Chaque année, à la fin du mois d’octobre, le calendrier nous rappelle l’importance de la Toussaint. Cette fête, marquée par la commémoration de nos chers êtres disparus, va bien au-delà d’une simple tradition religieuse. Elle incarne l’idée universelle de la vie éternelle, un concept qui transcende les frontières culturelles et religieuses.
La Toussaint est un moment de recueillement, de réflexion et de souvenir. C’est l’occasion de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, de partager leurs histoires et de perpétuer leur héritage. Dans de nombreuses cultures, cette période est marquée par la décoration des tombes, l’allumage de bougies et la visite des cimetières, créant ainsi un lien tangible entre les vivants et les morts.
La notion de « vie éternelle » peut susciter de nombreuses interprétations. Pour certains, elle est une croyance religieuse en une existence après la mort, où les âmes trouvent la paix. Pour d’autres, elle symbolise la manière dont nos actions et nos souvenirs continuent d’influencer le monde longtemps après notre départ. Pour les chrétiens, la vie ne s’arrête pas à la mort, elle continue auprès de Dieu.
La Toussaint nous rappelle également l’importance de la vie elle-même. En contemplant la mortalité, nous sommes incités à apprécier chaque moment précieux que nous avons avec nos proches. Elle nous encourage à vivre nos vies avec compassion, gentillesse et gratitude.
En fin de compte, la Toussaint est une célébration de l’amour et de la continuité. Elle nous rappelle que nos êtres chers ne disparaissent jamais vraiment tant que nous les portons dans nos cœurs. Ils résident dans les souvenirs que nous chérissons et dans l’influence qu’ils ont eu sur nos vies.
En cette Toussaint, prenons le temps de nous souvenir, de réfléchir et de célébrer la vie éternelle de ceux qui ont enrichi nos vies. Dans ces moments de réflexion, nous pouvons trouver du réconfort et de l’inspiration pour vivre nos vies de manière significative, en honorant leur mémoire et en construisant un avenir empreint d’amour et de compassion.
Le 7 octobre dernier, Serge Pythoud jouait de l’orgue pour accompagner la prière des fidèles de Collombey, exactement 50 ans après sa première messe jouée sur ce même orgue. Rencontre…
Propos recueillis par Valentin Roduit | Photo : Valentin Roduit
Comment avez-vous commencé l’orgue ? Il y a 50 ans, mon prédécesseur madame Marie-Christine Raboud voulait changer de poste pour devenir organiste à Monthey, en vue de la construction du nouvel orgue. Je n’étais pas un enfant de la paroisse, mais je venais m’exercer déjà depuis quelques temps à Collombey.
Madame Raboud m’a contacté et, après réflexion, j’ai accepté de prendre la relève. C’est ainsi que j’ai joué pour la première fois une messe le 7 octobre 1973, qui se trouve être la « saint Serge ».
Racontez-nous un peu votre parcours musical. Né dans le canton de Fribourg, mes parents ont déménagé durant ma jeunesse dans la région d’Orbe. J’ai alors été envoyé à l’école des missions au Bouveret. N’aimant pas le foot, je passais mes récrés dans une salle de classe à jouer sur un harmonium.
Puis un jour j’ai entendu un père spiritain dire à un confrère : « Cette année, Pythoud se lance à la chapelle. » C’est ainsi que j’ai appris que j’allais jouer en public. J’ai bricolé un Ave Verum, et j’ai animé mon premier « salut » (au Saint-Sacrement). Puis j’ai commencé à jouer à Montreux durant les vacances.
Plus tard, mon travail dans la chimie m’a amené à Monthey. C’est à 30 ans que j’ai pris quelques cours avec un chanoine de Saint-Maurice, décédé rapidement. Peu de temps après, je commençais à Collombey et ce sont les cours de la professeure Martine Reymond qui m’ont permis de garder le poste.
Avez-vous apprécié jouer de l’orgue à Collombey ? Oui ! A l’époque, c’était de loin le meilleur orgue de la région, à la limite le seul. D’autres n’étaient pas encore restaurés. Les gens venaient voir cet orgue pour admirer sa qualité, alors que maintenant, de bonnes orgues, il y en a partout.
Et qu’est-ce que ça signifiait pour vous de jouer à la messe ? Lorsqu’on joue pour un office, la première préoccupation est la bonne tenue de l’office. Et si l’orgue peut aider les gens à chanter, alors c’est tant mieux.
Cependant, ce qui est particulier est que l’organiste est très seul. Il arrive avant tous les autres, et s’il n’y a pas d’apéro, tout le monde est loin quand il a fini sa sortie. Mais j’ai quand même eu droit quelques fois à des retours. Une dame m’a dit après une sortie plutôt douce au temple protestant : « Aujourd’hui c’était bien, vous ne nous avez pas cassé les oreilles. »
Une autre fois, un paroissien me dit : « J’ai bien aimé votre sortie. » Et moi gêné, de répondre : « C’était du Haendel… » – « Oh, dit-il, ça ne fait rien, c’était bien quand même ! »
La foi vous a-t-elle accompagné durant ces années d’orgue ? J’étais entré à l’école des missions avec l’idée de devenir religieux. Mais après mon noviciat, je n’ai pas fait mes vœux et j’ai poursuivi dans une vie laïque. Je crois que c’était la bonne voie pour moi. Notre mariage avec Marie-Rose nous a donné deux enfants, et quatre petits-enfants.
Enfin, est-ce qu’on vous réentendra ? Je cesse mon activité comme organiste titulaire, remplacé par Madame Myriam Clerc, mais je resterai comme remplaçant pour l’épauler. Je suis très heureux d’avoir pu rendre service.
Un beau souvenir que je garde est la messe qui a été créée ici, sur cet orgue en 2009, avec le chœur mixte et son directeur Stéphane Bianchi. Sa sœur Véronique Dubuis avait composé spécialement cette « Petite messe pour la Vierge ». Un très beau moment de collaboration !
« N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ! » (He 13, 2) Mais celui-là, il n’avait pas l’air d’un ange lorsqu’il est venu aborder mon collègue pasteur !
Par Roselyne Righetti avec Pascal Tornay | Photo : DR
Il ne faisait pas chaud, ce jeudi soir, avant le souper hebdomadaire de la Pastorale de la rue. Le gars avait entendu parler d’accueil de pèlerins dans la paroisse, alors il s’est lancé : « Je fais le pèlerinage de Compostelle, je peux dormir ici ? » Et mon collègue de piquer un fou rire: «Ah ! ce n’est pas le bon pèlerinage, par ici c’est la Via Francigena !» Il se trompait certes de pèlerinage, le petit gars bien valaisan mais sans domicile fixe, mais pas de lieu d’accueil. Ces lieux où l’on se rencontre parce qu’on est à la croisée de toutes les vies, même de celles sans destination. Ces vies qui pèlerinent dans le vide, qui font du sur place, là où elles devraient être à la maison !
Déjà presque deux ans que nos paroisses se sont laissées bousculer, qu’elles ont ouvert leurs portes comme on ouvre grand ses bras pour montrer qu’on aime grand comme ça ! Du coup l’accueil, c’est du solide et la solidarité pousse au fil de l’accueil de ses anges pas très nets…
On ne peut pas dire que la Pastorale de la Rue œcuménique soit la « maison d’accueil » d’un seul type d’habitants. Non, car en elle tout le monde peut se trouver et se retrouver. Pour nos compagnons de rue qui sont justement sans demeure paisible, elle est comme une Maison, celle où l’on peut entrer, où l’on peut revenir ou que l’on peut quitter selon le mouvement de sa vie. Un lieu de vie, un lieu cadeau de la Vie quand parfois au-dedant tout s’essouffle et se brise, et que ce besoin simple de rentrer et de trouver quelqu’un se fait sentir.
