Le reflet du ciel sur la terre

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

PAR OLIVIER TARAMARCAZ / WWW.ARTETFOI.CH | PHOTO : DR

Ce que j’observe en montagne est simple : il y a toujours le reflet du ciel sur la terre. Alors j’apprends à regarder. Mon temps porte l’empreinte de l’infini. Je comprends ma vie quand je marche dans cet infini. J’associe la marche à un texte, à une graphie, une poésie en mouvement. La poésie de la marche, voilà un bon indicateur de chemin à emprunter. Je vis ma vie comme un poème. En montagne, je vis dans le temps rassemblé, mon temps de la terre greffé au temps du ciel. Cela pose la question de savoir où est le centre de gravité dans ma vie. Jésus m’invite à un pas intérieur avec lui. Je désire le laisser respirer en moi. En définitive, mon premier souci est de ne pas échapper à la vie réelle, manifestée dans le Livre de la Vie, la Bible. La Parole de Dieu me décentre de moi-même, pour me centrer sur ce qui me dépasse, qui me déplace intérieurement vers ce qui est éternel. La Parole du Livre m’ouvre à ce qui ne passe pas. Alors, je désire me laisse éclairer par la lumière de l’Eternel, l’éternelle lumière. En méditant les paroles de l’Evangile, je prends le pouls de ma vie intérieure. Je m’accorde au « La » de la vie. La Parole du Livre de la Vie fait la netteté dans mon cœur, m’éclaire sur l’état de mon âme. Elle est la boussole indispensable à chacun de mes choix. Elle dirige mes comportements. Elle est le mètre étalon me permettant de me situer sur cette terre. Aussi, je prie : « Notre Père, que ta volonté soit faite dans ma vie comme au ciel. »

La première rose en souvenir de lui

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

Il y a plus de vingt ans, j’ai accompagné un de mes oncles dans ses derniers jours parmi nous. Il m’en reste un souvenir lumineux et une expérience forte que je vous partage ici.

PAR DOMINIQUE PERRAUDIN | PHOTOS : PIXABAY

Ce matin à la messe, pendant le Credo, une grande joie a ébranlé tout mon être. Un bonheur intérieur que l’on ne saurait expliquer a enflammé mon esprit. Une petite voix susurrait : « Dominique ne te reproche pas ta distraction. Laisse plutôt ton âme rester l’enfant que tu désires être lorsque que tu pries. » La paix envahissait mon âme. Tout à coup, m’est revenu à la pensée, le visage d’un oncle que nous avions hébergé, mon épouse et moi, durant les cinq derniers mois de sa vie.

Il y a de cela plus de vingt ans, un matin, notre oncle arrive chez nous en larmes avec son vélomoteur. Il annonce : « Marie, mon épouse est décédée. » Mon épouse et moi l’avons alors réconforté. Je lui ai dit que, s’il le voulait, je m’occuperais de toutes les formalités. Comme il vivait seul, nous lui avons proposé de prendre pension chez nous quelque temps. Ce qu’il accepta.

Peu de temps après, il me dit : « Dominique, j’ai un cancer. » Durant toute une année, la maladie n’a pas évolué. Il prenait son souper à la maison. Nos enfants étaient heureux de le recevoir. Un soir, après le repas, il me murmura : « Dominique je dois entrer à l’hôpital. » Je regardai mon épouse et, d’un commun accord, nous l’avons accueilli chez nous. Il souffrait beaucoup. Il ne se plaignait jamais. Les infirmières lui prodiguaient quelques soins et, en plaisantant avec elles, il les remerciait chaleureusement.

Non, ce n’était pas une « grenouille de bénitier », mais un dimanche il me dit : « On devrait aller à la messe. » Mon épouse l’aida à se mettre sur son trente et un. Ce que nous ignorions, c’est que ce dimanche-là était un dimanche où avait lieu la fête de la confirmation et l’église était bondée ! Pas une place assise. Il souffrait beaucoup et de la sueur perlait sur son front. Je m’approchais et lui dit : « Viens oncle, on reviendra un autre jour à la messe. » Il me fit des gros yeux et
me rétorqua : « Jésus a certainement plus souffert que moi, donc on reste jusqu’à la fin. »

La souffrance le minait, mais, avec force, il résistait à cette maladie qui le dévorait. Souvent, il m’expliquait sa vie de charpentier et me parlait en patois en disant : « Tous les matins, la caisse à outils sur le dos, à pied du Châble à Verbier, je me rendais au travail pour sept heures. » Il aimait m’expliquer également comment, à l’époque, le bois traversait la frontière en contrebande. En effet, le bois était précieux pour le chauffage l’hiver « Le garde forestier surveillait les contrevenants. Il fallait agir avec ruse », confirmait-il.

Peu temps avant de décéder, il fit un souhait peu banal : il me fit promettre d’apporter sur sa tombe au cimetière la première rose d’un plan qu’il nous avait donné et qui refleurissait chaque année. Je tins ma promesse et chaque année, j’emmenais cette première rose dans un petit pot.

Tout ce que cet oncle a apporté à nos enfants et à notre couple a été un exemple de vie. Un jour, nous voyant un peu tendus, il me dit les larmes aux yeux : « Je crois
que je veux aller à l’hôpital. » A mon
tour je lui fis les gros yeux et lui dit : « Jamais ! » Alors, un petit sourire égaya son visage.

Il s’en est allé un matin comme il était venu, en paix, presqu’avec le sourire. De ma vie, jamais je n’ai vu un homme aussi fier d’avoir accepté tout ce que la vie lui a donné, avec autant de paix, de joie et d’amour. Tout cela dans la souffrance. J’ai ainsi compris que la sainteté n’est pas souvent le fruit d’actions spectaculaires, mais surtout d’un amour humble qui ne s’exprime pas nécessairement au grand jour, mais au fond du cœur et en toute simplicité. Merci mon oncle.

Le Vestiaire paroissial de Martigny : pour toi et pour moi !

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

Le Vestiaire paroissial est une affaire de famille ! Marie-Noëlle Farquet(-Duay), 57 ans, en est la responsable depuis 15 ans. Alors que je me rends sur les lieux un bel après-midi pour la rencontrer, j’entre et croise toute une cohorte de personnes farfouillant dans les rayons à la chasse à la bonne affaire… Après la fermeture, c’est autour d’un café que se poursuit la rencontre avec Marie-Noëlle et « ses assistantes »…

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCAL TORNAY | PHOTOS : DR

Marie-Noëlle, comment est né le Vestiaire paroissial ?

Vous en sauriez davantage si vous interrogiez le chanoine Jean-Michel Girard (actuel prévôt), car, avec les Sœurs de Sainte-Jeanne-Antide, c’est lui qui est à l’origine du projet.

Comment vous êtes-vous engagée dans le projet ?

Un beau jour, il y a 18 ans, je suis passée au Vestiaire comme cliente. J’étais intéressée par une activité qui me permette de sortir de la maison et de me changer les idées ! J’ai demandé à Sœur Marie-Marcelle, la responsable à l’époque (Sœurs de Sainte-Jeanne-Antide), si elle avait besoin de bénévoles. Elle a répondu que oui et c’est ainsi que j’ai commencé petit à petit. Il y a trois ans, la Sœur a dû rejoindre une autre communauté et, après toutes ces années d’engagement, elle m’a laissé les clés…

Aujourd’hui, quelles sont les motivations profondes qui vous tiennent à cœur ?

