cœur, mais d’abord attache ton chameau. Car Dieu n’a pas d’autres mains que les tiennes. »

L’Ascension de Jésus au Ciel et l’envoi de l’Esprit Saint à la Pentecôte sont le prélude d’une présence fidèle et aimante à nos côtés. Mais notre Père compte aussi sur nos mains pour que son Règne vienne…

Sur ce, il ne dépend que de nous pour qu’advienne le meilleur et qu’évolue notre foi jour après jour jusqu’à nous laisser rejoindre par LUI. 

D’ores et déjà BEL ÉTÉ et… à vos souhaits !

Jeux, jeunes et humour – juin 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Que se passe-t-il le dimanche après la Pentecôte ?
L’Eglise fête la Sainte-Trinité. Après avoir reçu le don de l’Esprit Saint, nous sommes à même de mieux saisir l’originalité du cœur de la foi chrétienne : la Révélation d’un Dieu unique en trois personnes. C’est l’occasion de nous rappeler que nous sommes baptisés : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

par Pascal Ortelli

Humour

Un monsieur se promenait au bord d’un lac quand il remarqua quelque chose d’insolite. Un homme assis dans l’herbe en tenue de pêcheur, mais sans canne à pêche, avec à sa droite une boîte de conserve.

– Que faites-vous mon brave ?
– Comme vous le voyez, je suis en train de pêcher.
– Comment ça ?
– Si vous me donnez 20 francs, je vous explique comment.

Piqué dans sa curiosité, le promeneur sort 20 francs.

– Alors ?
– Je m’approche de l’eau avec ma boîte de conserve et le poisson saute dedans.
– Et vous en attrapez beaucoup ?
– Vous êtes le cinquième aujourd’hui !

par Calixte Dubosson

Il est où Jean-Pascal?

Par une grand-maman | Photo: pexels.com

La question m’est posée, dans un chuchotement, par ma petite-fille Mia qui le connaît bien. Elle a six ans et elle interroge… Nous sommes au dernier banc de cette église paroissiale bondée, comme tous ceux qui sont là et qui arrivent encore, nous sommes venues avec sa mère pour un dernier A-Dieu à Jean-Pascal… Ces questions enfantines et essentielles montrent le désarroi que provoque cette présence-absence… On est là pour lui, autour de lui et il n’est pas là… Donc, ce dialogue chuchoté et ponctué de longs silences réflexifs a commencé comme ça : 

– Il est où Jean-Pascal ? 
– Là-bas, au bout de l’allée, dans une grande boîte. On appelle cette boîte un cercueil… Veux-tu te mettre debout sur le banc pour voir ? Mia acquiesce gravement. Elle se met debout sur le banc, elle regarde… 
– Tu le vois ?
– Je vois la boîte…
…

Un long moment après : 
– Est-ce qu’il y a une clé à cette boîte ?
– Non… Il n’y a pas de clé, simplement un couvercle.
– C’est comme une boîte de Dieu ? (un tabernacle, je suppose…)
– Non… Euh… oui, un peu… 
– Elle n’est pas grande la boîte…
– Non… 
– Elle est posée sur quoi ?
– Sur une sorte de table… 

Longtemps après, alors qu’elle est à nouveau assise entre sa mère et moi : 
– Pourquoi il est mort Jean-Pascal ?
– Parce qu’il était très malade. Tu savais qu’il était malade ?
– Oui, j’ai été le voir à l’hôpital…
– Tu as vu qu’il était malade ?
– Oui, il était tout fin… (!)
– …
– Où il va après ?
– On va mettre son cercueil au cimetière. Tu te souviens qu’on a été au cimetière ensemble ? En dessous, dans la terre, il y a les boîtes. 
– Il va prendre l’avion ?
– Non, il ira dans la grande voiture grise qu’on a vue dehors… 
Tu te rappelles ?
– Oui… 
– … 
– Alors on pourra aller le voir là-bas ? 
– On pourra voir l’endroit où on a mis son cercueil. On saura que c’est cet endroit-là. 
– Ah… 