Ensemble, protestants et catholiques, c’est mieux : pour ne pas louper les anges ! Ou comme mon collègue Pascal Tornay dit : « Ma mission c’est de me tenir sur le Seuil pour inviter à passer à l’intérieur. » Et le mardi, on les voit arriver au Café du Parvis comme les oiseaux du ciel : les uns hésitants, les autres en vieux habitués, d’autres culottés ! Ils ont la grâce et la légèreté de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Douceur d’une solidarité qui effleure comme une caresse, qui n’écrase pas d’une charité toute-puissante.
Quel est le sens de ce temps d’accueil ? Eclats de joie, éclats de rire parce qu’on est tous, durant quelques heures, à la même adresse ! Le gars qui ne pèlerinait pas dans le bon sens est venu voir à l’intérieur du Café du Parvis. Il a visité notre petit oratoire dans les catacombes de la Maison de la Visitation. Je lui ai expliqué que là on célèbre deux fois par mois et que tout le monde est invité. Fasciné, son regard bouleversé, il a dit : « Là, je suis bien. En dessous du bruit de là-haut dessus, et cette autre chose… Oui, le spirituel ! »
On peut faire beaucoup pour ceux qui nous semblent pauvres, faibles, fragiles, mais dans une Pastorale de la rue, ce qui compte vraiment, c’est ce que l’on est les uns pour les autres. Et là, tout peut se retourner. C’est une conversion de nos positions les plus arrêtées : là où on se sentait au-dessus, plus fort que…, voilà que c’est l’ange d’à-côté qui nous met à la bonne place, juste côte à côte, la main dans la main ! Et ce n’est plus « bienvenue chez moi », mais c’est « bienvenue chez toi » !
Prière
Par Auteur anonyme
Seigneur, quand j’aurai faim, donne-moi quelqu’un à nourrir ! Quand j’aurai soif, donne-moi quelqu’un à abreuver ! Et quand j’aurai froid, quelqu’un à vêtir ! Quand je serai dans la tristesse, donne-moi quelqu’un à relever ! Quand mon fardeau me pèsera, charge-moi de celui des autres ! Et quand j’aurai besoin de tendresse, que l’on fasse appel à la mienne ! Que ta volonté soit ma nourriture, ta grâce ma force et ton amour mon repos ! Que toute ma vie soit offrande toujours tendue vers toi, ô Père ! Jusqu’au jour où il te plaira de la reprendre ! Amen.
Voilà de nombreuses années que les fenêtres sont organisées par Mme Ursi Vetter et Mme Carole Turin.
Le temps est venu de passer la main à de nouvelles responsables : Mme Emmanuelle Cretenoud et Mme Florence Parvex.
Ursi et Emmanuelle ont collaboré durant la période de l’Avent 2022 pour fidéliser la pratique annuelle de nos magnifiques soirées villageoises.
Ce message est un temps de remerciement à Mme Vetter et Mme Turin pour toutes ces belles années. MERCI.
Quelques nouveautés prévues pour 2023
1. Nos villageois ne recevront pas de tout ménage. Nous comptons sur vous pour faire fonctionner le bouche-à-oreille et partager les publications des divers réseaux sociaux. Des affiches seront posées dans divers endroits de notre village.
2. Dans un esprit de protection de l’environnement et de diminution du gaspillage, nous allons introduire un geste personnel et écologique. Chacun pourra amener sa propre tasse lors des fenêtres quotidiennes (si tu l’oublies ne t’inquiète pas, il y aura encore des gobelets en plastique).
3.Ouverture des inscriptions : le jeudi 26 octobre à 13h, alors tous à vos agendas (Emmanuelle tient le listing). Tu es villageois, un voisin, un habitant d’un immeuble, une société, un magasin local, nous t’attendons avec plaisir du moment qu’il y a de l’amitié, du partage, de la simplicité et du cœur.
Dans la région de Martigny, différents acteurs se retroussent les manches en faveur des oiseaux sauvages. Dans cet article, nous tirerons le portrait de deux passionnés d’oiseaux et de leurs activités : Bertrand Posse, collaborateur à la Station ornithologique suisse et Mélanie Fellay, fondatrice de l’association Nouvel Envol.
Par Christelle Gaist Photos : P-M. Epiney, B. Genton, Flurin leugger, Christelle Gaist
Bertrand Posse posant des nichoirs.
Bertrand Posse est collaborateur à l’antenne valaisanne de la Station ornithologique suisse. Dès son adolescence, il se passionne pour le monde avien. Il étudie ensuite la biologie. Depuis 2019, Bertrand s’active pour stabiliser et remplumer les populations de martinets et d’hirondelles du Valais. Ces oiseaux, nichant sur nos bâtiments, souffrent d’une crise du logement et ont de la peine à trouver des façades accueillantes pour y pondre et élever leurs petits.
Les martinets noirs font leur nid dans les anfractuosités des bâtiments et sont très fidèles à leur site de nidification. Lors des rénovations, les fissures des façades ont tendance à être bouchées et les nids sont condamnés.
Quant aux hirondelles de fenêtre, elles construisent des nids moins discrets, à même les façades. Elles récoltent de la terre dans leur bec, forment des boules avec leur salive et maçonnent ainsi des nids. Les salissures occasionnées peuvent déplaire aux habitants.
Face à la disparition de leurs sites de nidification, il devient compliqué pour ces oiseaux migrateurs de se reproduire sereinement.
Au sein du programme martinets / hirondelles, Bertrand Posse cartographie les populations, protège les sites de reproduction en cas de rénovation et propose la pose de nouveaux nichoirs et de nids artificiels dans des lieux propices.
La Ville de Martigny, par l’intermédiaire de ses Services techniques (Dorothée Fournier Baudin et Benoît Fort), s’est vraiment investie pour ces migrateurs. Des nichoirs à martinets et des nids pour les hirondelles ont été posés sur des bâtiments communaux, par exemple sur la Médiathèque.
Les Chanoines ont eux aussi accepté que les martinets s’invitent chez eux. Cinq boîtes ont été posées. Si tout se passe bien, elles accueilleront, ces prochaines années, des nichées de martinets noirs. La Maison de la Visitation a été récemment choisie par des hirondelles, qui ont trouvé de la terre à disposition grâce à un proche chantier.
Les hirondelles et les martinets sont des animateurs de premier plan de nos étés. Qu’ils continuent à venir nombreux dans nos contrées !
Pour obtenir des informations supplémentaires sur le travail de Bertrand Posse en Ville de Martigny, des capsules vidéo sont disponibles sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=U86oEpGFZMo
Vous êtes intéressés à poser des nids ou des nichoirs chez vous ? Contactez la Station ornithologique par ce biais à cette adresse : info.vs@vogelwarte.ch
Un martinet noir agrippé à son nichoir.
Une hirondelle de fenêtre nourrissant ses petits.
Cinq nichoirs à martinets sur la Maison de la Congrégration du Grand-Saint-Bernard.
Photos : DR, tania langweiler, nouvel envol
Mélanie Fellay ausculte un aigle royal.
