«L’homme et la femme ne feront qu’une seule chair: ce mystère est grand ! Je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Eglise.» (Ephésiens 5, 31-32) En établissant une analogie vitale entre l’union du Christ époux et de son épouse l’Eglise, avec les épousailles de l’homme et de la femme, Paul fait preuve d’audace. Il souligne la grandeur conférée au mariage-sacrement comme signe visible de cet amour invisible et indéfectible du Seigneur avec l’humanité, il scelle la splendeur des liens matrimoniaux vécus à la lumière de l’engagement de Dieu pour son peuple, il confie la belle responsabilité aux conjoints d’être les témoins de la fidélité évangélique au cœur de notre monde fluide, à travers les épreuves et les difficultés de leur relation.
Devant la déperdition du mariage religieux, nous pourrions nous demander s’il ne conviendrait pas de l’abandonner: à quoi sert-il exactement? La réponse tient à la conception catholique du sacrement et à la foi en l’œuvre de Dieu. Si vraiment le Seigneur reconnaît un mariage, le consacre et y voit l’image de sa tendresse pour les êtres humains, il s’engage à agir dans le couple béni et par sa grâce, à soutenir leurs promesses de fidélité, d’indissolubilité et de fécondité.
Le principal partenaire lors d’une alliance matrimoniale est le témoin divin qui promet de cheminer aux côtés des conjoints, de les combler de sa bénédiction et de sa force. Certains argumenteront que s’il y a moins d’unions sacramentelles, cela peut amener à valoriser davantage l’authenticité de celles qui sont encore célébrées. Mais ce serait pour les époux se priver d’un moyen inestimable par lequel le Seigneur manifeste le mystère de son lien indéfectible avec l’humanité et sa bienveillance particulière pour les couples, les familles et les enfants. L’ouverture à cette grâce se cultive: elle ne constitue aucune garantie «magique» de réussite, mais elle offre à Dieu l’espace où travailler les cœurs aimants.
De nombreuses communautés sont présentes en Suisse romande, comme autant de témoins de la vitalité et de la diversité de l’Eglise. Ce mois-ci, place à l’œcuménisme et cap, du côté protestant, sur les diaconesses de Saint-Loup à Pompaples, une commune vaudoise au pied du Jura.
Fondateur: le pasteur Louis Germond, à la suite de la guérison miraculeuse de sa femme, s’inspire du pasteur allemand Theodore Fliedner qui a créé la première institution de diaconesses à Kaiserswerth en 1836.
Date de fondation: en 1842 dans une aile du château d’Echallens, l’épouse du pasteur Germond et quatre diaconesses s’engagent dans une vie de célibat, de simplicité et d’obéissance au service des plus démunis. Persécutée tant du côté protestant que catholique, l’œuvre pionnière dans les soins donnés aux malades et aux plus pauvres s’installe sur le plateau de Saint-Loup en 1852.
Dates clés: en 1942, la communauté compte 470 diaconesses réparties dans 80 lieux en Suisse romande ! En 1977, elles réorientent leur ministère et ouvrent une maison d’accueil. En 1984, l’hôpital de Saint-Loup passe aux mains de l’Etat. En 2008, elles construisent la chapelle Origami, un bijou d’architecture. En 2018, elles adoptent la vision suivante: «Saint-Loup, un lieu mis à part, de vie communautaire, où rencontrer le Christ, être accueilli et restauré afin d’aller et témoigner de l’amour du Père, par l’Esprit Saint.»
Organisation: sous forme d’association et disposant d’une fondation, la communauté de Saint-Loup accueille aujourd’hui, en plus des diaconesses, des personnes célibataires, couples et familles qui reçoivent un appel pour vivre un temps sur ce lieu. Ses activités reposent sur deux piliers: la prière et le service. Elles sont supervisées par une équipe de responsables, eux-mêmes chapeautés par un conseil, garant des valeurs et de la vision.
Mission actuelle: continuer à faire de Saint-Loup un lieu d’accueil, d’accompagnement et de formation, rythmé par des offices liturgiques, trois fois par jour, pour que des personnes en reconstruction puissent trouver là une sorte d’école de vie.
Une particularité: les diaconesses ont fait appel au pasteur évangélique Philippe Bottemanne pour les accompagner et développer à l’horizon 2025 un projet de communauté sous la forme d’un « village thérapeutique » avec l’implantation de PME impliquées dans l’accompagnement et le soin des personnes.
«Diaconesse signifie servante. Il y a 65 ans que je suis entrée à Saint-Loup à l’appel du Christ pour le servir en communauté. Autant d’années riches en expériences fort diverses et de rencontres qui ont affermi ma vocation. Aujourd’hui, dans une communauté dite « plurielle », je me sais et me sens plus que jamais diaconesse par la grâce et la fidélité de Celui qui m’appelle encore à Le servir dans une vie de partage et de prière.»
Une fois n’est pas coutume : nous franchissons la Sarine pour découvrir une œuvre unique en Suisse. La collégiale de Berne comprend non seulement le plus haut clocher du pays, mais aussi un exceptionnel portail du Jugement dernier composé de 294 figurines. Il est l’œuvre d’Erhart Küng.
Au XVe siècle, Berne est une des cités-Etat les plus importantes du nord des alpes. Il convient par conséquent qu’elle soit dotée d’une église à la hauteur de sa réputation. La première pierre est posée en 1421, mais des problèmes de financement et d’instabilité du sol ne permettent pas la fin du chantier avant 1893.
Dans la partie haute du tympan, des deux côtés de la rose se trouvent des anges trompettistes annonçant le Jugement.
Au centre de la partie basse, l’archange Michel lutte contre le dragon (Ap 12, 7s). A leurs pieds, une âme est pesée. Le tympan est partagé en deux côtés : à la droite de saint Michel se trouvent les élus et à sa gauche les damnés. Rois, évêques et cardinaux se retrouvent des deux côtés, nul n’est assuré d’être sauvé.
Le cortège informe des damnés les mène vers la fournaise où ils sont jetés tête la première. Les tourments qu’ils sont sur le point de subir sont richement illustrés.
Ceux qui sont sauvés sont revêtus de blancs et couronnés. Ils sont menés vers une porte dorée : l’entrée de la cour céleste où les attendent des figures de l’Ancien Testament et des martyrs. Il est possible de reconnaître Moïse avec les tables de la Loi, saint Laurent (ou saint Vincent) avec le grill, sainte Catherine d’Alexandrie avec la roue…
Longuement contemplé, ce portail est effrayant. Mais son but est de mettre en mouvement. En effet, les églises sont orientées. Le portail du Jugement dernier se trouve à l’ouest, du côté du soleil couchant, symbole de mort. Le fidèle est appelé à entrer dans l’église et à avancer en direction du chœur. L’autel se trouve du côté du soleil levant, symbole de résurrection. La pédagogie de l’œuvre est là : le jugement est réel, mais l’espérance de la résurrection aussi.
