Moins pour plus…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs de Sierre (VS), septembre 2021

En prononçant maintes fois ces mots, afin de rassembler mes idées concernant le thème de ce numéro, il m’est rapidement venu à l’esprit l’image de cette rencontre entre Jésus et le jeune homme riche venu lui demander, en quelque sorte, de l’aider à trouver un sens, un but plus « sérieux » à sa vie. Nous avons tous eu une pensée sympathique pour cet homme bien « comme il faut », avec ses nombreuses qualités, bien dans les rails… à qui Jésus dit : Il ne te manque qu’une chose ! une chose essentielle : « Vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et ensuite, suis-moi… »

TEXTE ET PHOTO PAR FRÉDÉRIC MAYORAZ, CURÉ

Idriss le nomade

Un gars simple qui se contente de peu pour vivre libre en camping-car

#libre #nomade #vanlife #campingcarlife #minimalisme

Retrouvez les sur YouTube,
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Moins pour plus… les références dans les Evangiles, ou la vie des saints, sont nombreuses pour nous inspirer un style de vie plus pur et plus saint. Il existe de multiples chemins dans le dépouillement. En choisir un, ne signifie pas uniquement opter pour une vie minimaliste : tout lâcher pour vivre l’aventure d’une vie libre de toute contrainte, car cela serait illusoire… même si ce mode de vie peut paraître, de l’extérieur, comme idéal.

Moins pour plus… choisir ce chemin prend tout son sens lorsqu’on prend du temps pour soi, pour découvrir Dieu, se découvrir soi-même, s’ouvrir aux autres et partager les découvertes que nous faisons afin d’aider ceux qui ne peuvent pas sortir de leur train-train quotidien et qui rêvent d’espace, de liberté, de plénitude.

La vrai vie

Pour donner un exemple concret, depuis quelques mois je suis 2 youtubers qui ont pris un jour la décision de tout lâcher (boulot, famille, maison, relations…) pour partir sur les routes et découvrir ce qu’est pour eux la « vraie vie » et ce qu’elle peut leur apporter – la nature et ses beautés, le « ici et maintenant », profiter de belles surprises au gré des paysages et des rencontres – et surtout pour la partager avec leurs followers qui rêvent de pouvoir eux aussi entreprendre ce voyage.

Pour ces deux aventuriers de la vie, il a fallu qu’ils se préparent non seulement matériellement, mais aussi dans leur tête : choisir une vie minimaliste ne se fait pas sur un coup de tête, il y a des joies, des doutes, des frustrations, des espérances, des échecs… et le plus important cette question : « Quel sens donner à tout cela ? » Eh bien, pour ces deux personnes – ils le rappellent d’ailleurs souvent dans leurs vidéos – c’est une occasion de partager et de donner plus de leur temps afin d’accompagner, dans leur rêve, ceux qui ne peuvent pas voyager, pour les raisons qui leur sont propres : maladie, vieillesse, pauvreté, solitude… de pouvoir leur apporter, à travers leur vécu, un rayon de lumière pour éclairer chaque matin.

Tendre vers les réalités d’en haut

Personnellement, je vois cela comme une manière de s’abandonner, de vendre tout ce que l’on a, non seulement pour recevoir plus, mais aussi pour pouvoir donner plus de rêve, de joie, de bonheur à ceux qui nous entourent et qui comptent sur nous… et d’éloigner le spectre de ce jeune homme de l’évangile qui part au loin tristement, parce qu’il avait de grands biens qui, en définitive, profiteront à qui ?

Pour revenir à nos deux youtubers, je dois avouer que personnellement j’attends chaque fin de semaine, avec plaisir, la vidéo de ce qu’ils souhaitent nous partager de leur voyage à travers les richesses des paysages et des rencontres qu’ils ont la joie de vivre.

Moins pour plus… oui, lorsque nous sommes prêts à nous dépasser, à vaincre nos peurs et nos appréhensions, pour tendre vers les réalités d’en haut, des réalités qui commencent déjà là où nous vivons, ici et maintenant. Alors ouvrons nos yeux et les oreilles de nos cœurs pour ne pas les manquer.

L’Église grandit par attraction

Vers un pôle pour le Grand-Fribourg

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Unités pastorales du Grand-Fribourg (FR), septembre-octobre 2021

L’idée d’un pôle pastoral et missionnaire pour le Grand-Fribourg a mûri au cours du printemps 2021 afin de permettre une présence nouvelle et signifiante de l’Église. Le pape François reprend souvent une expression de Benoît XVI: « L’Église grandit non par prosélytisme, mais par attraction. »

PAR LES ABBÉS PHILIPPE BLANC ET ALEXIS MORARD,
OLIVIER MESSER ET CAROLINE STEVENS | PHOTOS : DR

Le pôle veut être l’expression concrète de cette attraction à travers l’annonce de la Parole, la célébration des sacrements, la prière commune, la vie fraternelle et la diaconie. L’un des objectifs est de favoriser et de susciter une véritable communauté de foi qui soit féconde, missionnaire et vocationnelle.

Cette dynamique nouvelle, plus transversale et thématique que strictement territoriale, a besoin de l’engagement et du témoignage de tous et de chacun. Prêtres, diacres et agents pastoraux, rassemblés en une seule équipe pastorale, sont au service de la création de ce pôle qui regroupe les huit paroisses constituant le décanat de Fribourg. C’est ainsi qu’à partir du
1er septembre, la charge pastorale est portée in solidum par les abbés Philippe Blanc et Alexis Morard. L’abbé Philippe en assure la modération telle que prévue par le droit (voir encart).

Progressivement, en prenant le temps et les moyens nécessaires pour être à l’écoute des attentes et des besoins des personnes et des communautés – sans oublier les appels de l’Esprit et de l’Église –, nous veillerons à mettre en œuvre une dynamique missionnaire transversale, tout en ayant le souci d’une pastorale de proximité. Chaque baptisé, en collaboration avec l’équipe pastorale, est invité et appelé à se mettre au service de la belle œuvre qui nous est confiée : annoncer l’Évangile, le vivre comme une Bonne Nouvelle, le manifester comme une source de joie, le transmettre comme un appel à vivre en communion avec le Christ ! Nul n’est exclu, chacune et chacun est important et c’est ainsi qu’ensemble, en famille, nous relèverons les défis qui sont devant nous. En réponse à l’appel du pape François, « Constituons-nous dans toutes les régions de la terre en un  » état permanent de mission  » » (La joie de l’Évangile, n° 25), et en acceptant de nous engager « dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme » (Ibid., n° 30).

La diaconie est l’Église:

c’est guidées par cette conviction que nos paroisses ont choisi de donner une vitalité nouvelle à la solidarité telle que nous y invite le Christ.

De belles propositions existent déjà grâce à des personnes qui s’engagent au sein de notre communauté ; cela est précieux. Il s’agit donc d’être à l’écoute de nouveaux besoins ; au-delà des besoins de base comme la nourriture ou l’hygiène par exemple, bien d’autres doivent être comblés pour qu’un homme ou une femme soient réellement debout. En restant attentifs aux situations de précarité et de pauvreté (prisonniers, requérants d’asile, personnes en situation de handicap, personnes seules ou âgées, pauvreté spirituelle…), nous pourrons alors poser des actions concrètes, source d’une fraternité vivante.