Voilà… dans cette (autre) boîte de Dieu, on était nombreux. On ne pouvait pas le voir, lui pour qui on était là… Et on ne pourra rien voir d’autre qu’un endroit qu’il s’agit de voir. Mais cet endroit, ce lieu où quelque chose reste de la personne, a toute son importance. Les questions reviendront, heureusement. Elles disent un esprit en éveil qui appréhende une des choses les plus complexes de notre vie : certains départs sont « pour toujours ». Mais ceux qui, comme Jean-Pascal, ont laissé en nous leur empreinte lumineuse, y resteront aussi, « pour toujours »…

La Pentecôte: la réception de l’Esprit Saint

Par Nathalie Traeger Angelini
Photo : Matthieu Angelini

La Pentecôte est célébrée cinquante jours après Pâques. Elle est importante car elle marque la naissance de l’Eglise chrétienne. Elle commémore la descente du Saint-Esprit sur les apôtres de Jésus-Christ, après son ascension au ciel. Cet événement est relaté dans les Actes des Apôtres, où il est dit que les apôtres ont été remplis du Saint-Esprit et ont commencé à parler en d’autres langues, ce qui leur a permis de prêcher l’Evangile à une foule multilingue venue pour la fête juive de la Pentecôte.

La Pentecôte symbolise la réception de l’Esprit Saint, qui est considéré comme la troisième personne de la Trinité, comme le conseiller et le consolateur des chrétiens, les aidant à comprendre les enseignements de Jésus et à les mettre en pratique.

La Pentecôte est également un temps de célébration et de gratitude pour le don de l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous, un temps de renouveau et de renaissance. Elle nous rappelle que les valeurs que le Christ nous a transmises (l’amour, la charité, la bienveillance, la joie, le pardon, etc.) sont essentielles pour nourrir notre foi et notre relation avec Dieu. La Pentecôte est un temps de réflexion sur notre propre cheminement spirituel et notre relation avec Dieu. C’est une occasion de se tourner vers l’Esprit Saint pour être guidé dans notre vie de foi. Elle est une invitation à renouveler notre engagement envers Dieu et à vivre notre foi avec plus de ferveur et de détermination.

En célébrant la Pentecôte et en renforçant notre foi, nous pouvons devenir des porteurs de paix, d’amour, de bienveillance et de joie. La bienveillance est une vertu qui nous permet d’être à l’écoute des autres, de les respecter et de les traiter avec compassion. C’est une qualité qui nous permet de mieux comprendre les besoins des autres et de nous montrer attentifs à leur douleur. En adoptant une attitude bienveillante, nous pouvons développer une relation plus profonde avec notre communauté chrétienne et témoigner de l’amour de Dieu envers tous. La joie est un élément essentiel de notre foi. Elle nous aide à rester optimistes et à voir le meilleur en chaque situation. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être des porteurs de joie et de bienveillance dans notre vie quotidienne. Nous pouvons les diffuser autour de nous en étant de bons témoins de l’amour de Dieu et en montrant notre gratitude pour toutes les bénédictions que nous recevons.

La Pentecôte est un temps de renouveau pour notre relation avec Dieu et notre engagement envers notre communauté chrétienne. Que cette Pentecôte soit pour nous tous un temps de renouveau spirituel, d’amour, de pardon, de joie et de gratitude. Que l’Esprit Saint nous guide dans notre vie de foi et nous aide à partager l’amour de Dieu avec le monde entier.

Du nouveau pour la Fête-Dieu à Estavayer

Quelques nouveautés marqueront le déroulement de la procession de la Fête-Dieu, le jeudi 8 juin prochain. D’abord, la messe qui précédera la procession aura lieu à la collégiale, indépendamment de la météo (donc plus en plein air, vers le home). Ensuite, le parcours de la procession sera légèrement différent : il partira de la collégiale, puis empruntera la Grand-Rue jusque devant le monastère des dominicaines (1er reposoir), se poursuivra par la rue de Forel pour arriver à la place des Bastians (2e reposoir) et regagnera la collégiale (3e reposoir) par la rue de l’Hôtel-de-Ville (cjy).