Mélanie Fellay est la présidente de l’association Nouvel Envol et la fondatrice de son Centre de soins. Avec Aurélie Berthod, elles sont désormais coresponsables de l’unique station de soins aux oiseaux sauvages du Valais.
Situé aux Marécottes et partenaire du zoo, le Centre de soins accueille environ 600 individus par année. Ils sont blessés, malades ou trop jeunes pour survivre seuls dans la nature. L’association a deux missions principales : soigner, réadapter et rendre à la nature ces oiseaux, ainsi que sensibiliser le public. Les blessures sont en effet la plupart du temps liées à l’activité humaine et peuvent parfois être évitées.
En moyenne, cinquante personnes sont actives au sein de l’association durant l’année. Certaines le sont sur le terrain avec les oiseaux, d’autres le sont au contact du public ou remplissent des tâches administratives. C’est pendant l’été que l’association a le plus besoin de bras. A la station de soins, le rythme s’intensifie pendant la belle saison. Des jeunes oiseaux et des migrateurs sont alors amenés en nombre. Des hirondelles et des martinets terminent d’ailleurs chaque année leur croissance à Nouvel Envol avant de s’envoler pour le Sud. Ces migrateurs, souvent tombés du nid, ont droit à une seconde chance.
Les bénévoles ont des profils et des parcours de vie très variés. Des jeunes dès 16 ans sont guidés par leur passion ou viennent dans le cadre d’un stage pour leurs études. Des actifs s’investissent lors de leurs jours de congé. Des retraités donnent volontiers un coup de main. Mélanie nous explique qu’ils ont tous attrapés le virus. Ils veulent donner du temps à une cause qui a du sens. L’expérience est enrichissante pour tout le monde.
Les « birdies », c’est le nom des bénévoles, témoignent régulièrement que, lorsqu’ils s’occupent des oiseaux, les tracas de la vie disparaissent et que cela leur fait beaucoup de bien. Quand Mélanie soigne ses pensionnaires ailés, c’est comme si elle entrait dans une bulle douce et que plus rien d’autre n’existait. Les oiseaux ressentent ce calme intérieur et le stress diminue aussi de leur côté.
Le Centre de soins fêtera cet automne ses 5 ans ! Pour continuer à remplir efficacement ses missions, Nouvel Envol est toujours à la recherche de bénévoles et de donateurs. Voici les conditions pour devenir bénévole : avoir 16 ans, être calme et respectueux du monde vivant y compris des collègues ! Un respect strict des règles est demandé car il s’agit d’un véritable hôpital pour les oiseaux. Nouvel Envol cherche aussi des personnes motivées pour effectuer des tâches plus créatives ou encore administratives.
De jeunes hirondelles de fenêtre attendent leur casse-croûte.
Un jeune martinet noir manipulé avec délicatesse.
Une partie des bénévoles.
* Le titre est repris du livre de la Genèse : Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » (Gn 1, 22)
Parfait vit actuellement dans la maison mère des Spiritains à Paris. Il suit des cours de théologie chez les Jésuites. Il évoque les souvenirs de son séjour en Suisse.
Par Parfait Yandi Sambieni | Photos : DR
Mon séjour en Suisse a été riche d’expériences diverses. J’ai pu y poursuivre ma formation dans une autre culture selon la règle de vie spiritaine. J’ai été chanceux d’être accueilli à Vouvry par trois confrères très sympathiques. Le Père Innocent, curé de la paroisse, et son vicaire Joseph furent des atouts au niveau de mon insertion pastorale et de mon discernement. Quant à Patrice, Supérieur de la province de Suisse, il fut un guide pour découvrir la culture suisse à travers le jardinage et les randonnées en montagne.
J’ai eu du plaisir à rencontrer les familles et à connaître les réalités vécues par chacune d’elle. J’ai aussi pu partager mes réflexions lors des messes, conseiller les servants de messe, animer les ateliers du parcours catéchétique… et manger de la raclette ! Grâce au parcours Alpha, j’ai mieux compris la profondeur de la foi de certains paroissiens. Les apéritifs après la messe ont provoqué de belles rencontres et furent des moments de détente et d’enrichissement mutuel autour d’un verre fraternel. Les Théo-camps et les moments vécus avec les scouts m’ont familiarisé avec les jeunes et leurs parents. Toutes ces expériences m’ont rendu plus efficace dans la pastorale.
Le missionnaire est appelé à vivre en plusieurs lieux. Il y a un an, je suis parti à Fribourg au séminaire de Givisiez pour suivre les cours de théologie à l’université. Je me suis fait plein d’amis avec lesquels j’ai eu des discussions passionnantes. Les échanges réguliers avec mon directeur spirituel Jean-Claude Pariat, comme tous les cours que j’ai suivi ont enrichi mes connaissances et consolidé ma foi. Je regrette beaucoup de n’avoir pas pu terminer la théologie à Fribourg avec des professeurs appréciés et aussi d’avoir abandonné mes camarades à mi-chemin.
Cet été, j’ai eu la chance de participer aux JMJ au Portugal. J’étais dans un groupe de Valaisans de Sierre et environs. Nous avons été accueillis la première semaine dans des familles portugaises du diocèse de Braga. J’ai découvert les différences entre les cultures valaisannes et portugaises ! Les JMJ sont un flot de rencontres, une suite de moments inoubliables. Ce que j’ai vécu là-bas est inexplicable : il faut le vivre pour le comprendre. Ce fut une occasion unique de me ressourcer spirituellement ! Je compte bien revivre encore cette expérience exceptionnelle !
Je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai vécu avec vous dans le Haut-Lac ! Merci à mes confrères, au Père Innocent qui m’a aidé à grandir, à l’équipe d’animation pastorale, aux secrétaires Stéphanie et Astrid, à Christophe qui me fut d’une grande aide et enfin à Dieu pour cette aventure magique !
Le surnaturel fascine. La magie, le monde parallèle caché, l’intuitif, l’irrationnel, sont cultivés comme des possibilités d’élargissement de la conscience, par un contact avec l’invisible. Dans nos sociétés dites rationnelles qui ont évacué la foi chrétienne, l’ésotérisme, l’astrologie, la divination, la voyance, le chamanisme, le secret des guérisseurs… répandent allégrement leur soufre.
Par Olivier Taramarcaz | Photo : DR
Générations aveuglées – Nous vivons dans une génération familiarisée avec l’occultisme, qui ne s’offusque ni ne s’indigne devant la vague de l’ésotérisme. Le paranormal imprègne toutes les sphères de la société. Dans le même temps, la foi chrétienne est mise à la marge, discréditée. Comme des papillons se brûlent les ailes en s’approchant de lumières nocturnes, bien des contemporains sans discernement spirituel se perdent en se tournant vers des promesses obscures. Les spiritualités occultes se multiplient : entrer en contact avec un défunt, invoquer des divinités anciennes… Les spiritualités ésotériques proposent de se connecter à l’énergie vitale, de se relier à la lumière intérieure, au Soi. […]
Malédiction à portée de main – Guérisseurs, faiseurs de secret, magnétiseurs, médiums, exercent un pouvoir spirituel réel. Ce pouvoir ne vient pas d’eux. Ils indiquent eux-mêmes avoir reçu une formule « secrète » de la part d’un autre guérisseur, ou un « pouvoir », lors d’un contact avec une personne décédée (spiritisme). Ils disent agir au service du bien. Belle pirouette ! Quelle est la source de leur pouvoir, de leur prétendu don ? Pourquoi leur « prière » doit-elle rester secrète ? A quelle force font appel ces acteurs de l’ombre ? Les guérisseurs se gardent le plus souvent de dire que leur invocation est adressée à une puissance céleste occulte (ange déchu ou démon). Si une brûlure disparaît après avoir consulté, ou appelé par téléphone un faiseur de secret, comme cela se pratique impunément dans nombre d’hôpitaux, c’est bien le résultat de la manifestation d’une force invisible entrée en action à la demande du guérisseur. Quelle est cette puissance ? Donner allégeance au secret, du fait que c’est efficace, relève de la plus grande naïveté et crédulité.