Le désir est aussi celui de réunir en
créant des liens, non seulement dans nos paroisses, mais sur l’ensemble du Grand-Fribourg ; la création d’une équipe diaconie permet d’unir nos forces et nos charismes, que l’on soit prêtre, diacre, assistant pastoral ou bénévole. Enfin, il est indispensable d’élargir les liens, dans un esprit de confiance mutuelle, à d’autres organismes ou associations non ecclésiales qui sont engagés dans le domaine social et l’assistance aux personnes en situation de précarité.

C’est bien de cela qu’il s’agit : aller vers l’autre non pas pour lui « apporter » Dieu ou lui dire que faire, mais pour l’aider à voir ce divin qui est en lui comme en moi et ainsi trouver son propre chemin vers une vie épanouie.

La communication au service d’une pastorale missionnaire:

afin de favoriser le travail conjoint entre les unités pastorales Saint-Joseph et Notre-Dame de Fribourg, une équipe communication a été mise en place à l’occasion de la rentrée pastorale. Transversale, celle-ci contribuera à la visibilité du futur pôle pastoral et missionnaire dont les abbés Alexis Morard et Philippe Blanc ont la responsabilité in solidum depuis le 1er septembre.

Outre la mise en commun des différentes compétences pastorales, la création d’une équipe communication dédiée au décanat poursuit les objectifs suivants : favoriser la communication interne au sein des différentes pastorales, nourrir la communication externe grâce à des échanges interparoissiaux et créer de nouvelles voies de collaboration dans l’esprit du futur pôle pour le Grand-Fribourg. Les secrétaires des deux unités pastorales ainsi que les agents pastoraux du décanat participent à ce projet. Dans un futur proche, de nouvelles formes de communication (newsletter, feuillet dominical et site internet communs, valorisation des activités des différentes paroisses…) verront le jour afin de renforcer les liens.

In solidum ? Le Code de Droit canonique de 1983 prévoit que « … la charge pastorale d’une paroisse ou de plusieurs paroisses ensemble peut être confiée solidairement à plusieurs prêtres, à la condition cependant que l’un d’eux soit le modérateur de l’exercice de la charge pastorale, c’est-à-dire qu’il dirigera l’activité commune et en répondra devant l’Évêque » (can. 517 §1).

 

Olivier Messer, coordinateur de l’équipe diaconie, est né en 1971 et a grandi à Fribourg. Il a suivi des études commerciales, type gestion, au collège Saint-Michel, puis obtenu un CFC de gestionnaire de vente complété par une formation de maître d’apprentissage. Tout en travaillant dans un magasin de sport, il a donné des cours de fitness durant plusieurs années. Il est marié à Andressa depuis 20 ans. Le couple a vécu un temps au Brésil. En 2007, il a été admis à l’IFM (Institut romand de Formation aux Ministères). Comme assistant pastoral, il a été engagé durant cinq ans dans le diocèse de Sion. De retour à Fribourg en 2014, il a eu la joie de rejoindre l’Accueil Ste Elisabeth. Autant en prenant soin de la santé physique à travers ses premiers métiers qu’en accompagnant les chemins intérieurs des personnes qu’il a le privilège de rencontrer aujourd’hui, Olivier a toujours été guidé par l’appel à prendre soin de l’autre, porté par l’exemple de Jésus.

diaconie@pole-fribourg.ch

 

Cette nouvelle dynamique est coordonnée par Caroline Stevens, ancienne journaliste diplômée en communication auprès de la Haute école de gestion HES de Genève. Après avoir travaillé plusieurs années en tant que responsable des relations presse dans le domaine culturel et associatif, elle a souhaité donner un nouvel élan à sa carrière. La mission de cette formation sera réalisée par des personnalités aux sensibilités multiples. À l’heure où la communication est devenue un art viral mais non dénué de sens pour autant, l’équipe se réjouit de contribuer à de nouvelles formes de dialogue. Dans un esprit évangélisateur cher au pape François, l’accent sera mis sur des messages de proximité, d’amitié et de témoignage.

communication@pole-fribourg.ch

 

Les JB3, toute une aventure…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, décanat Sion (VS), septembre 2021

Le samedi 19 juin dernier a eu lieu la remise des diplômes JB3 à l’église de Plan-Conthey. Ce fut l’occasion de clôturer en beauté la partie théorique de cette toute belle formation de deux ans. Mais en fait, c’est quoi des JB ?

PAR KILLIAN BIANCHI, JB3 | PHOTO : PYP

Les JB, ce sont des Jeunes Bénévoles en Eglise, engagés dans leurs paroisses ou plus généralement dans le diocèse ; des jeunes missionnaires envoyés évangéliser nos églises ; des jeunes de tout horizon et de toute culture qui ne cherchent qu’une seule chose : vivre la Foi avec les autres.

Le concept des JB est séparé par catégorie d’âge :

  • JB Start: Dès la 8H, il est possible de commencer à s’engager en s’initiant à l’animation de groupe;
  • JB 1: Dès 13 ans, les outils d’animation d’un petit groupe;
  • JB 2: Dès 16 ans, développement des compétences personnelles propres à chacun et travail sur la Bible. En plus, apprentissage de comment animer une messe, un temps de prière, un camp, etc. et sensibilisation à ce que veut dire le fait d’avoir la responsabilité d’un groupe.

Le parcours de formation 3, proposé dès 18 ans, est riche en discussion, en réflexion et en partage. L’apprentissage à la lecture de la Bible, la théologie et les journées thématiques sont au cœur de ce qui est proposé. Avec les JB3, nous clôturerons ces deux ans d’ici à la fin de cette année avec la création et la réalisation d’un projet personnel paroissial ou diocésain. Il peut s’agir par exemple de créer une application ludique de questions/réponses sur des thématiques chrétiennes, d’organiser une soirée-jeunes en paroisse, etc.

Au-delà des riches journées vécues par chacun de nous cinq, les JB3, ce sont surtout de belles amitiés qui se sont construites et un esprit fraternel qui a été présent dès le début.

Il ne reste qu’à dire une seule chose : MERCI ! Merci à nos cinq référents qui, tout au long de notre parcours, nous ont accompagnés, aidés et épaulés. Sans eux, l’aventure JB n’aurait pas pu exister.

Pour terminer, comment parler des JB sans parler de Dieu, Lui qui a été, est et restera toujours présent dans nos cœurs. Il est notre Guide, notre Lumière sur le chemin de la Vie et surtout Celui pour qui nous avons voulu nous engager. Prions pour que toujours plus de jeunes puissent faire l’expérience de Dieu au travers de cette formation, lieu de départ propice au chemin de Foi.

Que vive encore longtemps l’âme des JB ! AMEN.

N.B. : le site www.tasoulafoi.ch donne encore plus d’informations sur ce que sont les JB et comment s’y inscrire.

Moins pour plus

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, décanat Sion (VS), septembre 2021

PAR LE CHANOINE LIONEL GIRARD
PHOTO : JHS

Cela ressemble à un de ces titres aguicheurs dont les publicitaires raffolent… et pourtant l’enjeu d’un tel slogan au programme paradoxal invite à changer radicalement de référentiel, dans le quotidien de nos activités ordinaires donc aussi dans la vie spirituelle.