Saint Ignace est-il le patron des coiffeurs ? Non. Fêté le 31 juillet, c’est le fondateur des jésuites, un ordre qui a révolutionné l’Eglise au XVIe siècle, tant dans l’enseignement que dans les missions. Ignace nous invite à rechercher Dieu en toute chose, au cœur de notre quotidien. Quant au patron des coiffeurs, c’est le roi saint Louis qui aurait demandé une mèche de cheveux à chacun de ses ministres afin de réaliser une perruque pour sa mère.
par Pascal Ortelli
Humour
Lors d’une cérémonie de mariage, la (autrefois) traditionnelle question « Si quelqu’un s’oppose à cette union, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais ! » a été posée à l’assemblée. Une femme enceinte s’est levée et a commencé à marcher dans l’allée avec un enfant de trois ans. Le marié transpirait, la mariée s’est évanouie. Tous les cœurs battaient. Arrivée devant le prêtre célébrant, elle dit : « Quand on est au fond de l’église, on n’entend pas bien… »
H et J vont bientôt se marier! Evidemment, le couple a choisi une magnifique petite église baroque au fond d’une vallée dans les Alpes bergamasques. Evidemment, ils y ont contacté une sacristine peu aimable qui leur a indiqué un «excellent» restaurant, le Da Marco… qui n’est autre que celui de son cousin. Evidemment («tellement authentique», a répété H à ses parents un peu décontenancés quant au choix du lieu et du repas: «tout sera végan et il y aura même de la mozzarella sans lactose pour mon frère David!»).
«Bonjour, mon Père… euh, on doit vous appeler comme ça, non Voilà… ma compagne et moi allons nous marier en juillet et apparemment nous devons faire une préparation CP… je ne sais plus quoi, et un dossier avec vous, c’est juste?» – «Evidemment, leur répondé-je.»
On est en mai, il reste deux mois pour constituer le dossier de mariage avec leur curé de domicile, faire un CPM 1, créer la cérémonie et décider d’une date de mariage civil.
Alors, tourisme matrimonial? Peut-être… Ou alors, peut-on se réjouir du soin qu’ils ont mis à trouver un lieu qui leur correspondent, à orchestrer une fête qui rassemble toute la famille et les amis (avec leurs allergies!) selon leurs valeurs écolo-responsables et à célébrer leur amour solennellement après huit ans de vie commune? Evidemment…
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Jeunes explorateurs de la foi Journalistes cath.ch
« Ecoutez-nous et faites-nous une place dans l’Eglise ! » Au travers d’une série de douze portraits tout en nuance, des jeunes de Suisse romande, issus d’horizons divers, livrent ici leur message, leurs coups de gueule et bien plus encore leur source d’espérance. A la sacristie, dans la pastorale, à la télévision, dans les festivals ou encore dans l’encadrement des plus petits, ils ne comptent pas leurs heures. A leur manière, ces jeunes apportent un soin particulier à l’Eglise, souvent à contre-courant de la société.
Dans le nouvel ouvrage définitif et monumental sur Benoît XVI, son biographe Peter Seewald a découvert des éléments nouveaux sur la vie et le caractère du pape émérite et notamment son rôle dans le Concile Vatican II, « extrêmement important ». Le visage de Benoît XVI nous est révélé dans ces lignes très bien documentées, laissant entrevoir enfin l’humanité d’un homme qui aura marqué notre siècle. Sa biographie tend à transmettre au lecteur la vérité de ce que l’auteur a découvert à travers toutes ces heures passées à récolter minutieusement les témoignages et anecdotes sur ce grand théologien.
Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi Antoine de Roeck
Le 21 octobre 2001, pour la première fois de l’histoire de l’Eglise, le pape Jean-Paul II procède à la béatification d’un couple marié. Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi ont trouvé ensemble le chemin du Ciel : devenir saint par et dans le mariage, c’est possible ! Scoutisme, engagements caritatifs, éducation des enfants, respect de la vie, amitiés spirituelles, sens du sacrifice, intégrité au travail, intense vie de prière… Le père Antoine de Roeck nous plonge dans l’intimité des deux époux, véritables témoins de la sainteté au quotidien. Il dévoile les joies et les épreuves d’un couple uni par un amour immense et la fidélité à l’Evangile.
C’est l’histoire en images de la vie de Charles-Frédéric Brun dit Le Déserteur, parce qu’il a fui la France et aussi les gendarmes. Il rejoint l’Abbaye de Saint-Maurice, où des chanoines l’attendent et lui proposent un poste de maître d’école qui ne lui convient guère. Il fuit de nouveau en France et réapparaît en 1846. En possession de couleurs et de papier, le temps est venu pour lui de commencer sa mission. Il mendie sa nourriture qu’il paye en retour avec des images pieuses inspirées par le Très-Haut. Plus tard, il devient peintre mural et peintre de chapelle. En 1871, à 67 ans, le Déserteur meurt de froid dans une grange de Veysonnaz, en Valais. Il laisse derrière lui des dizaines d’œuvres et toujours beaucoup de questions sur son histoire…
Quelle ne fut pas la surprise, pour Davide Pesenti, d’apprendre qu’il était pressenti pour le poste de secrétaire général de la Conférence des évêques suisses. Rencontre avec celui qui se considère au service d’un hub ecclésial.
PAR MYRIAM BETTENS PHOTOS :JEAN-CLAUDE GADMER
Davide Pesenti, ici avec mgr Joseph Bonnemain, a pris ses fonctions à la CES en mars dernier.
Comment abordez-vous votre nouvelle fonction ?
Avec beaucoup d’humilité et la conscience de l’importance de cet engagement. Je suis également reconnaissant d’avoir été « appelé » pour ce poste. Après une période de réflexion et de discernement, je suis arrivé à la conclusion que c’était un service que je pouvais rendre à l’Eglise en Suisse. Je conçois ce poste comme une vocation, un ministère au service de l’annonce de l’Evangile et de la vie ecclésiale en Suisse.
Vous dites avoir été «appelé», comment votre nomination s’est-elle déroulée ?
Un matin, j’ai reçu un appel de Mgr Felix Gmür. Il m’a expliqué que la CES cherchait un nouveau secrétaire et qu’ils avaient pensé à moi parmi d’autres candidats potentiels. J’étais à la fois surpris, mais aussi conscient de l’investissement que demanderait cette tâche. J’ai demandé une semaine de réflexion pour confier cette proposition au Seigneur, en discuter avec mon épouse et mon accompagnatrice spirituelle.
Quelle contribution personnelle pensez-vous pouvoir apporter ?
Mon parcours de formation, d’expérience pastorale et ecclésiale peut être un arrière-fond positif pour essayer de comprendre où se situe mon interlocuteur. J’aime bien l’exemple du hub d’aéroport : les avions arrivent d’un côté, puis repartent d’un autre. Je conçois le secrétariat général de la CES comme un hub ecclésial ! Pour comprendre l’Eglise et ceux qui la constituent, il faut connaître la provenance des uns et la destination des autres. La question linguistique est également importante. Elle permet d’entrer en dialogue avec les différentes instances dans leur langue. Enfin, l’attitude d’ouverture permet de créer un terrain fertile au dialogue.