Là où tout a commencé

Depuis le début de son pontificat, le Pape n’a eu de cesse d’appeler les jeunes à s’engager et à dire « oui » à l’appel de Dieu. Encore cette année, des milliers d’entre eux vont y répondre en se rendant aux JMJ. Rencontre avec Elisa Freléchoux pour qui ces rencontres ont une saveur particulière.

Par Myriam Bettens
Photos : J.-Claude Gadmer, DR

Les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) ont pour vous une signification spéciale…
Oui exactement ! Mes parents s’y sont rencontrés, mais ce n’est bien entendu pas la seule raison qui me pousse à y aller. Pour la petite histoire, ils habitaient dans deux régions différentes, éloignées d’à peu près 400 kilomètres. Pas loin d’où vivait ma mère, se situait une communauté de frères dont l’un d’eux est allé enseigner dans l’école où travaillait mon père. Ils ont organisé ensemble un voyage aux JMJ… Mes parents ont fini par se marier (rires).

Que représentent pour vous ces JMJ ?
C’est l’occasion de participer à un voyage avec des jeunes qui partagent la même foi que moi. Ce partage n’est pas toujours évident dans la vie quotidienne. En plus, j’imagine que rencontrer des jeunes du monde entier et participer à un événement de cette ampleur aura un impact certain dans ma vie et restera dans ma mémoire pour longtemps.

Justement, de quelle manière pensez-vous que ces rencontres soutiendront et alimenteront votre foi ?
Cela peut vraiment devenir une source de motivation. Le fait de voir autant de personnes s’unir dans la même foi et la même prière peut réellement « réveiller » quelque chose en soi. C’est également très encourageant de voir que d’autres jeunes comme moi ont cette foi-là. Cela permet de la garder, d’en être fière et surtout, de ne pas avoir peur d’en témoigner.

Hors du cadre des JMJ, dans le quotidien, pouvez-vous partager cette foi ?
A l’heure actuelle, je suis la coordinatrice des servants de messe de ma paroisse et nous avons eu plusieurs fois l’opportunité de partir avec le groupe de la chorale. Je connais également les jeunes de ma paroisse et ils organisent régulièrement des activités en groupe. Mais clairement, ce n’est pas à l’échelle des JMJ (sourires).

La rencontre de Lisbonne sera la première édition à laquelle vous participerez. Comment vous y préparez-vous ?
J’ai vraiment hâte (rires). A vrai dire, je n’ai pas particulièrement envie de « préparer » ces rencontres. Dans le sens où, je ne souhaite pas avoir des attentes précises, ni même me projeter dans quelque chose de particulier. Je préfère juste attendre, avec impatience, et vivre le moment !

C’est l’aventure en quelque sorte ?
C’est aussi cela qui est chouette, non ? Rencontrer un grand nombre de personnes que l’on ne connait pas encore, sortir de ses habitudes et se laisser « porter » par le moment. 

Le pape François a souvent encouragé les jeunes à s’engager « pour changer le monde ». Vaste responsabilité…
Oui, en effet, cela paraît très compliqué à mettre en œuvre. Mais effectivement, lorsqu’on regarde l’Eglise aujourd’hui, où elle en est, je crois qu’il incombe particulièrement aux jeunes d’en renouveler l’image. C’est finalement à nous de donner l’exemple à d’autres, puis aux nouvelles générations. De plus, il est toujours plus facile d’agir lorsqu’on a un modèle qui nous ressemble. Pour prendre un exemple concret, l’histoire de Carlo Acutis a eu beaucoup plus d’influence sur moi que le récit de n’importe quel autre saint.