Oui stoppons cette course effrénée à additionner ou multiplier les possessions de toutes sortes ; après avoir fait le bilan de tout ce qui nous entoure voire nous encombre, osons faire ce choix inhabituel et peut-être difficile du « moins », qui dépasse l’allègement du superflu et se concentre autour du juste nécessaire, du vrai, du bien, bref, de l’essentiel.

Le confinement de 2020-2021, vécu comme une retraite imprévue, a pu favoriser cette prise de conscience. Ainsi beaucoup d’entre nous en ont profité pour ranger leurs armoires ou galetas, soigner leur jardin, retrouver le temps de cuisiner, d’entretenir des liens parfois fragilisés par la concurrence virtuelle…

Et cette expérience a trouvé un écho dans la vie paroissiale, avec nos assemblées restreintes, sobres mais non moins ferventes. En arrivant à l’avance, notre cœur s’est trouvé « plus » disposé à La Rencontre vivifiante.

Veillons désormais à entretenir cet élan : moins préoccupés de nous-mêmes et plus centrés sur le Christ, manifestons son amour dans une généreuse disponibilité engagée à son service.

Rallye des servant(e)s de messe à Fribourg

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), septembre 2021

Quelque 300 servants et servantes de messe, venus de tout le canton, ont convergé le 12 juin dernier vers Fribourg pour une grande journée de rallye dans les églises et les rues de la Basse-Ville. L’ambiance était au beau fixe pour cette journée estivale, achevée par la célébration de la messe dans les jardins de la commanderie de Saint-Jean. Une quinzaine des servant(e)s de notre paroisse ont participé à cette journée, accompagnés par Antonella Reggiani-la Faci et Laura Pochon. Retour en images avec « nos » servant(e)s de messe.

PAR CATH.CH | PHOTOS : ANTONELLA REGGIANI-LA-FACI

Sous l’autorité du sacristain de Bulle, une quinzaine des servant(e)s ont revêtu leurs aubes pour préparer la messe. A qui les flamberges, la croix de procession, l’évangéliaire, les ciboires, le calice, les burettes, le manuterge… ? Pas de questions, les servants connaissent tous leur affaire. Rien ne manque sur l’autel dressé au milieu du pré.

« Dieu a-t-il besoin de nous ? » interroge Mgr Morerod. Dans l’assemblée, les avis sont partagés entre les « oui » et les « non ». « Ce matin, un confirmand m’a répondu : « Dieu a besoin de nous parce qu’il veut que nous apportions son message », raconte l’évêque. J’aime bien cette réponse. Le message, c’est de s’aimer les uns les autres. Il faut le dire. C’est beau et ce n’est pas inutile, même quand on a de la peine. Jésus aime tout le monde, mais les gens ne le savent pas toujours. Osons le leur dire. Si un camarade te demande ce que tu as fait dimanche, tu peux lui répondre j’ai servi la messe, c’était super. »

Beau succès pour une première

Gérard Dévaud, responsable de la journée, se félicite de ce succès pour une première. « Nous avons pu bien composer avec les restrictions sanitaires anti-covid et le temps était de notre côté. Le pôle de catéchèse extrascolaire, créé l’an dernier au sein du vicariat de l’Eglise fribourgeoise, a voulu mettre l’accent sur les servant-e-s de messe. » A refaire ? Sans doute mais plutôt tous les deux ou trois ans.

Voulez-vous participer à la vie de votre UP ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), septembre 2021

PAR KARIN DUCRET | PHOTO : PIXABAY

Messes en familles : une animation simple fait retentir la Parole de Dieu dans une tona­­lité joyeuse. Les messes en famille seront célébrées à 17h30 les samedis 9 octobre,
6 novembre
et 18 décembre 2021 ainsi que les samedis 22 janvier, 9 avril et
21 mai 2022 en l’église Saint-François-de-Sales, Chêne. Contact : Sabrina Faraone, 079 926 11 74.

Groupe de prière de Padre Pio : Padre Pio disait que la prière est une clé qui ouvre le cœur de Dieu et que seule la prière peut transformer le monde ! Rencontres le premier vendredi du mois à 18h à la chapelle de l’église Saint-Francois-de-Sales accompagnées par l’abbé Joël. Contact : abbé Joël Akagbo, joel.akagbo@cath-ge.ch ;
022 555 39 25.

Groupe de prière du renouveau charismatique : le Renouveau charismatique n’est pas un mouvement mais un courant d’Eglise. C’est une redécouverte de l’Esprit Saint, de son action dans le monde, dans les Eglises, dans la vie des personnes. La rencontre a lieu à la Chapelle de Saint-François-de-Sales, le dernier vendredi du mois à 18h30. Inscriptions et informations : Denis Fornerone, dfornerone@gmail.com ; 078 752 68 18.

Prière du Rosaire : récitation du Chapelet à la Chapelle Saint-François-de-Sales à partir de septembre, tous les lundis à 16h30. Contact : Sabine Debarge, sabine.debarge@bluewin.ch, 022 349 48 75.

Adoration eucharistique à la Chapelle Saint-François-de-Sales, à partir de septembre, tous les jeudis de 17h à 18h, suivie de la messe de 18h30. Contact : abbé Joël Akagbo, joel.akagbo@cath-ge.ch ;
022 555 39 25.

Les servants et les servantes de messe reprendront leur service à l’autel dès le week-end des 11 et 12 septembre. Les enfants ou les jeunes intéressés peuvent prendre contact auprès de Sabine Debarge, sabine.debarge@bluewin.ch, 022 349 48 75.

Groupe des Aînés et Chrétiens Retraités (MCR Mouvement des Chrétiens Retraités) : les séances reprendront dès le mardi 12 octobre, chaque deuxième mardi du mois, à la salle Saint-François-de-Chêne à 14h15. Le thème prévu, « Ecoute », déjà prévu en 2020, sera donc repris. Nous espérons que vous serez à nouveau nombreux à nous rejoindre pour le moment de réflexion à 14h15 suivi à 15h30 par la célébration de la messe, et du goûter joyeusement partagé. Toutefois, sentez-vous libre de n’assister qu’à la messe et au thé… Contacts : Monique Tschalér, 022 348 78 14, Isabelle Valticos, 022 348 53 27 ; pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer : Evi Hairer, 022 349 70 31.

Evangile à la maison : rencontres mensuelles chez Karin Ducret d’un petit groupe à Thônex. Nous continuerons de parcourir « l’Evangile selon saint Jean » en l’actualisant par nos observations et réflexions. Vous êtes cordialement invité-es à vous joindre à nous dès le samedi
25 septembre, de 10h à 12h. Contact : karin.ducret@bluewin.ch, 022 320 60 40 (rép.).

Fête paroissiale (Kermesse) : malheureusement, pas de kermesse en 2020 et en 2021… Et les travaux prévus autour de l’église Saint-François-de-Sales en 2022 l’empêcheront à nouveau… Le comité d’organisation actuel, après une activité exercée durant de nombreuses années a donc décidé de renoncer à son organisation qui s’arrête après plus de 70 ans de présence ininterrompue. Vous trouverez un hommage à cette « institution locale » dans L’Essentiel d’octobre !

Vive les camps !