Ma principale motivation, c’est l’entraide ! Devenue maman très jeune, j’ai toujours préféré les vêtements et le matériel de seconde main. Pouvoir donner un coup de main aux autres est très gratifiant. Les rencontres et les contacts avec des personnes d’horizons très divers me plaisent beaucoup. Enfin, le fait de pouvoir sensibiliser les gens au principe « zéro déchet », valoriser les vêtements que personne n’utilise sont des dimensions auxquelles je tiens tout autant. Ce sont toutes ces valeurs qui me poussent à continuer et à faire connaître le Vestiaire paroissial.

Quels articles vendez-vous le plus ?

Les dames sont notre principal public. Les vêtements pour elles sont donc les plus demandés. Le linge de maison et les chaussures viennent ensuite. En revanche, les peluches pour les enfants ne trouvent pas souvent preneur, tout comme les livres… que nous avons décidé d’offrir. J’ajoute que, deux fois par an – été et hiver –, nous procédons à un déstockage. Durant une période, tout est à Fr. 2.–, puis nous liquidons tous les articles pour les remplacer par un tout nouvel assortiment.

Vous arrive-t-il de refuser des articles offerts ?

Nous avons régulièrement à faire à des arrivages d’articles en mauvais état : sales, tachés, troués ou trop usés. L’introduction de la « taxe au sac » n’a pas arrangé les choses. Certains, ne voulant pas payer l’évacuation de leurs objets, nous les amènent. J’aime rappeler que nous ne sommes pas une déchetterie ! Jetez ou recyclez donc les articles que vous n’aimeriez pas vous-mêmes acheter. Aidez-nous en nous offrant des articles propres et en bon état, car le travail de tri prend un temps considérable.

Les articles que nous ne proposons pas à la vente sont livrés au Centre régional travail et orientation (CRTO) à Monthey. Il s’agit d’un organisme de réinsertion professionnelle qui s’occupe du recyclage.

Quels contacts entretenez-vous avec vos client.es ?

Dans l’immense majorité des cas, les contacts sont très cordiaux et se passent à merveille. Je connais une grande partie de notre fidèle clientèle depuis plusieurs années.

Mais les contacts peuvent aussi être ambigus. J’ai régulièrement à faire à du vol et cela me met très mal à l’aise. J’ai beau expliquer que le Vestiaire est une œuvre caritative, mais, malgré les prix bas et le fait qu’il m’arrive régulièrement de donner certains articles gratuitement, certaines personnes ne parviennent pas à maîtriser leurs désirs.

Il faut aussi « me battre » pour tenir bon face aux élans de négociations de certaines personnes. Pour les gens de certains pays, marchander fait partie de la culture. Pour nous Européens, ce n’est pas toujours simple à gérer. Le fait que les articles n’aient pas un prix fixe affiché renforce ce phénomène. Le prix d’un article peut varier suivant les marques, l’état, etc. Des jeunes viennent aussi régulièrement car ils sont intéressés par les articles de style « vintage ». Certains sont très recherchés…

Que faites-vous de vos recettes ?

L’argent récolté sert à l’entraide. Nos recettes sont intégralement reversées au prieuré qui les redistribue à d’autres personnes en situation de précarité. Cela représente entre Fr. 5’000.– et 10’000.– par an (les recettes ont diminué durant la pandémie !).

Quels sont les principaux défis à relever actuellement ?

Ce qui me tient le plus à cœur serait que le public comprenne que le Vestiaire paroissial est une boutique de seconde main comme une autre. Le préjugé est tenace selon lequel le Vestiaire serait seulement à disposition des personnes en situation de précarité… Pas du tout ! Toute personne y est la bienvenue. C’est pourquoi, j’ai créé une page Facebook qui permet de mettre en lien le Vestiaire paroissial avec d’autres catégories de personnes.

Le Vestiaire en bref…

Quoi ? – Le Vestiaire paroissial est une boutique de 2e main. Vous y trouverez également des bijoux, des livres, des peluches, des sacs, des articles de literie, de la vaisselle, etc. Une vraie mine d’or !

Pour quel public ? – Tout un chacun, sans aucune distinction, est le bienvenu !

Où ? – En plein cœur de Martigny, à deux minutes de la Place centrale, dans l’enceinte de la Maison du Saint-Bernard (Rue de l’Hôtel de Ville 18b).

Quand ? – Ouvert le premier et le dernier mardi de chaque mois de 13h à 16h.

D’où vient la marchandise ? – Tous les articles qui se trouvent dans notre boutique ont été offerts. Chacun peut déposer ou emmener ce dont il ne se sert plus et les offrir, pour autant que les objets offerts soient propres et en bon état. Notez que le Vestiaire paroissial n’est pas une déchetterie ! Devant l’Eglise un conteneur à vêtements est à votre disposition. Déposez-y vos affaires.

Quels prix ? – Les prix des articles ne sont pas affichés. Ils varient entre Fr. 2.– et Fr. 30.–. Ceci dépend de l’état de l’article et s’il s’agit d’un objet pour un adulte ou un enfant. Par exemple, vous trouverez des pantalons ou chemises pour adultes à Fr. 5.– environ. Des bodys ou robes bébés entre Fr. 1.– et Fr. 3.–.

Des employés ? – Toutes les personnes qui y travaillent sont des bénévoles.

L’équipe du Vestiaire paroissial se réjouit de vous y rencontrer.

Les servants de messe du canton en rallye dans les rues du vieux Fribourg

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Saint-Protais (FR), septembre 2021

Quelque 300 servant-e-s de messe, venus de tout le canton, ont convergé le 12 juin 2021, vers Fribourg pour une grande journée de rallye dans les églises et les rues de la Basse-Ville. L’ambiance était au beau fixe pour cette journée estivale, achevée par la célébration de la messe dans les jardins de la commanderie de Saint-Jean.

PAR CATH.CH/MP | PHOTO : CHRISTINE ANDREY

« D’habitude on ne se rencontre pas au-delà de la paroisse, note Adélaïde, de Belfaux. Là j’ai pu rencontrer plein de copains ». Pour Fabiana c’était une journée cool : « On a beaucoup marché, on s’est amusé.
On a appris plein de trucs et on était avec Jésus. »

La malle au trésor

Arrivés à la Commanderie de Saint-Jean, après leur périple dans les églises et autour des fontaines de la cité médiévale, les enfants découvrent une malle. Une fois libéré de ses cadenas et de ses chaînes, le coffre au
trésor, dont il a fallu ramener la clef, livre son contenu. Il est plein de petites boîtes en carton en forme de cœur. Une pour chacun.

Dieu a-t-il besoin de nous?

« Dieu a-t-il besoin de nous ? » interroge Mgr Morerod, lors de la messe de ce rassemblement. Oui, pour parler de lui ! Jésus aime tout le monde, mais les gens ne le savent pas toujours. Osons le leur dire. Si un camarade te demande ce que tu as fait dimanche, tu peux lui répondre j’ai servi la messe, c’était super. »

Beau succès pour une première

Gérard Dévaud, responsable de la journée, se félicite de ce succès pour une première. A refaire ? Sans doute mais plutôt tous les deux ou trois ans.

Echos de la fête des ordinations

Etre la sœur de Simon et Valentin

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), septembre 2021

PHOTOS : LAURENCE BUCHARD ET GÉRARD RAYMOND
PAR NADINE BENDER

Si les émotions des ordinations elles-mêmes sont indescriptibles, belles et fortes, plus intenses furent pour moi les premières messes du lendemain : est-ce vraiment mon petit frère Valentin à la place du curé de ma paroisse de Saillon que je voyais tous les dimanches de mon enfance ? Est-ce bien mon petit frère Simon qui prêche à l’hospice du Grand-Saint-Bernard ?