Et donc, en tant que jeune, comment fait-on pour changer l’image de l’Eglise ?
Si j’avais la réponse, le problème n’existerait certainement plus (rires)! La première étape consiste déjà à oser dire que l’on est croyant. Le fait de montrer qu’on est fier de cela permettra de percevoir notre foi comme quelque chose de positif. Ensuite, c’est par des discussions, en traduisant en gestes notre ouverture, en réaffirmant que l’Eglise n’est pas seulement les scandales qui font les gros titres des journaux. C’est un travail de patience et de persévérance.

(Auto) bio express

Je m’appelle Elisa Freléchoux, j’ai 17 ans et suis en dernière année au Lycée cantonal de Porrentruy. Dès la prochaine rentrée universitaire, j’intégrerai la Faculté de droit de Fribourg. En dehors des heures de cours, je fais du patinage artistique et du piano, mais j’aime aussi passer du temps avec mes amis, cuisiner ou encore lire. Je suis également responsable des servants de messe de ma paroisse : la transmission des gestes et significations qui constituent notre foi me permet d’approfondir la mienne.

Des jeunes du monde entier seront à Lisbonne.

Vécu avec le chanoine Jean-Pascal Genoud

Jean-Pascal prend des risques pour se faire entendre lors d’une de ses homélies au balcon de l’église Saint-Michel au Bourg lors de la fête patronale.

Par Marie-Laure Tindom-Comby | Photo: Marion Perraudin

Un petit message vers 23h… et on démarre au quart de tour pour préparer une animation de messe de confirmation. Tout est réglé à 1h du matin ! On a même pu trouver un sonorisateur ! Quelle réactivité, quel dynamisme, quel enthousiasme ! Quelle joie de partager des projets avec Jean-Pascal ! Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir pu parcourir un bout de chemin avec lui. – Merci Seigneur pour son amour, son humour, sa bienveillance, son intelligence, sa liberté, son audace, sa créativité ! Merci pour qui il a été pour nous, une vraie lumière ! « C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés. » (Ga 5, 1) : le verset sur son avis de décès représente tellement bien la personne qu’il était. Un homme Libre, de cette liberté qui rend joyeux, cette liberté qui ose sans s’embarrasser du superflu, qui donne plus d’importance au fond qu’à la forme, qui remet en question les codes pour revenir à l’essentiel, cette liberté qui aime simplement.

Tous à Cheyres pour la fête paroissiale!

L’ouverture d’une nouvelle année pastorale se prête bien pour en faire une belle fête en invitant tous les paroissiens à une messe solennelle suivie d’une partie conviviale. 

Par l’abbé Darius, curé-modérateur

Cette Eucharistie, concélébrée par nos prêtres, permettra de renouveler la mission de toutes les personnes engagées pour affaire du Christ dans notre paroisse Saint-Laurent Estavayer. Tous nos choristes sont les bienvenus pour former un chœur-mixte sous la direction de Jacques Michel.

Nous donnons cette année rendez-vous à tous les fidèles de notre paroisse à la salle polyvalente de Cheyres, le dimanche 17 septembre 2023 à 10h.

Cette messe sera suivie d’un apéro dinatoire.

Nous tenons à ce que toute nouvelle année pastorale soit vécue avec nos efforts quotidiens à mettre le Christ au cœur de notre vie. C’est bien pour cette raison que nous nous donnons le fil rouge qui restera toute l’année à nos yeux et dans nos cœurs : «Jésus-Christ ma soif et ma source.»

Les participants de la fête recevront des cartes avec ce slogan et de grandes affiches seront exposées dans toutes les églises de notre paroisse pour que Celui qui est notre soif et source de tout bonheur n’arrête pas de nous conduire et nous réjouir.

La répartition d’un don exceptionnel

Nous l’avions annoncé dans ces colonnes : en plein covid, le Conseil de la paroisse Saint-Laurent Estavayer avait décidé de faire un don exceptionnel de 100’000.– francs à diverses institutions régionales. Les noms des destinataires de ce don n’avaient pas été dévoilés. Lors de la récente assemblée de paroisse, ce fut chose faite, le président annonçant que les attributions avaient été faites en fonction de la présentation d’un projet précis pour des montants de 5 ou 10’000 francs pour chaque bénéficiaire.