Le défi majeur se situe dans un approfondissement quotidien du fondement de notre foi : la relation avec la personne de Jésus. A partir de cette redécouverte, nous devons essayer de répondre de la manière la plus adaptée possible aux défis qui se présentent. Premièrement, en corrigeant les erreurs du passé, deuxièmement en répondant à la transformation rapide de la société avec une ouverture synodale et troisièmement en nous orientant vers une communication qui soit plus proactive et moins réactive. Nous devons annoncer Jésus dans un contexte qui n’est plus habitué à recevoir cette annonce, en retrouvant confiance dans ce que nous sommes en tant que chrétiens.
En tant que croyant, comment nourrissez-vous votre foi au quotidien ?
Davide Pesenti
Par la prière spontanée en parlant à Dieu à n’importe quel moment de la journée. En priant en famille au moment du repas. Quand j’ai le temps, j’essaye de prier les laudes ou les vêpres. Ces temps rythment la journée et offrent une parenthèse personnelle avec Dieu. Nous essayons aussi de participer régulièrement à la messe dominicale.
Considérez-vous votre formation de journaliste comme un atout supplémentaire ?
Indirectement. Plus que dans la forme, je pense que c’est dans l’expérience (ndlr. à RTSreligion). Elle a enrichi et élargi ma perception ecclésiale. La dimension œcuménique est également capitale en mettant au quotidien l’accent sur ce qui nous rapproche et nous rend chrétiens. Il y a un grand travail à accomplir déjà à l’intérieur de la Chrétienté.
Biographie express
Né le 29 juillet 1982 à Locarno (TI), il a grandi à Grono (GR). Après un cursus universitaire en théologie et sciences des religions à l’Université de Fribourg, puis à Rome, il effectue l’année pastorale dans le diocèse de Coire et travaille en paroisse à Horgen (ZH). Avant sa nomination à la CES, il était engagé à Cath-Info. Son nouveau mandat, entamé en mars dernier, « fruit d’un travail d’équipe » auquel il tient, consiste en la préparation des assemblées ordinaires de la CES ainsi que leur suivi, la correspondance avec les instances ecclésiales et étatiques, les relations avec les organismes, institutions et commissions ordonnés à la CES et le maintien des liens avec les Conférences épiscopales d’autres pays.
Bénédiction de l’orgue à Crassier, veillée pascale à Saint-Cergue, fête patronale à Founex…: nos communautés ont vécu de beaux temps forts ces derniers mois.
Bénédiction de l’orgue à Crassier
Jeanny Berlie avec nos invités, les syndics des communes de la Rippe (à gauche) et de Borex.
Texte et photo par Marie-Josée Desarzens et Jeanny Berlie
Enfin, après de longs mois d’attente, nous avons pu inaugurer le nouvel orgue de la chapelle Sainte-Marie Madeleine. Le 8 mai, après que la vice-présidente, Jeanny Berlie, a coupé le ruban, l’abbé André Fernandes a procédé à la bénédiction. L’organiste Olivier Borer a animé ce moment avec la « Toccata et fugue en ré mineur » de Jean-Sébastien Bach qui a mis en valeur la belle sonorité de l’instrument.
Nous avions invité le président de paroisse, Gilles Vallat, mais il n’a pas pu venir. La personne qui devait le remplacer était également absente, malheureusement.
Samedi 16 avril : Veillée pascale à Saint-Cergue
Transmission de la lumière dans la chapelle obscure. Baptême d’Eloïse.
Ils étaient 77 à se réunir dans notre chapelle autour de l’abbé Zbiniew Wiszowaty pour vivre la cérémonie la plus importante du christianisme ! Un feu a été allumé devant la chapelle pour rappeler que Dieu est lumière et feu d’amour. Le nouveau cierge pascal, qui symbolise le Christ ressuscité, a été allumé avec une flamme provenant du feu. Il a ensuite été amené en procession dans la chapelle obscure jusque devant l’autel. Le diacre, Jérôme, a chanté « Lumière du Christ » à trois reprises. Puis les officiants du jour, prêtre, diacre et servants de messe, ont transmis la lumière à chaque fidèle. Enfin le prêtre a procédé au rite de la bénédiction de l’eau.
Le trompettiste Willy Gerber et le flûtiste bâlois Urs Höchle ont animé la célébration. Au cours de cette cérémonie, la petite Eloïse a reçu le baptême. Nous lui souhaitons, ainsi qu’à ses parents, une cordiale bienvenue dans notre communauté.
La traditionnelle « cassée des œufs » et le verre de l’amitié ont suivi la célébration.
Fête patronale à Founex
L’abbé Fernandes avec les servants de messe.
Apéritif à l’issue de la messe de la fête patronale.
Par Françoise de Courten | Photos : Elisabeth Hauser
L’abbé André Fernandes a célébré la messe dimanche 1er mai en l’honneur du saint protecteur de notre paroisse, saint Robert de Molesme (vers 1029-1111). Aspirant à vivre selon la règle stricte de saint Benoît (pauvreté, pénitence, solitude, travail manuel), il fonda en 1098 l’abbaye de Cîteaux, point de départ de l’ordre cistercien qui connut un rayonnement considérable dans tout l’Occident.
Après la messe a eu lieu la vente en faveur du groupe missionnaire qui a réuni les paroissiens de manière conviviale.
Dans sa mensuelle vidéo par le Réseau mondial de prière du Pape (juin 2021), François résume ainsi le mariage: «un risque qui vaut la peine» d’être pris. Il parle de «voyage exigeant, parfois difficile, parfois aussi conflictuel», un voyage «de toute une vie», un voyage d’amour: «Dieu a un rêve pour nous, à savoir l’amour… Faisons nôtre l’amour qui est le rêve de Dieu.»
Réalisme pastoral
Mais François n’a pas non plus oublié les défis de la vie moderne pour le couple: divorce, infidélité, enfants nés hors mariage, mères célibataires, unions de personnes du même sexe… Pour chacune de ces situations, il a ouvert une porte pour passer du jugement à la rencontre, à l’échange: par le biais de son exhortation apostolique Amoris Laetitia (2016), dans la facilité donnée aux officiaux1 diocésains pour accueillir des demandes de nullités de mariage, dans ses discours annuels à la Rote romaine (le tribunal chargé notamment des causes de nullités de mariage), dans sa déclaration claire en faveur des unions civiles pour personnes du même sexe…
Idéal ?
Pour lui, le mariage catholique devrait être précédé par un catéchuménat: un temps de préparation sur plusieurs mois… alors que les couples débarquent en paroisse souvent peu de temps avant la célébration. Le mariage devrait ensuite être accompagné par un temps de relecture et d’ajustements courant sur les mois qui suivent la cérémonie… alors que les couples disparaissent aussitôt après dans la nature… jusqu’au baptême de leur premier enfant, parfois!