Quelques souvenirs me reviennent alors.

Lorsque Valentin nous annonce son choix de devenir prêtre, mû par des réflexions intérieures et silencieuses, la surprise est au rendez-vous. Mais c’est pour moi une évidence. Puis Simon nous fait part de son appel à entrer au Grand-Saint-Bernard, plus attendu depuis son cheminement à la garde suisse, mais tout autant évident pour moi.

Des inquiétudes de grande sœur ont évidemment suivi : le choix de l’un ne va-t-il pas éclipser celui de l’autre, très similaire, alors que leurs vocations sont différentes ? Nous avons presque le même âge : n’est-ce pas trop jeune pour un tel choix ? Tant de questions assez vite balayées par une grande confiance en Celui qui les appelait et grâce à leur grande joie.

De petits frères, ils étaient déjà devenus mes amis à l’adolescence. Avec leur Oui, ils sont devenus mes « grands frères » dans la foi. Merci, simplement.

PAR ÈVE-MARIE FAHRNI

Si vous me demandez comment j’ai vécu les ordinations de mes deux « petits » frères Simon et Valentin, je dirais que ce dimanche-là a été une des journées les plus exceptionnelles de ma vie.

Mes deux frères sont devenus prêtres. VRAIMENT ! Même s’ils se préparaient depuis de longues années à le devenir, c’est pendant la messe d’ordination, à ce moment unique et précis que cela s’est réalisé, VRAIMENT ! Les paroles de mon fils de 5 ans, après que Simon et Valentin ont revêtu la chasuble, le montrent : « Maintenant c’est vraiment des prêtres, ça se voit ! »

Les mots me manquent pour exprimer les émotions ressenties pendant la célébration, mais aussi toute la journée, la veille et le lendemain. Les deux moments forts ont été pour moi le chant d’invocation à l’Esprit Saint et la litanie des Saints. J’ai senti très fort la puissance et la présence de Dieu. Je n’ai pu retenir les larmes qui se sont mises à couler sur mes joues… Et ce n’étaient ni les premières, ni les dernières de la journée ! La chorale et les musiciens nous ont offert des chants d’une qualité incroyable et ont ainsi porté nos prières durant toute la célébration. MERCI à eux !

MERCI mon Dieu pour les grandes grâces dont tu nous as comblés ce jour-là (météo idéale, règles sanitaires allégées, etc.).

MERCI aux organisateurs (Marc-André en particulier).

MERCI Simon, MERCI Valentin !

Question de liberté…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

Depuis quelques mois, il est souvent question de liberté et de droits : droit de disposer de sa liberté de choix (vaccination, port du masque, par exemple), de sa santé, de son corps, de s’exprimer… En ce moment, les débats vont bon train. En tout cas, ce ne sont pas le droit et la liberté de s’exprimer sur n’importe quel ton qui font défaut… Qu’en penser ?

PAR VALÉRIE PIANTA | PHOTOS : PIXABAY

Ces crises de colère concernant la liberté sont interpellantes… Certains vont jusqu’à parler de dictature, de décisions liberticides ! Mais qu’est-ce qu’une dictature ? Que sont des décisions liberticides ? Mesure-t-on la portée de ces mots jetés à tort et à travers ?

Lorsque j’étais adolescente, lorsqu’on parlait de dictature à l’école, en groupe ou autour de la table familiale, il s’agissait clairement des pays de l’Europe de l’Est ou d’Amérique latine sous l’emprise de régimes politiques marqués par la terreur ou le totalitarisme. Ou encore l’Afrique du Sud sous le joug de l’apartheid, et d’autres Etats encore, dans lesquels l’intégrité physique et mentale de la personne ainsi que sa dignité, étaient quotidiennement bafouées, massacrées.

En 1983, j’ai traversé le Rideau de Fer. J’ai vu les miradors et les mitraillettes nous surveiller de très près lors de notre entrée en Tchécoslovaquie, ainsi que toute la surveillance dont nous avons fait l’objet en Pologne durant notre séjour. Je me rappelle les longues files d’attente pour obtenir une bouteille de lait, une miche de pain, et autres denrées alimentaires de base.

J’ai vu, dans un mortel silence, le camp d’Auschwitz : des barbelés, le mur où étaient mitraillés certains déportés, les fours crématoires, les chambres à gaz, les effets personnels de tous les déportés qui ont souffert l’enfer dans ce lieu, le crochet de pendaison. J’ai vu les traces de la liberté mutilée et je ne pourrai pas l’oublier. Nous en étions sidérés.

Excusez cette macabre énumération, mais c’est pour mieux la mettre en écho avec toutes ces manifestations de crise concernant la soi-disant mise à mal de notre liberté, parce qu’on nous oblige à porter un masque, à continuer à respecter les gestes barrières, etc. Comble de tout : on serait confronté à une incitation liberticide à nous faire vacciner !

Mais de quelle liberté est-il question ?

Une liberté individuelle, qui évoque une liberté égoïste, qui
s’attache au bien-être, au bien-vivre strictement personnel… Etre libre de faire ce que l’on veut, comme on le veut, où on le veut, quand on le veut, avec qui on le veut, sans contrainte, ni limite, sans s’occuper, au fond, de toutes les conséquences que cette attitude peut engendrer. Ce qui tue la liberté, c’est de ne la vouloir que pour soi-même, et à tout prix. Ne dit-on pas justement que « la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence » ? C’est la première chose qui me vient à l’esprit dans cette polémique. La vraie liberté, celle qui se puise à l’intérieur de nous-mêmes, est celle de choisir la responsabilité personnelle et collective, au-delà de nos peurs. C’est la liberté de celle ou celui qui pose un acte citoyen en vue du bien de tous. La liberté est ce qui ouvre la vie pour chacun.

Un progrès à double tranchant

Nous nous vantons des progrès de la science, mais, lorsque ceux-ci concernent directement notre vie personnelle dans l’objectif de lutter contre une situation dangereuse, pourquoi la peur et le refus devraient l’emporter au nom de cette fameuse sacro-sainte liberté qui en fait n’en est pas une, puisque qu’elle va porter atteinte à autrui à un moment ou à un autre.

Le Christ ?

« Qui a accepté de donner librement sa vie, sans qu’on la lui prenne, pour libérer l’homme ? » Jésus. Pourtant sa liberté totale a passé par des mains liées, par la torture et une mort violente ! Quoi de plus liberticide ? Pourtant, Jésus a renoncé librement à sa vie pour qu’elle devienne ferment de libération pour tout homme.

Comme Don Bosco en pleine pandémie

Lorsque je permets aux autres de respirer, de bouger, d’être en sécurité, je « donne la vie » à ma manière. Et « donner la vie », c’est sûrement donner de la liberté, la plus belle liberté, celle qui permet la croissance, le développement, la dignité. « Bons chrétiens et honnêtes citoyens… », c’était dans cet esprit que Don Bosco à Turin envoyait ses jeunes venir en aide aux malades du choléra en leur demandant d’observer strictement des règles d’hygiène. Aujourd’hui, c’est un effort de comportement citoyen et responsable qui est demandé à chacun d’entre nous.

Quel(s) moins pour plus de plus ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), septembre 2021

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTO : DR

(R)entrée… un mot doux aux oreilles des besogneux que nous pouvons être, plus âcre pour les élèves récalcitrants (ma première nièce passe au… Cycle d’orientation !), mais incertain pour beaucoup dans le contexte pandémique…

Non, les choses ne reviendront pas exactement comme avant… pourquoi continuer à espérer ? Vaine tentative car si le monde tourne souvent en rond, la chrétienne / le chrétien que nous sommes ne peuvent aller que de l’avant ! Ce n’est pas un optimisme béat de curé déconnecté 1 qui l’affirme, c’est ma foi en un Dieu présent et actif ici et maintenant !