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur de l’Entremont (VS), septembre 2021

Pandémie… rengaine interminable comme un chant à 23 couplets ! Les camps d’été autrefois si prisés ont vu cette année leur fréquentation baisser. La faute à cette incertitude qui fait tellement hésiter… que finalement l’on décide de ne rien décider.

PAR MICHEL ABBET | PHOTOS : CASIMIR GABIOUD

A tous ceux qui ont renoncé, on vous fait un petit cadeau : vous êtes invités à vous mettre dans la peau d’un jeune et à participer par procuration au camp de théâtre organisé par Gabidou et sa tribu…

Les débuts

Dès votre arrivée, vous voilà dépaysés. Vous vous trouvez en effet devant un chalet nommé… Vaticamp ! Rien que d’entendre ce jeu de mots, ça met déjà de bonne humeur !

Tiens, les autres participants arrivent, comment faire connaissance ?

Par un jeu tout simple ! Il faut se mettre en cercle, le premier dit son prénom, le second redit le prénom du premier auquel il ajoute le sien, le troisième doit déjà prononcer les trois prénoms… et ainsi de suite ; on termine par le premier qui croyait se la couler douce et qui doit maintenant nommer tous ses futur(e)s camarades…

Bientôt, les parents s’en vont, il faut aller mettre ses affaires en place… et s’installer dans le dortoir. Premiers contacts… Je peux me mettre là ?… Puis retour au rez-de-chaussée, premiers jeux, premier repas ! Hum délicieux ! Ouah ! Si c’est comme ça toute la semaine ! Et la jeune personne là, on dirait un prêtre. Non, non, pas encore, il est séminariste… C’est frère Alexandre ! Ah bon !

Premiers jours

Lundi et mardi, on apprend à jouer, à se détendre, à improviser, à se déplacer dans la salle polyvalente du village ! Super !

Et le dîner ! Hum que c’est bon ! Ensuite le foot. Tout le monde s’y met. Cool !

Mercredi débutent les choses sérieuses. On est séparé en 3 groupes… Voici la consigne : créer une pièce où cohabitent le temps de Jésus et le nôtre… Voici les thèmes. La pêche miraculeuse, les conseils de Jésus à ses disciples pour voyager « léger » et les moyens de transport actuels, la nourriture à travers la multiplication des pains. Bonne chance !

Préparation du théâtre

Et c’est ainsi que le théâtre a pris forme… Jeudi, vendredi, samedi, entre activités, répétitions, promenade, (on est même allé jusqu’au barrage d’Emosson en prenant le petit train…) le temps a passé plus vite que l’éclair ! Des amitiés naissent, on vit un petit moment de paradis…

Et voici déjà le dimanche ! La messe, il faut libérer les dortoirs, retrouver toutes ses chaussettes, mettre le tout pêle-mêle dans le sac. Et prendre un dernier repas ensemble avec les parents qui sont arrivés et se réjouissent d’assister au spectacle. Ah ! T’oublies pas de me donner ton adresse, et ton numéro de natel ! Quoi ? t’en as pas ? Ben c’est pas grave, moi non plus ! Et puis, de toute façon, on se reverra l’année prochaine. Parce que tu te réinscris ? Evidemment ! Alors moi aussi !

Et toi ? Renseigne-toi sur le site vocations.ch/camps-voc et… inscris-toi, tu ne le regretteras pas !

Du temps pour Dieu… et pour soi

PAR MYRIAM BETTENS

PHOTOS : ABBAYE D’HAUTERIVE

Le coronavirus affecte la santé mentale et psychique des Suisses. Les propositions « bien-être » se déclinent à l’infini et le public est preneur. Certains préfèrent se tourner vers un temps de retraite dans une congrégation religieuse. L’Abbaye de Hauterive propose aux jeunes hommes de 18 à 35 ans de vivre l’expérience monastique durant cinq jours. A défaut de rester cloîtré chez soi…

Une parenthèse

« L’idée n’est pas venue de nous, mais émane de plusieurs jeunes. Ils nous ont dit qu’il était dommage que la communauté reste séparée des fidèles. Finalement, ils nous voyaient de loin sans très bien savoir ce que nous vivions. Ils souhaitaient nous connaître
de l’intérieur », affirme le frère Henri-Marie Couette, responsable du stage. Cette requête a interrogé les frères, ils ont donc réfléchi à la manière de donner vie à cette demande. Depuis presque dix ans maintenant, rares sont les occasions où personne n’a répondu présent à l’offre des cisterciens. Deux ou trois stages sont proposés chaque année, le premier en juillet et le second entre Noël et Nouvel An. Ces deux parenthèses offrent la possibilité d’intégrer toutes les activités de la communauté durant cinq jours. En plus de la prière et des travaux quotidiens avec les moines, ces derniers réservent du temps aux stagiaires pour des entretiens individuels.

Des demandes en augmentation

Le stage de juillet n’a pu avoir lieu en raison de la pandémie. Par contre, l’intention de reprendre dès la fin de l’année demeure, cela « dans la mesure où la situation sanitaire s’améliore suffisamment ». Par contre, le responsable « continue de recevoir des demandes de jeunes », signe que la proposition « fait toujours écho chez eux ». Il note également que la crise actuelle a fait augmenter le nombre de demandes d’accueil à l’hôtellerie de l’Abbaye. « Cette situation interroge les gens et soulève beaucoup de questions fondamentales. Presque instinctivement, ces hôtes devinent que la vie monastique peut offrir des pistes de réponses pour eux. »

Un stagiaire laïc pour nos paroisses

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), septembre 2021

Je vous présente Johan Salgat, le « nouveau stagiaire » de nos paroisses. Il se sent appelé à s’engager comme agent pastoral laïc. Avant de débuter une formation, le diocèse lui de­-
mande d’enraciner son discernement dans un stage pratique d’une année. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’en réjouit. Il est enthousiaste, souriant et ouvert à ce que l’avenir lui réserve…

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTO : DR

Depuis toujours (ou presque) Johan a à cœur de s’engager en Eglise : « C’est un engagement qui me correspond, je m’y sens bien. Etre présent pour les autres, témoigner de l’Amour de Dieu, accueillir l’autre. Et aussi, savoir accueillir la réciprocité : je donne de moi et je reçois à travers l’autre. »

D’abord, dans sa paroisse de Fully, il devient servant de messe puis sacristain. Membre du réseau DJP (Des jeunes qui prient), il œuvre aussi pour des événements jeunesse tels que le festival OpenSky. Ces expériences en Eglise avivent son désir de témoigner de l’Amour de Dieu et de le faire connaître.