Mordre à l’hameçon – Le guérisseur (médium ou chaman) fait office de canal de transmission, de médiateur entre les forces du monde invisible animé par des esprits de démons, et le monde des humains. Se confier à cet univers, c’est signer un chèque en blanc, un accord caché avec une puissance occulte, lui donnant un droit d’action sur sa vie. C’est en quelque sorte remettre les clés et le volant de son être intérieur à une puissance spirituelle inconnue. Après avoir mordu à l’hameçon, le poisson ne décide plus de son chemin. Ce n’est pas un jeu. La santé physique, psychique, relationnelle, spirituelle en sera altérée, sans que la personne en comprenne la raison, qui reste cachée. La brûlure, la douleur, ont disparu, bientôt remplacées par des troubles diffus, des inquiétudes, des angoisses. S’ouvrir au monde des puissances occultes amène, à court ou moyen terme, à subir les effets indésirables du germe de la mort.
La Bible ouvre les yeux – Guérisseurs et magnétiseurs ne servent pas Dieu, comme ils le prétendent parfois. […] La Bible est le seul Livre qui dénonce les pratiques occultes, les considérant comme une prostitution spirituelle, soit une relation avec des démons : « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ne vous adressez ni à des médiums ni à des devins ; ne les consultez pas, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lv 19, 31)
Se tourner vers le Ressuscité – S’il y a un risque réel à s’approcher des médiateurs de l’ombre, il n’y a aucun risque à s’approcher de Jésus, dont les paroles sont limpides : « J’ai parlé ouvertement devant tout le monde. […] Je n’ai rien dit dans le secret. » (Jn 18, 20) « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. » (Jn 7, 38) La réponse à notre quête de sens se trouve en Jésus seul : « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres, mais qu’il ait la lumière de la vie. » (Jn 12, 46) Jésus est venu libérer, pardonner, guérir, renouveler, restaurer, relever toute personne qui se tourne humblement vers lui : « C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui […]. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. » (Is 53, 4)
* Olivier Taramarcaz, Quête de sens. Esotérisme : l’envers du décor, Atelier Art & Foi, Chemin-Dessus, 2023.
Qu’on ne trouve chez toi personne qui exerce la divination, l’astrologie, […] personne qui consulte les médiums, les voyants, ou interroge les morts. Car le Seigneur a en abomination ceux qui se livrent à de telles pratiques. (Dt 18, 10-12)
Depuis le 2 octobre dernier, le Père Innocent Baba Abagoami occupe officiellement sa nouvelle fonction de provincial de la congrégation des spiritains de Suisse, à Fribourg. Le Père Patrice Gasser, qui a occupé cette place pendant trois ans, est désormais curé du secteur Haut-Lac.
Le Père Innocen, provincial des spiritains de Suisse.
Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot
Le chapitre s’est tenu en juin dernier à La Pelouse sur Bex, dans la communauté des Sœurs de Saint-Maurice. Le Père Innocent a été élu provincial pour les quatre prochaines années.
Père Innocent, parlez-nous de cette nouvelle responsabilité de provincial que vous avez acceptée après avoir été curé du secteur Haut-Lac pendant trois ans. J’ai été ordonné prêtre en 2007 et à partir de là je n’ai jamais refusé un poste. Tout ce qui m’a été accordé comme responsabilité, je l’ai toujours accepté. Par exemple après avoir quitté l’Egypte où j’ai étudié, j’étais destiné à l’enseignement au Ghana, mais là ma congrégation m’a demandé d’aller au Bénin pour la pastorale ; j’ai été bouleversé mais j’ai accepté et finalement j’ai trouvé le bonheur là-bas. L’enseignement et le travail en paroisse sont des activités parallèles, qui présentent de nombreux points communs, ce qui m’a plu.
Je viens dans ma mission de provincial avec un esprit, une confiance, une force de faire avancer les choses. Et je ne suis pas seul : avec quatre autres personnes nous formons un conseil et c’est ensemble que nous allons diriger la province des spiritains en Suisse. Le chapitre nous a déjà donné l’orientation, là où nous devons aller.
Vous avez quitté le Haut-Lac ; quel regard portez-vous sur cette étape de votre vie ? Ces six dernières années passées sur le Haut-Lac ont été merveilleuses, excellentes ! J’y ai rencontré de très belles personnes, qui m’ont aidé à m’intégrer dans chacune des paroisses du secteur. Je me suis senti chez moi, dans chaque église et chapelle, en plaine et à la montagne, parmi des paroissiens fraternels.
Dans la vie je vois toujours le côté positif. Lorsque je rencontre des défis ou peut-être des difficultés, j’essaie de les transformer pour mon bien et celui de ceux qui m’entourent. Je sais que là où j’irai, je trouverai d’autres belles personnes. Tout dépend de soi en réalité. Je trouverai des personnes que Dieu a placé là et qui m’attendent. J’ai déjà préparé mon esprit à les rencontrer.
Le Père Patrice Gasser, curé du secteur Haut-Lac.
Père Patrice, après trois ans de provincialat et de ministère sur le secteur d’Aigle, quelles sont vos impressions en retrouvant le Haut-Lac où vous avez déjà été curé ?
Je vous réponds dans l’esprit du synode… je suis heureux de retrouver les chorales et les baptisés du Haut-Lac et de travailler avec les différents agents pastoraux. Comme je vivais à Vouvry j’ai pu croiser des enfants, des adultes et des retraités lors de différentes célébrations sur le secteur. En fait, je n’ai pas l’impression de vous avoir quittés…
Par contre, en visitant mes confrères à Genève, à Marly et dans nos communautés de retraités, il me semble que j’ai mieux pris conscience de combien nos vies sont précieuses, belles et fragiles. Il y a des personnes et des familles magnifiques partout, et c’est un plaisir de voir des vivants qui se posent des questions et veulent se mettre en marche. Mais il y a aussi des personnes compliquées avec des relations difficiles. C’est tout ce monde que le Seigneur veut surprendre comme il l’a fait pour ses apôtres lorsqu’il a voulu leur laver les pieds.
Je vois mon rôle comme celui qui nous rappelle que nous sommes aimés et servis par ce Seigneur à genoux qui est le maître de la mission…
Au départ, il y a un vide à combler parce qu’un corps disparait. Guère étonnant dès lors que chaque élément qui en rappelle l’existence physique prenne une place capitale parmi les premiers disciples.
Et puis, à partir du IVe siècle et le voyage de la mère de Constantin en Terre Sainte, ce fut la prolifération. D’une liste innombrable de reliques, je retiens je ne sais combien de prépuces du Christ, les cadeaux que lui ont faits les rois mages, ses dents de lait et des fragments de la croix assez nombreux pour en faire une forêt ! Plus fort que la multiplication des pains !
Les reliques n’existent pas que chez les chrétiens. L’Islam a les siennes (on a volé le poil de la barbe de Mahomet), le bouddhisme aussi (Siddharta ne devait pas avoir un très bon dentiste).