C’est ma foi en un Christ mort puis ressuscité, en une Eglise au rite tridentin puis romain (merci au pape François pour l’ajustement de cet été 2), en une certaine façon de pratiquer sa foi puis en une autre (faut-il rappeler les modif’ liturgiques depuis plus d’une année ? Qui eût cru que la messe était aussi… réarrangeable ?) qui va s’affiner encore…

Pourtant… mon feeling, c’est que d’aucun.es trépignent d’impatience de reprogrammer les activités pastorales, paroissiales, ecclésiales sur des tabelles peaufinées (on en a eu le temps !) et exhibées comme avant… Pourquoi donc ? Pour quoi ?

Ok, on les a faits, ces JO 2020 en 2021, tout comme les Paralympiques (tristement, on n’en entend pas parler… ç’eût été un tonifiant exemple de moins pour plus pourtant… comme quoi…). Mais sans spectateurs, fallait oser !

Oui, moins pour plus. En Eglise, aussi. Moins de tout ce que nous avions et faisions avant – réunions, comités, sorties, activités polychromiques, publications… – pour plus : plus de présenceS, plus de véritéS, plus de silenceS, plus de soi, plus de Dieu : « Ce n’est pas d’en savoir (d’en faire, d’en vouloir…) beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement », enseigne saint Ignace qui, il y a 500 ans, blessé au siège de Pampelune et puis alité pendant des mois, se voit réduit dans toutes ses ambitions : esthétique, militaire, sociale, économique, spirituelle…

Moins pour plus… que choisissons-nous du coup pour basculer nous aussi dans notre et puis, sereinement ? Les adeptes de la relecture ignatienne savent que relire son passé, c’est pour mieux s’ancrer dans le présent et se rendre disponible pour demain… Alors, quel(s) moins pour plus de plus ?

 

1 Une critique que l’on m’a récemment adressée… et que je partage bien volontiers tellement elle m’a fait rire !

2 Cf. le motu proprio Traditionis custodes
de juillet dernier sur vatican.va !

 

Théâtre et foi

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), septembre-octobre 2021

La Compagnie La Marelle revient cet automne à Nyon et Gland avec un texte de l’écrivain franco-belge Eric-Emmanuel Schmitt, « L’Evangile selon Pilate ». Un spectacle de qualité qui aborde la Résurrection sous un jour qui ne nous est pas familier : le point de vue de Pilate.

COMMUNIQUÉ

Garant de l’ordre romain, imperméable à la « folie juive », détestant ce trou perdu de Judée où on l’a envoyé, et par-dessus tout cette capitale du mensonge qu’est Jérusalem, Pilate s’apprête à passer une Pâque plutôt plan-plan, avec quinze arrestations et trois crucifixions à peine. Sauf que, par la faute d’un rabbin contestataire nommé Jésus, dont tout le monde semble s’être entiché, tout part à vau-l’eau.

Pour sortir de ce guêpier, une solution: retrouver le corps du crucifié mort ou vif afin d’étouffer la rumeur qui en fait déjà un ressuscité. Est-ce Hérode qui a fait le coup ? Joseph d’Arimathie est-il complice de l’escamotage ? Que cache l’association contre nature entre Caïphe et le Sanhédrin ? Claudia, la femme de Pilate, est-elle la mystérieuse quatrième femme au pied de la Croix ? Bref, y a-t-il un « mystère Jésus » ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de la foi.

Une pièce mise en scène par Jean Chollet. Le public rétribue librement les artistes à la sortie.

Représentations

Dimanche 10 octobre à 17h au temple de Nyon

Dimanche 7 novembre à 17h à la salle communale de Gland

Jeux, jeunes et humour – septembre 2021

Par Marie-Claude Follonier

Question d’enfant

Pourquoi mange-t-on de la tarteaux pruneaux au Jeûne fédéral ?
Le 3e dimanche de septembre, la Suisse est en fête. Catholiques et protestants célèbrent le Jeûne fédéral : toute la population est invitée à remercier Dieu pour les bienfaits accordés à notre pays et à prier pour les défis à relever. Autrefois, comme les gens passaient la plus grande partie de la journée à l’église, ils n’avaient pas le temps de cuisiner un vrai repas et grignotaient une tarte préparée la veille à base de pruneaux, fruits qu’on récolte à cette période.

par Pascal Ortelli

Humour

C’est un gars qui est malade et qui va voir son docteur. Alors qu’il patiente dans la salle d’attente, il voit sortir une religieuse de la salle de consultation. Elle a l’air effondrée et hagarde. Lorsque le docteur le fait rentrer, le gars lui demande :

– Je viens de voir sortir une religieuse de chez vous… Elle avait l’air vraiment mal en point. Je n’ai jamais vu quelqu’un avec une si mauvaise mine ! Le doc lui répond : 

– Ah oui ! Je venais de lui dire qu’elle était enceinte. 

– C’est pas vrai ?

– Non, bien sûr que non, elle n’est pas enceinte, mais ça lui a guéri son hoquet !

par Calixte Dubosson

Via Jacobi: Lausanne – Saint-Prex

Texte et photos par Pascal Ortelli

Le mythique chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle traverse la Suisse romande, de Fribourg à Genève. Au-delà des sentiers battus, la Via Jacobi regorge de curiosités. Chaque mois, L’Essentiel prend son bâton de pèlerin et en réalise un tronçon sous forme d’une balade familiale à faire sur la journée. Aujourd’hui, cap sur Saint-Prex, le long du Léman à la découverte d’églises romanes.

Départ depuis la gare de Lausanne, 4h40 aller simple, 19,5 km

1. Depuis la gare CFF, prenez le métro jusqu’à Ouchy. Longez les quais jusqu’à la Maladière.

2. Traversez le parc archéologique pour rejoindre la plage de Vidy. Ne manquez pas d’observer le panneau indicateur, haut lieu symbolique : vous êtes en effet au point de croisement de la Via Jacobi avec la Via Francigena !

3. Empruntez le petit pont sur la Chamberonne pour rejoindre les quartiers résidentiels de Saint-Sulpice. Ne manquez pas de vous désaltérer au restaurant du Débarcadère juste à côté du temple.

4. La suite du chemin en direction de Préverenges, toujours au fil de l’eau, offre de superbes points de vue, entre réserves pour les oiseaux et espaces pour la baignade. Vous traverserez la Venoge, rivière célébrée par le poète vaudois Jean Villard Gilles.

5. A Morges, Cité de la tulipe, ne manquez pas de vous prélasser dans le parc ombragé avant de continuer vers Saint-Prex par le Sentier de la truite.

6. Après Tolochenaz, remontez le Boiron et prenez à gauche le long des voies pour rejoindre le bourg.

Le retour se fait aisément en train. Attention, de nombreux tronçons le long du lac sont interdits aux vélos.

Curiosité

Le temple de Saint-Sulpice, église romane construite au XIe siècle et flanquée d’un prieuré qui dépendait de l’abbaye d’Aulps en Haute-Savoie et de Molesmes.

Coup de cœur

Le bourg de Saint-Prex et la tour de l’horloge, dominés au-dessus par une autre église romane dans laquelle repose le corps de saint Protais ou Prex (640-699), évêque de Lausanne et constructeur de la cathédrale, qui donna son nom à la localité.