Espérance
«Pour aimer, il faut beaucoup de patience», conclut-il dans sa vidéo. Les retours que partagent les jeunes après les sessions CPM2 sont plus que réconfortants: la plupart d’entre eux reconnaissent qu’il y a un avant et un après CPM… et ce, bien avant leur mariage!
1 L’official est le juge ecclésiastique délégué par l’évêque pour traiter des situations de vie vis-à-vis du Droit Canon (la loi de l’Eglise).
2 Cours de Préparation au Mariage, un des services en Eglise pour les fiancés.
Avec la pandémie de Covid-19 et désormais la guerre en Ukraine, sans oublier les autres conflits qui sévissent continuellement sur la planète, l’humanité est particulièrement éprouvée. Face aux fléaux que représentent la maladie et la guerre, l’homme a de tout temps eu recours à la prière pour obtenir la guérison des malades ou l’apaisement des conflits. Le difficile contexte actuel nous pousse à revenir sur l’histoire de la prière et son application en temps de crise.
PAR SÉBASTIEN DEMICHEL | PHOTOS : PIXABAY, DR
Dans la prière le geste et la parole vont de conert.
La prière : sens et origines
Présente dans toutes les civilisations du monde, la prière comporte deux dimensions centrales. Elle peut être « un acte spontané, jailli du cœur de l’homme qui demande aide ou protection, ou qui remercie », mais aussi « une habitude ritualisée, codifiée dans une tradition qui recouvre des réalités bien différentes selon les époques et les cultures » (Michel Meslin). Le geste et la parole vont de concert dans la prière. Elle implique en outre une altérité. L’autre, en l’occurrence Dieu, est présent et écoute. La prière n’apparaît pas comme une simple conversation, mais elle implique la foi de l’orant.
Les Écritures nous éclairent sur l’histoire de la prière. Dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu entre déjà en dialogue avec lui par l’intermédiaire des prophètes, mais aussi par diverses formes de prière (psaumes, cantiques, hymnes et acclamations). Toutefois, c’est avec les Évangiles et l’exemple du Christ que la prière trouve véritablement son accomplissement. Le Christ apparaît comme un « pédagogue de la prière » (Marcel Metzger) : Jésus entre lui-même souvent en prière (sur la montagne en Luc 6, 12 et 9, 28, durant la Sainte-Cène en Jean 17, et même sur la croix, en Matthieu 27, 46, où il fait l’expérience de l’abandon). Mais le Christ enseigne également la prière. Puisqu’il faut toujours prier sans se décourager (Luc 18, 1), il transmet le Notre Père qui condense la pédagogie de la prière chrétienne.
La prière peut prendre des formes multiples : action de grâces, anamnèse (faire mémoire), profession de foi (reconnaissance et proclamation des qualités de Dieu), demande de pardon (dénonciation du mal) et supplication. C’est dans cette dernière catégorie que se situent les prières en temps de crise.
La prière peut prendre de multiples formes. Eglise Saint-Pierre à Fribourg.
Épidémies et prière
Si l’Ancien Testament insiste sur la maladie comme châtiment divin, le Nouveau Testament préfère y voir la conséquence du péché originel et les guérisons du Christ déplacent la focale sur le soin et la miséricorde. Jésus guérit le paralytique (Marc 2, 1-12) et rend la vue à l’aveugle Bartimée (Marc 10, 46-52). Se fondant sur les actions du Christ, les premiers chrétiens prient déjà pour leurs frères et sœurs malades : « Sois propice, Seigneur, secours et guéris les malades. Commande aux maladies et soutiens ceux qui sont affaiblis » (Euchologe de Sérapion 7, 22).
Dans l’Europe de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne, les prières s’orientent principalement contre le terrible fléau que représente la peste. La messe Recordare, Domine, testamenti tui (Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance) est instituée par le pape Clément VI en 1348 pour lutter contre la Peste noire. Par la suite, les prières contre la peste s’adressent à Dieu soit directement, soit par le biais d’intercesseurs à l’image de la Vierge Marie, de saint Roch ou encore de saint Sébastien.
La pandémie de Covid-19 est également l’occasion de nombreuses prières. Ainsi, le pape François lance un marathon de prière pour l’humanité blessée. S’adressant à la Vierge, il lui demande qu’elle « illumine les esprits des hommes et des femmes de science pour qu’ils trouvent les bonnes solutions pour vaincre ce virus ». Dans notre diocèse, la messe de la Toussaint 2020 était spécialement dédiée aux victimes du coronavirus et aux familles qui n’ont pas pu célébrer les funérailles comme prévu pendant le printemps.
La pandémie a été l’occasion de nombreuses veillées de prière notamment à l’église du Christ-Roi.
Une arme non violente en réponse à la guerre
Avec la peste et la famine, la guerre est le troisième fléau traditionnellement craint par l’humanité, comme en atteste une prière de la version primitive de la litanie des saints : A peste, fame et bello, libera nos domine (de la peste, de la famine et de la guerre, délivre-nous Seigneur).
Des prières pour la paix sont déjà attestées dans l’Antiquité, lorsque les chrétiens font face aux persécutions. Ainsi, durant la persécution de Dèce, l’évêque Cyprien de Carthage s’adresse à Dieu de la manière suivante : « Demandons que la paix nous soit bientôt rendue et que, rapidement, vienne le secours qui dissipera nos ténèbres et nos dangers […]. Qu’après les ténèbres vienne la lumière, après les orages et les tempêtes, une douce sérénité. » Pendant la guerre de Cent Ans, le seigneur poète Charles d’Orléans prie pour la paix qu’il qualifie de « vrai trésor de joie ».
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février dernier suscite une importante vague de prière. À Fribourg, dans l’église du Christ-Roi, une veillée de prière en faveur de la paix en Ukraine réunit 300 fidèles. Considérant la guerre comme un « échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal » (Fratelli Tutti, 261), le pape François prie la Vierge Marie dans un acte de consécration à son Cœur immaculé. Il lance en outre une journée mondiale de prière pour la paix, en invoquant Marie, Reine de la Paix, dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure. À ces prières s’ajoute la charité des fidèles. Les paroisses catholiques du décanat de Fribourg ont ainsi fourni à l’Ukraine des produits d’hygiène, de la nourriture, des vêtements ou encore du matériel médical grâce à la générosité des fidèles. La prière est donc secondée par les actes de charité.
Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le « oui » qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde. Extrait de l’Acte de consécration au Cœur immaculé de Marie par le pape François (25 mars 2022)
Chers lecteurs, nous sommes deux jeunes croyants qui nous adressons à vous afin de vous faire part de la joie et de l’espérance que nous avons en le mariage à l’Eglise !