Inspiration

Il aime le sport en général et le chant choral (« d’avant Covid », précise-t-il en souriant). « Choisis la vie », dont le texte est de sainte Teresa de Calcutta, lui plaît particulièrement. « Quoi qu’il advienne, que la vie soit félicité, combat ou une chance, choisis toujours la Vie », commente Johan. « Il y a un cheminement en soi pour prendre ce qui vient et en faire quelque chose de bénéfique avec Dieu. Je suis heureux d’aimer et d’être aimé par Dieu.
J’aimerais que chacun découvre que Dieu l’aime pour ce qu’il est et non pour ce qu’il serait. »

Du bénévolat au stage de discernement

Après un CFC de carreleur, il part sur le chemin de Saint-Jacques. L’idée germe de se mettre au service de Dieu dans un ministère pastoral en Eglise. Le diocèse lui propose alors un stage d’une année pour affiner son choix. Johan arrive dans le Chablais avec une soif de découvrir ce qu’est la vocation d’animateur pastoral, d’élargir ses expériences pastorales et de voir comment s’organise concrètement l’agenda d’un agent pastoral. Fiancé à Noémie Barbey, il se demande si cela est compatible avec ce qu’ils souhaitent dans leur vie. Il aborde cette année avec confiance : « Si cela se passe bien, je pourrai commencer une formation. Si cela ne me correspond pas, je chercherai une autre voie pour être un témoin du Christ. »

Son année en immersion

Pour découvrir les différentes facettes du travail d’animateur pastoral, plusieurs expériences sont proposées. D’une part, Johan m’accompagne dans la diversité de la pastorale paroissiale. D’autre part, avec l’abbé Didier Berthod, il participe aux projets pour le service du prochain (diaconie), entre autres avec la réflexion sur l’avenir de la Maison La Rochette, où il peut du reste loger. Durant l’année, quelques jours sont consacrés aussi à une sensibilisation à l’aumônerie d’hôpital ou en institution.

Johan se réjouit de vous rencontrer, chers paroissiens, et vous remercie déjà pour votre accueil.

Suite aux demandes reçues ces derniers mois, le diocèse de Sion met sur pied une année de discernement en vue d’un futur ministère d’agent pastoral laïc. Elle a pour objectif de permettre à la personne se sentant appelée un discernement ancré dans une expérience d’Eglise formatrice, dans le réel du vécu communautaire et sur une certaine durée. Elle permet aussi à l’Eglise de confirmer si l’appel ressenti individuellement peut s’incarner dans la réalité pastorale locale ou diocésaine. Le candidat vit une expérience pastorale d’une année sous forme de stage dans un ou deux lieux d’insertion. Il bénéficie également d’un accompagnement spirituel personnel ciblé sur son appel vocationnel. Suite à cette étape de discernement, une formation d’animateur pastoral au CCRFE 1 ou à l’université est envisagée. Actuellement, deux laïcs commencent leur année de discernement dans le diocèse de Sion. Vos prières pour les soutenir dans leur cheminement spirituel sont les bienvenues.

1 Centre catholique romand de formation en Eglise (anciennement IFM) à Fribourg forme les agents pastoraux laïcs, les diacres permanents et propose des formations continues pour les prêtres et les agents pastoraux.

 

Une nouvelle aventure

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Unités pastorales du Grand-Fribourg (FR), septembre-octobre 2021

PAR VÉRONIQUE BENZ | PHOTOS : DR, PXHERE

La rentrée pastorale, c’est toujours une nouvelle dynamique et des projets en perspective pour susciter une communauté de foi féconde. Cette année, nos deux unités pastorales, Notre-Dame et Saint-Joseph, vont intensifier leur collaboration et créer davantage de synergies dans le but de concevoir un Pôle pastoral et missionnaire.

Le but de ce pôle est de permettre une présence renouvelée et signifiante de l’Église. Pour le réaliser, des équipes transversales et thématiques vont progressivement être mises en place. Trois d’entre elles vont commencer leur mission dès cet automne : l’équipe curiale, l’équipe diaconie et l’équipe communication. Je vous laisse les découvrir dans ce magazine. Vous y ferez également connaissance des nouvelles personnes engagées au service de l’UP Notre-Dame.

Nos unités pastorales et leurs équipes se lancent dans une audacieuse aventure ! Une aventure à laquelle chaque baptisé, chaque paroissien est invité à participer. Une aventure qui doit permettre à chacun de vivre l’Évangile et de l’annoncer au monde. Nous sommes tous appelés à vivre avec le Christ dans notre quotidien, par notre simple présence priante, par notre engagement, comme Marlise Habegger qui œuvre bénévolement au Manoir à Givisiez ou les conseillers paroissiaux qui offrent leur temps et leurs compétences au service de la foi. Votre magazine fait également partie de l’aventure puisqu’il est l’un des outils de l’équipe communication.

Un alpiniste ne se lance pas dans une ascension sans s’y être préparé ; ainsi, pour mettre en place et faire vivre ce pôle pastoral et missionnaire, il nous est demandé de prendre le temps et les moyens nécessaires. Nous pouvons le faire de façon communautaire à l’exemple des jeunes qui ont participé à la semaine théologique au Simplon, ou de manière individuelle. Une aide pour y parvenir : la nouvelle rubrique : Ma foi sur le web.

Que cette nouvelle année pastorale soit pour chacun une belle aventure avec le Christ, dans nos divers lieux et communautés de vie.

Bonne année pastorale !

Le reflet du ciel sur la terre

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

PAR OLIVIER TARAMARCAZ / WWW.ARTETFOI.CH | PHOTO : DR

Ce que j’observe en montagne est simple : il y a toujours le reflet du ciel sur la terre. Alors j’apprends à regarder. Mon temps porte l’empreinte de l’infini. Je comprends ma vie quand je marche dans cet infini. J’associe la marche à un texte, à une graphie, une poésie en mouvement. La poésie de la marche, voilà un bon indicateur de chemin à emprunter. Je vis ma vie comme un poème. En montagne, je vis dans le temps rassemblé, mon temps de la terre greffé au temps du ciel. Cela pose la question de savoir où est le centre de gravité dans ma vie. Jésus m’invite à un pas intérieur avec lui. Je désire le laisser respirer en moi. En définitive, mon premier souci est de ne pas échapper à la vie réelle, manifestée dans le Livre de la Vie, la Bible. La Parole de Dieu me décentre de moi-même, pour me centrer sur ce qui me dépasse, qui me déplace intérieurement vers ce qui est éternel. La Parole du Livre m’ouvre à ce qui ne passe pas. Alors, je désire me laisse éclairer par la lumière de l’Eternel, l’éternelle lumière. En méditant les paroles de l’Evangile, je prends le pouls de ma vie intérieure. Je m’accorde au « La » de la vie. La Parole du Livre de la Vie fait la netteté dans mon cœur, m’éclaire sur l’état de mon âme. Elle est la boussole indispensable à chacun de mes choix. Elle dirige mes comportements. Elle est le mètre étalon me permettant de me situer sur cette terre. Aussi, je prie : « Notre Père, que ta volonté soit faite dans ma vie comme au ciel. »

Les servants de messe du canton en rallye dans les rues du vieux Fribourg

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Saint-Protais (FR), septembre 2021

Quelque 300 servant-e-s de messe, venus de tout le canton, ont convergé le 12 juin 2021, vers Fribourg pour une grande journée de rallye dans les églises et les rues de la Basse-Ville. L’ambiance était au beau fixe pour cette journée estivale, achevée par la célébration de la messe dans les jardins de la commanderie de Saint-Jean.

PAR CATH.CH/MP | PHOTO : CHRISTINE ANDREY

« D’habitude on ne se rencontre pas au-delà de la paroisse, note Adélaïde, de Belfaux. Là j’ai pu rencontrer plein de copains ». Pour Fabiana c’était une journée cool : « On a beaucoup marché, on s’est amusé.
On a appris plein de trucs et on était avec Jésus. »

La malle au trésor

Arrivés à la Commanderie de Saint-Jean, après leur périple dans les églises et autour des fontaines de la cité médiévale, les enfants découvrent une malle. Une fois libéré de ses cadenas et de ses chaînes, le coffre au
trésor, dont il a fallu ramener la clef, livre son contenu. Il est plein de petites boîtes en carton en forme de cœur. Une pour chacun.