Quel rôle accorder au culte des reliques : pensée magique archaïque ou ligne directe avec le divin ? Celle qui en parle le mieux, c’est « M », interprétée par Judi Dench, alors qu’elle s’adresse à 007 dans Goldeneye : « M. Bond, vous êtes un dinosaure sexiste et misogyne, une relique de la Guerre Froide. » N’empêche ! A la fin, c’est vers lui qu’elle se tourne pour sauver le monde.
Le hasard d’une recherche sur internet m’a amenée sur le site de la « Maison bleu ciel », un centre spirituel à Genève. J’y ai découvert Les histoires du dedans : une série de méditations guidées à partir des Evangiles. Cette manière d’aborder le texte m’a vraiment plu. Je vous partage ici les éclairages du pasteur Nils Phildius qui anime ces méditations.
Le pasteur Nils Phildius.
Par Françoise Besson Photos : maisonbleuciel.ch
Dans Les histoires du dedans, les récits bibliques sont lus comme une évocation d’un processus intérieur, d’où ce nom qui nous invite à un chemin d’ouverture de la conscience. Cela demande une disponibilité et une totale attention à ce qui se passe au-dedans de soi. Cette lecture en groupe, encadrée par deux temps de silence, de méditation, d’intériorisation, ouvre sur un temps de partage où chacun apporte ses interprétations et ses découvertes intérieures qui enrichissent ainsi le groupe.
Une lecture non duelle de la Bible – La non-dualité est d’abord une expérience : l’ouverture du cœur et du regard à un espace qui contient toute chose. C’est l’expérience de la « non-séparation ». Nous ne sommes pas séparés d’un Tout indivisible, au-delà du temps et de l’espace : c’est là notre véritable nature. C’est l’expérience de voir la réalité dans sa globalité, sans séparation entre nous, entre le ciel et la terre, entre le visible et l’invisible, entre le sacré et le profane. Tout est un parce que tout est fondé sur l’UN de l’amour, de cet amour qui vient de l’au-delà de nous.
Une lecture symbolique – Les textes bibliques peuvent être lus à un niveau symbolique. Un symbole est un élément qui nous renvoie à une autre réalité, comme si on mettait deux choses ensemble (en grec « symbolon », mettre ensemble), par exemple un objet concret, un drapeau, qui renvoie à une réalité abstraite, la nation. L’idée est donc d’entrer dans le texte biblique en se disant que chaque mot ou chaque phrase évoque une réalité symbolique au-delà de la première compréhension du mot. Nils Phildius précise que cette manière d’entrer en dialogue intérieur à partir d’un texte n’est qu’une manière parmi d’autres de lire un texte biblique. Ça peut-être celle qui nous convient aujourd’hui, en ce moment de notre vie, ou pas…
Aller au-dedans – « Comme pour les autres propositions de la Maison bleu ciel, Les histoires du dedans sont en quelque sorte l’aboutissement d’une évolution personnelle et de ma pratique d’animation d’ateliers spirituels, explique le pasteur Phildius. A certains moments (de crise) de ma vie, je me suis tourné vers des personnes qui pratiquaient des spiritualités très ouvertes, hors de toute institution religieuse. Ainsi la non-dualité est un terme qui vient de l’hindouisme, mais pour moi, il parle aussi des Evangiles. Par exemple dans l’Evangile de Jean : « Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en Toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que Tu m’as envoyé. » (Jn 17, 11) Ce passage parle de l’unité qui nous permet de dépasser nos divisions intérieures, nos jugements. Jésus nous invite à l’expérience de l’unification intérieure, continue Nils Phildius. Sur un plan plus psychologique, j’ai été marqué par la découverte du « dialogue intérieur ». * Cette approche invite à considérer, à l’intérieur de nous, les différentes voix qui s’expriment dans des discours différents, voire opposés ou conflictuels. Il s’agit dès lors de faire dialoguer ces voix et de cheminer ainsi vers une unité intérieure, une harmonie. Je me sers aussi de cette approche dans mes accompagnements. C’est ainsi que j’ai commencé à appliquer aux textes bibliques cette manière de faire, chaque personnage du texte étant considéré comme une voix, une voix à l’intérieur de soi… »
Merci à Nils Phildius pour ce partage et cette ouverture à une autre manière de puiser dans ces textes qui fondent notre foi. Nous pouvons y trouver de quoi nourrir notre vie spirituelle et entretenir le désir de cheminer ensemble.
* Pratique psychothérapeutique développée par Hal et Sidra Stone
La Maison bleu ciel ?
La « Maison bleu ciel » est un espace de spiritualité, situé au Grand-Lancy, ouvert à toute personne en recherche spirituelle. La Maison se définit comme un rassemblement de personnes qui cheminent ensemble et qui partagent des démarches d’approfondissement spirituel, dans la joie de l’échange. Elle n’a aucun but lucratif. Ce projet novateur a été développé et porté par l’Eglise protestante de Genève.
Je recommande de commencer par la première méditation – L’aveugle de naissance – car Nils Phildius pose très clairement les bases de cette lecture particulière du texte. Il est aussi possible de la suivre en ligne un mercredi soir par mois. Un des textes prévus dans la liturgie du dimanche suivant est partagé.
Une précision : par souci de confidentialité, les commentaires des personnes présentes ne sont pas mis en ligne. Un conseil : prenez des notes sur vos découvertes et résonances intérieures…
Les reliques posent de nombreuses questions. Certains n’y croient pas du tout, mettant notamment en cause leur authenticité, alors que d’autres parcourent des kilomètres pour pouvoir en vénérer. Au-delà de la découverte des beaux reliquaires de Suisse, nous pouvons nous demander ce que sont les reliques et si elles sont réellement nécessaires à notre foi.
Tableau-reliquaire de la Vraie Croix.
Par Amandine Beffa Photos : Jean-Claude Gadmer, cath.ch/Pierre Pistoletti, DR
Samedi 6 mai 2023, le monde a les yeux tournés sur Londres. La croix de couronnement qui accompagne la procession du roi Charles III contient des fragments de la Vraie Croix offerts par le Pape. Le saint chrême utilisé pour l’onction vient de Jérusalem. L’huile a été pressée à partir des arbres du Jardin des Oliviers, puis bénie dans l’église du Saint-Sépulcre. La fiole est une réplique de celle qui aurait été offerte par la Vierge Marie à saint Thomas Becket.
Ces informations, qui peuvent sembler banales au lecteur non averti, nous parlent en réalité de reliques. Dans l’histoire, celles-ci ont souvent joué un rôle important dans les couronnements et les événements diplomatiques.
Imiter le sacrifice du Christ
La Lettre sur la Passion de Polycarpe (IIe siècle) est la première mention historique de la pratique de rassembler les restes d’un martyr en un endroit où l’on pourra venir célébrer l’anniversaire de sa mort. Le Dies Natalis – la mort étant comprise comme la naissance à la vie éternelle – devient l’occasion de prières et de banquets funéraires anticipant le banquet céleste. Progressivement, on célèbre l’Eucharistie pour rappeler que les martyrs ont imité le sacrifice du Christ. Par sa mort, le martyr est identifié au Christ. Le tombeau des martyrs est un lieu de médiation entre ciel et terre.
Ainsi que l’exprime saint Basile de Césarée, « celui qui touche les os d’un martyr participe à la sainteté et à la grâce qui y résident ».
Si dans un premier temps, la dévotion ne se concentre que sur les martyrs, elle s’ouvre dès le IVe siècle aux chrétiens non martyrs dont la vie est considérée comme exemplaire.
