Le surnaturel fascine. La magie, le monde parallèle caché, l’intuitif, l’irrationnel, sont cultivés comme des possibilités d’élargissement de la conscience, par un contact avec l’invisible. Dans nos sociétés dites rationnelles qui ont évacué la foi chrétienne, l’ésotérisme, l’astrologie, la divination, la voyance, le chamanisme, le secret des guérisseurs… répandent allégrement leur soufre.
Par Olivier Taramarcaz | Photo : DR
Générations aveuglées – Nous vivons dans une génération familiarisée avec l’occultisme, qui ne s’offusque ni ne s’indigne devant la vague de l’ésotérisme. Le paranormal imprègne toutes les sphères de la société. Dans le même temps, la foi chrétienne est mise à la marge, discréditée. Comme des papillons se brûlent les ailes en s’approchant de lumières nocturnes, bien des contemporains sans discernement spirituel se perdent en se tournant vers des promesses obscures. Les spiritualités occultes se multiplient : entrer en contact avec un défunt, invoquer des divinités anciennes… Les spiritualités ésotériques proposent de se connecter à l’énergie vitale, de se relier à la lumière intérieure, au Soi. […]
Malédiction à portée de main – Guérisseurs, faiseurs de secret, magnétiseurs, médiums, exercent un pouvoir spirituel réel. Ce pouvoir ne vient pas d’eux. Ils indiquent eux-mêmes avoir reçu une formule « secrète » de la part d’un autre guérisseur, ou un « pouvoir », lors d’un contact avec une personne décédée (spiritisme). Ils disent agir au service du bien. Belle pirouette ! Quelle est la source de leur pouvoir, de leur prétendu don ? Pourquoi leur « prière » doit-elle rester secrète ? A quelle force font appel ces acteurs de l’ombre ? Les guérisseurs se gardent le plus souvent de dire que leur invocation est adressée à une puissance céleste occulte (ange déchu ou démon). Si une brûlure disparaît après avoir consulté, ou appelé par téléphone un faiseur de secret, comme cela se pratique impunément dans nombre d’hôpitaux, c’est bien le résultat de la manifestation d’une force invisible entrée en action à la demande du guérisseur. Quelle est cette puissance ? Donner allégeance au secret, du fait que c’est efficace, relève de la plus grande naïveté et crédulité.
Mordre à l’hameçon – Le guérisseur (médium ou chaman) fait office de canal de transmission, de médiateur entre les forces du monde invisible animé par des esprits de démons, et le monde des humains. Se confier à cet univers, c’est signer un chèque en blanc, un accord caché avec une puissance occulte, lui donnant un droit d’action sur sa vie. C’est en quelque sorte remettre les clés et le volant de son être intérieur à une puissance spirituelle inconnue. Après avoir mordu à l’hameçon, le poisson ne décide plus de son chemin. Ce n’est pas un jeu. La santé physique, psychique, relationnelle, spirituelle en sera altérée, sans que la personne en comprenne la raison, qui reste cachée. La brûlure, la douleur, ont disparu, bientôt remplacées par des troubles diffus, des inquiétudes, des angoisses. S’ouvrir au monde des puissances occultes amène, à court ou moyen terme, à subir les effets indésirables du germe de la mort.
La Bible ouvre les yeux – Guérisseurs et magnétiseurs ne servent pas Dieu, comme ils le prétendent parfois. […] La Bible est le seul Livre qui dénonce les pratiques occultes, les considérant comme une prostitution spirituelle, soit une relation avec des démons : « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ne vous adressez ni à des médiums ni à des devins ; ne les consultez pas, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lv 19, 31)
Se tourner vers le Ressuscité – S’il y a un risque réel à s’approcher des médiateurs de l’ombre, il n’y a aucun risque à s’approcher de Jésus, dont les paroles sont limpides : « J’ai parlé ouvertement devant tout le monde. […] Je n’ai rien dit dans le secret. » (Jn 18, 20) « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. » (Jn 7, 38) La réponse à notre quête de sens se trouve en Jésus seul : « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres, mais qu’il ait la lumière de la vie. » (Jn 12, 46) Jésus est venu libérer, pardonner, guérir, renouveler, restaurer, relever toute personne qui se tourne humblement vers lui : « C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui […]. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. » (Is 53, 4)
* Olivier Taramarcaz, Quête de sens. Esotérisme : l’envers du décor, Atelier Art & Foi, Chemin-Dessus, 2023.

