Dieu a-t-il besoin de nous?

« Dieu a-t-il besoin de nous ? » interroge Mgr Morerod, lors de la messe de ce rassemblement. Oui, pour parler de lui ! Jésus aime tout le monde, mais les gens ne le savent pas toujours. Osons le leur dire. Si un camarade te demande ce que tu as fait dimanche, tu peux lui répondre j’ai servi la messe, c’était super. »

Beau succès pour une première

Gérard Dévaud, responsable de la journée, se félicite de ce succès pour une première. A refaire ? Sans doute mais plutôt tous les deux ou trois ans.

Echos de la fête des ordinations

Etre la sœur de Simon et Valentin

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), septembre 2021

PHOTOS : LAURENCE BUCHARD ET GÉRARD RAYMOND
PAR NADINE BENDER

Si les émotions des ordinations elles-mêmes sont indescriptibles, belles et fortes, plus intenses furent pour moi les premières messes du lendemain : est-ce vraiment mon petit frère Valentin à la place du curé de ma paroisse de Saillon que je voyais tous les dimanches de mon enfance ? Est-ce bien mon petit frère Simon qui prêche à l’hospice du Grand-Saint-Bernard ?

Quelques souvenirs me reviennent alors.

Lorsque Valentin nous annonce son choix de devenir prêtre, mû par des réflexions intérieures et silencieuses, la surprise est au rendez-vous. Mais c’est pour moi une évidence. Puis Simon nous fait part de son appel à entrer au Grand-Saint-Bernard, plus attendu depuis son cheminement à la garde suisse, mais tout autant évident pour moi.

Des inquiétudes de grande sœur ont évidemment suivi : le choix de l’un ne va-t-il pas éclipser celui de l’autre, très similaire, alors que leurs vocations sont différentes ? Nous avons presque le même âge : n’est-ce pas trop jeune pour un tel choix ? Tant de questions assez vite balayées par une grande confiance en Celui qui les appelait et grâce à leur grande joie.

De petits frères, ils étaient déjà devenus mes amis à l’adolescence. Avec leur Oui, ils sont devenus mes « grands frères » dans la foi. Merci, simplement.

PAR ÈVE-MARIE FAHRNI

Si vous me demandez comment j’ai vécu les ordinations de mes deux « petits » frères Simon et Valentin, je dirais que ce dimanche-là a été une des journées les plus exceptionnelles de ma vie.

Mes deux frères sont devenus prêtres. VRAIMENT ! Même s’ils se préparaient depuis de longues années à le devenir, c’est pendant la messe d’ordination, à ce moment unique et précis que cela s’est réalisé, VRAIMENT ! Les paroles de mon fils de 5 ans, après que Simon et Valentin ont revêtu la chasuble, le montrent : « Maintenant c’est vraiment des prêtres, ça se voit ! »

Les mots me manquent pour exprimer les émotions ressenties pendant la célébration, mais aussi toute la journée, la veille et le lendemain. Les deux moments forts ont été pour moi le chant d’invocation à l’Esprit Saint et la litanie des Saints. J’ai senti très fort la puissance et la présence de Dieu. Je n’ai pu retenir les larmes qui se sont mises à couler sur mes joues… Et ce n’étaient ni les premières, ni les dernières de la journée ! La chorale et les musiciens nous ont offert des chants d’une qualité incroyable et ont ainsi porté nos prières durant toute la célébration. MERCI à eux !

MERCI mon Dieu pour les grandes grâces dont tu nous as comblés ce jour-là (météo idéale, règles sanitaires allégées, etc.).

MERCI aux organisateurs (Marc-André en particulier).

MERCI Simon, MERCI Valentin !

Question de liberté…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2021

Depuis quelques mois, il est souvent question de liberté et de droits : droit de disposer de sa liberté de choix (vaccination, port du masque, par exemple), de sa santé, de son corps, de s’exprimer… En ce moment, les débats vont bon train. En tout cas, ce ne sont pas le droit et la liberté de s’exprimer sur n’importe quel ton qui font défaut… Qu’en penser ?

PAR VALÉRIE PIANTA | PHOTOS : PIXABAY

Ces crises de colère concernant la liberté sont interpellantes… Certains vont jusqu’à parler de dictature, de décisions liberticides ! Mais qu’est-ce qu’une dictature ? Que sont des décisions liberticides ? Mesure-t-on la portée de ces mots jetés à tort et à travers ?

Lorsque j’étais adolescente, lorsqu’on parlait de dictature à l’école, en groupe ou autour de la table familiale, il s’agissait clairement des pays de l’Europe de l’Est ou d’Amérique latine sous l’emprise de régimes politiques marqués par la terreur ou le totalitarisme. Ou encore l’Afrique du Sud sous le joug de l’apartheid, et d’autres Etats encore, dans lesquels l’intégrité physique et mentale de la personne ainsi que sa dignité, étaient quotidiennement bafouées, massacrées.

En 1983, j’ai traversé le Rideau de Fer. J’ai vu les miradors et les mitraillettes nous surveiller de très près lors de notre entrée en Tchécoslovaquie, ainsi que toute la surveillance dont nous avons fait l’objet en Pologne durant notre séjour. Je me rappelle les longues files d’attente pour obtenir une bouteille de lait, une miche de pain, et autres denrées alimentaires de base.

J’ai vu, dans un mortel silence, le camp d’Auschwitz : des barbelés, le mur où étaient mitraillés certains déportés, les fours crématoires, les chambres à gaz, les effets personnels de tous les déportés qui ont souffert l’enfer dans ce lieu, le crochet de pendaison. J’ai vu les traces de la liberté mutilée et je ne pourrai pas l’oublier. Nous en étions sidérés.

Excusez cette macabre énumération, mais c’est pour mieux la mettre en écho avec toutes ces manifestations de crise concernant la soi-disant mise à mal de notre liberté, parce qu’on nous oblige à porter un masque, à continuer à respecter les gestes barrières, etc. Comble de tout : on serait confronté à une incitation liberticide à nous faire vacciner !

Mais de quelle liberté est-il question ?

Une liberté individuelle, qui évoque une liberté égoïste, qui
s’attache au bien-être, au bien-vivre strictement personnel… Etre libre de faire ce que l’on veut, comme on le veut, où on le veut, quand on le veut, avec qui on le veut, sans contrainte, ni limite, sans s’occuper, au fond, de toutes les conséquences que cette attitude peut engendrer. Ce qui tue la liberté, c’est de ne la vouloir que pour soi-même, et à tout prix. Ne dit-on pas justement que « la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence » ? C’est la première chose qui me vient à l’esprit dans cette polémique. La vraie liberté, celle qui se puise à l’intérieur de nous-mêmes, est celle de choisir la responsabilité personnelle et collective, au-delà de nos peurs. C’est la liberté de celle ou celui qui pose un acte citoyen en vue du bien de tous. La liberté est ce qui ouvre la vie pour chacun.