Une force secrète
Saint Jean Chrysostome écrit : « Voulez-vous goûter d’inexprimables délices, venez au tombeau des martyrs, prosternez-vous humblement devant leurs sacrés ossements, baisez dévotement la châsse qui les renferme […] vous ressentirez les effets de leur puissante intercession auprès de Dieu […] après la puissance de la parole, les tombeaux des saints sont ce qu’il y a de plus propre à nous exciter à l’imitation de leurs vertus. Lorsqu’on s’en approche, on se sent saisi d’une force secrète. La vue de la châsse fait impression sur le cœur, on est ému comme si celui qui est là étendu, intercédait pour nous en notre présence. Pénétré d’une joie mystérieuse, on se retire, changé en un autre homme. C’est pour cette raison que Dieu nous a laissé les restes des saints. » (Lib. cont. gent.)
Au Moyen Age, les reliques marquent le prestige d’un lieu. Toute abbaye ou église qui se respecte possède des reliques.
C’est l’espoir d’un miracle qui met en route les foules. La démarche peut être individuelle : besoin de guérison, désir d’enfant, peur du démon ou de malheurs divers. Il arrive aussi que la demande soit collective : épidémie, protection contre une invasion ou besoin d’une victoire militaire, influence sur la météo pour les récoltes…
Certitudes secouées
Si nous avons peut-être l’impression de plus maîtriser notre environnement et de moins avoir besoin de miracles, la pandémie de Coronavirus a quelque peu secoué nos certitudes. Ainsi, au printemps 2020, l’évêque de Limoges a proposé une ostension extraordinaire des reliques de saint Martial. En effet, en 944, alors qu’une épidémie dévastatrice faisait de nombreuses victimes dans le Limousin, les reliques du saint avaient permis d’y mettre un terme.
L’afflux de nombreux pèlerins implique de gérer des foules dans des églises qui n’ont pas été conçues à cet effet. Les sanctuaires sont rebâtis et les déambulatoires sont développés pour permettre la circulation autour des reliques qui étaient alors déposées dans le chœur.
Les pèlerinages sont de grandes sources de revenus. Plus la relique est prestigieuse, plus elle attire les foules et plus les gains sont nombreux.
Les conséquences sont malheureusement évidentes : dès le Haut Moyen Age, on observe le développement d’un commerce dans le but de répondre aux besoins. Ainsi que le formule Françoise Biotti-Mache, les reliques sont indispensables, « pour la plus grande gloire de Dieu et pour leur prestige personnel ». (Biotti-Mache, p. 126)
Reliques improbables
Nous avons la trace de reliques improbables comme la brindille du buisson ardent, la nappe des noces de Cana ou les pantoufles de saint Joseph (Biotti-Mache, p. 128). Il y a aujourd’hui assez de « reliques de la croix du Christ » pour en former plusieurs…
Au XVIe siècle, les catacombes sont redécouvertes à Rome. On considère alors que si un corps est dans les catacombes et qu’il y a un « m » à côté, il s’agit d’un martyr. Ces corps sont parfois ramenés en Suisse de manière plus ou moins légale par les Gardes suisses. Certains couvents, comme celui de Montorge, dans le canton de Fribourg, sont spécialisés dans la préparation des corps.
Se pose alors la délicate question de l’authenticité. Dans le cas des saints et bienheureux décédés récemment, tout repose sur le certificat délivré par le postulateur de la cause. Mais, dans les cas plus anciens…
Nous pouvons dater les reliques, mais dans bien des cas, il nous est impossible d’en attester l’authenticité. Ainsi, nous pouvons certifier que les corps prélevés dans les catacombes au XVIe siècle sont bien ceux de personnes ayant vécu au temps des persécutions. Mais il nous est impossible de dire s’il s’agit de chrétiens (des juifs et des païens étaient aussi ensevelis dans les catacombes) et de martyrs.
Nous laisser toucher
Qu’est-ce à dire ? Faut-il renoncer totalement aux reliques ? Lorsque j’étais guide à Notre-Dame de Paris et que je présentais le reliquaire de la Couronne d’épines aux visiteurs, je leur expliquais que nous avons des récits qui nous permettent de suivre la trace de la Couronne d’épines dès le Ve siècle. Que nous n’avons certes aucune assurance sur ce qui s’est passé entre la Passion et le Ve siècle. Mais que nous savons que depuis, des générations de croyants ont prié et confié ce qui les habitait. Si au-delà d’un certain stade, reconnaître l’authenticité d’une relique est du domaine de la foi, nous pouvons nous laisser toucher par ce qu’elles ont suscité.
Panorama des reliques en Suisse romande
Entièrement restaurée en 2021, la châsse de saint Maurice date de plus de 800 ans et est un extraordinaire travail d’orfèvrerie. Le culte des reliques du saint a récemment été inscrit sur la liste des traditions vivantes de Suisse.
Les reliques de saint Ursanne sont conservées dans un sarcophage qui aurait été ouvert pour la dernière fois en 1507. Seule une de ses côtes aurait été prélevée. Elle est conservée dans un buste reliquaire en argent datant du XVIe siècle.
A Siviriez, le reliquaire de sainte Marguerite Bays est beaucoup plus récent. Il est l’œuvre de Jean-Pierre Demierre et a demandé deux ans de travail.
Longtemps conservées dans un gisant au collège Saint-Michel de Fribourg, les reliques de saint Pierre Canisius ont été translatées à la cathédrale de la ville en 2021.
Le reliquaire de sainte Marguerite Bays est l’œuvre de Jean-Pierre Demierre.
C’est une superbe journée d’été qui a été l’écrin, le 3 septembre dernier, de la joyeuse fête paroissiale organisée par le Conseil de communauté Ville-Bourg. Vous avez été nombreux, dès le matin, à venir déguster des tartines et du café. Beaucoup font mémoire du temps lumineux du témoignage des jeunes des JMJ animé par le groupe Essen’ciel. La journée s’est poursuivie, l’église comble par l’eucharistie au cœur de laquelle le chanoine Gilles Roduit a installé notre nouveau curé Simon ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont déployé leurs talents pour que la journée soit aussi belle et notamment les bénévoles et les jeunes de la paroisses, les personnes qui nous ont régalés, le groupe folklorique portugais, le clown Gabidou et l’accordéoniste Léon Sarrasin.
Les tartines multicolores qui mettent du cœur au ventre dès le matin.
Le groupe Essen’ciel qui a enjoué l’assemblée.
Aurélie Darbellay, responsable des servant-es de messe a témoigné, avec d’autres jeunes, de ce qu’elle avait vécu aux JMJ de Lisbonne.
La procession d’entrée emmenée par la Bonne Nouvelle portée haut !
Marcel Comby remettant les clés de l’église à Simon, nouveau curé.
Le parvis rempli de convives.
Le groupe folklorique portugais C.C.P.R. invite à la danse !
Le clown Gabidou emmène son public dans l’aventure actualisée de saint Bernard.
L’accordéoniste bovernion Léon Sarrasin égaye la fin de cette belle journée.
Théodule ? C’est le nom du premier évêque de notre diocèse mais c’est aussi le nom d’un parcours de formation en Eglise proposé par le diocèse de Sion.