En librairie – septembre 2021

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Les entretiens de l’Aube
Georges Haldas

« L’aube, pour moi, ce n’est pas simplement le lever du jour… C’est tout ce qui participe du commencement : l’aube, l’enfance, la graine… C’est un mode d’appréhender le monde, de le surprendre dans sa nouveauté, sa fantastique nouveauté à travers la répétition quotidienne. » Magnifiques entretiens avec l’écrivain Georges Haldas, empreints de fraîcheur et de poésie, qui sont l’occasion d’évoquer le travail d’écriture, la mémoire, la foi, le corps, tout ce qui constitue en somme un être humain sensible.

Labor et Fides

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Vous avez dit Providence ?
Pierre Aguila

« On voit la providence partout ou nulle part ! » Oui, mais alors comment discerner ce qui vient de Dieu et ce en quoi il n’est pour rien ? Comment distinguer les coïncidences fortuites de ces « clins-Dieu » que nous semblons parfois entrevoir ? Et si Dieu intervient dans notre vie, sommes-nous vraiment libres ? Peut-on coopérer à sa volonté sans être des marionnettes soumises à son bon vouloir ? Enfin, comment percevoir l’action de Dieu dans nos vies lorsque nous sommes dans l’épreuve ? Se pourrait-il qu’il nous ait oubliés ? Comment comprendre son silence ? Toutes ces questions, le Père Pierre Aguila les a prises en compte et il nous donne des critères sûrs pour appréhender la providence de Dieu dans notre vie. 

Artège

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Ferme les yeux, ouvre ton cœur
Dominique Pérot-Poussielgue

Voici un merveilleux livre-CD pour faire découvrir aux enfants la méditation chrétienne : celle qui consiste à descendre au fond de son cœur pour y rencontrer Dieu. Douze méditations guidées sont proposées : l’enfant, après s’être plongé dans un moment fort de la vie d’un saint dont l’ambiance est rendue palpable par des bruitages, est invité à intérioriser ce qui l’a marqué puis à prier avec des mots simples. Magnifiquement illustrées et mises en musique, lues par les voix apaisantes de deux comédiens de talent, ces méditations sont un moyen sûr d’initier les enfants à la prière, tout en douceur ! Une contribution bienvenue dans un monde où l’on fait vivre aux enfants des « moments magiques » certainement bénéfiques mais sans cette ouverture à Dieu que permet la prière.

Mame

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Les derniers seront les premiers et vice versa
Adrien Louandre

Adrien Louandre, 25 ans, né dans une famille modeste de militants communistes, raconte son parcours de conversion à l’adolescence, et les années qui ont suivi. Il décrit comment sa foi se construit en conciliant ses engagements pour l’écologie et la justice sociale, le tout sur fond de pardon et de dialogue. Les derniers seront les premiers nous plonge dans ce récit étonnant où s’entremêlent les méditations des grands saints, les réflexions d’économistes et de philosophes.

Première Partie

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Moins pour plus?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), septembre 2021

PAR L’ABBÉ ALEXANDRE BARRAS, CURÉ DE CRANS-MONTANA
ILLUSTRATIONS : KIEFFER

Un matin, j’étais assis au bord de mon lit et je contemplais mon armoire à habits ouverte. Les étagères étaient bien remplies de vêtements. Je pris la décision d’y regarder d’un peu plus près. A ma grande surprise plusieurs éléments ne dataient pas d’aujourd’hui… De plus, la taille de certains éléments ne correspondait plus avec les quelques grammes supplémentaires d’aujourd’hui… Ni une ni deux, armé d’un sac poubelle et d’un sac pour le recyclage me voici paré pour le grand tri. A la fin du labeur, et à mon grand étonnement, je constatais un éclaircissement dans l’armoire. J’avais entassé et gardé tant de choses inutiles ou inutilisables depuis si longtemps. Vint à mon esprit cette réflexion sur la course effrénée à l’achat et au besoin de toujours plus alors que ce grand vide me procurait une joie. D’abord de nettoyer les lieux, mais aussi de faire plaisir en donnant mes habits que je ne mettais plus et qui auront certainement fait des heureux. Aussi parce que se déposséder c’est se libérer d’entraves, qu’elles soient matérielles, humaines ou spirituelles.

Souvent, dans nos vies, nous « entassons » dans nos mémoires des soucis inutiles ou fabriqués, des mauvais souvenirs ressassés voire de vieilles querelles dont on ne sait plus bien qui, quoi, comment mais il ne faut surtout pas les oublier… Le Seigneur nous invite, sans cesse, à nous déposséder de tout ce qui nous empêche de le rencontrer et de rencontrer les autres. En « lâchant » les amarres, nous permettons à Jésus de nous emmener au loin, dans le calme, la paix et la vraie joie. Regardons nos frères et soeurs pauvres, combien ils sont généreux, attentionnés, joyeux. Ils n’ont presque rien mais ils donnent tout. Quel bel exemple de renoncement, certes pas voulu mais vécu avec courage et abnégation.

Rappelons-nous que, lorsque l’heure viendra de partir vers le Père, nous n’emporterons rien de matériel, mais seulement la vérité que nous aurons découverte et l’amour que nous aurons semé, partagé, accueilli.

Alors oui, beaucoup moins pour beaucoup plus !

Des personnes de notre secteur témoignent sur leur vécu durant la période du confinement

Petite escapade à Prabé (sur les hauts de la commune de Savièse) au-dessus d’une mer de brouillard qui plonge le Valais dans l’obscurité.

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), septembre 2021

En lien avec le thème de ce numéro, l’équipe de rédaction a demandé à des personnes de notre secteur de nous partager les points positifs et les enrichissements suscités par le COVID et la situation du confinement.

Riddes 

Propos recueillis par Jean-Christophe Crettenand auprès de Michaël, 39 ans

Force est d’avouer que le COVID ne m’a pas, de manière globale, apporté beaucoup de choses positives ni d’enrichissement. Le seul point positif que je pourrais citer serait le fait que, côté professionnel, on ait mis en place un système de travail par équipe. Ainsi, durant la première vague, je travaillais tous les jours de 6h à 14h ce qui m’a permis de profiter de mes après-midi. La vie associative dans laquelle je trouve énormément de plaisir à m’engager (football, CVAV, …) ayant été mise totalement en berne, j’ai découvert de nouveaux passe-temps tels que la marche ou encore le bricolage.

Distanciation sociale, arrêt des loisirs, méfiance… Je pense que le COVID a brisé beaucoup de choses et beaucoup de gens. Cette pandémie nous montre que l’on n’est jamais totalement à l’abri, tant au niveau social, professionnel, que sanitaire…

Saxon

Par Geneviève Thurre 

Covid plus pour moins 

Qu’est-ce que la période COVID vous a amené de positif ? J’ai posé cette question à plusieurs paroissiens : une jeune, un indépendant engagé en politique, une employée. La réponse est rapide et pour tous, elle dit en substance ceci : du souci, plus d’emm… ! Alors, est-ce qu’au fond, le fait de devoir réduire nos activités nous a fait du bien ? La question choisie par votre magazine paroissial n’est-elle pas naïve, voire hors réalité ? Pour ma part, j’ai été peu impactée par la pandémie. J’ai subi ce que j’appellerai des « tracasseries ». Je suis donc chanceuse. Pourtant, un des seuls points positifs que je retiendrai de cette période, c’est d’avoir trouvé une nouvelle formule pour Noël, qui a fait plaisir à toute la famille. Je pense que le lien social, entretenu à travers ma vie professionnelle et mes activités de loisir, est indispensable à mon bonheur. De même pour ma spiritualité, au demeurant intime, j’ai besoin de la communauté pour la rendre belle, vivante. 