Voici les 15 institutions bénéficiaires avec les montants respectifs :
* Les Cartons du Cœur Fr. 10’000.–
* Saint Vincent-de-Paul Fr. 10’000.–
* La Tuile Fr. 10’000.–
* Zoe4Live Fr. 10’000.–
* Porte Bonheur Fr. 5’000.–
* Maison d’Enfants à Avenches Fr. 5’000.–
* Au contour d’Elsa Fr. 5’000.–
* Table Couvre-toi Fr. 5’000.–
* Caritas Fribourg Fr. 10’000.–
* Fondation Chalet Saint-Laurent Fr. 5’000.–
* Espace Femmes Fr. 5’000.–
* Banc Public Fr. 5’000.–
* Solidarité Broye Ukraine Fr. 5’000.–
* La Rosière Fr. 5’000.–
* PassePartout Fr. 5’000.–

Ce sont donc au total 15 organisations qui ont bénéficié de cette opération « coup de cœur » de la paroisse (cjy).

Peinture de Paul Monnier, église Saint-Charles-Borromée, Avusy (Genève)

Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer

Saint Charles-Borromée, le saint patron de l’église d’Avusy, dans le canton de Genève, est surtout connu comme artisan de la Contre-Réforme catholique. Il fait en effet partie des évêques ayant permis l’application du Concile de Trente. Paul Monnier a toutefois choisi de représenter un autre épisode de la vie de l’archevêque de Milan : l’épidémie de peste qui a touché la ville en 1576.

L’œuvre monumentale, une des premières réalisations de l’artiste avec le Groupe Saint-Luc, couvre une surface de plus de 100 m². Elle est divisée en deux parties. Au second registre, Charles Borromée est conduit au Ciel au terme de sa vie terrestre. Sur les côtés, des anges portent son chapeau de cardinal (à gauche) et une couronne (à droite). Selon certaines interprétations, la couronne est une allégorie de la charité. 

Revenons au premier registre. A l’arrière-plan, il est possible de reconnaître la cathédrale de Milan. Devant, est dressé un autel et l’archevêque distribue la Sainte-Communion. Il est entouré d’une foule de personnes en grande souffrance. En effet, si le saint a aidé les autorités civiles à mettre en place des mesures de protection pour éviter que la maladie ne se propage, il s’est aussi engagé pour ne laisser personne dans une détresse spirituelle. Il fait construire des croix à tous les carrefours de la ville. Des autels y sont dressés pour célébrer la messe et pouvoir apporter l’Eucharistie aux habitants alors strictement confinés. Charles Borromée demande aux prêtres de déambuler dans les rues en priant et de confesser ceux qui le désirent par la fenêtre de leur habitation. Dans le respect des gestes barrière – comme nous le dirions aujourd’hui – il rend visite aux malades, convaincu que la santé de l’âme est plus importante que celle du corps.

Le travail de Paul Monnier étant d’une grande qualité, il vaut la peine de s’arrêter sur les détails : les drapés du tissu, les expressions des visages, le mouvement des mains… Ensemble, ils composent l’émotion de cette œuvre qui nous parle, plus largement, de tous ces prêtres qui donnent leur vie au service des plus petits.

Alexandre Antonin, un parcours atypique

Voilà plus de vingt ans qu’il dirige Caritas Valais. Le parcours du natif de Vétroz, né dans un milieu viticole, passe à chaque fois par des étapes inattendues. Allons à sa rencontre.