Par Vanessa Gonzalez et Nathalie Martenet Photo : Vanessa Gonzalez
Durant trois ans, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez auront l’occasion de vivre une formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pratique, qui leur offrira une base solide pour vivre leur engagement bénévole dans le secteur du Haut-Lac. Elles vont se plonger dans la Bible, découvrir les trésors de la liturgie et de la prière, s’interroger sur le cœur de la foi, acquérir des outils d’animation ou de communication.
Vanessa, parle-nous de toi, de tes engagements sur le secteur et tes attentes futures. Je suis engagée dans le parcours de communion, l’équipe des servants de messe et l’animation de groupes de jeunes, ainsi que comme lectrice, choriste et membre du Cocom à Vionnaz.
En entendant parler les « deux Stéphanie » de leur formation Théodule, j’ai senti qu’il était temps pour moi de retourner sur les bancs d’école pour continuer à remplir ma valise de croyante avec plus de connaissances et d’outils. Je voulais solidifier ma foi pour pouvoir mieux la transmettre. Passionnée de l’étude des textes bibliques, je suis profondément convaincue que si l’on veut nourrir notre foi, il faut la comprendre à travers la Parole.
Un de mes objectifs pendant cette formation, soutenue par l’équipe pastorale du Haut-lac, serait de mettre sur pied des soirées pour adultes de réflexion sur des thèmes de société à la lumière de notre foi, d’animer des formations théologiques d’une manière ludique style Théo Café et de renforcer la visibilité de la paroisse dans la société civile.
Nathalie, quel est ton parcours, tes engagements et tes projets futurs ? Engagée au sein du conseil de communauté de la paroisse de Vionnaz depuis deux ans, j’ai eu la joie de participer activement à l’organisation d’événements divers et variés, dans le but de rendre notre communauté toujours plus vivante : messe des amoureux, nuit d’adoration, Fête-Dieu, fête patronale du 15 août, feu de l’Avent.
Mais je pense aussi, et cela me tient particulièrement à cœur, que notre Eglise doit sortir de son église pour aller à la rencontre de la population en faisant partie intégrante du village, notamment par sa présence lors de manifestations comme la fête au village ou le marché de Noël.
Quand la question de suivre la formation Théodule m’a été posée, elle m’est apparue comme une suite logique à mon parcours. Je n’ai donc pas hésité longtemps !
Ce parcours va me permettre d’acquérir de meilleures connaissances des Ecritures et de la liturgie. Elle va également m’apporter plus d’aisance dans l’animation de groupes d’enfants et d’adultes.
Pour le stage pratique de cette première année de formation, la création et la mise en route d’un nouveau parcours de préparation au baptême destiné aux jeunes parents m’enthousiasme beaucoup. En effet, cette première marche n’est, pour le moment, pas proposée dans notre secteur paroissial.
A plus long terme, le projet de faire (re)naître un groupe de visiteurs aux malades dans notre secteur me porte et me paraît également essentiel.
L’année de formation commence à peine et nous avons déjà pu profiter d’intervenants et de contenus très enrichissants. C’est de bon augure pour la suite que je me réjouis de découvrir !
RÉVEILLEZ VOTRE FOI !
En participant à l’un des cours donnés dans le cadre du parcours Théodule
Vous souhaitez profiter d’une soirée de cours pour approfondir votre foi ? Désormais, il est possible de vous inscrire pour un cours ponctuel donné dans le cadre du parcours de formation Théodule en cliquant sur le lien: https://www.catesion.com/theodule/inscription-auditeur/. Plusieurs soirées sont ainsi ouvertes à toutes personnes intéressées. Bible, spiritualité et prière, liturgie, Jésus et les femmes… de nombreuses thématiques vous sont proposées. Pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Les inscriptions sont possibles tout au long de l’année.
Le prix d’inscription est de Fr. 20.– par soirée de cours.
« Il restera de toi ce que tu as donné au lieu de le garder dans tes coffres rouillés. Il restera de toi ce que tu as semé, que tu as partagé aux mendiants du bonheur. Ce que tu as donné, en d’autres fleurira. Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera. Ce que tu as semé, en d’autres germera. »
Ce chant des funérailles nous rappelle à juste titre quel est le sens des reliques (reliquia, en latin) : ce qui demeure de la personne décédée, après son départ, physiquement et spirituellement ; ce qui atteste sa présence historique parmi nous et nous invite à la fidélité envers son message et son existence ; ce qui reste de son œuvre et demande à être poursuivi. Dans le cas de certains saints, ce sont les ossements ou des objets qui nous convient à la mémoire.
Vers la fin du livre des Actes des apôtres (20, 17-38), Paul laisse aux anciens d’Ephèse – les « responsables », presbuteroi en grec, ce qui donne « prêtres » en français – un discours d’adieux poignant, où il les presse à la vigilance et à la générosité, à son exemple.
Il veut mener à bonne fin sa course et son témoignage envers l’Evangile de la grâce, ainsi qu’il l’a fait lui-même dans l’humilité et les larmes. Il ne s’est jamais dérobé à l’annonce du dessein de Dieu en faveur de la communauté qu’il avait fondée.
Il demande aux guides de l’Eglise de demeurer ses gardiens, au nom du sang du Christ, quand bien même de faux prophètes risquent de les soumettre à la tentation. Il confie tous les fidèles à la Parole de l’Esprit qui bâtit l’édifice du Corps du Christ et leur procure l’héritage du Père.
Sa principale consigne : venir en aide aux faibles et aux petits, parce qu’« il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (20,35). Quelle « relique », quelle perle que cette parole ! Alors tous éclatent en sanglots, parce qu’ils savent qu’ils ne verront plus son visage. Mais ils conservent dans leur cœur la pépite que l’apôtre leur laisse.
Par Sylviane Vanderlinden (adapté par Pascal Tornay) Photo : DR
Vendredi 28 juillet dernier, je découvre, avec la responsable de Martigny, Mme Christiane Torrione, l’association Les Tables du Rhône, une œuvre à but non lucratif qui récolte les surplus alimentaires dans les commerces pour les distribuer ensuite aux personnes en situation de précarité. « Lutter contre le gaspillage alimentaire tout en aidant les gens dans la précarité. C’est la mission défendue par Les Tables du Rhône depuis 11 ans », lance Christiane.
En ce moment un nombre important d’Ukrainiennes se présente à l’accueil de la salle du Verger de la paroisse protestante de Martigny qui est transformée, chaque vendredi après-midi, en centre de distribution alimentaire. Des personnes bénévoles préparent la distribution du jour : produits laitiers, œufs, fruits, légumes, viande, pain, boissons… « Nous avons beaucoup de tomates aujourd’hui », explique l’une d’elles. « Nous sommes 18, plus quelques remplaçantes et fonctionnons à 9, à quinzaine. Nous avons la chance d’avoir l’aide de M. Léonard Gianadda qui contribue à l’achat de produits et nous permet d’offrir davantage de produits frais aux personnes. »
Pour un franc symbolique, et munies de leur carte de bénéficiaires (donnée par l’Aide sociale), les personnes défilent avec leurs sacs pour s’approvisionner. « C’est la première fois que je viens. Ce n’est pas facile, mais ça aide beaucoup ! », s’exclame une femme à la jeune bénévole qui contrôle les cartes et qui la rassure aussitôt, avec un peu d’humour.
L’association possède six camionnettes frigorifiques qui font le tour des magasins et récoltent, chaque jour, les denrées invendues. Une belle histoire de solidarité !