Fully 

Propos recueillis par Alessandra Arlettaz  

Rencontre avec Léonard Dorsaz, quarantenaire marié, père de trois grands enfants, actif dans plusieurs comités

Avant le Covid j’avançais la tête dans le guidon, sans vraiment remettre en question la quantité, le sens et la qualité de mes engagements.

Pendant ce temps de crise sanitaire, la maison est devenue plus qu’un lieu de passage. Cette période m’a permis d’avoir de vrais temps de partage avec mes enfants et leurs amis, de vivifier la vie de famille et de couple, de revenir à l’essentiel. Avec mon épouse, nous avons pu accompagner nos jeunes qui, avec cette pandémie, perdaient leurs repères.

L’engagement musical a lui aussi pris un sens nouveau. Durant le semi-confinement, en famille, nous avons plusieurs fois joué pour nos aînés dans leurs jardins ou dans la cour du home. Aller partager ma passion auprès de personnes qui sont trop souvent délaissées a donné un sens profond à ma passion pour la musique.

Dorénavant, je ne vais pas forcément arrêter mes différentes activités. Cependant, je désire mettre davantage d’énergie et de temps dans celles qui ont du sens, être au service des personnes qui ont besoin, non plus faire des activités juste pour mon plaisir personnel.

Saillon

Propos recueillis par Laurence Buchard 

Rencontre avec Damien 

Quel enrichissement le COVID a-t-il suscité avec le moins d’activité ?

Le COVID a engendré un stop assez brutal de toutes les activités. Pour ma part, la saison de football a été interrompue et la reprise était incertaine. Au début ce fut un peu déconcertant et puis gentiment on s’y habitue. On s’entraîne seul, on passe plus de temps en famille. On s’est retrouvé tout à coup les cinq ensemble à table, ce qui était rare auparavant. Et finalement, on s’est également habitué à cette nouvelle situation et ça n’est pas si mal.

Quel côté positif gardez-vous de cette situation particulière ?

Le positif est qu’on relativise beaucoup plus qu’auparavant. Le fait de voir plus la famille était aussi bien. On a partagé beaucoup de moments ensemble. Je garderai donc avant tout cet aspect-là de cette crise.

Qu’est-ce qui a été changé pour une vie meilleure ?

Je ne vais rien changer de spécial mais j’aurais peut-être pris conscience de l’importance du temps passé en famille et aussi celui passé avec les amis car on n’a pas pu se voir beaucoup durant cette période. Dorénavant, je tâcherai à garder du temps pour eux.

Quelle redécouverte ?

J’ai redécouvert un peu de calme. Avant la crise, j’étais tout le temps à 100%, à faire mille choses par-ci par-là. Avec la crise, je suis resté à la maison et ai pu faire d’autres activités, prendre plus de temps pour moi et ma famille. 

Leytron 

Texte par Véronique Denis 

Ce que je retiens du confinement

Je me revois encore devant mon ordinateur, en train d’écouter la conférence de presse du Conseil fédéral. Le ton grave et solennel des conseillers fédéraux restera longtemps gravé dans ma mémoire. 

Ensuite, après avoir contacté les enfants et les parents de la confirmation qui devaient se rencontrer le lendemain, je me suis dit que j’allais avoir du temps pour moi : marche en plein air, mise en ordre de la maison, du bureau, lecture, détente… 

Je me suis rendu compte que ce temps offert gratuitement était une chance pour faire le point sur ma vie, mes engagements. Au lieu de courir de rendez-vous en rendez-vous, j’avais le temps pour réfléchir, me poser et poser un regard neuf sur les événements qui se déroulaient, en toute tranquillité. 

Les relations sociales en direct ont été coupées. Mais au niveau de l’équipe pastorale, nous avons su réagir : nous sommes devenus des « pros des vidéos-conférences, des messages WhatsApp » avec les enfants et parents de la catéchèse : autant de moyens qui ont permis de rester en contact, au-delà des distances et des interdictions en tout genre. Mais rien ne remplace les rencontres en « présentiel ». 

En conclusion, je dirais que ce temps du COVID m’a fait découvrir l’importance du temps. Mais je dois bien admettre que le rythme de la vie a tendance à s’accélérer. Il m’est difficile de ne pas me laisser entraîner dans le flot des activités qui s’enchaînent au quotidien. Mais le souvenir du COVID me titille toujours et m’invite à me poser et à prendre le temps pour la rencontre toute simple avec ma famille, mes amis… et avec Dieu ! 

La différence, un cadeau

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), septembre-octobre 2021

PAR AUDREY BOUSSAT
PHOTOS : DARREN IRWIN, PIXABAY

Le mois de septembre et la rentrée sont synonymes d’un remue-ménage généralisé dans la société. C’est souvent à cette période de l’année que de nouvelles têtes font irruption dans nos vies. Avec un peu de chance, nous aurons des affinités et des points communs avec ces inconnus qui ne le seront bientôt plus. Avec plus de chance toutefois, nous découvrirons des gens diamétralement opposés à nous, avec lesquels nous n’aurons guère ou pas d’atomes crochus.

Pour moi, côtoyer la différence est un cadeau et une chance de travailler sur soi afin de s’ouvrir encore plus au prochain. Accueillir ceux qui nous ressemblent ou avec qui le contact passe facilement ne relève pas de l’exploit. C’est au contraire dans les dissemblances qu’il est plus difficile d’accepter autrui dans son entièreté. D’accepter de découvrir l’enfant de Dieu qu’il est.

Pour cela, il faut déconstruire nos idées préconçues et avancer vers l’autre avec un regard pur. C’est un face à face entre deux êtres égaux avec des goûts, des opinions, des qualités et des défauts qui leur sont propres.

Vaccinés contre le coronavirus ou pas. Athées ou croyants. Engagés politiquement à droite ou à gauche. Omnivores ou végans. Les raisons de construire des murs, de nous isoler dans des cercles fermés avec des gens qui nous ressemblent sont nombreuses, mais trop souvent absurdes. En cédant à cette tentation, nous passons à côté de personnes magnifiques et du message fondamental d’amour réciproque du Christ. Le Seigneur nous a tous voulus tels que nous sommes sur cette terre. Et Il aime chacun d’un amour infini.

Dès aujourd’hui, nous pouvons célébrer à l’échelle individuelle la diversité de ce monde en cessant, par exemple, de juger ce qui nous est étranger. A la place, montrons-nous curieux et ouverts à ce que nous ne connaissons que trop peu. En nous confrontant à d’autres manières de faire et à de nouveaux points de vue, nous grandissons, nous faisons de belles rencontres et surtout, nous découvrons la richesse et la beauté du monde que Dieu a créé.

Visages de notre UP

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Saint-Protais (FR), septembre 2021

Par Lucienne Broillet-Page
Photos : lbp

1. Présentez-vous en quelques mots…
Maya : Maya Heimoz, étudiante au collège de Gambach en 4e année, option biologie-chimie.

2. Quel est votre engagement sur notre Unité pastorale ?
Maya : Je me suis engagée en tant que lectrice à la messe du dimanche à Rossens, après avoir été servante de messe depuis ma première communion.

3. Qu’est-ce qui vous a motivée à accepter cette tâche dans votre paroisse ?
Maya : Ma famille est bien engagée dans la paroisse, maman est sacristine, pour moi c’était logique de continuer mon service d’une autre façon après les servants de messe. De la même façon, ça permet de faire quelque chose durant la messe, on est plus motivé à y aller. 
On peut ainsi mettre sa pierre à l’édifice.