Un progrès à double tranchant

Nous nous vantons des progrès de la science, mais, lorsque ceux-ci concernent directement notre vie personnelle dans l’objectif de lutter contre une situation dangereuse, pourquoi la peur et le refus devraient l’emporter au nom de cette fameuse sacro-sainte liberté qui en fait n’en est pas une, puisque qu’elle va porter atteinte à autrui à un moment ou à un autre.

Le Christ ?

« Qui a accepté de donner librement sa vie, sans qu’on la lui prenne, pour libérer l’homme ? » Jésus. Pourtant sa liberté totale a passé par des mains liées, par la torture et une mort violente ! Quoi de plus liberticide ? Pourtant, Jésus a renoncé librement à sa vie pour qu’elle devienne ferment de libération pour tout homme.

Comme Don Bosco en pleine pandémie

Lorsque je permets aux autres de respirer, de bouger, d’être en sécurité, je « donne la vie » à ma manière. Et « donner la vie », c’est sûrement donner de la liberté, la plus belle liberté, celle qui permet la croissance, le développement, la dignité. « Bons chrétiens et honnêtes citoyens… », c’était dans cet esprit que Don Bosco à Turin envoyait ses jeunes venir en aide aux malades du choléra en leur demandant d’observer strictement des règles d’hygiène. Aujourd’hui, c’est un effort de comportement citoyen et responsable qui est demandé à chacun d’entre nous.

Quel(s) moins pour plus de plus ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), septembre 2021

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTO : DR

(R)entrée… un mot doux aux oreilles des besogneux que nous pouvons être, plus âcre pour les élèves récalcitrants (ma première nièce passe au… Cycle d’orientation !), mais incertain pour beaucoup dans le contexte pandémique…

Non, les choses ne reviendront pas exactement comme avant… pourquoi continuer à espérer ? Vaine tentative car si le monde tourne souvent en rond, la chrétienne / le chrétien que nous sommes ne peuvent aller que de l’avant ! Ce n’est pas un optimisme béat de curé déconnecté 1 qui l’affirme, c’est ma foi en un Dieu présent et actif ici et maintenant !

C’est ma foi en un Christ mort puis ressuscité, en une Eglise au rite tridentin puis romain (merci au pape François pour l’ajustement de cet été 2), en une certaine façon de pratiquer sa foi puis en une autre (faut-il rappeler les modif’ liturgiques depuis plus d’une année ? Qui eût cru que la messe était aussi… réarrangeable ?) qui va s’affiner encore…

Pourtant… mon feeling, c’est que d’aucun.es trépignent d’impatience de reprogrammer les activités pastorales, paroissiales, ecclésiales sur des tabelles peaufinées (on en a eu le temps !) et exhibées comme avant… Pourquoi donc ? Pour quoi ?

Ok, on les a faits, ces JO 2020 en 2021, tout comme les Paralympiques (tristement, on n’en entend pas parler… ç’eût été un tonifiant exemple de moins pour plus pourtant… comme quoi…). Mais sans spectateurs, fallait oser !

Oui, moins pour plus. En Eglise, aussi. Moins de tout ce que nous avions et faisions avant – réunions, comités, sorties, activités polychromiques, publications… – pour plus : plus de présenceS, plus de véritéS, plus de silenceS, plus de soi, plus de Dieu : « Ce n’est pas d’en savoir (d’en faire, d’en vouloir…) beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement », enseigne saint Ignace qui, il y a 500 ans, blessé au siège de Pampelune et puis alité pendant des mois, se voit réduit dans toutes ses ambitions : esthétique, militaire, sociale, économique, spirituelle…

Moins pour plus… que choisissons-nous du coup pour basculer nous aussi dans notre et puis, sereinement ? Les adeptes de la relecture ignatienne savent que relire son passé, c’est pour mieux s’ancrer dans le présent et se rendre disponible pour demain… Alors, quel(s) moins pour plus de plus ?

 

1 Une critique que l’on m’a récemment adressée… et que je partage bien volontiers tellement elle m’a fait rire !

2 Cf. le motu proprio Traditionis custodes
de juillet dernier sur vatican.va !

 

Théâtre et foi

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), septembre-octobre 2021

La Compagnie La Marelle revient cet automne à Nyon et Gland avec un texte de l’écrivain franco-belge Eric-Emmanuel Schmitt, « L’Evangile selon Pilate ». Un spectacle de qualité qui aborde la Résurrection sous un jour qui ne nous est pas familier : le point de vue de Pilate.

COMMUNIQUÉ

Garant de l’ordre romain, imperméable à la « folie juive », détestant ce trou perdu de Judée où on l’a envoyé, et par-dessus tout cette capitale du mensonge qu’est Jérusalem, Pilate s’apprête à passer une Pâque plutôt plan-plan, avec quinze arrestations et trois crucifixions à peine. Sauf que, par la faute d’un rabbin contestataire nommé Jésus, dont tout le monde semble s’être entiché, tout part à vau-l’eau.

Pour sortir de ce guêpier, une solution: retrouver le corps du crucifié mort ou vif afin d’étouffer la rumeur qui en fait déjà un ressuscité. Est-ce Hérode qui a fait le coup ? Joseph d’Arimathie est-il complice de l’escamotage ? Que cache l’association contre nature entre Caïphe et le Sanhédrin ? Claudia, la femme de Pilate, est-elle la mystérieuse quatrième femme au pied de la Croix ? Bref, y a-t-il un « mystère Jésus » ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de la foi.

Une pièce mise en scène par Jean Chollet. Le public rétribue librement les artistes à la sortie.

Représentations

Dimanche 10 octobre à 17h au temple de Nyon

Dimanche 7 novembre à 17h à la salle communale de Gland

Jeux, jeunes et humour – septembre 2021

Par Marie-Claude Follonier

Question d’enfant

Pourquoi mange-t-on de la tarteaux pruneaux au Jeûne fédéral ?
Le 3e dimanche de septembre, la Suisse est en fête. Catholiques et protestants célèbrent le Jeûne fédéral : toute la population est invitée à remercier Dieu pour les bienfaits accordés à notre pays et à prier pour les défis à relever. Autrefois, comme les gens passaient la plus grande partie de la journée à l’église, ils n’avaient pas le temps de cuisiner un vrai repas et grignotaient une tarte préparée la veille à base de pruneaux, fruits qu’on récolte à cette période.

par Pascal Ortelli

Humour

C’est un gars qui est malade et qui va voir son docteur. Alors qu’il patiente dans la salle d’attente, il voit sortir une religieuse de la salle de consultation. Elle a l’air effondrée et hagarde. Lorsque le docteur le fait rentrer, le gars lui demande :

– Je viens de voir sortir une religieuse de chez vous… Elle avait l’air vraiment mal en point. Je n’ai jamais vu quelqu’un avec une si mauvaise mine ! Le doc lui répond : 

– Ah oui ! Je venais de lui dire qu’elle était enceinte. 

– C’est pas vrai ?

– Non, bien sûr que non, elle n’est pas enceinte, mais ça lui a guéri son hoquet !

par Calixte Dubosson

Via Jacobi: Lausanne – Saint-Prex

Texte et photos par Pascal Ortelli

Le mythique chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle traverse la Suisse romande, de Fribourg à Genève. Au-delà des sentiers battus, la Via Jacobi regorge de curiosités. Chaque mois, L’Essentiel prend son bâton de pèlerin et en réalise un tronçon sous forme d’une balade familiale à faire sur la journée. Aujourd’hui, cap sur Saint-Prex, le long du Léman à la découverte d’églises romanes.