Nous nous sommes rencontrés, il y a bientôt six ans, aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Cracovie et sommes toujours, à ce jour, en contact avec le groupe de jeunes avec lequel nous sommes partis. Aujourd’hui, nous souhaitons prononcer un OUI éclairé sous le regard de Dieu.
Qui sommes-nous, si novices dans cette aventure, pour témoigner au sujet du mariage ? Une chose est sûre, à défaut d’avoir de l’expérience, nous avons la profonde conviction que le mariage est intimement lié à Dieu. En effet, quelle plus grande folie que de se marier au XXIe siècle ?
Nous nous sommes rapidement rendu à l’évidence qu’il était possible de nous laisser submerger par l’ampleur de l’organisation matérielle du mariage et de passer à côté de l’Essentiel. C’est pourquoi nous avons tenu à rencontrer fréquemment le prêtre qui célébrera notre mariage, afin d’approfondir les ques-tions de fond liées au sacrement.
La question de liberté nous a rapidement taraudés en évoquant la notion d’engagement définitif. Est-ce que la notion d’engagement peut rimer avec celle de liberté ? Quelle place laisser à la liberté de chacun tout en s’engageant pleinement à deux ?
A l’ère de l’apologie de la liberté (parfois prônée comme la préservation de tous les possibles et/ou l’absence de contrainte), est-ce vraiment rationnel de s’engager dans un parcours à deux pour la vie ? Nous en sommes désormais profondément convaincus !
En effet, nous avons, de par notre préparation au mariage, appris à appréhender cette notion de liberté sous un tout autre regard. Et si la liberté ne correspondait pas à l’absence de choix mais plutôt à la possibilité de choisir le bien (de l’autre et de soi, dans une réelle réciprocité) ? Et si cette dernière correspondait à prendre une décision afin de se libérer de l’emprise des doutes ? Et si être « pleinement libre » ou « libéré », ne consistait pas, justement, à s’engager avec la ferme volonté de tout mettre en œuvre pour entretenir notre couple ?
Ainsi, nous en sommes arrivés à la conclusion que l’engagement pouvait être pleinement source de liberté plutôt que d’enfermement, pour autant qu’elle soit appréhendée telle que proposée ci-dessus, ce qui nous a réjouis. Car oui, c’est quand même drôlement plus beau de percevoir l’engagement ainsi.
Nous sommes conscients de la beauté, mais aussi des défis que comporte le chemin sur lequel nous souhaitons nous engager. Par analogie, écrire cet article peut sembler aisé, et pourtant, cet exercice nous a permis de nous rendre compte de la taille de l’engagement que nous allons prendre. En effet, comment faire pour que cet article ne présente pas deux visions superposées l’une à l’autre mais bien une seule découlant des deux et traduisant les idées de chacun ? Cette question s’apparente drôlement aux défis de la vie de couple, notamment de par les ajustements qu’elle implique. En ce sens, nous imaginons bien que l’aide et la grâce de Dieu, couplées à une communication soignée, sont donc bienvenues et indispensables dans ce projet de vie tellement fou !
Pour conclure, nous espérons de tout cœur que l’Eglise et les croyants sachent accueillir tous les couples dans leur diversité, quelque soit leur parcours, pour les guider au mieux dans leur chemin vers Dieu, afin que Son message puisse toucher le plus grand nombre.
Merci à tous pour vos exemples de longévité dans le mariage et en union de prière !
Frère Mathieu-Marie a été ordonné prêtre le 19 juin dernier au couvent de l’Annonciation de Paris. Après quatre années passées au couvent Saint-Hyacinthe à Fribourg, il évoque son parcours et sa joie, toujours renouvelée, au service de l’Évangile.
PROPOS RECUEILLIS PAR CAROLINE STEVENS | PHOTOS : DR
« Nous devons semer la graine, pas la thésauriser. »
Saint Dominique
Né en Alsace, Frère Mathieu-Marie est arrivé à Fribourg en 2018 pour réaliser un master en théologie à l’Université. Il rejoint l’équipe pastorale Notre-Dame deux ans plus tard et participe à la préparation des enfants aux sacrements. Dans le cadre de cette fonction, il collabore régulièrement avec des laïcs et se réjouit du dialogue ainsi créé.
En tant que membre de l’Ordre des frères prêcheurs, Frère Mathieu-Marie donne tout naturellement la priorité à la prédication. Son ministère dans la catéchèse l’amène ainsi à jongler entre deux mondes : celui de la prière et de la contemplation, et celui de la vie active et séculière.
Un parcours singulier
Avant de découvrir sa vocation, le futur prêtre a vécu une vie riche de sens. Il évoque une scolarité compliquée avant de partir en internat et d’obtenir un baccalauréat en génie civil. Un BTS (Brevet de technicien supérieur) à Strasbourg lui ouvre les portes d’une grande entreprise en 2006. Il apprécie sa fonction de chef d’équipe, mais regrette les impératifs liés au domaine de la construction : les délais imposés, la rudesse des conditions de travail et le manque de minutie.
Malgré une situation matérielle confortable, il quitte l’Alsace en 2012 pour Chambéry. Son besoin de sens et sa soif d’apprendre l’amènent à suivre une formation professionnalisante en écoconstruction. Durant cette année, il fréquente la communauté du Chemin-Neuf, une communauté catholique à vocation œcuménique inspirée de la spiritualité ignacienne.
C’est à l’occasion d’un temps prolongé à l’abbaye des Dombes qu’il découvre une fraternité saine, exempte de séduction ou de compétition. Il est heureux. C’est ainsi que Frère Mathieu-Marie (qui n’est encore « que » Mathieu) s’interroge sur la possibilité de vivre autrement… Finalement, il prolonge son séjour pour se consacrer à l’intelligence de la foi, la lecture de la Bible et la vie en communauté.
En 2014, Frère Mathieu-Marie rentre chez ses parents en Alsace. Il leur confie alors son désir de devenir religieux. S’ensuit une période de recherche et de discernement, durant laquelle il travaille dans la plomberie. Plusieurs intuitions l’amènent à frapper à la porte du couvent des dominicains. Il est déclaré regardant puis postulant et ronge son frein en attendant d’être accueilli. Dans l’intervalle, un temps de service civique au sein de la communauté de l’Arche lui permet d’affermir ce choix. L’entrée au noviciat tant attendue a finalement lieu le 5 septembre 2015.
S’en remettre à Dieu
Au noviciat, Frère Mathieu-Marie découvre un nouveau rythme de vie. Il y pratique intensément la Lectio divina tout en s’engageant dans un ministère d’accueil à la prison de Strasbourg. Après une première année d’initiation, il renouvelle son engagement pour une durée de deux ans et s’installe à Lyon, où il débute des études en théologie. Une fois de plus, il se heurte au cadre académique. Il hésite, avant de réaliser que sa soif spirituelle et intellectuelle est inextinguible. Sa confiance en Dieu lui permet de lâcher prise. L’appel est désormais limpide, il s’en remet au Seigneur.