4. Quel est votre meilleur souvenir dans cette activité ? 
Maya : Quand j’étais toute petite, vers 9-10 ans, j’ai failli me brûler les cheveux à un cierge alors que je servais lors d’un enterrement…

5. Qu’est-ce que cette activité vous apporte ?
Maya : Cette activité me permet d’approfondir et de m’intéresser aux textes du dimanche, ce qui me fait mieux retenir les paroles inspirantes de la Bible lues.
Et aussi de mieux ensuite le faire comprendre. ça me donne
une occasion de transmettre vraiment quelque chose.

6. Pour vous aujourd’hui, l’Eglise devrait être…
Maya : … un lieu de tolérance, sans jugement, où chacun
a sa place. La bienveillance devrait être toujours présente.

1. Présentez-vous en quelques mots…
Lydia : Lydia Jaquier, étudiante au collège Saint Michel en 4e année, option biologie-chimie.

2. Quel est votre engagement sur notre Unité pastorale ?
Lydia : Je me suis engagée en tant que lectrice à la messe du dimanche à Rossens, après avoir été servante de messes depuis ma première communion.

3. Qu’est-ce qui vous a motivée à accepter cette tâche dans votre paroisse ?
Lydia : C’est pour rester active dans ma paroisse, pour changer un peu, je devenais trop grande pour servir la messe.

4. Quel est votre meilleur souvenir dans cette activité ? 
Lydia : L’encens me faisait toujours rire, un peu comme un gaz hilarant. Et il y a beaucoup de réactions lorsque nous le faisons brûler, certains n’aiment pas du tout ça, surtout les enfants, et c’est assez drôle !

5. Qu’est-ce que cette activité vous apporte ?
Lydia : J’adore le théâtre, et j’ai vu que certains lecteurs pouvaient rendre les textes plus vivants, plus intéressants, et j’ai eu envie de faire la même chose. J’aime beaucoup faire passer les émotions et les histoires vécues dans la Parole de Dieu. 

6. Pour vous aujourd’hui, l’Eglise devrait être…
Lydia : … un endroit de rencontre pour toutes les générations, pas seulement pour les personnes âgées. J’aimerais voir plus de jeunes de mon âge !

Le Serv’camp, la belle aventure

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), septembre 2021

Organisé la première fois en été 2002 par les prêtres Joseph Voutaz et Etienne Catzéflis, le Serv’Camp représente un encouragement et une reconnaissance aux servants de messe des paroisses du secteur.

PAR PATRICIA BARRAS, CATÉCHISTE-ANIMATRICE DES 19 DERNIERS CAMPS
PHOTOS : DR

Cette belle aventure commence avec 70 jeunes et une dizaine d’animateurs. Durant ces 19 ans, une cinquantaine d’animateurs, jeunes et moins jeunes, se sont succédés au fil des années pour la semaine, et environ 500 jeunes ont profité de ces magnifiques moments de partage et de prières. Accompagnés également, à tour de rôle, par les prêtres Joseph Voutaz, Etienne Catzéflis, Jean-Pascal Genoud et Pablo Pico, nous collaborions aussi avec la communauté de l’hospice.

Chaque camp se déclinait autour d’un thème. Le matin était réservé aux ateliers catéchétiques : des ateliers tournants permettaient aux servants de messe d’approfondir leur foi et leurs connaissances. La messe était célébrée chaque jour, soit à la chapelle de l’hospice, soit en plein air, là où nous nous trouvions. Le répertoire de chants était vaste et, à défaut de chanter toujours juste, nous y mettions tout notre coeur.

Je repense avec émotion aux belles nuits d’adoration, quand les enfants, qui dormaient, étaient réveillés en douceur pour se rendre en silence à la chapelle, en pyjama et avec leur duvet. Le Saint Sacrement les y attendait. Ces moments exceptionnels restent gravés en nous.

Les journées à l’extérieur, dans de ce magnifique site du col, et la traditionnelle sortie du mercredi : une balade en car aux Iles Boromées, à Milan, à Swissminiatur à Melide, à Locarno, à Orta et bien d’autres. Ces balades étaient, bien sûr, ponctuées par le traditionnel moment des « gelati ».

Les animations : jeux de piste, loto, bricolage, soirée film ou contes. Nous avons même eu la chance d’accueillir le clown Gabidou.

Préparation de nos fameux tee-shirts en batik aux différentes couleurs des équipes, que les jeunes avaient beaucoup de plaisir à porter et à ramener à la maison.

Depuis quelques années, les servants de messe sont de plus en plus rares. Nous avons alors décidé d’accueillir au camp tous les jeunes du secteur et d’ailleurs. Malheureusement, le Covid et notre temps toujours plus chargé ont été plus forts que l’enthousiasme. Le camp de cette année, qui devait être le vingtième, n’a pas eu lieu par manque d’inscriptions.

Un 20ème camp en l’an 2022 ?
La question est posée et la réponse plane encore dans l’air. Dans cette attente, je tiens à remercier toutes les personnes qui se sont engagées auprès des jeunes durant ces années pour que ces merveilleux moments passés ensemble puissent rejaillir dans nos vies, notre entourage et notre secteur et que chacun garde en son coeur cette aventure comme un cadeau.

Ordinations à Saillon

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), septembre 2021

La foule était nombreuse à Saillon dimanche 27 juin dernier pour les ordinations de Valentin et Simon Roduit, ainsi que de Christian Thurre. La joie aussi était au rendez-vous : la joie d’accompagner ces trois hommes au cours de cette étape dans l’Eglise, au service du Peuple de Dieu ; mais aussi, en ces temps particuliers de pandémie, la joie toute simple de se rassembler et de se retrouver. Valentin nous est particulièrement proche par son année de stage pastoral vécue dans les paroisses de Collombey et de Muraz. Toute notre prière l’accompagne ainsi que notre reconnaissance pour son engagement comme prêtre pour le service de l’Eglise. Merci Valentin et bonne suite à toi !

PAR LES PÈRES DIDIER BERTHOD ET VALENTIN RODUIT | PHOTOS : COLLECTIF ORDINATIONS 2021

« Suis-moi » (Jn 21, 19). Ces deux mots résument ma vocation, et la raison pour laquelle j’ai été ordonné prêtre. Un appel du Seigneur à le connaître et l’aimer, pour le transmettre. Un appel qui passe par une mise en route permanente. L’ordination est un tournant entre le chemin qui m’a amené jusque-là, avec tous ceux qui m’y ont accompagné, et le chemin qui commence, avec ceux qui me seront confiés. Je m’en réjouis, ce sont de nouvelles aventures avec le Bon Dieu qui commencent ! » (Père Valentin Roduit)

Lourdes autrement

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), septembre 2021

Du 19 au 23 juillet 2021, une vingtaine de jeunes se sont retrouvés à Saint-Maurice pour vivre le pèlerinage de « Lourdes autrement ».

PAR JUSTINE BAGNOUD ET AUDE MUDRY
PHOTOS : JUSTINE BAGNOUD ET AUDE MUDRY

Les « Jeunes de Lourdes » ont débuté cette semaine par un temps d’accueil puis ont animé la messe d’ouverture qui était retrans-mise en direct sur internet. Le lendemain, nous avons écouté les témoignages de membres du groupe afin de partager des mo-ments de vie. Après un bon repas, nous sommes allés à l’institut « La Castalie » pour célébrer la messe. Nous avons pu également chanter avec les résidents et, dans un second temps, nous avons partagé les délicieux gâteaux préparés par leurs soins. La journée du mardi s’est terminée par une veillée de prière.