Forum alimentaire du Valais romand
Sous l’égide du Service diocésain de la Diaconie, un Forum regroupant plus d’une dizaine d’organisations actives dans l’aide alimentaire a vu le jour. Il a pour but de fédérer les énergies de ces acteurs et de permettre un travail commun, notamment en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. On note la présence des Tables du Rhône et des Cartons du Cœur du District de Martigny entre autre associations partenaires.
Pour la messe festive de la Saint-Michel, le dimanche 1er octobre, la salle Tauredunum des Evouettes a été aménagée et fleurie. Derrière l’autel, entre les fleurs de tournesol, notre Saint Patron peint en couleurs vives sur une tenture par Elisabeth Borgeaud, veille sur l’assemblée.
Le Père Joseph entouré du Père Innocent, du Père John et d’Arnaud préside la messe. Le Chœur liturgique, dirigé au piano par Antoine Oberholzer rehausse la liturgie par ses chants bien rythmés, tandis que la fanfare, l’Echo du Grammont, ponctue l’office par sa musique calme et recueillie.
C’est l’occasion pour les paroissiens d’accueillir les futurs communiants entourés de leurs familles et de l’équipe responsable du parcours. Chacun reçoit une croix pour marquer le début de cette nouvelle aventure avec Jésus. Dès le début de la messe, deux mamans animatrices de l’Eveil à la foi réunissent les jeunes enfants pour un atelier. Plus tard, ils rejoignent l’assemblée tout joyeux avec une main gravée dans la pâte à sel en lien avec une histoire de la Bible. A la fin de la cérémonie, le Père Innocent, la voix chargée d’émotion, fait ses adieux à ses paroissiens tout aussi émus. Il vivra désormais à Fribourg, mais promet de revenir de temps à autre retrouver ses amis du Haut-Lac. Michel, le sacristain, redit combien ce départ le touche.
Après le partage d’un apéro offert par la Commune, on se retrouve autour d’une spaghetti-party avec ses délicieuses sauces maison. Notre nouveau curé Patrice Gasser apporte son aide aux habituels tenanciers du bar. Organisation ad hoc comme d’habitude par Pierre Curdy, Stéphanie Gonzalez Lema et l’équipe des bénévoles : un franc succès et un beau moment de partage !
« La confirmation du chemin que nos Eglises ont parcouru en se rapprochant les unes des autres. » Voilà en substance comment François explique le don de reliques de saint Pierre à son homologue Bartholomée, patriarche de Constantinople et primus inter pares de l’orthodoxie byzantine. Paul VI et Athenagoras, leurs prédecesseurs et pionniers dans le dialogue entre les deux Eglises, s’étaient offert des œuvres d’art.
Avec des reliques, on passe – pardonnez l’expression ! – à la vitesse supérieure…
Et la réponse du patriarche est explicite : « [Ce don] est une nouvelle pierre milliare, un pas crucial » vers l’unité des Eglises.
Quelques règles de gestion
Le 16 décembre 2017, l’alors Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la cause des saints a publié une instruction sur l’authenticité et la conservation des reliques qui explicite notamment la confection de reliques et leurs exhibitions (processions, voyages-pèlerinages, etc.). Commerce et (re)vente des reliques sont absolument interdits, comme il se doit (on apprend de son histoire !) (art. 25) et les scientifiques que sont les anatomopathologues, médecins légistes et experts sont sollicités pour les aspects pratiques.
Reliques religieuses, mais pas que…
Mais il y a aussi des « reliques profanes », que sont par exemple les trois fragments du Parthénon restitués à la Grèce en mars 2023 après avoir été exposés dans les Musées du Vatican pendant plus de deux siècles. « Un geste d’amitié et de solidarité avec le peuple grec », a expliqué l’envoyé.
Le dernier Pape à fournir des reliques est bien évidemment Jean-Paul II : une mèche de ses cheveux se trouve à l’église Saint-Etienne de Lausanne depuis 2016, où se rassemble la communauté polonaise. Leur authenticité ne tient-elle pourtant pas qu’à un fil ?
Samedi 23 septembre 2023, jour de fête patronale à Bovernier : c’est avec joie que la communauté a accueilli son nouveau curé : une célébration riche en émotions, surtout lorsque l’abbé Charles Aka, doyen du Secteur de Sion, a remis les insignes de sa nouvelle juridiction ecclésiastique au chanoine Joseph Yang. Nous avons partagé ensuite un moment convivial lors d’un apéro dînatoire.
Vionnaz, fenêtre de l’Avent 18h-20h, occasion de rencontrer des gens hors église.
Mardi 5 décembre
Bouveret, chapelle protestante, 18h-22h, soirée sur la vie œcuménique du secteur avec repas soupe, pain, fromage, ouverte aux intéressés.
Mercredi 6 décembre
Rencontre avec les membres des quatre conseils de communauté.
Jeudi 7 décembre
Rencontre au home Riond-Vert avec les aînés, messe au home à 16h30, puis rencontre avec les conseils de gestion et les autorités de nos communes.
Vendredi 8 décembre Immaculée Conception
Eglise du Bouveret, 18h30, messe de l’Immaculée Conception avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Port-Valais.
Samedi 9 décembre
Eglise de Revereulaz, 10h, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Revereulaz. Vouvry après-midi (horaires à préciser) : rencontre formation et échange pour tous les âges avec notre évêque et Pierre-Yves Maillard. Eglise de Vionnaz, 17h30, messe KT avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vionnaz.
Dimanche 10 décembre
Eglise de Vouvry, 19h30, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vouvry et Miex.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche.
Par l’abbé Paul Martone | Photo : kath.ch
Nous tous, sommes bouleversés par les récits d’abus et d’agressions commis par des agents pastoraux qui ont ainsi trahi tout ce qui était sacré pour eux. Ils ont ainsi blessé physiquement et moralement de nombreuses personnes, et parfois même les ont détruites. Nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour rendre justice aux victimes et prévenir les abus sexuels à l’avenir.
Ces graves scandales ont pour conséquence de jeter une ombre de suspicion sur tous les prêtres, voire sur l’Eglise en tant que telle. N’oublions cependant pas que l’Eglise n’est pas simplement une vieille institution, mais qu’en elle agit le Christ vivant et ressuscité. Notre espoir et notre joie sont là où le Christ vit.
C’est ce lien que nous devons remettre au centre. La solution ne se trouve pas dans une modification des structures, la suppression de l’obligation du célibat et l’introduction du sacerdoce féminin. Chacun et chacune d’entre nous, pas seulement les ecclésiastiques, mais tous les chrétiens et chrétiennes doivent entreprendre un véritable chemin de purification et de conversion, vers le Christ crucifié. Cette question est au cœur de l’Evangile. Si l’Eglise perdait de son prestige et de son influence, nous ne devrions pas le regretter, car nous correspondrions peut-être mieux ainsi au plan de Dieu pour elle.
Mais malgré tout, l’Eglise reste notre mère. Karl Rahner la décrit avec justesse : « L’Eglise est une vieille femme avec beaucoup de rides et de ridules. Mais elle est ma mère. Et on ne frappe pas une mère. »
Chacun de nous est invité à aimer, à ressentir et à penser avec cette Mère-Eglise : « Non seulement l’Eglise du passé, ni l’Eglise qui n’existe pas encore, mais l’Eglise concrète et présente, dont les rides et les taches doivent être effacées, même par notre humble aide. » (Jean-Paul II pendant sa visite à Sion en 1984)
La première étape pourrait être : sans vouloir minimiser ce qui s’est passé, retrouver le courage de parler de ce que cette mère nous a fait de bien, et de dire pourquoi nous l’aimons malgré tout.
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