Départ depuis la gare de Lausanne, 4h40 aller simple, 19,5 km

1. Depuis la gare CFF, prenez le métro jusqu’à Ouchy. Longez les quais jusqu’à la Maladière.

2. Traversez le parc archéologique pour rejoindre la plage de Vidy. Ne manquez pas d’observer le panneau indicateur, haut lieu symbolique : vous êtes en effet au point de croisement de la Via Jacobi avec la Via Francigena !

3. Empruntez le petit pont sur la Chamberonne pour rejoindre les quartiers résidentiels de Saint-Sulpice. Ne manquez pas de vous désaltérer au restaurant du Débarcadère juste à côté du temple.

4. La suite du chemin en direction de Préverenges, toujours au fil de l’eau, offre de superbes points de vue, entre réserves pour les oiseaux et espaces pour la baignade. Vous traverserez la Venoge, rivière célébrée par le poète vaudois Jean Villard Gilles.

5. A Morges, Cité de la tulipe, ne manquez pas de vous prélasser dans le parc ombragé avant de continuer vers Saint-Prex par le Sentier de la truite.

6. Après Tolochenaz, remontez le Boiron et prenez à gauche le long des voies pour rejoindre le bourg.

Le retour se fait aisément en train. Attention, de nombreux tronçons le long du lac sont interdits aux vélos.

Curiosité

Le temple de Saint-Sulpice, église romane construite au XIe siècle et flanquée d’un prieuré qui dépendait de l’abbaye d’Aulps en Haute-Savoie et de Molesmes.

Coup de cœur

Le bourg de Saint-Prex et la tour de l’horloge, dominés au-dessus par une autre église romane dans laquelle repose le corps de saint Protais ou Prex (640-699), évêque de Lausanne et constructeur de la cathédrale, qui donna son nom à la localité.

En librairie – septembre 2021

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Les entretiens de l’Aube
Georges Haldas

« L’aube, pour moi, ce n’est pas simplement le lever du jour… C’est tout ce qui participe du commencement : l’aube, l’enfance, la graine… C’est un mode d’appréhender le monde, de le surprendre dans sa nouveauté, sa fantastique nouveauté à travers la répétition quotidienne. » Magnifiques entretiens avec l’écrivain Georges Haldas, empreints de fraîcheur et de poésie, qui sont l’occasion d’évoquer le travail d’écriture, la mémoire, la foi, le corps, tout ce qui constitue en somme un être humain sensible.

Labor et Fides

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Vous avez dit Providence ?
Pierre Aguila

« On voit la providence partout ou nulle part ! » Oui, mais alors comment discerner ce qui vient de Dieu et ce en quoi il n’est pour rien ? Comment distinguer les coïncidences fortuites de ces « clins-Dieu » que nous semblons parfois entrevoir ? Et si Dieu intervient dans notre vie, sommes-nous vraiment libres ? Peut-on coopérer à sa volonté sans être des marionnettes soumises à son bon vouloir ? Enfin, comment percevoir l’action de Dieu dans nos vies lorsque nous sommes dans l’épreuve ? Se pourrait-il qu’il nous ait oubliés ? Comment comprendre son silence ? Toutes ces questions, le Père Pierre Aguila les a prises en compte et il nous donne des critères sûrs pour appréhender la providence de Dieu dans notre vie. 

Artège

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Ferme les yeux, ouvre ton cœur
Dominique Pérot-Poussielgue

Voici un merveilleux livre-CD pour faire découvrir aux enfants la méditation chrétienne : celle qui consiste à descendre au fond de son cœur pour y rencontrer Dieu. Douze méditations guidées sont proposées : l’enfant, après s’être plongé dans un moment fort de la vie d’un saint dont l’ambiance est rendue palpable par des bruitages, est invité à intérioriser ce qui l’a marqué puis à prier avec des mots simples. Magnifiquement illustrées et mises en musique, lues par les voix apaisantes de deux comédiens de talent, ces méditations sont un moyen sûr d’initier les enfants à la prière, tout en douceur ! Une contribution bienvenue dans un monde où l’on fait vivre aux enfants des « moments magiques » certainement bénéfiques mais sans cette ouverture à Dieu que permet la prière.

Mame

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Les derniers seront les premiers et vice versa
Adrien Louandre

Adrien Louandre, 25 ans, né dans une famille modeste de militants communistes, raconte son parcours de conversion à l’adolescence, et les années qui ont suivi. Il décrit comment sa foi se construit en conciliant ses engagements pour l’écologie et la justice sociale, le tout sur fond de pardon et de dialogue. Les derniers seront les premiers nous plonge dans ce récit étonnant où s’entremêlent les méditations des grands saints, les réflexions d’économistes et de philosophes.

Première Partie

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Moins pour plus?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), septembre 2021

PAR L’ABBÉ ALEXANDRE BARRAS, CURÉ DE CRANS-MONTANA
ILLUSTRATIONS : KIEFFER

Un matin, j’étais assis au bord de mon lit et je contemplais mon armoire à habits ouverte. Les étagères étaient bien remplies de vêtements. Je pris la décision d’y regarder d’un peu plus près. A ma grande surprise plusieurs éléments ne dataient pas d’aujourd’hui… De plus, la taille de certains éléments ne correspondait plus avec les quelques grammes supplémentaires d’aujourd’hui… Ni une ni deux, armé d’un sac poubelle et d’un sac pour le recyclage me voici paré pour le grand tri. A la fin du labeur, et à mon grand étonnement, je constatais un éclaircissement dans l’armoire. J’avais entassé et gardé tant de choses inutiles ou inutilisables depuis si longtemps. Vint à mon esprit cette réflexion sur la course effrénée à l’achat et au besoin de toujours plus alors que ce grand vide me procurait une joie. D’abord de nettoyer les lieux, mais aussi de faire plaisir en donnant mes habits que je ne mettais plus et qui auront certainement fait des heureux. Aussi parce que se déposséder c’est se libérer d’entraves, qu’elles soient matérielles, humaines ou spirituelles.

Souvent, dans nos vies, nous « entassons » dans nos mémoires des soucis inutiles ou fabriqués, des mauvais souvenirs ressassés voire de vieilles querelles dont on ne sait plus bien qui, quoi, comment mais il ne faut surtout pas les oublier… Le Seigneur nous invite, sans cesse, à nous déposséder de tout ce qui nous empêche de le rencontrer et de rencontrer les autres. En « lâchant » les amarres, nous permettons à Jésus de nous emmener au loin, dans le calme, la paix et la vraie joie. Regardons nos frères et soeurs pauvres, combien ils sont généreux, attentionnés, joyeux. Ils n’ont presque rien mais ils donnent tout. Quel bel exemple de renoncement, certes pas voulu mais vécu avec courage et abnégation.

Rappelons-nous que, lorsque l’heure viendra de partir vers le Père, nous n’emporterons rien de matériel, mais seulement la vérité que nous aurons découverte et l’amour que nous aurons semé, partagé, accueilli.

Alors oui, beaucoup moins pour beaucoup plus !

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