Mercredi nous nous sommes rendus, avec le groupe des ados, à Fribourg pour vivre notre journée avec une communauté de « L’Arche ». Durant l’après-midi, tout le groupe, rejoint par quelques pèlerins, a célébré la messe à Notre-Dame des Marches. Ensuite, les scouts d’Europe nous ont accueillis, ados, jeunes et résidents, et nous ont fait découvrir leur quotidien. Cette belle journée s’est clôturée par une procession aux flambeaux jusqu’à la grotte à Grandvillard, réplique de celle de Lourdes.

Cet article est écrit alors que nous avons déjà vécu des rencontres enrichissantes et des moments émouvants, et pourtant nous ne sommes qu’à la moitié de notre semaine.

Nous remercions les instituts et les scouts d’Europe pour leur ac-cueil chaleureux, l’internat de Saint-Maurice pour avoir été notre foyer, la commune de Lens pour nous avoir fourni des masques, et tous les autres qui permettent qu’une telle semaine prenne vie.

Nous espérons nous retrouver l’année prochaine, du 18 au 23 juillet 2022, pour vivre le pèlerinage à Lourdes.

Ma foi sur le web

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Unités pastorales du Grand-Fribourg (FR), septembre-octobre 2021

Nous vous proposons une nouvelle rubrique intitulée « Ma foi sur le web ». Sans prétention à l’exhaustivité, nous vous suggérons de découvrir différentes offres existant dans le monde digital pour nourrir sa foi, l’approfondir, mais aussi la partager, se mettre en communion avec d’autres personnes, ou même de vivre un pèlerinage virtuel dans votre sanctuaire préféré.
Depuis la généralisation de l’accès à internet, puis l’avènement des réseaux sociaux au tournant des années 2000, l’ évangile s’est naturellement propagé sur ce que Benoît XVI appelait un « nouveau continent à évangéliser ». Ainsi de très nombreuses offres cohabitent et permettent cette présence des chrétiens dans le monde numérique.

PAR PAUL SALLES
PHOTOS : MEDIA TECH, PATRICK NOLLET

Pour commencer cette rubrique en douceur, nous vous proposons de découvrir la version numérique des biens connus outils qui nous aident à nourrir notre prière quotidienne.

Vous connaissez sûrement les petits livrets que l’on reçoit chaque mois et qui contiennent les textes bibliques de la messe du jour, ainsi que des petites méditations ou prières quotidiennes ou la présentation du saint du jour (Magnificat, Prions en Église, Parole et Prière, …). Toutes ces revues mensuelles disposent de leur version numérique, soit en ligne, soit avec l’application sur votre smartphone. Outre des tarifs d’abonnement moins élevés que pour la version papier, l’avantage de ces versions numériques est surtout pratique : vous avez en tout temps votre revue sous la main, ou plutôt dans votre téléphone.

Dans la même idée, d’autres applications ont été créées et n’existent qu’en ligne. Par exemple « youPray » (application lauréate en 2018 du prix Oremus lors de la soirée Pitch My Church, destinée à promouvoir l’innovation dans l’église) vous propose des neuvaines thématiques, des chapelets à l’école d’un saint, ou encore de créer vos playlists de chants pour nourrir votre prière.

Sans doute connaissez-vous aussi la prière de la liturgie des heures (laudes, vêpres, complies, …), celle que tous les religieux, consacrés, prêtres et diacres ont
choisie d’embrasser pour rythmer leurs journées. Le bon vieux bréviaire est maintenant disponible en ligne, et en application, par exemple l’App « Liturgie », « AELF », ou « iBreviary ».

Il va sans dire que cette présentation n’est qu’un petit échantillon de ce qui existe en langue française, tant les offres sont multiples… tant notre prière quotidienne est le ciment de notre vie chrétienne.

Du changement dans l’air entre Bagnes et Martigny !

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

La rentrée est souvent une belle occasion de faire du neuf ou de repartir sur de nouveaux chemins. Notre équipe pastorale n’est pas en reste à l’orée de cette nouvelle saison pastorale.

PAR PASCAL TORNAY

PHOTOS : GÉRARD RAYMOND, DR

Le chanoine Simon Roduit – qui vient d’être ordonné prêtre à Saillon en compagnie de son frère Valentin et de Christian Thurre qui, lui, est devenu diacre permanent – a été nommé au poste de vicaire à 100% dans notre secteur pastoral.

Pour sa part, le chanoine José Mittaz, en plus d’une nouvelle mission dans le domaine de la formation catholique en Suisse romande, rejoint lui aussi notre équipe comme prêtre auxiliaire à 20%. Nous leur souhaitons la bienvenue et bon vent dans leurs nouvelles missions respectives.

Après quelques années de ministère dans le secteur de Martigny, notre vicaire le chanoine Joseph Yang, s’en va assumer
la charge de curé dans le secteur de Bagnes en compagnie du Père Damien Niyoyiremera. Le chanoine Jean-Michel Girard, prévôt de la communauté du Grand-
Saint-Bernard, prendra une part de la charge pastorale à 50% et offrira ainsi son appui.

Avec les communautés vers qui chacun est envoyé, nous leur souhaitons de pouvoir porter le fruit que le Seigneur veut voir se développer et leur disons : bon vent !

L’accueil et l’au revoir à nos amis prêtres auront lieu à l’église de Martigny-Ville le dimanche 29 août à 10h. Après la messe, l’apéritif sera offert.

Grand merci !

par le Chanoine Joseph Yang

Nous vivons dans un monde où tout se passe vite, tout change à tout moment. Les gens changent de travail, de poste, de lieu de vie, etc. La vie est mouvement. Certains vivent difficilement le changement, d’autres plus facilement. Personnellement, je vis ces semaines un temps de changement. Je dois vous quitter pour aller vivre et travailler dans le secteur de Bagnes. Ce n’est pas une petite chose de vous quitter après toutes ces années. Mais je vis cela dans la paix. Je considère qu’il s’agit de la volonté de Dieu et je suis sûr que c’est lui qui m’envoie. Au moment de vous quitter, je vous dis un grand merci pour toutes ces années de vie, de partage, de joie. Je continue de vous inclure dans ma prière. J’aimerais que vous soyez toujours plus près du Christ et que vous viviez dans la joie. Enfin, n’oubliez pas de prier pour moi, s’il vous plaît ! Encore grand merci pour tout.

Gratitude

par le Chanoine José Mittaz

Le bienfait reçu en votre communauté paroissiale, lors de ma première mission comme nouveau prêtre il y a 22 ans, m’a accompagné tout au long des missions qui m’ont été confiées, à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard et dans le secteur de Bagnes. Aujourd’hui, s’ouvre devant moi un nouveau chapitre. Je suis engagé à 80% au service de la formation et de l’accompagnement des futurs prêtres et agents pastoraux de Suisse romande, ainsi que dans la formation permanente en Eglise (à Fribourg). Dès cet automne également, le vicaire général Pierre-Yves Maillard me passera le témoin de la direction spirituelle du pèlerinage estival de la Suisse romande à Lourdes.

Quel sens aura donc le 20% d’engagement comme prêtre auxiliaire au service de votre communauté paroissiale ? Mon engagement sera momentané et accessoire, en tout cas si l’on en croit Le Larousse ;-)… Sûr de pouvoir m’enraciner dans la gratitude auprès de chacun de vous, je prie que le Seigneur vous fasse du bien et qu’il vous remercie déjà pour le cadeau de votre hospitalité !

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