Un soir d’hiver, son chemin croise celui d’un jeune homme qui l’apostrophe : « Eh frère, tu bois une bière ? » Convaincu d’abord qu’il s’agit d’une blague, Frère Mathieu-Marie relève néanmoins le défi. Cette interpellation est le début d’une longue discussion au terme de laquelle ces paroles de Jean 7, 37 trouvent un certain écho : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. »
Frère Mathieu-Marie célébrera sa première messe le dimanche 3 juillet à 10h à l’église du Christ-Roi.
Frère Mathieu-Marie a été actif dans la préparation des premiers communiants, notamment ici à l’église Saint-Jean.
La prédication et le salut des âmes
Fondé par saint Dominique de Caleruega au XIIIe siècle, l’Ordre des frères prêcheurs – appelé plus communément dominicain, a pour mission de transmettre le message de l’Évangile et d’amener les hommes à Dieu. Cette famille religieuse accueille des frères, prêtres ou non, des sœurs contemplatives ou apostoliques ainsi que du tiers-ordre laïc. Les dominicains vivent en communauté au rythme de la liturgie. Ils partagent leurs biens, leur temps et leurs divers engagements apostoliques. La spiritualité dominicaine se veut à l’image du message porté par le Christ : simple, claire, directe et objective.
C’est le 2 avril dernier que 203 enfants, membres d’équipes MADEP-ACE de la Suisse romande, se sont retrouvés dans la belle ville médiévale de Saint-Ursanne pour fêter les 80 ans d’existence de ce Mouvement d’Apostolat des enfants, issu de l’Action catholique.
Pour rappel, le Mouvement est toujours présent, sous différents noms, dans une quarantaine de pays à travers le monde (MIDADE), avec pour principale conviction que « Les enfants ont des droits et (qu’) ils peuvent participer à la construction d’un monde de justice et de paix où qu’ils soient »…
Mue par ce beau slogan, une petite délégation de six enfants a représenté notre secteur lors de cette journée imaginée et organisée par de jeunes Jurassiens.
Au programme : découverte de la ville à travers un jeu de piste, jeux dans l’esprit des joutes moyenâgeuses, partage d’un gigantesque gâteau d’anniversaire et célébration dans la magnifique collégiale. Le long voyage de retour nous a laissé le temps de partager nos impressions : tous ont apprécié de découvrir cette jolie ville, de s’essayer à un combat d’épée (en carton !), de se déguiser. Avoir eu l’occasion de rencontrer des enfants d’ailleurs leur a également fait sentir et vivre concrètement l’appartenance à une Eglise plus vaste que celle de leur clocher paroissial…
« Super chouette ! Formidable ! »
Rosine, Lily, Léa, Raphaël, Gabrielle et Gabriel ont représenté le secteur d’Aigle.
La fin de l’année pastorale est toujours riche en activités et en événements. Le Chemin néocatéchuménal a tenu sa grande mission à la fin du mois d’avril. Cécile Benelli nous partage cette magnifique aventure.
Le temps entre Pâques et la Fête-Dieu est traditionnellement marqué par les célébrations des premières communions. Plus d’une centaine d’enfants de notre décanat ont reçu pour la première fois l’Eucharistie. Retour en photos sur ces moments de grâce et de foi partagés.
De nombreux jeunes ont participé à Crossfire, un festival qui mélange allègrement foi chrétienne et décibels.
Frère Mathieu-Marie, dominicain, a eu la joie d’être ordonné prêtre le 19 juin au couvent de l’Annonciation de Paris. Il nous partage son parcours et la joie qu’il a eu d’œuvrer au sein de notre décanat.
Vous pourrez également découvrir le portrait d’Edward Mezger. Après plusieurs années comme cérémoniaire à la cathédrale Saint-Nicolas, il a quitté la Suisse pour poursuivre ses études à Munich.
L’actualité de cet été, c’est, hélas, toujours la guerre en Ukraine. Jean-Marie Monnerat a recueilli le témoignage d’un couple qui a accueilli une famille ukrainienne. Face aux fléaux que représentent la maladie et la guerre, l’homme a de tout temps eu recours à la prière pour obtenir la guérison des malades ou l’apaisement des conflits. Dans sa rubrique, Sébastien Demichel nous présente la place de la prière dans les temps de crise.
L’année pastorale touche à sa fin, les vacances approchent. Ce temps de repos et de ressourcement est nécessaire avant de repartir pour une nouvelle année pastorale, avec ses défis et ses nouveautés. Ils seront nombreux cet automne dans notre décanat, et vous seront annoncés dans le numéro de septembre-octobre.
En attendant, il est temps pour chacun de se reposer et de se ressourcer. La rubrique de Paul Salles « ma foi sur le web » vous propose des pèlerinages en ligne. L’abbé Arnaud Evrat nous rappelle l’importance de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Le ressourcement passe aussi par la convivialité. Pour festoyer cet été avec vos amis, Yoana Aviolat, qui œuvre à la cure Saint-Nicolas, vous propose sa recette de flan tomate-poivron et sa sauce feta. C’est notre nouvelle rubrique « à la table des curés » !
Je vous souhaite une bonne lecture et un été reposant et ressourçant !
Comme chaque année, la course des servants de messe a eu lieu le vendredi 27 mai 2022 (Pont de l’Ascension) afin de les remercier pour leur engagement au sein de nos 4 paroisses.
Rendez-vous leur est donné devant l’église de Payerne à 8h15 où un magnifique bus des Voyages Jean-Louis & Novabus nous attend ! 26 servants répondent présents à l’invitation et 7 accompagnants sont là afin de partager avec eux cette journée qui débute avec un superbe soleil.
Direction Grandson où nous avons réservé l’église Saint Jean-Baptiste afin de partager une messe. L’abbé Luc de Raemy sollicite les enfants pour la lecture et demande également leur aide pour servir la messe, il évoque de jolis souvenirs dans cette église où lui-même a servi étant enfant.
Nous poursuivons notre journée en nous dirigeant au bord du lac, vers une très jolie place avec table de pique-nique et jeux. Joli moment de détente pour chacune et chacun.
La sortie continue au Château de Grandson pour une quête médiévale où deux équipes s’affrontent dans une course effrénée à travers le château pour retrouver au plus vite le fameux trésor de Grandson. Nous terminons en beauté par la visite et des jeux de piste au Centre Pro Natura de Champ-Pittet à Cheseaux-Noréaz.
La journée a été riche et nous marchons bien lorsque le signal du retour est donné à 17h15. Nous sommes ravis de retrouver notre bus afin de rentrer tranquillement à Payerne où nous arrivons aux alentours de 18h.
Chers servants, merci de répondre toujours présents pour animer et rendre encore plus vivantes nos messes. Vous amenez de la spontanéité et de la joie à nos célébrations. Ce service à Dieu et à l’Eglise vous et nous aide à aller à la rencontre du Seigneur avec amour et tendresse.