Par Anne-Laure Martinetti | Photos: DR

Alexandre Antonin, après des études en sciences politiques à Genève où vous côtoyez Jean Ziegler, vous partez pour Zurich travailler dans les assurances puis vous rentrez au CICR. C’est un peu le grand écart là ?
Les assurances, c’était surtout un gagne-pain. En fait, j’étudie à fond l’espagnol car je pense déjà au CICR et à l’Amérique du Sud mais je suis envoyé comme délégué à… Bagdad ! C’est alors la guerre entre l’Iran et l’Irak et ma mission consiste à visiter les prisonniers iraniens. J’ai seulement 25 ans à ce moment-là et ils sont aussi très jeunes. D’autres, venus de l’étranger voir leurs proches ont été enrôlés de force. Je me souviens notamment d’un médecin dans ce cas. C’est rude, les scuds (ndlr, missiles) passent sur nos têtes et au sol, on doit gérer mille problèmes médicaux, psychologiques ou encore la censure des courriers, lien essentiel avec l’extérieur pour ces prisonniers.

Une anecdote sur cette période ? 
Des choses simples deviennent vite compliquées. Par exemple, nous voulons faire livrer des baby-foot dans la prison, histoire d’occuper ces hommes et bien, cela prendra un temps fou parce qu’il faut d’abord déterminer si le baby-foot est un sport ou un jeu car le chiisme, majoritaire en Iran, interdit le jeu.

Après l’Irak, vous avez l’Afrique du Sud en vue et… ?
… je suis envoyé dans la bande de Gaza ! Nous sommes en 1989 en pleine Intifada, « la guerre des pierres », littéralement « le soulèvement », menée depuis 1987 par les jeunes Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. A nouveau, je visite les prisonniers, palestiniens cette fois.

Et c’est là que vous risquez de perdre la vie. Dans quelles circonstances ?
Des Palestiniennes sont rassemblées autour d’une femme et d’un jeune blessés et soudain, je prends une balle perdue dans la jambe : mon tibia est brisé ! Je suis transporté au camp de réfugiés de Khanyounis au sud de Gaza puis opéré à Tel Aviv. Je reçois ensuite une médaille de Cornelio Sommaruga, directeur du CICR, puis l’affaire prend un tour politique : Yasser Arafat fait de moi un héros de la révolte palestinienne et un futur citoyen de l’Etat arabe ! Le retour en Suisse est terrible : j’ai 29 ans et on me dit que je ne pourrai plus marcher ! Après une longue et pénible rééducation et peut-être un coup de pouce du destin, je suis à nouveau debout.

Vous êtes ensuite membre d’une commission semi-publique chargée des AOC Valais et vous présidez durant 12 ans la commission agricole du Grand Conseil. 
Deux jobs bien plus dangereux que Bagdad et Gaza réunis ! (rires) A cette période, je fais un MBA (Master of Business Administration) à HEC Lausanne et quand l’offre de Caritas paraît, je me dis que « ça, c’est pile pour moi ! » car il y a à la fois du social et du management. Cela dit, à mon arrivée, la situation financière était très mauvaise et cela a été un dur travail de la rééquilibrer, un travail d’équipe, je précise.

Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, votre motivation demeure intacte ? 
Plus que jamais. Pourtant les besoins sociaux sont en hausse et nous devons faire face à de nouvelles problématiques : la fracture numérique, l’addiction aux jeux d’argent, l’endettement des jeunes… D’autres, comme les violences domestiques sont enfin mieux traitées. Caritas offre une prise en charge unique en Valais depuis 2018, sur mandat cantonal, aux auteurs de ces violences afin d’éviter la récidive. 108 personnes ont été suivies en 2022. Nous avons aussi un nouveau mandat, la « Carte Culture », qui permet l’accès à la culture à des personnes à faibles revenus.

Les services traditionnels de Caritas restent-ils d’actualité ?
Le magasin de seconde main de Sion fonctionne à plein. Caritas sensibilise et réalise des actions concrètes en matière d’éducation, de désendettement, d’addiction, de grossesse imprévue, de faits de violence. Nous proposons aussi des cours d’insertion non certifiants pour les chômeurs. Nous fonctionnons avec 12 personnes salariées, un tournus de 35 personnes placées sur trois à six mois et un budget de 1,6 million de francs. Je dirais que, malheureusement, ce n’est pas le travail qui manque…

L’entrée rappelle que « Caritas » signifie « charité », amour du prochain.