Toute l’équipe des servants de messe remercie chaleureusement la paroisse de Fétigny-Ménières, plus précisément l’équipe organisatrice de la sortie : Mmes Marlyse Ansermet, Claire Michel et Carmen Gamba. Un merci aussi à tous les accompagnateurs et accompagnatrices de nos paroisses qui ont consacré leur journée pour être aux côtés des jeunes.
Dernier volet de notre série M@ foi sur le web, consacrée aux moyens digitaux pour vivre sa foi. Et puisque vient l’été, et qu’avec lui ce sont les souvenirs de voyages qui réapparaissent, découvrons qu’il est aussi possible de vivre un pèlerinage devant l’écran de son smartphone.
PAR PAUL SALLES | PHOTOS : VISITE-PANORAMIQUES.COM, SINOD.FR
Alors, oui, les puristes vont crier au sacrilège, car on est loin de l’expérience fondatrice des pèlerinages médiévaux où, par pénitence, on partait de chez soi pour rejoindre à pied Saint-Jacques-de-Compostelle, Rocamadour, le Mont-Saint-Michel, Rome ou Jérusalem. On conçoit vite
que l’effort physique ne sera pas le même, l’expérience humaine ne sera pas la même, mais seront-ils inexistants pour autant ? Quant à la conversion spirituelle, qui dépend tout autant de l’action de l’Esprit Saint que des kilomètres parcourus, est-elle rendue insignifiante par l’immédiateté de l’écran ? Il faut le concéder, il manque beaucoup d’ingrédients à un pèlerinage virtuel pour qu’il soit un vrai pèlerinage, mais il peut tout de même servir de support à une vraie expérience spirituelle.
C’est surtout durant la phase de pandémie en 2020-2021 que le pèlerinage virtuel s’est développé : puisqu’il n’était plus possible de partir loin de chez soi, on pouvait essayer de s’échapper virtuellement.
La première manière de vivre un pèlerinage, qui est peut-être la moins élaborée, est d’effectuer des visites virtuelles de lieux de pèlerinage. Ainsi, les cathédrales de Saint-Jacques à Compostelle, celles de Chartres, du Puy-en-Velay, ou les sanctuaires de Conques, Rocamadour et le Mont-Saint-Michel sont virtuellement visitables sur le site www.visites-panoramiques.com, ou www.360cities.net Dans la même idée, on peut visiter toutes les basiliques de Rome, la chapelle sixtine ou les musées du Vatican sur le site www.rome-roma.net. Mais avec cette solution, il s’agit davantage d’une visite que d’un pèlerinage.
Certains sanctuaires, comme Lisieux par exemple, offrent la possibilité de traverser un itinéraire sur les pas de sainte Thérèse à travers six modules en vidéos (www.carmeldelisieux.fr).
Les sanctuaires de Lourdes ont élaboré en 2020 et 2021 le pèlerinage mondial et digital à Lourdes nommé Lourdes United, et qui visait à proposer sur la journée du 16 juillet (dernière apparition de la Vierge à sainte Bernadette), des temps de prière en plusieurs langues, des témoignages, des conférences, la possibilité de déposer un cierge ou une intention de prière à distance. Bref, un mini-pèlerinage sur une journée. La levée des mesures sanitaires a permis la reprise des pèlerinages sur le site, mais il reste toujours la possibilité de suivre à distance les temps de prière
qui ont lieu à la grotte de Massabielle ou de déposer une intention de prière.
Pour ceux qui ont toujours voulu partir en Terre Sainte, mais qui redoutent la chaleur, vous pouvez suivre le Mooc (cours en ligne) proposé par le collège des Bernardins à Paris. Bible en main, il vous conviera à un voyage virtuel à Bethléem, sur les rives du lac de Tibériade et jusqu’au saint-Sépulcre. Grâce au support de vidéos tournées sur place à l’été 2021 et à un programme de cours (lectures bibliques, commentaires, exercices, …) réparti sur quinze semaines, il est possible de goûter un peu de l’expérience unique que vivent tous les pèlerins en Terre Sainte : lire la Bible, en la découvrant à travers les paysages où elle a été écrite et vécue. Ce cours a été donné en ligne au printemps 2022, et sera disponible (en archives) à partir de l’automne 2022.
Après avoir passé de nombreux jeudis à réfléchir et échanger sur divers thèmes, les jeunes sont partis en week-end sous la Dent de Morcles, dans le chalet qu’une de leur famille avait prêté. Un grand merci à eux.
Vendredi, un pique-nique sur une aire d’autoroute permit de se sentir rapidement « en vacances ». A la nuit tombante, nous arrivâmes au chalet après un petit quart d’heure de marche au milieu des arbres, sous les étoiles tellement plus visibles qu’à Genève.
Le samedi fut tranquille, entre repas, jeux et promenade autour du village de Morcles.
Enfin, le dimanche, après un temps de prière, le repas et les rangements, une excursion nous mena le long du bis du Trient, avec une belle vue sur le glacier, au bout du sentier. Le retour se fit par la France, après une boisson bienvenue au col de la Forclaz.
Dès Vallorcine, le spectacle des glaciers, sous le doux soleil du début de soirée, glaciers blancs se glissant dans le vert printanier, offert par ce chemin du retour fut éblouissant, glacier du Tour, d’Argentière et ceux de la mer de glace au-dessus de Chamonix, ainsi que les sommets, dents et massifs telle la Tête à l’Âne. Un instant précieux pour clore une belle fin de semaine.
Merci à chacun pour son enthousiasme et sa solidarité dans les tâches diverses.
Romain en sage zen méditation sous la cascade.
Grâce à l’atelier bien outillé du papa d’Arnaud, les jeunes ont passé un long moment de bricolage. Ici l’une de leur construction: un hôtel à insectes.
Sous le village de Morcles, le torrent invitait les plus courageux à la baignade.
Après avoir longé le bisse du Trient, petite pause au pied du glacier du Trient pour Vincent, Arnaud, Patrick, Guwani, Lucien, Romain et Alexandre.
Alors que l’épisode de la tour de Babel a dispersé les individus à travers le monde faute de se comprendre, la Pentecôte marque le mouvement inverse. Le monde d’alors doit ce prodige à la venue du Saint-Esprit. Symbolisé par une colombe, il est de tradition de déguster à cette occasion un gâteau porte-bonheur.
Couronnement du temps pascal, la Pentecôte commémore le don du Saint-Esprit aux apôtres cinquante jours après Pâques. On entend souvent dire que la Pentecôte est un «anti-Babel». Selon les Ecritures, au moment de l’épisode de la tour de Babel, les hommes ont été dispersés par la confusion linguistique (Genèse 11, 1-9), tandis qu’à la Pentecôte, l’Esprit Saint les a réunifiés par le don des langues (Actes, 2). Signe de l’universalité de l’Eglise, cet événement est aussi compris comme le point de départ de la mission évangélisatrice de l’Eglise animée et soutenue par l’Esprit Saint.
La Pentecôte a officiellement été fêtée à partir du concile d’Elvire, vers 300. A partir de la fin du IVe siècle, sa veillée nocturne était marquée, comme à Pâques, par des baptêmes. La semaine qui suivait, attestée au VIIe siècle, per- mettait de catéchiser les nouveaux baptisés. Au milieu du Moyen Age, dans plusieurs cathédrales d’Ile-de-France, de Normandie et de Provence, des tourterelles et des pigeons symbolisant l’Esprit Saint voltigeaient sous les voûtes.
L’oiseau a inspiré quelques spécialités culinaires propres à la Pentecôte, telles que le Colombier. A
l’époque contemporaine, l’usage d’une fève, en forme d’oiseau blanc aux ailes déployées, cachée dans un gâteau du même nom est attesté lors du repas de Pentecôte. Mais la naissance de ce gâteau aux multiples légendes et recettes n’est pas claire. Quant à la symbolique de la blanche colombe porteuse de pureté, d’innocence, d’amour ou encore de paix, la zoologie en dresse un autre portrait. La dénomination de «colombe» est, en réalité, un terme générique désignant une famille d’environ 200 espèces…dont aucune n’est blanche. Après cette révélation, le pigeon fait moins grise mine et le corbeau peut médire l’âme en paix…
Recette: Le Colombier de Pentecôte
Temps de préparation
Temps d’attente
Portions
30 minutes
45 minutes
8
Ingrédients
Les fruits confits (130 g) à incorporer à la préparation doivent être marinés 12 heures avant dans une bonne rasade de Grand-Marnier, de Cointreau, voire même de Kirsch.
225 g de pâte d’amandes ou massepain
3 œufs
20 g de farine
20 g de fécule
65 g de beurre fondu tiède
150 g d’amandes effilées
130 g de fruits confits marinés au Grand-Marnier (12 heures)
1 moule à tourte ou à manqué d’environ 20 cm
Pour le glaçage:
175 g de sucre glace
2 à 3 cuillères à soupes d’eau chaude (ou à parts égales eau et ligueur de la « marinade » des fruits confits)
La naissance de ce gâteau aux multiples légendes et recettes n’est pas claire.
Préparation
Déposer la pâte d’amandes dans la cuve du batteur ou un bol. Travailler au fouet puis ajouter un par un les 3 œufs entiers. Mélanger durant 5 minutes.
Incorporer délicatement la farine et la fécule tamisées.
Ajouter le beurre fondu tiède.
Egoutter les fruits confits (conserver la liqueur pour le glaçage), les fariner légèrement et les ajouter à la préparation.
Beurrer généreusement un moule à tourte. Chemiser les bords du moule d’amandes effilées, puis y verser l’appareil.
Cuire dans un four préchauffé à 170° C pendant 25 minutes environ. Vérifier la coloration du gâteau et adapter le temps de cuisson en fonction.
Démouler le gâteau et y introduire une fève (une colombe en porcelaine, si vous en avez une!) puis le laisser refroidir sur une grille.
Glacer le dessus du gâteau avec le mélange de sucre glace-eau (ou de sucre glace-eau-liqueur) et décorer avec des fruits confits.
La preuve que l’Eglise tient aux bâtiments de son patrimoine, c’est que le terme est le même pour désigner le contenant (le bâtiment matériel) et le contenu (l’Eglise peuple de Dieu). C’est ensuite que nous fêtons le 9 novembre la Basilique du Latran, la cathédrale du pape et la mère de toutes les églises du monde. C’est enfin qu’en principe, un baptême, un mariage, voire des funérailles ne peuvent avoir lieu en plein air, même si le Seigneur habite partout.
Reste que l’édifice de pierre ne sert qu’à permettre à chacun-e de se prêter « comme une pierre vivante à la construction de l’édifice spirituel » en Jésus-Christ (1 Pierre 2, 5). Le bien nommé disciple de l’apôtre Pierre livre dans sa première épître une splendide méditation sur la dignité de chaque croyant et Vatican II a retenu ce texte pour désigner le sacerdoce commun de tous les fidèles.
C’est le Christ qui constitue la pierre vivante fondamentale, choisie par le Père, mais rejetée par les hommes (2, 4). Cette pierre qu’ont repoussée les constructeurs est cependant devenue la tête d’angle (Psaume 118, 22), précieuse pour ceux qui se confient à elle et ne seront pas déçus (Isaïe 28, 16 ; cité en 1 Pierre 2, 6) : ceux qui pourtant étaient chargés de bâtir le peuple de l’Alliance d’Israël ont décidé quant à eux de s’en distancer, si bien qu’elle est désormais pour eux un rocher qui fait tomber (Isaïe 8, 14-15). C’est le drame de la coupure entre les représentants de l’Alliance ancienne, supplantés par les disciples du Fils de l’Homme (1 P 2, 8).
Noms prestigieux
Car tous ceux qui adhèrent au Christ sont maintenant considérés comme aptes à offrir des sacrifices spirituels que le Père agrée pleinement (2, 5b). C’est ainsi qu’ils reçoivent des noms prestigieux, en devenant comme Jésus, prêtres, rois et prophètes : ils bénéficient d’un « sacerdoce royal » ; ils forment une « race élue », jouissant de la miséricorde céleste ; une « nation sainte », participant de la nature divine (2 Pierre 1, 4) ; un « peuple de prophètes, acquis » pour proclamer les louanges du Créateur et Rédempteur de l’univers (Isaïe 43, 20-21) et appelé à rayonner de sa lumière. S’il y a besoin de sauvegarder les bâtisses et chefs-d’œuvre architecturaux hérités de l’histoire, c’est pour que chaque membre du peuple élu s’y trouve « à demeure » et y fasse monter son action de grâce.
Quelle joie de vous présenter ce mois-ci un journal plus « jeune » !
L’équipe de rédaction a la volonté de toucher plus large que nos précieux et traditionnels lecteurs, en ciblant davantage les enfants et leurs familles, qui font partie intégrante de l’Eglise d’aujourd’hui et de demain.
« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. En vérité je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant, n’y entrera pas. » Marc, 10 : 13-16 Voilà une parole d’Evangile que nous chérissons particulièrement car elle se veut attendrissante et réconfortante. Cela nous permet d’oser avancer dans la foi, avec confiance.
J’aime particulièrement cette image car j’y vois toute ma joie d’être, moi aussi, enfant de Dieu ! Savoir que le Père qui nous attend tous garde les bras ouverts pour nous accueillir ! Tout comme lorsqu’un parent admire, le souffle suspendu, les premiers pas d’un enfant, puis son premier coup de pédale à vélo, ou plus tard sa première virée en vélomoteur…
Oui, prions et prenons soin de nos enfants, de nos jeunes, de nos familles, quelles que soient leurs difficultés ou réalité ! Confions-les à Dieu le Père.
Pour aller plus loin dans l’art de prendre soin de notre foi en famille, rendez-vous sur le site www.prierenfamille.ch
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