Rafaëlle Mascaro: une montagne d’énergie au service des autres

Rencontrer Rafaëlle Mascaro, c’est faire le plein d’énergie, tant cette femme dynamique rayonne! Femme de foi et altruiste, elle nous parle de son chemin de vie et de foi atypique avec enthousiasme. Rien ne la prédestinait à s’engager en Eglise. 

Par Gérard Dévaud | Photos : Pierre Bondallaz

Elle fut baptisée toute petite dans un foyer non pratiquant. En 2012, lors de l’arrivée de toute la famille à Cugy, la question de l’inscription des enfants au catéchisme s’est posée. N’étant pas encore baptisés, ses enfants demandent à suivre le parcours catéchuménal. Christian Moullet, alors responsable de cette préparation, demande à Rafaëlle si elle veut les accompagner. Ce qu’elle accepte. 

Communier avec son fils

C’est ainsi qu’elle va, avec ses enfants, vivre une vraie catéchèse nourrissante. A 42 ans, elle va communier pour la première fois, lors de la première communion de son fils. Un grand moment pour elle qui l’a beaucoup marquée et qui l’amène à poursuivre en se préparant à la confirmation, via le catéchuménat des adultes. Elle reçoit le sacrement de la confirmation à l’âge de 44 ans.

En 2014, une catéchiste lui propose de donner des cours à l’école de Cugy, auprès d’enfants de 3H. Elle s’engage ainsi dans la catéchèse comme bénévole. Mais lorsqu’elle s’investit dans quelque chose, Rafaëlle ressent le besoin de se former. Elle m’explique que « même si c’est du bénévolat, il est important de suivre une formation ». Ce qu’elle fera en participant au parcours Galilée IX. Elle va donner du catéchisme sur plusieurs secteurs de la Paroisse, auprès des enfants de 3H, 4H et 5H tout en allant faire des visites au home durant deux ans.

Multi engagements

Très proche du Père Richoz qui fut pour elle une figure importante dans son chemin de foi, elle accepte sa proposition de rejoindre le Conseil de communauté de Cugy-Vesin, puis d’en prendre la présidence en 2018. Elle fut également très présente lors du déménagement du Père Richoz depuis la cure de Cugy, aux côtés de Mmes Bangerter et Monnard.

Actuellement, Rafaëlle est toujours à la tête du conseil de communauté de Cugy-Vesin, mais aussi engagée comme catéchiste auprès des élèves de 5H. Elle accompagne aussi le parcours du catéchuménat des enfants de notre Paroisse. Et, afin d’alimenter sa foi, elle participe à un groupe d’Evangile à la maison.

Cependant, son engagement pour les autres ne s’arrête pas aux portes de la Paroisse ! Elle est ainsi très active dans la commission « Seniors plus » de son village (livraison de livres à domicile, permanence numérique) et dans son travail à la bibliothèque communale de Cugy.

On peut se demander où elle trouve autant d’énergie ! « Jésus, c’est un modèle qui me pousse à aller vers les autres ! dit-elle. C’est normal pour moi de donner du temps pour les autres, car ce qui facilite leur vie me remplit de joie ! » Cette énergie, elle la puise également auprès de sa famille ainsi que dans la communauté paroissiale de Cugy-Vesin qui l’a accueillie et où elle se sent bien.

Bravo et merci Rafaëlle pour votre enthousiasme et votre engagement exemplaire !

Bio express

Née en Normandie
Mariée à Balthazar
Maman d’Alexandre et de Marie
Plusieurs professions : infirmière – catéchiste – bibliothécaire
Arrivée en Suisse en 2009 et à Cugy en 2012

Mme Rafaëlle Mascaro et Mme Nicole Monnard, auxiliaire pastorale, fleuries pour leur dévouement.
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